formats

Des milliers de personnes au départ de Béjaïa

Publié le 31/12/2015, par dans Non classé.

Près de 4000 personnes se sont inscrites à Béjaïa sur les listes ouvertes par les sections du FFS en vue de se rendre, demain, à l’enterrement du chef historique Hocine Aït Ahmed, dans son village natal, à Ath Ahmed, a appris hier El Watan de Moulahcène Aziz, fédéral par intérim du FFS à Béjaïa.
« Le travail pour organiser le déplacement vers le lieu de l’enterrement se déroule normalement ; chaque section est instruite d’inscrire les citoyens qui veulent s’y rendre. Jusqu’à présent, nous en avons enregistré 3640 sur nos listes, qui sont toujours ouvertes», affirme Moulahcène Aziz. La même source ajoute que 130 bus avaient été réservés jusqu’à hier après-midi et que ce chiffre est appelé à être revu à la hausse.

Puisque, ajoute-t-il, au niveau des 52 communes que compte la wilaya, les gens continuent à affluer pour s’inscrire, avant la clôture des listes, aujourd’hui à midi. D’après le secrétaire de la section de Béjaïa-ville, Guerrout Djelloul, en plus des véhicules loués par le parti, des propriétaires de bus se sont portés volontaires pour acheminer à titre gracieux les citoyens vers Ath Ahmed. A ces personnes s’ajouteront celles qui vont faire le déplacement par leurs propres moyens.

Au niveau des sièges de section du FFS, l’organisation va bon train. Le départ de Béjaïa-ville et des communes limitrophes est prévu demain entre 3h et 3h30, informe Moulahcène Aziz, tandis que l’horaire de départ dans les autres communes est établi suivant la distance les séparant du lieu de l’enterrement.

Sur place, un comité pour assurer l’organisation. La section de Béjaïa a prévu une liste avec le nom et le numéro de téléphone de chaque voyageur afin d’assurer l’organisation, précise Guerrout Djelloul. Que ce soit au niveau des sections locales du FFS ou au niveau des points de ralliement improvisés par des citoyens ou des militants pour la circonstance, la mobilisation ne laisse aucun doute sur la sympathie et l’admiration qu’ont les gens pour l’auguste chef historique.

Au bureau de la section FFS de Béjaïa-ville, les citoyens affluent sans discontinuer, qui pour adresser son message de condoléances de vive voix aux militants préposés à la permanence, qui pour témoigner sympathie et solidarité à la famille du défunt sur le volumineux registre prévu à cet effet, qui pour s’inscrire afin de se rendre à l’enterrement.

Avant-hier soir, les citoyens ont été conviés au bureau afin de regarder des documentaires et témoignages sur la vie et le riche parcours militant de Dda L’Hocine. « Nous avons projeté un documentaire ainsi qu’un témoignage du regretté Ali Mécili sur la vie, le parcours militant et l’idéal démocratique voulu par Si L’Hocine. On a également allumé des bougies à sa mémoire», a confié Guerrout Djelloul.

Hier matin, dans la même ambiance de recueillement — auquel se mêlait une sobre et presqu’invisible satisfaction après l’annonce de la victoire du candidat FFS, Mohamed Bettache, aux sénatoriales — les gens continuaient de se rapprocher du siège de la section pour grossir les listes des candidats au déplacement.

Des cadres locaux se sont, dès hier, rendus à Alger afin d’accueillir la dépouille du défunt qui arrivera à l’aéroport Houari Boumediène vers 16h avant d’être acheminée vers le siège du FFS, où une veillée est prévue jusqu’à 7h. L’enterrement aura lieu demain après-midi dans l’intimité, selon le fils du défunt, Jugurtha Aït Ahmed. Lire la suite

formats

Des caméras de surveillance dans les salles de garde à vue

Publié le 31/12/2015, par dans Non classé.

Un nouveau dispositif a été mis en place par la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) dans les cellules de garde à vue. Le système a été lancé avant-hier dans quatre wilayas-pilotes, à savoir Alger, Annaba, Oran et Tamanrasset, au cours d’une séance de vidéoconférence regroupant les quatre corporations de police, avons-nous appris lors d’un point de presse à la sûreté de wilaya d’Alger.
L’opération intervient à l’initiative d’une étroite collaboration entre la DGSN et la Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l’homme (CNCPPDH) qui vise à préserver la dignité et les droits du citoyen dans le traitement de son affaire durant sa détention provisoire. Le patron de la DGSN, Abdelghani Hamel, a déclaré le mois dernier, lors de sa visite à Annaba, que « cette innovation vise à mettre fin aux rumeurs de mauvais traitements et de torture du prévenu mis en garde à vue».

