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Recueillement dans la sobriété et l’intimité à Lausanne

Publié le 26/12/2015, par dans Non classé.

La cérémonie de recueillement sera ouverte aux membres de la communauté algérienne en Europe et aux amis suisses du défunt.
Aït Ahmed quittera définitivement, jeudi prochain, son exil suisse qui n’a que trop duré pour celui qui fait partie des pères fondateurs de la nation algérienne. Depuis l’annonce de son décès mercredi matin, les membres de sa famille les plus proches se recueillent, restreints par une intimité totale, dans une chapelle du centre mortuaire Montoie de Lausanne. Ils profitent du « calme» helvétique pour faire dignement leurs adieux à un parent si valeureux.

Néanmoins, d’après nos informations, la famille organisera une veillée funèbre publique mardi. La cérémonie de recueillement sera ouverte aux membres de la communauté algérienne en Europe et aux amis suisses du défunt. Sa veuve et ses enfants ont ainsi fait le choix de la sobriété et de la décence — valeurs non étrangères au zaïm éternel du Front des forces socialistes (FFS) — dans leur manière de lui rendre un ultime hommage avant le rapatriement de sa dépouille, baignée dans les honneurs, vers l’Algérie, seul « vrai» chez-lui. Il y recevra manifestement un vibrant hommage populaire, d’abord au siège national du FFS à Alger, le 31 décembre, et ensuite dans son village natal à Aïn El Hammam (Tizi Ouzou), le 1er janvier lors de son enterrement.

En attendant, le « fief» helvétique du zaïm n’a pas échappé, en toute logique, à la fièvre de prosternation devant l’immensité de ses services glorieux rendus à la nation depuis 1945. En effet, quelques journalistes et plusieurs concitoyens guettaient, depuis jeudi après-midi, la moindre information sur la possibilité de se recueillir une dernière fois sur la dépouille de feu Dda L’Hocine, puisqu’ils ne pourront pas le faire au pays.

La plupart ont fait le déplacement à Lausanne depuis Genève, Paris ou encore Bruxelles. Souvent, ses concitoyens se sont rendus au centre hospitalier universitaire Vaudois (CHUV) où s’est éteint Si L’Hocine à l’âge de 89 ans. Faire le deuil en était certainement l’unique quête. Pour cause des fêtes de Noël, réduit était le personnel de ce grand hôpital lausannois. Mais les quelques infirmiers approchés ont exprimé leur « regret d’apprendre la disparition d’un homme sage et dévoué».

Emue, une infirmière avoue connaître « Monsieur Aït Ahmed» depuis une trentaine d’années. Fatigué et affaibli par une longue maladie, aggravée par l’accident vasculaire cérébral (AVC) qu’il a subi en janvier 2015, l’artisan de Bandung a rejoint l’Au-Delà « paisiblement, sans souffrance», selon sa famille. Son cœur de fils de la Toussaint a fini par céder à un arrêt cardiaque après une hospitalisation très brève cette fois-ci. Le plus sage des neuf historiques algériens est parti sagement, sans faire de bruit. Paradoxalement, de sa mort paisible a retenti un vacarme tumultueux.

Celui d’une mobilisation populaire sans précédent autour de l’héritage de sa mémoire et de ses combats. Le deuil national historique décrété par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a pris effet hier et durera encore sept jours. Les avis sont unanimes. « J’ai appris la triste nouvelle à la télé suisse romande. Ma première réaction était de me demander : qu’a-t-il fait de mal pour mourir en exil ? Je me suis dit que l’Algérie a toujours su donner des grands hommes que le régime a exclus», a regretté Mohamed Chetouane, un ostéopathe algéro-suisse de Fribourg, à 60 km de Lausanne.

Il espère, vu l’ampleur de l’hommage national unanime rendu à feu Aït Ahmed, « en tirer de bonnes leçons. En tout cas, j’espère que son combat ne sera pas enterré avec lui. C’était un combat d’un patriote pour l’amour de son pays». Dans le même sillage, notre ancien confrère Madjid Talbi, établi à Genève depuis 2011, a réaffirmé qu' »il s’agit d’une grande perte pour une Algérie qui cherche encore son chemin de liberté. C’est une lumière qui s’est éteinte pour notre génération assoiffée de démocratie».

