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Cap sur les chaînes allemandes

Publié le 14/06/2018, par dans Non classé.

La Coupe du monde 2018 débutera aujourd’hui avec le match d’ouverture mettant aux prises le pays organisateur, la Russie, à l’Arabie Saoudite.
Depuis plusieurs jours déjà, les discussions entre Algériens amoureux de la balle ronde en Algérie étaient centrées surtout sur la question de la retransmission. L’Entreprise publique de la télévision (EPTV) n’a pas acquis les droits, contrairement aux deux précédents Mondiaux auxquels, faut-il le souligner, avait pris part l’équipe nationale. En 2010, lors du Mondial sud-africain, l’ENTV avait diffusé 22 matchs.

Et le chiffre a sensiblement augmenté en 2014 (Brésil), avec la retransmission de 24 matchs, dont 17 de la phase de poules. L’Etat avait déboursé 2,4 milliards de dinars (près de 25 millions de dollars) pour acquérir les droits auprès de beIN Sports, diffuseur exclusif pour la région mena (Afrique du Nord et Moyen-Orient), qui se montre souvent peu enclin à céder « ses» images aux chaînes de télévision de cette région. D’ailleurs, le monopole exercé par ce groupe qatari est fortement décrié par beaucoup de nations, souvent privées des images de leurs sélections ou de leurs clubs dans de grands événements footballistiques.

BeIN préfère vendre ses propres décodeurs et au prix fort (plus de 50 000 DA pour un abonnement annuel en Algérie). A défaut de ce matériel, les Algériens se tourneront en bloc vers d’autres chaînes. Les plus accessibles d’entre elles sont bien évidemment les trois chaînes allemandes ZDF HD, Das Erste et ARD One, disponibles sur les deux satellites Astra et Hotbird, vers lesquels sont orientées les paraboles de beaucoup d’Algériens (en plus de Nilsat), qui ont acquis les droits de retransmission des 64 matchs de ce Mondial. A titre d’exemple, la rencontre d’ouverture d’aujourd’hui sera diffusée sur Das Erste à partir de 16h. C’est cette même chaîne qui retransmettra le « choc» entre le Portugal et l’Espagne, demain à 19h.

Pour ceux qui préférent un « commentaire» en français, TF1 a acquis les droits de retransmission de 28 matchs, dont 16 de la phase de poules. La chaîne française a tenté de choisir les rencontres les plus intéressantes, en plus de celles de l’équipe de France bien évidemment. Pour le reste, beaucoup d’Algériens pourront compter sur la « réactivité» des fabricants de démodulateurs. Les chaînes beIN Sports, par exemple, ne sont plus décryptées sur plusieurs marques ces derniers temps. Leurs acquéreurs peuvent toujours espérer un « décodage» au plus vite afin de pouvoir suivre les matchs de leur choix dans une langue qu’ils comprennent (beIN diffusera bien sûr toutes les rencontres). Mais à défaut de cela, les amoureux de la balle ronde devront s’accommoder avec l’allemand…
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Algérie : de l’Allemagne (Ex-RFA) 1982… à l’Allemagne 2014

Publié le 14/06/2018, par dans Non classé.

L’Algérie sera l’une des grandes absentes du Mondial Russie-2018, qui débutera aujourd’hui.
Les Verts, qui ont fait sensation au Brésil lors du dernier Mondial disputé à l’été 2014, en atteignant pour la première fois de leur histoire le second tour (8es de finale), à l’occasion de leur quatrième participation à une Coupe du monde, en ratant de peu de créer l’exploit face à la grande Mannschaft, qui sera sacrée quelques jours championne du monde, puisque ce n’est qu’avec un score étriqué (2-1) et à l’issue des prolongations que l’Allemagne a pu composter son billet pour les quarts de finale.