Cette nouvelle mesure revêt un double intérêt : la préservation de la dignité des droits du présumé pendant ces 48 heures de garde à vue ainsi que la veille sur son placement, son état de santé, son hygiène sans oublier les conditions matérielles. Explicitement, le nouveau système mis en place consiste en la maîtrise de la cellule à travers un afficheur extérieur indiquant la température de la pièce, un système de compte à rebours intégré sur la durée de mise en garde à vue indiquant de surcroît le nombre d’individus détenus dans la pièce. En outre, chaque personne placée lors des séances de garde à vue aura un dossier enregistré dans une banque de données.

Un document portant un code à barres pourra ainsi être consulté dans toutes les institutions de police nationale mais aussi durant la présentation devant les instances juridiques. Le président de la CNCPPDH présent au lancement de ce système n’a pas manqué de louer l’initiative. « Cette procédure est perçue comme un véritable saut qualitatif dans les démarches judiciaires.

Cela permettra de s’assurer davantage sur les droits du présumé et, sous un autre angle, faciliter la mission de l’avocat ainsi que de prouver ou démentir à travers des enregistrements de vidéosurveillance les propos du client sur le déroulement de sa garde à vue», souligne Me Farouk Ksentini. Il est à noter que ce système sera généralisé graduellement à travers toutes les sûretés urbaines, nous a confié l’officier contrôleur technique à la DGSN, Maarouf Zineddine.
Lire la suite

formats

Contribution : Soyons des millions d’Aït Ahmed

Publié le 31/12/2015, par dans Non classé.

Le parcours d’Aït Ahmed est le modèle parfait d’une vie au service d’un idéal. Un homme au destin exceptionnel. C’est celui de Jugurtha, ce roi sans trône et sans pouvoir. C’est aussi celui de Tarek Ibn Ziyad, homme illustre spolié de sa victoire. La lutte entre libérateurs et prédateurs est permanente dans l’histoire de l’humanité.
Les prédateurs finissent souvent par vaincre, car leurs armes échappent à toute éthique, à toute morale. L’usurpation seule fonde leur esprit. En effet, que peut un idéal de liberté fièrement exprimé et sainement défendu face à la quête effrénée et immodérée du lucre et du lustre ? L’engagement d’Aït Ahmed dans le Mouvement national a été fort et décisif. Il a été aussi désintéressé et mû par le seul idéal de l’indépendance nationale.

Loin de toute préoccupation personnelle, il se projetait dans le destin commun de toutes les Algériennes et de tous les Algériens. « Je ne fais pas de la politique pour la gloire, même à titre posthume», m’a-t-il dit un jour. Cela renseigne parfaitement sur l’homme. Comme Abane, Ben M’hidi, Hassiba Ben Bouali et beaucoup d’autres, il avait une certaine idée de l’Algérie. Une Algérie libre et démocratique. Son soutien à la Plate-forme de la Soummam traduit cette profonde conviction. La Révolution ne pouvait se limiter au combat contre le colonialisme. Elle devait se projeter au-delà en jetant les fondements de l’Algérie de demain.

Aussi, sa vision de l’indépendance nationale est globale. Elle intégrait tous les aspects de la vie sociale. Elle devait marquer pour lui une rupture radicale avec l’ordre colonial et non la simple substitution d’un pouvoir autochtone à un pouvoir étranger, à travers une nationalisation de l’Etat colonial. L’indépendance était pour lui synonyme du droit du peuple à décider librement de son destin. D’où son attachement indéfectible à l’Assemblée constituante. Il voyait dans le pouvoir constituant l’expression première de la souveraineté populaire, l’acte fondateur de la volonté de vivre ensemble.

La crise de l’été 1962 et ses retombées allaient lui révéler encore une fois les limites d’un nationalisme idéologiquement éclectique, intellectuellement appauvri et politiquement coupé des espérances populaires. Il alertera puis s’attellera à la cristallisation d’un courant de gauche autour des syndicalistes de l’UGTA, des paysans dépossédés, des jeunes et de la militance féminine. Il voyait dans ces expressions sociales la meilleure assise et le parfait moteur pour l’approfondissement de la marche pour l’émancipation. Sa conviction est profonde quant au rôle fondamental du citoyen en mouvement dans toute expérience de modernisation. Ce moment marque la genèse d’une démarche social-démocrate, repérable tout au long de son parcours.

