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Dergana sous le feu de la colère

Publié le 11/12/2015, par dans Non classé.

« Je suis sorti afin d’apaiser les esprits. J’entendais des grossièretés de chez moi, comme si les forces de l’ordre étaient à l’intérieur de mon appartement.
Une fois dehors, l’un des agents, qui a l’âge de mon fils, m’a fait un croche-pied et m’a interpellé sans aucun respect pour mon âge.» Lahlou, 70 ans, barbe blanche soigneusement tracée, tarbouche rouge ave8c un burnous marron fièrement dressé, raconte la matinée du mercredi 2 décembre.

« Ce n’était pas l’opération de démolition qui nous a fait du mal, mais l’humiliation dont nous avons été victimes. Ils nous ont manqué de respect et nous ont insulté devant nos familles. Nous n’avons réagi que par honneur.» Il est 6h du matin dans le quartier diplomatique de Dergana, dans la commune de Bordj El Kiffan.

Surpris, les résidents se réveillent au bruit des rétrochargeurs dépêchés par la commune pour démolir toutes les baraques illicites construites autour des bâtiments et au bord des jardins attenants aux bâtisses de fortune. Ici, les appartements sont occupés depuis 30 ans. Mais depuis, ces familles se sont toutes multipliées. « Mes enfants ont tous grandi. Certains d’entre eux se sont même mariés.

Où est-ce que vous voulez que je les mette, bon sang ?» s’interroge encore Lahlou dont les deux enfants ont été interpellés eux aussi quand ils ont tenté de se soustraire à la police.

Facebook

L’opération n’a duré au final qu’une heure et demie. Environ 20 baraques qui servaient d’abri pour certaines familles et huit magasins construits illicitement ont été détruits. Les affrontements entre les forces de l’ordre et les résidents ont duré jusqu’à 15h30. Bilan : plusieurs blessés du côté des résidents dont Mohamed Hathouti, 25 ans, qui a failli perdre l’œil gauche.

Du côté des policiers, deux agents ont été hospitalisés le même jour, selon un officier de la sûreté d’Alger, joint par téléphone. Rencontré dans son bureau au siège de la wilaya d’Alger, le chef de cabinet de la wilaya, Mohamed Amrani, insiste sur le fait que l’Etat doit se montrer « ferme et juste dans ses décisions».

« Nous avons agi sur la base de plaintes parvenues à la wilaya. Le rapport de la cellule d’écoute que nous avons installée et les demandes répétitives des internautes qui réagissent sur notre page facebook, explique le chef de cabinet. Nous avons envoyé une équipe technique qui a constaté des dépassements graves en matière de constructions illicites. Nous avons pris la décision de nettoyer le quartier, mais nous leur avons réservé des projets qui vont beaucoup améliorer, dans un avenir proche, le quotidien de ces résidents ainsi que celui de leurs enfants.»

Caoutchouc

Ce que Mohamed Hathouti, tourneur à la Société nationale des véhicules industriels (SNVI), regrette avant tout, c’est la violence avec laquelle l’opération a été menée. « Un agent se trouvait tout près de moi quand je suis sorti de la maison pour chercher ma nièce asthmatique. Il était à moins de 10 mètres de moi, il ne m’a pas raté avec sa balle en caoutchouc», raconte-t-il avec amertume. La balle a rebondi, son œil gauche a été atteint, affectant sa vision et son nez a été fracassé. « Elle est aujourd’hui à 4/10, avoue Mohamed démoralisé. Le médecin légiste refuse d’inscrire dans mon certificat médical que j’ai été victime d’une attaque par balle en caoutchouc tirée par un agent des services de l’ordre.

Il a exigé une justification que je ne peux récupérer, selon lui, que de la DGSN. Cette dernière a refusé de me la délivrer.» Mohamed est aujourd’hui sans travail. La nature de son métier, tourneur, ne lui permet pas d’assurer le service avec un œil aussi sensible. Il ne sait plus quoi faire ni a qui s’adresser car, selon lui, « toutes les portes lui ont été fermées». « Comment faire quand vous n’êtes pas reconnu comme victime ?» s’interroge-t-il.

Sa famille compte déposer plainte, dimanche prochain, contre la DGSN et son « agresseur» pour « atteinte à l’intégrité physique d’une personne».

Contacté par téléphone, un cadre de la sûreté de la wilaya dément toutes les accusations et souligne, de son côté, le « professionnalisme» dont ont fait preuve ses agents pendant ladite opération. « Nos agents ont accompli efficacement leur mission en respectant la loi et la déontologie de la profession. Ils ne sont intervenus qu’après avoir constaté la violence des résidents qui ont non seulement entravé les travaux de démolition, mais s’en sont pris aux démolisseurs et aux représentants des autorités locales présents sur les lieux», souligne-t-il.

DGSN

45 personnes ont été interpellées et poursuivies en justices, selon les résidents (voir encadré). Les jeunes rencontrés dans le quartier insistent sur un autre cas qui, selon eux, a été accusé « à tort» par la police d’avoir cassé le fusil à pompe d’un des agents. Keddache Larbi, 38 ans, est marié. Sa femme enceinte attend leur premier bébé. « Nous avons été témoins. Nous avons vu l’arme en question se casser devant nos yeux et c’est notre voisin qui a été accusé dans l’histoire.

Une fois au commissariat, ils ont découvert que c’était un repris de justice, une cible facile pour eux afin de lui faire porter le chapeau et couvrir leur collègue.