L’aventure de l’Algérie en Coupe du monde a commencé en 1982 en prenant part à son premier Mondial en Espagne. La génération d’or des Verts, sous la conduite du grand Mustapha Dahleb encadrant les jeunes Madjer, Belloumi, Assad et autres Cerbah, Kouici et Merzkane pour ne citer qu’eux, avec Mahieddine Khalef et Rachid Makheloufi comme sélectionneurs, entamera sa première aventure par un succès et surtout un véritable exploit en battant, le 16 juin 1982 à Gijón, un sérieux prétendant pour le sacre : l’Allemagne de l’Ouest, ex-RFA (2-1). Un véritable exploit sur des réalisations du duo Belloumi-Majder en battant l’ogre allemand, finaliste malheureux face à l’Italie. Un exploit avec un début d’aventure exceptionnelle, qui sera suivie d’une défaite face à l’Autriche (0-2) le 21 juin 1982.

L’Algérie se racheta le 24 juin en enregistrant son second succès, en battant le Chili (3-2). Un second succès et quatre points pour l’Algérie qui ne sera pas suffisant pour créer l’exploit, en passant au second tour dès sa première participation, suite au match de la honte Allemagne-Autriche, qui a vu les Autrichiens « arranger» le match en « offrant» un succès aux voisins allemands qui les accompagneront au second tour, à la faveur d’un meilleur goal average. Une qualification tronquée pour les Verts, mais qui sera la cause d’un réarrangement des matchs de poules en Coupe du monde : la FIFA qui décidera par la suite de faire jouer les matchs de la 3e et dernière journée de la phase de poules le même jour et à la même heure.

Faisant sensation pour son premier Mondial, l’Algérie, qui compostera son second billet de suite pour le Mondial au Mexique (1986), était très attendue, mais ratera sa sortie sous la conduite de Rabah Saadane, en faisant beaucoup moins bien qu’en 1982.

Avec plusieurs joueurs qui avaient pris part au Mondial 1982, l’Algérie n’engrangera qu’un seul point en trois matchs, en faisant match nul face à l’Irlande du Nord (1-1) lors de sa première rencontre du Mondial mexicain, disputée le 3 juin 1986 à Guadalajara, avant de subir deux défaites de suite, respectivement les 6 et 12 juin 1986, face au Brésil (0-1) et à l’Espagne (0-3), terminant dernière du groupe. Une participation qui fera tache d’huile dans l’histoire des Verts, avec les problèmes internes de la sélection et l’immixtion du politique dans l’établissement de la composante des matchs, qui fera rater à l’Algérie sa deuxième sortie dans un Mondial, alors que l’EN promettait énormément.

Il faudra par la suite attendre 24 ans et le fameux et mémorable match barrage Algérie-Egypte en novembre 2009 à Oum Dourman pour voir l’Algérie, avec le revenant Rabah Saadane à la tête de la sélection, renouer avec un Mondial, celui de 2010, avec l’insigne honneur de prendre part à la première Coupe du monde en terre africaine, dans le pays de Nelson Mandela.

Et comme 24 ans plus tôt, l’Algérie quittera le Mondial Afrique du Sud 2010 sans la moindre victoire, en n’engrangeant qu’un seul point, après avoir imposé le partage des points à l’Angleterre (0-0) de Fabio Capello, au Cap, le 18 juin 2010. Un Mondial que les Verts ont débuté par une défaite face à la Slovénie (0-1) le 13 juin à Polokwane, et qu’ils ponctueront par un autre revers le 23 juin 2010 face aux Etats-Unis (0-1) à Pretoria, terminant derniers du groupe.

Quatre ans plus tard, l’Algérie enchaîne avec sa seconde Coupe du monde de suite et la quatrième de son histoire, avec le Mondial 2014 au Brésil. Une quatrième et dernière participation qualifiée de réussie pour les Verts, qui atteignent enfin le second tour d’un Mondial, au bout de quatre participations, malgré une entame ratée, avec une défaite face à la Belgique (2-1), le 17 juin à BeloHorizente.