Contrairement à d’autres, il a très tôt rompu avec le populisme. Empruntant à une vision organique de la société, le populisme fait l’impasse sur les conflits. C’est une négation du politique. Aït Ahmed possède une maîtrise parfaite des concepts. Mais il aimait donner parfois des définitions expressives, loin des formules abstraites, ennuyeuses et impénétrables. Le populisme, par exemple, consiste pour lui à « faire n’importe quoi, n’importe comment et avec n’importe qui».

Tout autant que le populisme, l’idée de consensus n’avait pas les faveurs d’Aït Ahmed. C’est un déni de la diversité. Comme fusion dans l’un, le consensus et le populisme sont dans une filiation étroite. « Ils sont à la base de tous les totalitarismes et autoritarismes du XXe siècle», disait-il. Ses préférences se sont toujours portées sur les notions de contrat et de compromis. Il évitait aussi les termes collectifs tels le peuple, le arch, les forces vives ou encore les masses populaires. Il avait choisi d’identifier les acteurs par leur position dans la dynamique sociale.

Plus généralement, il considérait la bataille sémantique et terminologique comme une dimension non négligeable du combat démocratique. La dictature, en effet, n’agit pas seulement par la force brute, mais aussi par les mots. Dans sa déclaration à l’Assemblée nationale le 1er octobre 1962, il désignait déjà le « slogan» comme « l’une des plus grandes sources de mésaventures». Pour Aït Ahmed, la plus grande source de mésaventure reste la violence. Son rejet de la violence n’est pas seulement politique. Il est aussi moral et non sélectif. Ne disait-il pas que « rien ne peut se construire dans le chaos». En plus de sa dimension dramatique, il a parfaitement mesuré les effets dévastateurs du phénomène sur les représentations sociales et les comportements.

Une société traumatisée est plus à même de consentir à son asservissement. C’est là que son combat pour la paix prend tout son sens. C’est un autre aspect indissociable du combat démocratique. La violence, il la vivra aussi dans sa chair. L’assassinat de Mécili est sans doute l’épisode le plus bouleversant de sa carrière. La douleur ne le quittera jamais. Faire éclater la vérité sur cette affaire fut pour lui la priorité des priorités. Mais face à la solidarité et la connivence de deux raisons d’Etat, la raison disparaît. La vérité et la justice aussi.

Une autre source de mésaventure est cette intrusion tonitruante de l’argent dans le politique. La corruption est pour lui un levier redoutable de perversion et d’égarement. L’étendue du phénomène est telle, que le pouvoir lui-même s’est vu contraint de réagir. En fin connaisseur du système, Aït Ahmed me fera alors cette profonde réflexion : « Comment prétendre purger les égouts de la corruption quand de hauts responsables de l’Etat sont impliqués et supervisent eux-mêmes la généralisation de ce phénomène ?» Les évolutions récentes confirment le propos et lui confèrent une dimension à la limite du prophétique.

Enfin, Aït Ahmed est aussi une école grâce à laquelle se sont forgées des générations de militants. Nous lui devons tous énormément. Et personne ne peut prétendre à une fidélité sans faille pour le maître. Nous avons tous notre part d’infidélité et d’ingratitude. Pourquoi vouloir le cacher ? C’est le fameux principe de Peter transposé dans le domaine politique.

Cette formule est de lui. Il était tolérant et ne manquait jamais de rechercher une bonne raison ou une excuse aux renoncements et aux défections des uns et des autres. De l’emprisonnement à l’exil, il sera inlassablement traqué et son image sans cesse pervertie par les pouvoirs successifs algériens. L’acharnement s’étendra à Lire la suite

formats

Contribution : Histoire de Libre Algérie en exil

Publié le 31/12/2015, par dans Non classé.

Le 19 décembre 1985 est signé à Londres l’accord entre Aït Ahmed et Ben Bella pour la démocratie en Algérie. Se posait tout de suite à nous la question de comment donner un retentissement à cette plateforme par un média. Ben Bella avait El Badil, mensuel organique du MDA. Il fallait donc créer un porte-voix consacré aux engagements politiques et philosophiques de cet appel.
Ainsi est né au dernier trimestre de l’année 1986 le mensuel Libre Algérie. Pourquoi ce nom ? Tout simplement parce que nous rêvions d’un pays, le nôtre, libre, consacrant institutionnellement les droits et libertés, et ce, après l’accession à la souveraineté internationale. Du reste, ce titre faisait écho à L’Algérie Libre, organe du MTLD qui militait pour l’indépendance du pays. En jouant sur l’inversion des mots, le message en filigrane est : après l’indépendance, la liberté.