Pour lui, l’héritage de l’ancien patron de l’Organisation Spéciale est celui d' »un homme qui a toujours défendu son pays avec une conviction ferme, tout en rêvant d’un idéal que les obscurantistes opportunistes ont jusque-là toujours détruit». Quant à Belkacem Amarouche, l’un des premiers arrivés à Lausanne au lendemain de l’annonce du décès de Si L’Hocine, il pense que « sa mémoire peut métamorphoser nos actions politiques et citoyennes pour un avenir meilleur et radieux de notre pays».

Toujours optimiste, le député FFS de la circonscription électorale Europe-Amérique, dont fait partie la Suisse, a martelé qu' »Aït Ahmed a toujours inspiré les choix du FFS et son idéal nous guidera sûrement à faire plus d’efforts pour l’édification d’un réel Etat de droit en Algérie», rappelant que le fondateur du FFS et son président pendant un demi-siècle a toujours porté le flambeau de la liberté et la démocratie. « Il a, dit-il, défendu dignement les intérêts de toutes les Algériennes et tous les Algériens, que ce soient ceux établis en Algérie ou ceux établis à l’étranger. Il leur souhaitait une citoyenneté ouverte sur l’universel.» Lire la suite

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Louisa Hanoune demande une enquête sur ses biens

Publié le 26/12/2015, par dans Non classé.

« Je ne vais pas me taire. Soit l’oligarchie, soit la majorité du peuple qui, certainement, aura le dernier mot. Votre fin est imminente», a lancé la secrétaire générale du PT lors d’une rencontre organisée hier à Annaba.
La secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, a appelé, hier, le procureur général près la cour de justice de Annaba à ouvrir une enquête approfondie sur ses biens personnels et de sa famille. « Je vous appelle officiellement, M. le procureur général, d’instruire les services de sécurité, notamment les brigades économiques à l’effet d’ouvrir une enquête approfondie sur mes biens personnels ainsi que ceux de ma famille.

Et j’insiste à ce que les ministres du Travail et de l’Agriculture — Mohamed El Ghazi (ex-wali de Annaba), Sid-Ahmed Ferroukhi, ainsi que le wali d’El Tarf à apporter leurs témoignages s’ils ont attribué des biens à moi et à mes frères», a déclaré hier Louisa Hanoune lors d’un point de presse qu’elle a tenu à Annaba. Cette rencontre, qui s’est transformée en meeting politique, était l’occasion pour la patronne du PT d’exiger, parallèlement, l’ouverture d’une enquête sur la maffia locale du foncier que tout le monde connaît. « On a porté atteinte à ma vie privée et à celle de ma famille.

Je ne vais pas me taire. Soit l’oligarchie, soit la majorité du peuple qui, certainement, aura le dernier mot. Votre fin est imminente» a, d’un ton coléreux, menacé Mme Hanoune, sous les ovations et les youyous de l’assistance. « Nous avons déposé trois plaintes, moi, mes frères et le député Smaïl Kouadria, pour diffamation et faux et usage de faux. Même le gérant du projet de la coopérative immobilière à laquelle est associé mon beau-frère s’est joint à nous en recourant à la justice.

S’ils ne peuvent pas confirmer leurs accusations, les accusés sont passibles de prison», a-t-elle encore averti avant d’aborder le rejet par son parti de la loi de finances 2016. A ce propos, Mme Hanoune a étroitement lié un danger imminent au contenu des articles de la LF-2016. « Le danger de cette loi confectionnée par l’oligarchie est pire que le terrorisme de Daech. Si l’ANP nous rassure en protégeant nos frontières, l’austérité que générera cette LF-2016 constituera un danger interne qui risque de faire exploser le pays», a-t-elle estimé, non sans proposer des alternatives.

« La solution réside dans les 5 milliards de dollars que l’Algérie a prêtés au FMI, dans les 5000 néo-multimilliardaires, dans le démantèlement tarifaire et dans le recouvrement des milliards prêtés par nos banques à l’oligarchie et non remboursés jusqu’à aujourd’hui.» Très attendue par les journalistes, la question concernant la menace de révéler des noms des fils des ministres impliqués dans des affaires illicites à Annaba si une émission consacrée sur ses biens passe à Ennahar TV n’a pas eu de réponse. Mme Hanoune l’a tout simplement éludée. Lire la suite

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La «bourde» de la Présidence

Publié le 26/12/2015, par dans Non classé.

