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Hamida Kettab : « la CNAS doit prendre en charge les cancéreux qui se traitent chez le privé »

Publié le 25/01/2016, par dans Non classé.

Dans un entretien accordé à ElWatan.com, Hamida Kettab, secrètaire générale de l’association El Amel d’aide aux personnes atteintes de cancer, nous dira que les autorités affichent une volonté sans faille pour lutter contre le cancer, sauf que, malgré une amélioration dans les prises en charge, il reste que la radiothérapie demeure un problème majeur dans le processus de traitement.

Vous préparez actuellement, le premier salon de l’information sur le cancer du 4 au 5 février prochains. Parlez-nous davantage de ces deux jours…

Il s’agit d’une première en Algérie. Un salon où il sera question de l’information et plus précisément, la sensibilisation du grand public afin de prévenir contre la maladie. Mais aussi et surtout une information pour les gens qui sont déjà atteints de cette maladie. Le salon organisé par l’association El Amel avec le Ministère de la Santé, accueillera des nutritionnistes, des oncologues et tous les professionnels. Ils seront là pour guider, informer…Des guides et des brochures seront ainsi disponibles pour permettre aux visiteurs de mieux comprendre la maladie.

Qu’en est-il des campagnes de dépistage du cancer du sein que vous avez lancé à la fin de l’année 2015 ?

En fait, les campagnes de dépistage de ce cancer ne datent pas seulement d’hier, nous avons commencé en 2009. C’est des campagnes qui s’étalent donc sur plusieurs années, dans le but justement d’éviter aux femmes atteintes de se retrouver à des stades avancées du cancer, surtout qu’en Algérie, 3500 femmes décèdent chaque année de cette maladie, soit 10 femmes par jour en moyenne.

Depuis le 2 janvier, notre campagne s’est rendue dans les zones rurales, dans l’optique de sensibiliser les femmes, leur apprendre des méthodes leur permettant elles-mêmes de détecter la maladie, notamment par l’autopalpation ou encore de se regarder simplement dans le miroir et de remarquer si un sein est inhabituellement plus gros qu’un autre. C’est cette culture que nous visons, inculquer aux femmes le bon réflexe.

Est-ce que ces campagnes là sont justement fructueuses puisque cela fait sept ans que vous travailler à sensibiliser mais aussi à détecter cette maladie aussi précocement que possible ?

Bien évidemment. Avant, la majorité des femmes se faisaient hospitaliser à des stades très avancés de la maladie. La majorité décédaient. Elles étaient très rares celles qui s’en sortaient. Aujourd’hui, par contre, elles se font soigner pour des tumeurs beaucoup moins importantes, et le traitement est par conséquent beaucoup moins lourd.

Pour le suivi de la maladie, il y a toujours des malades qui se plaignent du retard des rendez-vous…

Effectivement, quelques majeurs problèmes persistent comme par exemple les rendez-vous pour la radiothérapie. La tutelle a effectivement la bonne volonté de remédier à ces retards là, notamment en inaugurant des centres de radiothérapie à Constantine ou encre à Sétif. Il y en a ceux qui sont en attente, ils vont être inaugurés prochainement. Nous avons aussi le problème de rupture des réactifs et aussi les rendez-vous pour l’IRM. Pour revenir à la radiothérapie, les délais d’attente sont actuellement de 8 mois. Alors qu’après les deux étapes de chirurgie et de chimiothérapie, il y a l’étape de la radiothérapie qui est nécessite d’être entreprise de trois semaines à deux moins, autrement la récidive guette le malade.

Que propose votre association justement pour remédier à ce problème de radiothérapie?

Nous avons plusieurs fois alerté le Ministère de la Santé. Nous voulions aussi impliquer la CNAS dans la prise en charge des patients qui se font traiter chez le privé. Pour nous en tant qu’association de lutte contre cette maladie et devant la détresse des patients, il n’y a que cette solution dans l’immédiat en attendant l’inauguration d’autres centres de radiothérapie. Nous ne voyons pas pourquoi cette discrimination qui touche les cancéreux devant leurs concitoyens atteints d’insuffisance rénale qui eux par contre s’ils font l’hémodialyse dans une clinique privée, ils se font rembourser. Nous avons des cas de patients atteints de cancer pas forcément aisés qui se font endetter pour justement se faire une radiothérapie au privé. Lire la suite

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«Le DRS s’est beaucoup politisé»

Publié le 25/01/2016, par dans Non classé.