De plus, Larbi nous a affirmé qu’on l’a obligé à signer un PV sous la torture où il reconnaissait les faits. Nous voulons que la DGSN sache qu’il n’a rien fait et qu’il n’a rien à voir dans cette histoire», insistent-ils. Le même cadre de la DGSN, qui invite les résidents à fournir des preuves aux accusations, révèle que plusieurs émeutiers étaient ce jour-là en possession d’armes blanches, ce qui a motivé, selon lui, leur intervention « musclée».

« Il n’y a pas que ça, ajoute-t-il. Parmi les interpellés, nous avons intercepté des gens recherchés par la justice et même des insoumis vis-à-vis du service militaire, avoue-t-il. Nous avons fait notre travail et nous l’avons accompli avec succès et efficacité sans entraver personne.»

Aires de jeux

Sur un ton presque menaçant, les résidents, qui prennent à témoin les autorités, invitent les agents de services de l’ordre à être plus souples avec eux la prochaine fois. « Nous ne voulons pas de problèmes pour notre pays. Mais s’ils continuent à agir de la sorte avec Lire la suite

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Dans le viseur

Publié le 11/12/2015, par dans Non classé.

Les militants antigaz de schiste
15 militants antigaz de schiste, dont six de Tamanrasset et neuf d’Adrar, ont été condamnés par la justice pour « atteinte à l’ordre public». Les premiers ont écopé d’une année de prison ferme. Les autres n’ont écopé que d’amendes. Leurs affaires sont pendantes au niveau de la cour de leur wilaya respective.

L’Association nationale de lutte contre la corruption (ANLC)

L’ANLC a été empêchée de célébrer publiquement la Journée internationale contre la corruption à Alger, journée correpondant au 9 décembre. Son président, Mustapaha Atoui, ainsi que plusieurs membres de son association ont été embarqués hier par la police lors du sit-in organisé par SOS Disparus devant l’APN

Les députés

La conférence de presse que devaient animer, la semaine dernière, les députés des deux partis sur les quatre qui se sont opposés à la loi de finances 2016, le Parti des travailleurs (PT) et l’Alliance de l’Algérie Verte (AAV), a été empêchée sans que les organisateurs ne soient informés, ni que les raisons de l’empêchement ne soient éclairées.

Tahar Djehiche : Caricaturiste

Poursuivi en justice pour un dessin à El Oued et accusé d' »atteinte à l’image du Président» et d' »incitation à attroupement», Tahar a fini par être acquitté en mai dernier, puis condamné au niveau de la cour à six mois de prison ferme et une amende de 500 000 da. L’affaire du caricaturiste est au niveau de la Cour suprême.

Okacha Mehdi : Militant chômeur

Convoqué par la police d’El Oued, Okacha a été placé sous mandat de dépôt pendant 4 jours pour avoir mis un commentaire sur une photo diffusée sur facebook, où on voit des policiers charger des pastèques au milieu d’un champ. Accusé d' »outrage à corps constitué», il sera jugé le 21décembre prochain au tribunal d’El Oued.

Hassan Bouras : Journaliste et membre de la Laddh

Il a été interpellé le 3 octobre dernier à El Bayadh et mis le lendemain sous mandat de dépôt. Accusé d' »outrage à corps constitué» et d' »incitation des citoyens à s’armer contre l’autorité de l’Etat», il est en prison, sans jugement depuis plus de deux mois. Lire la suite

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Binationaux : obligation de visa pour entrer en Algérie

Publié le 11/12/2015, par dans Non classé.

Le ministère de l’Intérieur a confirmé hier à El Watan Week-end que de nouvelles mesures seront appliquées à partir du 1er janvier 2016 pour entrer en Algérie.
Il faudra être détenteur d’un passeport algérien pour entrer sans visa. Les binationaux titulaires d’un passeport étranger et d’une carte nationale d’identité algérienne, qui pouvaient entrer sur le territoire jusqu’à maintenant grâce à des mesures de facilitation, devront soit obtenir un passeport algérien, soit demander un visa sur leur passeport étranger. Lire la suite

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Des journées cinématographiques du film primé seront organisées à Constantine

Publié le 10/12/2015, par dans Non classé.
Des journées cinématographiques du film primé seront organisées à Constantine
CONSTANTINE – Des journées cinématographiques du film primé seront organisées dans la ville des ponts à partir du 19 décembre a annoncé jeudi à Constantine, le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi. « Ces journées seront un appui et une marque de solidarité pour le cinéma syrien qui a tant donné…

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Festival de la poésie féminine à Constantine : quatre poétesses primées

Publié le 10/12/2015, par dans Non classé.
Festival de la poésie féminine à Constantine : quatre poétesses primées
CONSTANTINE – Quatre (4) poétesses, Ghalia El Abdouni, Meriem Maâroudj et Hind Hamida-Djoud de Skikda et Saida Lakhal de Biskra ont été primées jeudi à Constantine à l’issue du 8ème festival national de la poésie féminine. Au cours de la cérémonie de clôture présidée, à l’université Emir-Abdelkader des sciences islamiques,…

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Quatre films algériens au 12e Festival international du film de Dubaï

Publié le 10/12/2015, par dans Non classé.
Quatre films algériens au 12e Festival international du film de Dubaï
ALGER – Quatre films algériens prennent part au 12e Festival international du film de Dubai, qui se poursuit jusqu’au 16 décembre, aux côtés de 120 autres films représentant une soixantaine de pays, indiquent les organisateurs. Les longs métrages « Maintenant ils peuvent venir » de Salim Brahimi et « Samir dans la poussière »…

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