Encore une nouvelle erreur dans un message du président Bouteflika ! La bourde concerne, cette fois-ci, le parcours de l’un des chefs historiques de la Révolution, Hocine Aït Ahmed, décédé mercredi dernier à Lausanne, en Suisse.
En effet, dans son message de condoléances adressé, jeudi dernier à la famille du défunt, le chef de l’Etat évoque « l’évasion d’Aït Ahmed des geôles du colonisateur». « Je n’oublierai point son courage ni sa bravoure et son charisme qui ont marqué les différents événements liés à l’histoire de l’Algérie, depuis l’Organisation Spéciale (OS) qu’il a présidée à une période des plus sombres, jusqu’à ses positions courageuses et ses avis judicieux qui éclairaient les nombreuses rencontres et conférences internationales, en passant par son évasion des geôles du colonisateur (…)», lit-on dans le texte du Président, diffusé par l’agence APS.

Ce passage intrigue et révèle une imprécision de taille sur le parcours révolutionnaire du « zaïm» qui ne s’est jamais évadé de la prison durant la période coloniale. L’ancien responsable de l’OS n’a été emprisonné qu’une seule fois. Ce fut à l’occasion du détournement de l’avion des cinq chefs historiques de la Révolution, le 22 octobre 1956. Ces derniers ont été alors maintenus en prison, en France, jusqu’à la signature des Accords d’Evian, le 19 mars 1962.

Les services de la Présidence ont-ils confondu le parcours d’Aït Ahmed avec celui de l’ancien président, Ahmed Ben Bella, qui s’est évadé de la prison de Blida en 1952 ? Très probablement. Hocine Aït Ahmed, pour rappel, s’est évadé certes de la prison. Mais pas de celle du colonisateur. Il s’est échappé des geôles du régime auquel il s’est opposé dès l’indépendance. C’était en 1966, après de longues années passées dans la prison de l’Algérie indépendante. Lire la suite

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Hocine Aït Ahmed : Une vie pour le pays

Publié le 26/12/2015, par dans Non classé.

Le ciel d’Alger s’est habillé de deuil avant que la Présidence se décide à le décréter pour huit jours. Le ciel d’Algérie a jeté son voile de tristesse sur le pays avant que la dépouille de son digne fils ne touche son sol. La terre d’Algérie qui s’apprête à accueillir en son sein son enfant qui a toute sa vie durant défendu sa patrie et la démocratie, pleure de le voir partir avant que son idéal ne se soit réalisé.
Le meilleur de ses fils, le plus grand de ses hommes est allé rejoindre le panthéon des géants de l’histoire. Celui qui a marqué d’une glorieuse empreinte dont seuls en sont capables les immenses personnages de l’histoire, à la fois le Mouvement national et la lutte pour la démocratie, tire sa révérence en laissant orpheline sa patrie qui n’a pas su lui rendre l’hommage qu’il méritait de son vivant.

Hocine Aït Ahmed, dont la simple évocation du nom force le respect et l’admiration de ses amis et de ses adversaires, n’est plus de ce monde, il s’en est allé trouver le repos éternel après avoir sacrifié sa vie à son pays. Il n’abdiqua point devant le colonialisme ni devant le totalitarisme, en 70 ans de lutte et de militantisme, il est resté fidèle à ses convictions. Père de la Révolution ; repère pour des générations de militants, la lumière Hocine Aït Ahmed s’est éteinte mais résonnent encore ses discours. Des hommes de sa trempe se reposent mais ne meurent pas.

Depuis l’annonce du décès de Hocine Aït Ahmed mercredi passé, le siège du Front des forces socialistes ne désempli pas. Il semble même trop exigu pour contenir les nombreuses personnes connues et anonymes venues exprimer leur condoléances. « Des condoléances que nous nous faisons à nous tous, car c’est une perte pour tous les Algériens et pas seulement pour le FFS», nous dit une des nombreuses personnes anonymes arrivant au siège. Un voile de tristesse habille l’enceinte de ce dernier. Le portrait du héros national accroché au mur à côté de l’emblème national résume à lui seul le parcours de ce grand homme qui s’est confondu avec l’histoire de son pays.
Une vie pour son pays.