Une défaite qui secouera les capés du Bosnien Vahid Halilhodzic, qui exulteront par la suite, en enchaînant avec un large et tonitruant succès face à la Corée du Sud d’abord (4-2), le 22 juin à Porto Algre, puis quatre jours plus tard avec un nul face à la Russie (1-1) à Curitiba, synonyme d’une qualification historique en 8es de finale d’une Coupe du monde.

Le 30 juin 2014, l’Algérie retrouve l’Allemagne en 8e de finale, 32 ans presque jour pour jour après l’avoir battue à Gijón (Espagne1982).

Les Verts tiendront tête au futur champion du monde, qui corrigera en demi-finale le Brésil chez lui. Et ce n’est qu’au bout de 120 minutes et beaucoup de difficulté que la Mannschaft réussit à prendre sa revanche sur l’Algérie (2-1), qui quittera le Brésil la tête haute. Ce sera le dernier match de l’Algérie dans un Mondial, en ratant l’exploit d’enchaîner avec une troisième participation de suite, quittant ainsi la Coupe du monde comme elle l’avait commencé 32 ans plus tôt, face à… l’Allemagne. Lire la suite

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« Aklam Biladi »: les acteurs du monde de la littérature sont appelés à accompagner le projet

Publié le 14/06/2018, par dans Non classé.

ALGER- La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit a appelé, mercredi soir à Alger, les écrivains et acteurs du monde de la littérature à accompagner le projet « Aklam Biladi » afin d’intégrer « la dimension culturelle nationale dans le système scolaire algérien ».

S’exprimant lors d’une rencontre organisée au siège du ministère de l’Education en présence des ministres de la Culture, Azzedine Mihoubi, de la Communication, Djamel Kaouane et de la Jeunesse et des sports, Mohamed Hattab et nombre d’écrivains, de responsables de maisons d’édition et des représentants des partenaires sociaux, Mme. Benghabrit a assuré que l’objectif de cette réunion, première du genre, était de « propulser le projet du concours « Aklam Biladi » qui en phase de qualifications qui devrait se tenir le 5 juillet prochain à l’occasion de la fête de l’indépendance et de la jeunesse ».

Elle a indiqué que son département ambitionnait de voir les élèves accompagnés par les écrivains dans le cadre de l’écriture créative, tout en accordant au « texte littéraire algérien sa place au sein du programme éducatif et encourager la lecture », faisant état, par la même occasion, d’un accord signé avec le ministère de la Culture pour l’introduction de « 6 extraits littéraires scolaires dans les trois cycles ».


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ALGER- La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit a appelé, mercredi soir à Alger, les écrivains et acteurs du monde de la littérature à accompagner le projet « Aklam Biladi » afin d’intégrer « la dimension culturelle nationale dans le système scolaire algérien ».

S’exprimant lors d’une rencontre organisée au siège du ministère de l’Education en présence des ministres de la Culture, Azzedine Mihoubi, de la Communication, Djamel Kaouane et de la Jeunesse et des sports, Mohamed Hattab et nombre d’écrivains, de responsables de maisons d’édition et des représentants des partenaires sociaux, Mme. Benghabrit a assuré que l’objectif de cette réunion, première du genre, était de « propulser le projet du concours « Aklam Biladi » qui en phase de qualifications qui devrait se tenir le 5 juillet prochain à l’occasion de la fête de l’indépendance et de la jeunesse ».

Elle a indiqué que son département ambitionnait de voir les élèves accompagnés par les écrivains dans le cadre de l’écriture créative, tout en accordant au « texte littéraire algérien sa place au sein du programme éducatif et encourager la lecture », faisant état, par la même occasion, d’un accord signé avec le ministère de la Culture pour l’introduction de « 6 extraits littéraires scolaires dans les trois cycles ».


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Revenant au concours « Aklam Biladi », la ministre a indiqué qu’il s’agit d’une manifestation « non obligatoire qui a débuté le mois d’avril dernier au niveau des établissements éducatifs avec la participation de 253.412 élèves, dont 56% du cycle primaire, 32% du moyen et 12% du secondaire ».