– Quelle lecture faites-vous de la situation politique en Algérie, notamment après les derniers changements opérés dans la haute sphère de l’Etat ?

L’efficacité de la lutte contre les groupes terroristes dépend de l’information. D’où l’impératif d’avoir un service de renseignement efficace. L’étude des organisations terroristes actives dans le monde, entre 1968 et 2006, montre que la majorité d’entre elles ont mis fin à leurs activités suite au travail de la police et des Renseignements, qui a permis leur neutralisation pure et simple et l’arrêt de leurs responsables et leaders (40%), ou suite à l’intégration de ces organisations dans le jeu politique (43%).

Durant la guerre froide, il était commun et logique de vanter le « pouvoir égalisateur de l’atome». Aujourd’hui, étant donné la nature de l’ennemi et la lutte contre le terrorisme, on peut parler de « pouvoir égalisateur de l’information». L’information est le pouvoir. Comment s’en servir est, voire plus important que l’information elle-même.

Etant donné la dépendance des grandes puissances de systèmes basés sur la technologie, l’information est la meilleure carte qui s’offre aux petits Etats, comme l’Algérie, pour faire prévaloir une place privilégiée dans le concert des grandes puissances et renforcer leur influence et leur pouvoir de négociation pour appuyer ses objectifs dans d’autres domaines, notamment économiques.

Une source de la CIA explique que l’Agence était incapable d’empêcher les attaques du 11 Septembre 2001 parce qu’elle ne disposait pas d’espion au sein d’Al Qaîda. « Si seulement, a-t-il dit, nous avions eu un homme sur le rocher à côté d’Oussama Ben Laden, étudiant ses pensées, ses plans.» Pour l’Algérie, avoir sa voix au chapitre signifie être l' »homme sur le rocher».

– Quelles sont, selon vous, les raisons qui ont abouti à la dissolution du DRS ?

Les modifications sont normales bien qu’elles interviennent dans un contexte particulier. Les institutions s’adaptent aux menaces externes et internes. Aujourd’hui, les groupes (AQMI et autres) actifs au Sahel et en Libye sont ceux qui présentent le vrai danger par rapport aux groupes résiduels sur le territoire national. D’où l’intérêt de réorienter les structures existantes, créées durant les années 1990, dans un contexte particulier, pour faire face à des dangers aux multiples sources.

La prise d’otages de Tiguentourine était un tournant dans la lutte contre le terrorisme au sens où le traitement sécuritaire en est venu à être subordonné à l’approche militaire. Désormais, il s’agit d’identifier les terroristes, les localiser, les chercher et neutraliser. Par conséquent, l’armée est devenue un acteur-clé. Le DRS s’est beaucoup politisé. Il a pris un poids considérable dans la vie politique algérienne. Et cela est devenu intenable.

Dans un Etat démocratique moderne, les rapports militaire-politique sont soumis à ce que l’on appelle « relations civilo-militaires», c’est-à-dire la subordination du militaire au civil au service du politique. En outre, la centralisation du Renseignement va dans la bonne direction pour pouvoir partager l’information en temps réel.

– La dissolution de ce corps de sécurité signifie-t-elle la disparition de la police politique en Algérie ?

La situation actuelle n’est pas une situation normale. A moyen terme (5 à 10 ans au plus), le paysage politique algérien sera profondément transformé. Par définition, durant ces périodes de transition, tout est fluide et instable. Actuellement, la société algérienne est traversée par des visions différentes de l’avenir, auxquelles s’ajoutent des conflits d’intérêt. Le discours politique a changé et le choix démocratique semble irréversible. Le pouvoir en est conscient. Mais les institutions sont plus démocratiques que les hommes. L’implication et la maturité de la société civile seront déterminantes dans les choix futurs du pouvoir. Lire la suite

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Procès Sonatrach 1 : La défense de Saipem conteste les accusations

Publié le 25/01/2016, par dans Non classé.

L’avocat de Réda Meziane affirme que Contel-Funkwerk a « gêné des intérêts» en apportant des équipements très développés
dans le domaine de la télésurveillance.
Le procès Sonatrach 1 entame sa dernière semaine, avant le verdict, avec la poursuite des plaidoiries de la défense devant le tribunal criminel d’Alger avec les derniers avocats (sur les sept constitués) de Nouria Meliani, directrice du bureau d’étude CAD. Mes Fatma Zohra Chenaïf et Menaouer Mejhouda ont ouvert hier l’audience.