Ce siège qu’Aït Ahmed voulait comme un carrefour pour les militants sincères, comme un bastion pour les luttes démocratiques, est aussi le lieu de rencontre de sa grande famille, celle qui se retrouve orpheline aujourd’hui mais déterminée à ne pas déserter le terrain de la lutte pour la démocratie. « Il est parti, mais nous sommes toujours là et le FFS est là», nous dit-on. Des rencontres avec des hommes de sa stature marquent toute une vie. Ses compagnons et les militants qui l’ont côtoyé évoquent fièrement des anecdotes et des souvenirs avec le défunt.

On rappelle son sens de l’humour, ses répliques les plus caustiques et celles pleines de finesse. On parle aussi de son côté affable et ouvert, mais surtout de sa modestie. « Il était humble comme le sont tous les grands, il discutait avec tout le monde», disent les militants. En vraie école de formation politique, Hocine Aït Ahmed n’hésitait pas à donner de son savoir, à transmettre et montrer la voie. Celui qui batailla pour la réhabilitation du politique mit un point d’honneur à éclairer des générations de militants.

Aux bataillons servant l’autoritarisme, Aït Ahmed répliqua en formant des générations de militants pour la démocratie. A la violence, Aït Ahmed opposa le dialogue pacifique. Aux divisions, Aït Ahmed opposa l’union pour sauver l’Algérie. Du défilé des compatissants et des sympathisants, la reconnaissance de la grandeur de l’homme est unanime. Tous s’accordent à dire qu’Aït Ahmed a été à la hauteur du combat pour une Algérie libre, prospère et démocratique, mais c’est l’Algérie qui a raté son rendez-vous avec Aït Ahmed.

Au vue des personnalités de tout bord et de tous les courants politiques visitant le siège du FFS depuis mercredi soir, le constat est celui de voir partir l’homme du consensus. « Nous avons raté beaucoup de rendez-vous avec Hocine Aït Ahmed ; l’Algérie aurait pu avoir une autre destinée, mais nous ne l’avons pas compris à temps», nous dit un des visiteurs. Jeudi dans l’après-midi, des mères de disparus ont tenu à marquer leur respect, en ce jour de deuil, à celui qui a fait de leur douleur la sienne.

Brandissant des photos de leurs enfants disparus, les mamans n’ont pu contenir leur colère devant le défilé des officiels et certains représentants de partis notamment Makri du MSP. Elles avaient raté de peu le chef de cabinet de la Présidence, Ahmed Ouyahia, et le secrétaire général du FLN, Amar Saadani. « Hocine Aït Ahmed est le seul qui nous a toujours soutenues, il est parti propre, intègre et son parcours est irréprochable et vous, que comptez-vous laisser après votre départ ?», scandaient-elles de toutes leurs voix.

Hier encore, la même procession de personnes affligées par le décès du dernier des historiques continuait. Maître Mokrane Aït Larbi, Mustapha Bouhadef et d’autres ont retrouvé les chemins de l’école du FFS en ces jours d’hommage et de respect au maître de la politique Hocine Aït Ahmed. Le premier secrétaire du FFS, Mohamed Nebbou, est pris par l’émotion en lisant le dernier communiqué de la famille du défunt annonçant le rapatriement de sa dépouille le jeudi 31 décembre et son enterrement le lendemain, 1er janvier, dans son village natal Aït Yahia, dans la daïra de Aïn El Hammam.

« Même mort, il inflige au pouvoir une leçon», commentent les présents. Qu’il est lourd aujourd’hui de conjuguer au passé le parcours d’un homme d’exception. Qu’il est difficile d’accepter cette sentence de l’histoire et de la vie mettant fin au ruissellement d’une rivière en ces temps de disette politique. Hocine Aït Ahmed ira jeudi prochain rejoindre la source qui l’a vu naître, celle de laquelle son grand-père cheikh Mohand Ou Lhocine puisa sa baraka.

Devant une source faisant jaillir de l’or, le cheikh Mohand fit cette prière : « A rabi fkiyid amen ouama dounith delfani», ce qui veut dire : « Dieu offre-moi de l’eau, je n’ai que faire de cette richesse Lire la suite

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Hocine Aït AHmed : L’hommage de la Nation

Publié le 26/12/2015, par dans Non classé.