Le premier tour du concours, organisé au niveau des établissements éducatifs, a permis de sélectionner 31.178 écrits d’élèves, le deuxième tour des qualifications, qui s’est déroulé du 10 au 14 avril au niveau des circonscriptions a permis de choisir « 5450 écrits », et la troisième étape qui s’est déroulée au niveau des wilayas le 16 avril dernier a permis de sélectionner « 699 écrits » par une commission composée d’enseignants spécialisés.

Le ministère s’attèle à l’organisation des qualifications nationales qui se dérouleront le 5 juillet prochain et permettront d’évaluer le travail de 122 élèves qualifiés, dont 33 du cycle primaire, 45 du cycle moyen et 39 du cycle secondaire.


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Benghabrit a appelé, en cette occasion, les écrivains à « suivre et accompagner les élèves à travers l’organisation d’ateliers d’écriture créative », relevant que les élèves, lauréats de concours, se verront publier leur travaux et participeront à la prochaine édition du Salon international du livre d’Alger (SILA).

S’exprimant en cette occasion, le ministre de la Culture, M. Azzedine Mihoubi a salué l’initiative portée par le ministère de l’Education qui contribue selon lui à « promouvoir les valeurs nationales, encourager la littérature algérienne et développer le sens de la lecture et de l’écriture chez les enfants », assurant que son département allait veiller à accompagner et soutenir le projet afin d’en assurer le succès.

Tout en saluant l’initiative qui « donnera l’occasion aux élèves de démontrer leurs talents », le ministre de la Communication, Djamel Kaouane a affirmé que « l’école a un rôle stratégique dans la société en faisant connaitre la culture et la littérature algériennes ».

Le ministre de la Jeunesse et des sports a affirmé, pour sa part, que le projet lancé par le ministère de l’Education était « unique en son genre », soulignant que l’importante participation des élèves à cette manifestation est une « preuve que les enfants algériens ont un penchant pour la créativité et la découverte de soi », avant de mettre l’accent sur la nécessité de « la prise en charge des jeunes talents ».

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TV Ramadhan: des caméras cachées rebutées et quelques sitcom brillantes

Publié le 13/06/2018, par dans Non classé.
TV Ramadhan: des caméras cachées rebutées et quelques sitcom brillantes

ALGER- Comme chaque année pendant le mois sacré de ramadhan les programmes des différentes télévisions alimentent les débats sur les réseaux sociaux et entre professionnels de l’audiovisuel, une production marquée par des divertissements critiqués et des séries et feuilletons différemment appréciés.

La majorité des télévisions proposent des programmes de caméra cachée pendant ce mois, des émissions qui se sont éloignées des mises en scènes fantasques dont les spectateurs se sont plaint les années précédentes mais gardent cependant une dose de violence qui reste « inquiétante », affirment de nombreux téléspectateurs qui y voient un danger pour les plus jeunes.

En plus de leur contenu souvent violent, plusieurs programmes ont été accusés de triche avec la complicité des pièges et leurs invités, en plus de susciter des situation humiliantes.

Ce créneau très attendu a également « perdu en professionnalisme » vu le nombre de programmes proposés, selon la journaliste spécialisée dans le domaine, Daouia Khelifa qui estime que « la caméra cachée conventionnelle a besoin de se renouveler et de s’éloigner de la +terreur+ ».

Sur les réseaux sociaux, comme sur les plateaux télé, l’absence de figures de la caméra cachée, tel que Mourad Khan, Ahmed Hamdane, Belkacem Hadjadj ou encore le regretté Hadj Rahim, dans paysage se fait lourdement sentir.

Le cinéaste et critique cinématographique Hamid Benamra estime, pour sa part, que la caméra cachée algérienne est devenue « un saccage du paysage audiovisuel » appelant à « mettre des règles à ne pas transgresser ».