Ils récusent tous les faits retenus contre Meliani et rappellent que l’ouverture d’une enquête complémentaire (le dossier Sonatrach 2) « dans laquelle Réda Hamech a été accusé, au même titre que Meliani, de corruption, de trafic d’influence et de blanchiment, a été faite avant l’arrêt de la chambre d’accusation qui a conduit à ce procès». De ce fait, « l’accusée ne peut être poursuivie deux fois pour les mêmes faits». Me Chenaïf passe à son deuxième mandant, Benaâmar Zenasni, ancien vice-président de TRC (Activité par canalisation) poursuivi dans le cadre du dossier du gazoduc GK3.

La plaidoirie, précise-t-elle, « sera purement technique», avant de faire une rétrospective sur TRC, mais aussi l’histoire depuis le 1er gazoduc, Hassi-Rmel-Arzew jusqu’au 25e, avant d’arriver au Galsi, (gaz Algérie-sardaigne) qui relie l’Algérie à la Sardaigne, au sud de l’Italie, dont l’objectif est d’alimenter ce pays en gaz, mais aussi l’Europe. Ce Galsi porte le nom de Mettei, le premier patron de l’Eni, groupe pétrolier italien qui avait aidé la révolution algérienne, mais aussi la création de Sonatrach. La réalisation du GK3 par Saipem a été, selon l’avocate, un « défi». Il devait alimenter la centrale électrique de Koudiet Edraouech, « qui a coûté à l’Etat 1,2 milliard de dollars. Aujourd’hui, il exporte plus de 5 milliards de m3 de gaz, qui rapportent à l’Algérie 2 milliards de dollars».

« Le trou noir est l’absence d’expertise»

Me Chenaïf indique que l’accusé était sur le point de partir à la retraite, lorsque « le ministre en personne a fait appel à sa compétence. Il est arrivé à TRC alors que Saipem était déjà attributaire du marché. Elle était la moins disante. Il a refusé de signer le contrat avec un tel prix, mais il ne pouvait l’annuler en raison des répercussions financières qui pouvaient en découler.

Il a écrit à son ministre, lui disant que Siapem est la moins disante, mais que son prix était trop élevé. Il l’a convoqué pour lui signifier qu’il n’était pas question d’annuler. Il lui a demandé de négocier. Zenasni écrit au PDG pour l’informer de la décision du ministre pour lui demander l’accord pour exécuter les consignes. Puis, il a entamé les négociations pour un rabais de 30%, puis de 25%. A ce moment, le ministre demande de couper la poire en deux pour arriver à une baisse de 12,5%.

Il est arrivé à 15% de réduction, à savoir l’équivalent de 43 milliards de dinars». Pour Me Chanaïf, le vrai problème ce n’était pas dans les pipes, mais dans leur pose sous terre. « Rappelez-vous l’affaire de l’autoroute. Le volet qui a le plus retennu le débat c’était le relief de la partie Est du pays, tout comme pour le GK3. Il faut préciser que Saipem a installé 350 km de fibre optique qui n’existaient pas, contrairement aux autres gazoducs».

Elle insiste beaucoup sur l’absence d’expertise technique qui aurait pu déterminer le côut du projet, mais aussi le « prétendu» préjudice. A propos du recours aux sociétés nationales, l’avocate rappelle « les nombreux contentieux» que celles-ci auraient laissé derrière elles, puis exhibe plusieurs correspondances relatives aux retards enregistrés dans la réalisation des projets, « faute de capacités».

Elle cite comme exemple le cas de Cosider qui, selon elle, simulait des incidents avec ses sous-traitants, suscitant des contentieux auxquels Sonatrach a fait face. « Je dis à Zenasni que vous aviez mal fait de récupérer plus 100 millions de dollars auprès de Saipem», lance Me Chenaïf, qui ajoute que l’accusé « était venu en pompier pour éteindre le feu à Sonatrach. C’est Abdelhamid Zerguine, son prédécesseur, qui avait décidé de la poursuite de la consultation avec deux sociétés. Il y a un trou noir dans ce dossier qui suscite un grand point d’interrogation. N’y a-t-il pas d’experts chez nous ? L’Algérie recèle de nombreux experts dans le domaine. Je peux citer Ahmed Ghozali, Belaïd Abdeslam, Aït Al Hocine, Hocine Zouieche, etc. Ils sont consultés à l’étranger, pourquoi ne le seraient-ils pas dans leur pays ? Nous aurions pu profiter de leur expérience.»