Ce support était porté par une association au sigle non moins symbolique : Association pour la promotion des idéaux démocratiques par l’information (Apidi), présidée par Adolphe Simon, dit Jacques, membre du Parti communiste international (trotskyste de tendance lambertiste). Simon nous a été présenté par Mouhoub Naït Maouche, vétéran du militantisme FFS et exilé de longue date. De fait, Simon était directeur de la publication. Ali Mécili assurait la coordination, tandis que moi-même et Ramdane Sadi complétaient l’équipe rédactionnelle. Je me retrouvais avec ce dernier une nouvelle fois engagé dans une entreprise journalistique. En 1984, grâce aux deniers que débrouillait péniblement Abdelhafid Yaha, dit Si El Hafid, nous avons animé Tighri (l’Appel).

A Libre Algérie, en plus d’écrire, je faisais le suivi technique entre l’impression et la diffusion dans certains kiosques à fort potentiel de vente (Saint-Michel, Barbès, place Clichy). Le journal était tiré à 5000 exemplaires et le plus gros était diffusé par les Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP). L’absence d’informations et l’improvisation du début ne nous ont pas permis de faire paraître plus de deux numéros lorsque survint le tragique assassinat de Ali Mécili, le 7 avril 1987. Très pris par son cabinet d’avocat et le suivi politique du contrat de Londres, Ali s’occupait surtout de l’éditorial. Il a également, au premier numéro, établi une radioscopie du fonctionnement du système.

D’aucuns diront par la suite que c’était la goutte qui a fait déborder le vase du côté d’Alger. A la mort de Mécili, il y a eu un différend sur le contenu du journal entre le FFS et le MDA. C’était l’été 1987. Alors que j’étais venu en Algérie, le double numéro de juillet et d’août a changé brutalement d’orientation. La une était barrée par un titre : « Non à l’infitah». Un parallèle était dressé entre les régimes algérien et égyptien sur le plan économique. Rien sur les droits et libertés par lesquels nous voulions éveiller les consciences pour le combat en faveur de la démocratie. Durant cette période, le journal s’était renforcé de deux nouveaux éléments : feu M’hamed Rechidi et Mahieddine Ouferhat.

Ce dernier joua, en cet instant décisif, un rôle important pour que le journal ne nous échappe pas. A partir de cet incident, on peut dire que l’accord de Londres était mort-né malgré les efforts sincères et répétés de Mohamed Benlhadj, homme d’ouverture d’esprit.
Au mois de septembre 1987, j’ai eu une discussion franche avec Aït Ahmed qui me questionna si je pouvais assurer la parution du journal. J’ai répondu par l’affirmative en lui demandant en retour d’engager des pigistes et une secrétaire de rédaction. Ainsi nous ont rejoints Bouaziz Ouali et Anne Dissez*.

Cette dernière était une militante d’extrême-gauche de la Ligue communiste révolutionnaire (trotskyste de tendance pabliste, autrefois proche du FLN de la résistance). C’est d’ailleurs dans l’imprimerie de ce parti, sise à Montreuil, que nous tirions notre journal. Quant au premier, issu de l’association Thilleli tout comme d’ailleurs Mahieddine Ouferhat, il n’avait pas d’antécédent partisan.

A partir de cet instant, l’équipe s’est stabilisée avec Jacques Simon (directeur de la publication) spécialisé dans les rubriques histoire et société ; moi-même, coordinateur des rubriques politique et histoire ; Anne Dissez, secrétaire de rédaction ; Bouaziz Ouali, rubriques internationale et politique ; Mahieddine Ouferhat, pages culturelle et politique. Il y avait également Tchibinda, un Congolais engagé politiquement dans l’extrême-gauche qui était responsable de la rubrique immigration. Il avait été recruté par Simon.

Hocine Aït Ahmed se chargeait de l’éditorial. Au début, il me dictait son édito par téléphone. Cela prenait du temps. Mais la flamme militante surmontait aisément cet obstacle. Puis vint un miracle, à savoir le début timide de la télécopie. Il m’envoyait alors en poste restante à Montreuil son fax que j’allais chercher et le donnais à Anne. Ensuite, c’est elle-même qui s’occupait de cette tâche. Il arriva à Aït Ahmed, en deux occasions, d’assister à la réunion de rédaction.