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Le traditionnel « sketch chorba » a laissé progressivement la place à des sitcom et petites séries humoristiques au contenu léger, diffusées en prime time, et dont certain ont reçu un succès notable auprès du public.

Il s’agit entre autres de « Bab El Dechra » réalisé par Walid Bouchebah, qui a réuni Beyouna, Mohamed Bouchaïeb et Benabdallah Djellab, « Bougroune » une série, réalisée par Rym Ghazali, dont les inspirations oscillent entre « Achour el Acher » et la saga « Game Of Thrones », ou encore d’autres séries comme « Antar Ould Cheddad », « Dar Djeddi », « Bnat Essi » et « Dar Lâadjeb ».

Des productions qui doivent leurs succès, selon Daouia Khelifa, à la « réhabilitation des stars de télévision » comme Beyouna et à l’apparition de nouvelles têtes qui ont convaincu dès la première apparition.

Cependant plusieurs de ces productions, qui s’entrecroisent dans les castings ou dans les concepts, révèlent des faiblesses dans les dialogues et les scénarios, un manquement que des scénaristes justifient par les faibles moyens financiers alloués à la production.

En seconde partie de soirée, téléspectateurs et observateurs plébiscitent la deuxième saison de « El Khawa » réalisé par le Tunisien Madih Bélaïd qui continuent à « révolutionner » la conception du feuilleton algérien.

Autre évolution notable, Les lieux choisis pour le tournage de certaines productions, commencent à mettre en avant le potentiel touristique et patrimonial de l’Algérie à l’image de « Antar Ould Cheddad », tourné en partie dans le palais du Bey de Constantine, de « Bab El Dechra » mettant en avant les villages et l’habitat traditionnel.

= Le dictat des annonceurs=

Professionnels et téléspectateurs évoquent sur toutes les tribunes l’omniprésence de la publicité, avant, pendant et après chaque programme. Ce phénomène a prit de l’ampleur cette année et a été fortement dénoncé par le réalisateur star du Ramadhan Djaafar Kacem qui parle également d’intrusion des annonceurs dans le travail des réalisateurs.

Ce constat a été également établi par Hamid Benamra qui estime que les sponsors sont devenus « quasiment producteurs en interférant dans le contenu et la forme ».

Le critique dénonce également cet « engouement » collectif et « frénétique » de toutes les chaînes de télévision à produire autant d’images en si peu de temps, tout en laissant un vide béant le reste de l’année, cédant ainsi le terrain aux amateurs et produisant une course à la pub.

=Le cinéma et le théâtre s’invitent au petit écran=

La production télévisuelle de ce Ramadhan 2018 aura vu plusieurs acteurs connus dans le septième art algérien prendre part à des feuilletons et sitcom à l’image d’une partie du casting du film « L’oranais » (2013), Lyes Salem, Idir Benaibouche, et encore Djamel Barek, qui ont intégré la deuxième saison de la série à succès « El Khawa ». C’est le cas aussi de Khaled Benaïssa qui campe des rôles dans plusieurs productions ou encore Meriem Medjkane, Amira Hilda et Nabil Asli.


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Du côté des cinéastes, le réalisateur et documentariste franco-algérien, plusieurs fois primé pour ses films « Fidaï » et « Kindil El Bahr », Damien Ounouri, a collaboré avec la cinéaste et actrice Adila Bendimerad pour s’essayer cette année à la réalisation du sitcom « Dar Droudj » rassemblant, entre autres, Anya Louanchi, Shaherazed Kracheni, Amine Mountser.

Quelques figures du quatrième art ont également marqué leurs passages à la télé en ce mois, à l’image du dramaturge et metteur en scène Mohamed Charchal qui a signé le scénario d’une série télé ou des comédiens Sabrina Korichi, Houria Bahloul, Benabdallah Djellab en plus de l’homme de théâtre et cinéaste Abdelkader Djeriou qui a multiplié les expériences en ce mois dans plusieurs productions.