« Que le parquet ait le courage de s’attaquer aux personnes impliquées»

L’avocate s’adresse au procureur général, lui demandant de révéler « la cascade de contentieux» avec des sociétés étrangères qui ont recouru à l’arbitrage. Elle plaide l’acquittement, avant que Me Hamidi Khodja, l’autre avocat de Zenasni ne lui emboite le pas. Il conteste toutes les accusations, et durant plus d’une heure, il va tenter de convaincre le tribunal du lien entre cette affaire et l’opération « mains propres» menée par « l’homme aux sales besoignes» contre les cadres durant les années 90′, avant de déclarer : « Nous aurions aimé que le parquet général ait plus de courage pour s’attaquer directement aux personnalités visées, au lieu de traîner ces cadres devant la justice.» Pour lui, cette affaire a poussé « 2000 cadres de Sonatrach à déposer leur demande de départ à la retraite.

Elle a eu de graves conséquences sur la compagnie, mais aussi sur l’opep» qui, selon l’avocat, « n’a pu se réunir à cause de l’Algérie qui y jouait un rôle important». Me Khodja surprend l’assistance en lisanr une instruction de l’ancien ministre de la Justice, Mohamed Adami, ordonnant la remise en liberté des personnes placées sous mandat de dépôt sans qu’il n’en soit informé. Le procureur général l’interrompt : « Cela remonte à plus de 20 ans…» Remarque qui fait réagir le juge : « Vous n’avez pas le droit d’intervenir». Le procureur général réplique : « C’est une déclaration publique.

Elle va être reprise par la presse. La précision est importante.» Le juge demande à l’avocat de poursuivre. Me Khodja continue à faire le lien entre cette affaire et celle des cadres incarcérés, puis passe au « au volet lié au droit». Pour lui, l’ouverture de l’information Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 25/01/2016, par dans Non classé.

L’Algérie a besoin d’un compte satellite pour le tourisme

Un forum international sur les statistiques du tourisme sera organisé cette année en Algérie sous l’égide de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), a annoncé le ministère de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat. Ce forum, qui verra la participation de plusieurs experts, a été décidée lors d’un entretien entre Amar Ghoul, ministre du l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat, et Taleb Rifai, secrétaire général de l’OMT, en marge des travaux du 7e Forum sur l’investissement et les opportunités d’affaires en Afrique qui a eu lieu à Madrid. Pour être concret, seul le « compte satellite» peut mesurer le rôle du tourisme dans l’économie nationale. Il fournit plus de détails sur le nombre de nuitées, la durée moyenne de séjour ou le lieu de résidence des visiteurs.

Chorfi exige el adhan

Apparemment à court d’idées, le président de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV), Miloud Chorfi, tente de se trouver des raisons d’exister. A défaut d’interpeller les chaînes de télévision qui ne respectent pas les règles de déontologie, Miloud Chorfi passe des coups de téléphone aux directeurs des rares chaînes sérieuses pour leur demander de passer… el adhan. Selon des sources médiatiques, le président de l’ARAV tente par tous les moyens de se maintenir en poste. « Il lui arrive de prendre son téléphone pour m’informer — pour montrer qu’il travaille — qu’il va publier un communiqué annonçant un avertissement pour ma chaîne», raconte, amusé, le directeur d’une chaîne de télévision.

La tempête Jonas fait 18 morts aux Etats-Unis

La tempête de neige Jonas, qui sévit depuis vendredi soir sur la côte est américaine, a fait 18 morts, selon un dernier bilan actualisé diffusé par Associated Press. La même source fait également état de près de 200 000 foyers américains, essentiellement en Caroline du Nord et à New Jersey, privés d’électricité à cause de cette tempête, inscrite par les services météorologiques américains comme l’un des blizzards les plus violents survenus jusqu’ici aux Etats-Unis. Samedi, le département de la Défense américain a annoncé avoir mobilisé 2200 soldats de la Garde nationale pour aider les services de police et les organismes de secours locaux dans les opérations d’évacuation des personnes coincées par la neige. Au total, 11 Etats de la côte est des Etats-Unis, dont Washington, ont été placés en état d’urgence par leurs gouverneurs, alors que la tempête Jonas continue à toucher cette zone la plus densément peuplée des Etats-Unis.