Pour l’ancien président Liamine Zeroual, Hocine Aït Ahmed était « un symbole, un grand patriote et l’un des derniers pères de la nation» qui disparaît.
La mort mercredi dernier de Hocine Aït Ahmed a suscité de nombreuses réactions de la classe politique, personnalités nationales et internationales, organisations de masse et ONG qui étaient unanimes à lui rendre hommage pour son parcours exemplaire du début de la Révolution jusqu’à sa mort en « exil». Les qualités de l’homme et du militant ont été saluées par toute la classe politique, sans exception aucune. L’ancien président de la République, Liamine Zeroual, l’a qualifié de l’un des derniers pères de la nation et de grand patriote. « L’Algérie vient de perdre aujourd’hui un symbole et un grand patriote.

C’est l’un des derniers pères de la nation qui disparaît. Il était symbole d’abnégation, de rigueur, de ténacité et, surtout, de morale. Sa vie s’est toujours confondue avec son pays présent à tous les instants dans son cœur. Puisse-t-il inspirer la jeunesse algérienne ! Et à cette occasion, je présente à sa famille, à ses proches ainsi qu’à tous les militants du FFS mes condoléances les plus sincères», écrit Liamine Zeroual.

« Une Algérie républicaine»

Un grand hommage à Aït Ahmed est venu d’une autre figure historique, à savoir Rédha Malek, l’un des négociateurs des Accords d’Evian. « Aït Ahmed est une grande figure de la Révolution qui vient de s’éteindre. Tous ceux qui l’ont connu, dont moi-même, doivent reconnaître son attachement à l’idéal de cette Révolution qu’il a incarné avant le déclenchement du 1er Novembre 1954 et qu’il a continué à incarner jusqu’à son dernier souffle.

Même en exil, Hocine Aït Ahmed a continué à défendre de façon exemplaire cette idée qu’il avait et qu’il voulait voir s’appliquer et devenir effective. L’idée d’une Algérie républicaine, démocratique et de progrès. Tout cela faisait partie de sa personnalité. On lui a reproché parfois sa trop grande fierté personnelle.

En réalité, c’est une fierté qu’il avait pour l’Algérie elle-même», a souligné Rédha Malek. Des témoignages comme celui-ci, il y en a eu beaucoup. Edgar Morin, sociologue et philosophe français, a, de son côté, rendu hommage à cette grande figure politique et historique. « Je salue la mémoire d’Aït Ahmed, cofondateur du CRUA, grande et noble figure algérienne, qui sut demeurer révolutionnaire et démocrate», a-t-il twitté.

« Cohérent avec lui-même»

Nouredine Boukrouh, ancien ministre, a insisté dans son hommage sur la constance des positions de Hocine Aït Ahmed qui demeure un opposant intraitable, même à sa mort. « Aït Ahmed aura été original même dans sa mort. Opposant intraitable au ‘système’ de son vivant, il est parti en lui infligeant un dernier camouflet : être l’unique ‘historique’ à refuser d’être enterré au cimetière officiel El Alia pour s’en démarquer jusqu’à la fin des temps.

Cohérent avec lui-même, seigneurial et humble à la fois, il a préféré à cet ‘honneur’ douteux car souillé par le crime (assassinat de Abane, Krim, Khider, etc.) et l’imposture (faux moudjahidine qui y reposent), le voisinage pur des gens du peuple de Aïn El Hammam. Dors en paix brave homme !», écrit-il sur son mur facebook.

La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) a également rendu hommage à ce grand défenseur des droits humains. « L’Algérie vient de perdre un de ses meilleurs enfants, un homme dont la vie s’est confondue avec l’histoire de son pays, écrit la LADDH de Noureddine Benissad. Le Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ) se dit « attristé et très peiné par le décès de Hocine Aït Ahmed, figure emblématique du Mouvement national pour l’indépendance de l’Algérie, militant engagé, déterminé et infatigable».

L’esprit patriotique

« Dda l’Hocine, un homme à principes, de dialogue, de consensus et de paix, un homme qui a marqué l’histoire par son engagement très jeune pour l’indépendance de l’Algérie, un homme qui a consacré sa vie pour la lutte contre l’injustice, pour la liberté et la démocratie, pour le triomphe de la dignité des Algériennes et des Algériens.