Pour Daouia Khelifa plusieurs programmes ont eu du succès en « exploitant les énergies créatives du théâtre et en accordant plus de crédit à de jeunes réalisateurs et scénaristes ».

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«Il faut parvenir à transformer l’audience en mémorisation publicitaire»

Publié le 13/06/2018, par dans Non classé.

Entretien réalisé par Kamel Benelkadi

On remarque que la majorité des annonceurs choisit le Ramadhan pour innonder le marché de messages publictaires. Est-ce une bonne stratégie de com ?

En principe, chaque marque définit une stratégie de communication et sa planification en fonction d’un contexte de marché concurrentiel particulier à un moment donné. Il ne saurait donc y avoir de stratégie unique. Cela dit, en Algérie, le mois de Ramadhan est une période où les comportements des consommateurs et téléspectateurs algériens sont profondément transformés ; c’est une période sans pareille en termes d’audience.

Depuis des décennies, les foyers algériens, toutes catégories sociales confondues, se retrouvent devant les chaînes locales à l’heure du f’tour. Cela represente une belle opportunité pour les marques de se faire connaître ou de renforcer leur image.

Ceci dit, une fois encore, chaque responsable marketing doit s’interroger sur la pertinence et l’efficacité de sa prise de parole, d’autant qu’avec l’émergence de nouvelles chaînes algériennes, il n’est plus aussi simple de profiter de toute cette couverture additionelle et de garantir une répétition suffisante et homogène de son message sur ses différentes cibles de communication.

Ensuite, il faut encore parvenir à transformer cette audience en mémorisation publicitaire, vu le nombre de marques qui communiquent pendant le prime time. Le défi est bien de se démarquer. C’est là que le rôle de la créativité reste primordial, c’est le seul moyen d’être vu, de sortir du lot.
Quand on parle de créativité, ce n’est pas juste dans la création mais également dans le dispositif choisi. On peut faire différent en jouant sur les formats, le sponsoring, le placement de produit, la complementarité et avec des dispositifs sur d’autres médias. Lorsqu’on analyse cela, on constate que certaines marques, à budget égal, sont moins mémorisées que d’autres.

Cette année, la crise a énormément pesé sur les budgets. Est-ce une tendance qui va durer ?

Effectivement, l’année 2018 est critique. Nous avons estimé une baisse remarquable en volume, mais aussi en valeur. Mais nous restons optimistes pour cette activité car certains signaux sont plutôt rassurants, comme par exemple la relance du secteur automobile.

Avec les dernières mesures pour limiter l’importation, nous assistons également à l’émergence de plus en plus de marques locales fortes dans l’agroalimentaire, par exemple. Cela participe à créer une certaine émulation et dynamise le secteur publicitaire.

Il faut aussi noter la tendance à la hausse des cours des hydrocarbures qui, si elle n’a pas d’effet direct sur le marché de la publicité, a un effet rassurant sur les entreprises et les pousse à continuer à investir. La confiance en l’avenir est un élément-clef car, après tout, il s’agit d’investissements…

Quels sont les secteurs qui communiquent le plus depuis le début de l’année ?

Toujours les mêmes. Les secteurs des télécoms et de l’alimentaire représentent à eux deux plus de la moitié du marché publicitaire, il y a ensuite les biens d’équipement des foyers et la téléphonie. Le secteur des services (banque, assurance…) reprend légèrement après une absence remarquée. On assiste cependant à un réel changement dans la structure du secteur des produits de grande consommation (alimentaire, produits d’entretien).

Pendant très longtemps les grands groupes multinationaux concentraient les investissements publicitaires du secteur, aujourd’hui c’est très différent : ce sont principalement quelques marques « régionales», chinoises et turques en particulier, et surtout les marques locales qui communiquent le plus. Notamment sur les chaînes algériennes privées qui offrent des tarifs plus accessibles aux marques plus « petites». Lorsque ces marques « goûtent» à la publicité, en général elles ne s’arrêtent pas, car cela reste un moteur de croissance.