Un collectif pour sauver Lydia

Un collectif de solidarité s’est constitué pour sauver Lydia Tamourt, une jeune lycéenne de 17 ans, originaire de la commune de M’chedallah, à l’est de Bouira. Elle est atteinte d’un cancer rare nommé sarcome d’Ewing. Son état de santé s’est brutalement dégradé. Sous forme de tumeur osseuse au niveau de la hanche, la maladie l’a contrainte à abandonner ses études. Seule, elle livre une bataille sans merci contre ce cancer. Les nombreux médecins spécialistes qui ont consulté son dossier médical, ont tous émis le même diagnostic. La malheureuse doit subir dans les plus brefs délais une intervention chirurgicale compliquée en France. Le coût de l’opération s’élève à 2,5 milliards de centimes. Le collectif « Pour sauver Lydia» a été vite constitué par les associations et les citoyens de la daïra de M’chedallah. Des comités ont été installés aussi dans les communes voisines. Objectif : réunir le maximum d’argent pour la sauver. « Nous avons réuni quelque 400 millions de centimes pour le moment, mais le temps presse. Pour ceux qui veulent aider Lydia et sa famille, un compte CCP portant le numéro 401345 clé 01 est à leur disposition pour tout versement», dit l’un des animateurs du collectif.
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Louisa Hanoune interpelle Athmane Tartag

Publié le 25/01/2016, par dans Non classé.

La secrétaire générale du PT interpelle également Abdelmalek Boudiaf, le ministre de la Santé, ainsi que le patron du FCE, Ali Haddad, qu’elle somme d’intervenir pour démentir ce que raconte le député dissident Salim Labatcha.
Louisa Hanoune semble n’avoir plus rien à cacher depuis que des attaques ciblent le Parti des travailleurs (PT). Elle a décidé de tout mettre sur la table lors d’une conférence de presse qu’elle a animée hier à Alger. La secrétaire générale du PT interpelle de hauts responsables de l’Etat — Athmane Tartag, le nouveau chef des Services de renseignement, et Abdelmalek Boudiaf, le ministre de la Santé, ainsi que le patron du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Ali Haddad — qu’elle somme d’intervenir pour démentir ce que raconte le député dissident Salim Labatcha qui ne cesse de dire qu’il bénéficie de leur soutien et de leur complicité dans sa tentative de monter un mouvement de redressement contre la direction du PT.

Selon Louisa Hanoune, l’ex-député du PT, qu’elle qualifie de « mercenaire à la solde d’un cercle mafieux et d’un pouvoir parallèle qui veulent accaparer les leviers les institutions de l’Etat», colporte des « allégations très graves». « Si les responsables qu’il cite ne réagissent pas pour mettre fin aux rumeurs auxquelles nous ne croyons pas d’ailleurs, souligne la responsable du PT, on a le droit de douter que le processus de mafiotisation des institutions de l’Etat est arrivé à son terme.» « Je n’accuse personne, mais que chacun prenne ses responsabilités», prévient Mme Hanoune qui rapporte que Labatcha, l’ex-parlementaire du PT, cite aussi l’entourage du Président sans donner plus de détails.

S’agit-il de Saïd Bouteflika, frère cadet et conseiller du chef de l’Etat ? L’oratrice ignore l’identité des personnes en question.
Ce dont elle est sûre, en revanche, c’est que « les attaques qui visent son parti ne sont qu’une étape d’un processus qui veut la destruction de l’Etat pour que l’Algérie devienne comme le Mali sous le protectorat français». Très remontée par les attaques dont elle est la cible, Mme Hanoune tire à boulets rouges sur tous ceux qui sponsorisent « le député mercenaire».

Elle cite le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), le vice-président de l’Assemblée populaire nationale (APN) Baha Eddine Tliba, un membre du secrétariat national de l’UGTA, le ministre de l’Industrie Abdessalem Bouchouareb et un autre ministre dont elle ne veut pas encore divulguer le nom. « Ces gens-là ont échoué. Leurs pratiques, affirme-t-elle, n’ont fait que renforcer les rangs du Parti des travailleurs, qui n’a jamais connu autant de sympathie, d’adhésion et de solidarité entre ses membres et ses militants.» « Tous les militants ont refusé de marcher dans la combine du député mercenaire et ceux qui l’ont actionné en établissant une fausse liste de 39 signataires», soutient Mme Hanoune. « Nadia Yafsah Boudarène (présente hier à la conférence de presse, ndlr) et une militante de Skikda ont été étonnées et surprises de découvrir leurs noms sur la fausse liste des contestataires», indique-t-elle.