L’Algérie est orpheline aujourd’hui de l’un de ses monuments», a souligné cette ONG dédiée à la jeunesse. L’Observatoire amazigh des droits de l’homme lui a rendu hommage en insistant sur « sa capacité de s’exprimer avec aisance et éloquence, mais aussi par la pertinence de ses propos et sa ferveur». Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qualifie, sur sa page facebook, Aït Ahmed de « grand militant historique». Le président de l’APN a lui aussi loué la qualité de l’homme connu pour « ses positions constantes».

Le PST considère que « c’est un pan de notre histoire qui s’en va. (…) Un pan du combat pour les libertés démocratiques, pour une Assemblée constituante, pour l’officialisation de tamazight, pour l’égalité des droits entre les hommes et les femmes, pour la séparation entre la religion et l’Etat et contre la dictature et l’oppression». Abderrazak Makri, président du MSP, a souligné le double combat d’Aït Ahmed, d’abord pour l’indépendance, ensuite pour la démocratie et les libertés.

Le secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a souligné qu’Aït Ahmed était un « symbole du Mouvement national depuis qu’il était à la tête de l’Organisation Spéciale (OS)». M. Ouyahia a, dans un message de condoléances, ajouté qu’il était « un leader dans la lutte en faveur de la liberté et de la démocratie en Algérie indépendante», s’illustrant par son « esprit patriotique» en mettant « l’Algérie au-dessus de toute considération». Pour le Front de libération nationale (FLN), Hocine Aït Ahmed comptait parmi les « enfants vaillants» de l’Algérie, car il était un « modèle» à suivre en matière de démocratie, de tolérance et de réconciliation.

Dans un message de condoléances adressé à la famille du défunt, le FLN a souligné qu’Aït Ahmed était « convaincu que le patriotisme n’est pas subordonné à des postes de responsabilité, à des positions conjoncturelles ou à des réactions». Amar Saadani a reconnu que le système politique l’a malmené après l’indépendance. Pour le secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), Saïd Abadou, il a été « un homme au riche et long parcours qui a adhéré, dès son jeune âge, au Mouvement national pour allumer les premières mèches de la Révolution algérienne».

« La noblesse Lire la suite

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Extrémisme religieux : Mohamed Aïssa met en garde contre la pensée takfiriste

Publié le 26/12/2015, par dans Non classé.

Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a appelé, jeudi à Oran, à la valorisation de la « tradition sociale» du Prophète Mohamed en véhiculant des messages de paix et de compassion, tout en adoptant un comportement de pardon et de tolérance.
« La célébration du Mawlid Ennabaoui (naissance du Prophète) est une tradition sociale profondément ancrée dans notre société (…) et nous devons profiter de cet amour pour le Prophète Mohamed pour incarner les valeurs et vertus qu’il nous a léguées pour la paix, la stabilité et le pardon», a déclaré le ministre à l’ouverture des travaux d’une journée d’étude sur l’entraide et la solidarité sociale dans la vie du Prophète, organisée au pôle islamique de la mosquée Ibn Badis (quartier cité Djamel).

A cette occasion, le ministre a souligné la coïncidence, cette année, de la célébration de la naissance des deux prophètes, Mohamed et Aïssa. « Nous célébrons la fête de tous les Messagers à travers Mohamed», a-t-il dit en rendant hommage à la communauté chrétienne vivant en Algérie qui fête avec nous El Mawlid.

« Honorés et ravis par la présence de nos frères chrétiens, c’est dans une ambiance chargée de grande spiritualité et de fraternité que nous avons célébré El Mawlid mercredi soir à la mosquée Mouad Ibn Djabel, à Sidi Bel Abbès, un lieu modeste, mais où l’émotion et la fraternité étaient au rendez-vous», a-t-il ajouté.

Le ministre n’a pas manqué de mettre en garde contre la menace de la pensée takfiriste, extrémiste et étrangère à notre tradition et sa plus horrible expression qu’est le terrorisme. « Ce sont des cercles dont on ignore l’origine mais dont on connaît les desseins qui se sont liés à des gens qui n’ont reçu aucun enseignement dans nos écoles coraniques, nos halaqate de dhikr et nos zaouïas, donc n’ayant rien de notre islam.

Ils ont constitué une étrange armée qui décapite, brûle et souille l’honneur des femmes et se proclamant Etat islamique. Son but est de nuire à l’image de notre religion, présentée, de par leurs comportements, comme ennemie de l’humanité, alors que notre Prophète nous a légué un autre enseignement», a déclaré Mohamed Aïssa. Lire la suite

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