On parle de plus en plus du support digital. Y a-t-il réellement une mutation vers ce support ? Les annonceurs optent-ils pour le bi-média (presse écrite et web) ?

Cela ne fait aucun doute, c’est le principal changement dans le secteur des médias ces dernières années ! On l’a déjà dit plusieurs fois, l’Algérie est en train de vivre son explosion digitale grâce notamment à la 4G et à l’internet mobile.

Nous avons aujourd’hui rattrapé le retard par rapport aux pays voisins en matière d’utilisation d’internet et les catégories les plus jeunes sont totalement imprégnées du digital dans leur vie quotidienne, dans leurs loisirs et leurs relations sociales. C’est un changement de fond auquel nous assistons. Aujourd’hui, le digital est le premier média en Algérie chez les 18-25 ans en temps passé. Ceci étant, le changement en matière publicitaire est moins évident.

Comme disait un célèbre publicitaire, « nous sommes retournés dans une période où tout se cherche avant de se poser». Il y deux dangers à éviter : la généralisation et, à l’autre bout, l’hyperspécialisation. Déjà, le terme digital est devenu trop vague.

Concrètement, le digital est une technique d’encodage, au mieux un support. Ce qu’on englobe dans le mot digital ce sont plusieurs métiers, plusieurs supports, plusieurs types de communication, avec des indicateurs de performances plus complexes qui se cherchent encore. On parle désormais de CPM (coût pour mille) ; de coût par vue (CPV) et maintenant de coût par heure mémorisée (CPH) ! Il faut un chef d’orchestre car il faut savoir mettre les instruments de musique en rythme… Lire la suite

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Tunisie : Une commission présidentielle propose l’égalité successorale

Publié le 13/06/2018, par dans Non classé.

La Colibe, une commission instaurée l’été dernier par le président tunisien pour faire avancer les libertés individuelles a proposé, dans un rapport publié mardi, de légiférer en faveur de l’égalité dans l’héritage et de l’abolition de la peine de mort.
Vendredi, la commission a transmis au chef de l’Etat 200 pages de propositions de réforme, dont plusieurs projets de loi prêts à être soumis à l’Assemblée.

Ce rapport contient plusieurs options pour les réformes les plus épineuses, notamment sur l’égalité dans l’héritage qui avait déclenché des manifestations et créerait un précédent dans le monde musulman. Les auteurs du rapport proposent un projet de loi stipulant une égalité de principe entre hommes et femmes du premier rang de parentèle (frère et soeur, fils et fille, père et mère et époux).

Mais la Colibe laisse la liberté aux personnes refusant cette égalité de répartir leur héritage autrement. Deux autres options sont évoquées: une égalité totale de toutes les femmes quel que soit leur degré de parenté, un travail long qui nécessite l’intervention d’experts, selon la Colibe ; ou bien en cas de blocage, garantir au moins que les femmes qui le souhaitent puissent faire valoir l’égalité.

La législation tunisienne actuelle, qui s’appuie sur le Coran, stipule que les femmes n’héritent que de la moitié de ce qui revient aux hommes du même degré de parentèle, avec des possibilités de déroger à cette règle pour les familles souhaitant une répartition égale. Le rapport souligne, pour justifier cette proposition, que la société tunisienne a beaucoup changé et que la femme partage aussi les charges financières de sa famille, rendant caduque la priorité accordée aux hommes en tant que pourvoyeur.

Malgré les réformes introduites après l’indépendance du pays en 1956, notamment le Code du statut personnel, « à certains égards (les lois) n’ont pas suivi les profonds changements dans la structure sociale». « C’est important qu’on s’intéresse à ces changements et qu’on institue des nouvelles lois qui aident les femmes actives et leur permettent de s’intégrer d’une manière équitable dans la société tunisienne», souligne encore le rapport.
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