Et d’ajouter que les comploteurs ont ramené d’anciens militants qui ont été exclus du PT : « Un de Mostaganem parce qu’il ne cadrait pas avec la ligne du PT et avait traité les habitants de cette wilaya d’arriérés ; un autre pour une affaire de corruption.» Des militants et des élus d’autres formations politiques ont également été cités pour intoxiquer l’opinion publique. « Le PT ne pliera pas», a asséné Mme Hanoune, qui a annoncé hier le soutien officiel du parti à la moudjahida Zohra Drif et au moudjahid Yacef Saâdi, cibles « d’attaques criminelles». « C’est une opération criminelle qui ne peut être menée que par des traîtres et des harkis», a déclaré la secrétaire générale du PT.

« Ce qui est visé, c’est la Révolution et le moral des Algériens», explique Mme Hanoune, qui se demande « si le président Bouteflika, lui-même moudjahid, était au courant de ces attaques». « Le sait-il ? Ce n’est pas normal que des icônes de la Guerre de Libération fassent l’objet de telles attaques sans qu’il réagisse», doute la conférencière. Ce qui scandalise encore plus Mme Hanoune, c’est le silence de toutes les institutions de l’Etat ; elle compare le média derrière ces attaques de « cinquième bureau à l’époque coloniale».

« Ce sont des harkis et des fils de harkis», peste la secrétaire générale du PT, qui explique « les attaques du cercle mafieux et du pouvoir parallèle» par le fait qu’elle ait « intégré la démarche des 19». « Le crime que j’ai commis est d’avoir signé la lettre de demande d’audience au Président et de chercher à trouver une issue à l’impasse qui tue le pays», a indiqué Mme Hanoune, qui s’interroge aussi sur « l’Etat civil», dont certains parlent, doutant de l’objectif des enquêtes sécuritaires dont font l’objet des militants du PT dans certaines wilayas.

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Les versements ont chuté de plus de 80%

Publié le 25/01/2016, par dans Non classé.

Les versements au Fonds de régulation des recettes (FRR) ont chuté de plus de 80% durant les 10 premiers mois de l’année 2015 en s’établissant à 255,95 milliards de dinars contre 1307,36 durant la même période de 2014, a annoncé hier le ministère des Finances, cité par l’APS.
Quant aux prélèvements opérés à partir de ce Fonds, destinés à financer le déficit du Trésor public, ils ont atteint 1850 milliards entre janvier et octobre 2015 contre 2965,67 durant la même période de 2014. A rappeler que les avoirs du FRR — un fonds alimenté de l’écart entre la fiscalité pétrolière effectivement recouvrée et celle budgétisée sur la base de 37 dollars/baril — étaient de 4488,2 milliards à fin 2014.

Durant les années précédentes, lorsque le baril de brut valait 100 dollars et plus, le FRR était alimenté dès les mois d’avril-mai de chaque année, alors qu’en 2015, en raison de la chute drastique des cours pétroliers, le Fonds n’avait commencé à être alimenté qu’à partir de septembre dernier, a précisé la même source. Ce qui signifie que le FRR n’a enregistré aucune plus-value entre janvier et fin août 2015, alors que les prélèvements ont continué à être opérés.

La fiscalité pétrolière recouvrée durant les dix premiers mois de 2015 a totalisé 1978,9 milliards contre 2885 durant la même période de 2014, soit une baisse de 31,4% en un an. La fiscalité budgétisée dans la loi de finances complémentaire 2015 a été de 1722,94 milliards. Quant aux recouvrements de la fiscalité ordinaire, ils ont atteint 1897,65 milliards durant les dix premiers mois de 2015 contre 1720,63 sur la même période en 2014 (+10,3%).

Les recettes budgétaires effectives ont totalisé 4030,19 milliards de dinars durant la même période, contre des dépenses budgétaires de 6244, soit un déficit global du Trésor de 2338,83 milliards, financé essentiellement à partir du FRR (contre un déficit de 2264,55 milliards durant la même période en 2014). A noter que la moyenne annuelle des prix du brut algérien, Sahara blend, est passée à 52,79 dollars en 2015 contre 99,68 en 2014, en chute de 47% sur un an. Lire la suite

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