Tout se déroulait dans une ambiance amicale et harmonieuse. L’équipe rédactionnelle travaillait sans anicroche, car l’esprit militant transcendait les nuances, voire les divergences, qui affleuraient sur certains sujets. Anne et moi étionsles deux seuls permanents. Les autres membres de la rédaction étaient pigistes, tandis que Simon participait bénévolement à cette aventure politique et intellectuelle.

Grâce à Simon, nous nous sommes débrouillés un appartement en haut de la rue de Belleville. Enfin, nous pouvions tenir nos réunions rédactionnelles décemment. Cet appartement servit à d’autres besoins. Il fut par deux fois le lieu d’hébergement de Hachemi Naït Djoudi et de Mohamed Hamrouni qui venaient d’Alger pour coordonner les actions du parti entre l’intérieur et l’extérieur. Ils dormaient de façon spartiate, sans matelas. Même avec la location de ce local et l’existence d’un secrétariat, nous étions toujours pressés. On peut résumer cette ambiance d’exaltation par « pas de tension mais de la pression». Anne veillait au grain pour ne pas être débordée par le temps. Elle appréciait particulièrement le style d’écriture de Bouaziz Ouali.

Tant bien que mal, le journal a maintenu la ligne, paru sans interruption et à l’heure, jusqu’au 19e numéro daté du mois de septembre 1988. Nous avions participé activement à la campagne pour la libération des détenus politiques en Algérie, notamment les fondateurs Lire la suite

formats

Atteintes multiples aux droits et aux libertés

Publié le 31/12/2015, par dans Non classé.

Sale temps pour les libertés en Algérie. Cette année, les autorités n’ont pas hésité à utiliser le bâton pour restreindre les libertés individuelles, en ayant recours aux dispositions du code pénal pour limiter toute liberté d’expression.
Pour cela, l’Etat s’est appuyé sur l’arsenal juridique en vigueur qui lui permet sous couvert d’accusations pour « outrage» ou « diffamation» visant des représentants de l’Etat ou des institutions, de prononcer des condamnations à des peines de prison. Ainsi, les tribunaux ont prononcé des condamnations à des peines de prison contre un dessinateur à El Meghaïer, dans la wilaya d’El Oued, et lancé une action contre un militant pour une publication sur facebook.

En outre, douze manifestants pacifiques d’El Oued et de Tamanrasset ont été condamnés à des peines de prison et un militant des droits de l’homme encourt la peine de mort. Face à la gravité de la situation, Amnesty International Algérie a tiré la sonnette d’alarme. A l’occasion de la célébration mondiale de la Journée des droits de l’homme, l’ONG a demandé que « cesse de prendre pour cible ceux qui critiquent le gouvernement» et aux législateurs algériens de « modifier les lois érigeant en infraction l’exercice des libertés civiles et prévoyant des peines de prison contre des manifestants non violents».

Des reproches que partage l’ONG américaine de défense des libertés dans le monde Freedom House. Dans son classement annuel paru en 2015, l’organisation tire un bilan négatif sur l’état des libertés dans le pays depuis la levée de l’état d’urgence, car les lois en vigueur « ont échoué à protéger les libertés individuelles des Algériens».

Même constat de la part du président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH), Noureddine Benissad qui avait déploré la régression que connaît le pays dans le domaine des libertés collectives, notamment celles de s’associer, de manifester, de se rassembler, de se réunir et de s’exprimer, alors que l’Algérie a ratifié plusieurs conventions internationales relatives à ces droits.

« Après l’abrogation de l’état d’urgence en février 2011 et l’annonce de réformes politiques par le président Bouteflika suite à des mouvements sociaux, la nature du pouvoir a fini par annihiler tout espoir de changement, puisque sur le terrain, il y a eu une régression concernant les libertés collectives, notamment celles de s’associer, de manifester, de se rassembler, de se réunir et de s’exprimer», avait rappelé Noureddine Benissad, avant de conclure que, pour lui, il existe bel et bien « des prisonniers d’opinion dans l’Algérie de 2015» ! Lire la suite

formats

2015: les festivals et salons culturels entre reports et chevauchements

Publié le 30/12/2015, par dans Non classé.
2015: les festivals et salons culturels entre reports et chevauchements
ALGER- Avec un programme initial de quelque 200 festivals culturels locaux, nationaux ou internationaux, l’année 2015 aura pourtant pâti du report ou du chevauchement de plusieurs manifestations de ce genre, ce qui a accéléré l’élaboration d’un projet de révision de l’organisation et du financement des festivals institutionnalisés. Nouvellement aux commandes…

Lire la suite

Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair