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Le 7e Festival culturel international de danse contemporaine s’ouvre à Alger

Publié le 18/12/2015, par dans Non classé.
Le 7e Festival culturel international de danse contemporaine s'ouvre à Alger
ALGER-Le 7e Festival culturel international de danse contemporaine s’est ouvert jeudi à Alger avec des prestations conduites par de jeunes ballerines et danseurs algériens, italiens et Turcs, dans des chorégraphies aux thèmes existentiels, marqués par la finesse du geste et la grâce du mouvement. Le public nombreux de la salle…

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«L’image d’un pays n’est forte à l’étranger que si sa communauté est respectée»

Publié le 18/12/2015, par dans Non classé.

Vous vous êtes intéressée de près au dossier des consulats algériens en France et vous avez même tenté d’interpeller les autorités sur leur situation. Quel est votre constat sur le fonctionnement actuel de ces structures ?

Je peux vous dire qu’il y a un sérieux problème dans l’accueil du public. Mais je pense que les consulats ne sont pas les seuls responsables de cette situation, car ils ne sont, au final, que des représentations de l’Etat. C’est à l’Etat d’organiser ses propres structures. Les consuls ne sont pas libres, car la direction centrale les empêche de prendre des initiatives. Quant aux raisons de dysfonctionnements, elles sont à mon avis simples : il n’y a aucune transparence, aucune concertation, ni anticipation. De plus, l’Etat n’a aucune vision sur sa propre communauté. Je pense que les consuls nouvellement installés ont la volonté à travailler, mais ils ont malheureusement hérité d’une situation catastrophique. Ils ne peuvent pas faire grand-chose.

Beaucoup font porter le chapeau aux fonctionnaires et aux agents de sécurité de ces consulats… Qu’en pensez-vous ?

Il ne faut pas tout stigmatiser. Il y a bel est bien une partie des fonctionnaires qui ont une vraie conscience professionnelle. Je parle de ceux qui travaillent, car les autres personne ne peut les toucher. Ils sont protégés par Alger. Il faut renforcer ceux qui travaillent par d’autres qui partagent la même philosophie. L’Etat ne doit pas supprimer les 100 postes introduits cette année dont les contrats vont expirer fin 2015. Quant aux ressortissants, pourquoi acceptent-ils de payer 20 euros pour un ticket d’entrée au consulat ? La responsabilité est donc partagée. Je leur rappelle que les fonctionnaires du consulat de Montpellier qui ont déposé plainte contre l’Etat algérien ont fini par avoir gain de cause. L’Etat a été condamné à leur payer leurs salaires. Je tiens aussi à dénoncer certains comportements indignes. J’ai vu des hommes engeuler des femmes qui étaient derrière le guichet. Que le respect soit mutuel aussi.

Que proposez-vous pour améliorer la situation ?

Pour le biométrique, l’erreur que nous avons faite et d’avoir centralisé plusieurs départements dans le même consulat. Parfois, ce sont des départements de grande concentration d’Algériens. Je pense qu’il faut commencer par la décentralisation. Nous avons beaucoup d’élus municipaux d’origine algérienne qui peuvent nous accompagner dans la mise en œuvre du biométrique et qui le feraient avec plaisir. Pourquoi l’Etat ne demande pas de salle municipale à l’adjoint d’Orly ?

Nous pouvons aussi décentraliser un diplomate avec une station mobile. Les associations peuvent nous aider en ouvrant leurs portes et éviter aux gens de faire 300 km aller-retour. Le problème réside en l’afflux massif des gens. Certains y passent carrément la nuit. Malheureusement, cela nous pousse à comprendre que nous ne sommes que des chiffres aux yeux des Affaires étrangères. C’est inacceptable, car l’image d’un pays n’est forte à l’étranger que si sa communauté est respectée. Or, pour changer réellement les choses, il faudra opter pour une solution radicale, car on ne peut changer une situation qui a pris vingt ans pour se construire. Lire la suite

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Tizi Ouzou : visite mouvementée du wali à Azeffoun

Publié le 18/12/2015, par dans Non classé.

Le wali de Tizi Ouzou, Brahim Merrad a effectué une visite de travail et d’inspection, mercredi dernier, dans la daïra d’Azzefoun.
Cette visite a été marquée par son passage dans la commune d’Akerrou, où les citoyens ont accueilli le premier responsable de la wilaya avec des banderoles, réclamant leur « part de développement, notamment des infrastructures pour la jeunesse marginalisée», explique Lahcen Lardjene, président du comité du village. Le wali a effectué un déplacement vers la commune d’Aghribs, où les autorités ont prévu de réaliser un Centre d’enfouissement technique (CET) pour « mettre fin aux décharges sauvages».

Mais les habitants de cette commune se sont opposés à la réalisation de « ce CET qui est une destruction d’un potentiel forestier dans le lieu désigné, car c’est le poumon de toute la région. Nous sommes pour la réalisation d’un CET ou un incinérateur, mais il faut qu’il y ait consensus entre l’Etat et les villages concernés», juge Ahcène Aider. Lors de la rencontre qu’a tenue le wali au chef-lieu de la daïra, un membre de l’association Action jeunesse de la commune d’Akerrou, Redouane Lemdani, a été empêché d’accéder à la salle de conférences.

« Le secrétaire général de notre APC m’a tiré par la main et m’a empêché d’accéder à la salle. Il a même ordonné aux policiers de m’interdire d’entrer alors que j’avais un badge d’accès», dénonce le concerné. Ce geste a failli faire réagir la population du village, car ce membre de l’association « est connu pour son engagement et ses positions dans le village, il est connu pour sa franchise. Il avait en sa possession une lettre à remettre au wali», révèle Lahcen Lardjene. Le secrétaire général de la commune explique : « Redouane n’est pas invité par l’APC, nous avons reçu des instruction claires de notre tutelle qui est la wilaya !» Lors de cette rencontre, le wali s’est montré : »le centre d’enfouissement technique va être réalisé à tout prix». Lire la suite

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Que comporte le nouveau calendrier national des vaccinations ?

Publié le 18/12/2015, par dans Non classé.

Le nouveau calendrier des vaccinations établi par le ministère de la Santé a pris effet cette semaine. Première nouveauté : l’introduction du vaccin antipoliomyélitique injectable.
Ce vaccin prévient contre la poliomyélite qui est une infection qui touche principalement les enfants de moins de 5 ans et entraîne une paralysie irréversible. Désormais, les enfants devront effectuer le vaccin polio sous sa forme injectable (VPI), et sous forme orale. « L’introduction de ce vaccin rentre dans le cadre de la stratégie mondiale mise en place par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’éradication de la poliomyélite», affirme le professeur Ismaïl Mesbah, directeur de la prévention au ministère.

Autre nouveauté : les vaccins contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (ROR). Si la rubéole est une infection virale qui est généralement bénigne, ce n’est pas forcément le cas pour les autres. En effet, selon l’OMS, la rougeole serait une cause importante de décès des enfants, car elle se caractérise, entre autres, par une forte fièvre. Quant aux oreillons, il s’agit d’une « maladie très contagieuse d’origine virale pouvant entraîner des complications graves». Ainsi, les enfants seront désormais immunisés contre ces infections grâce à l’introduction de ces vaccins.

Et enfin, le dernier vaccin anti-pneumococcique. Pour le pédiatre Nadir Benlakhdar, « il s’agit d’une très bonne initiative qui permet de prévenir les infections. Désormais, nos enfants auront droit aux mêmes vaccins dont bénéficient les Européens et ce ne peut être que bénéfique pour eux.» Il est à noter que l’objectif de cette opération s’inscrit dans le cadre des recommandations et de l’élargissement du calendrier vaccinal tracé par l’OMS. Par ailleurs, tous les anciens vaccins sont maintenus dans le calendrier. Lire la suite

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Pagaille aux consulats algériens de France

Publié le 18/12/2015, par dans Non classé.

Les associations de la diaspora algérienne continuent à recueillir les plaintes de ressortissants ayant été victimes d’agressions verbales ou physiques aux consulats algériens de France. Pour expliquer cette situation, certains évoquent le manque de personnel, d’autres accusent l’Etat.
« Les consulats algériens en France nous rappellent la crise économique vécue pendant les années 1990 en Algérie. Les gens font des chaînes interminables qui commencent parfois à 5h du matin. Ils gueulent, s’insultent et se bagarrent. Malheureusement, il y a des altercations quotidiennes.

C’est infernal.» Wahid, la quarantaine, marié et père d’une fille de deux ans, raconte ce qu’il a vécu, le 3 décembre dernier, avec sa femme dans un consulat algérien dans le sud de la France. « Je venais juste de déposer mon dossier pour l’acquisition de mon passeport biométrique, chose que le consulat a refusé à ma femme à qui il manquait la carte consulaire.

Et au moment où on attendait notre tour au service concerné, un agent a quitté son guichet et a exigé de nous, sur un ton menaçant, de regagner la salle d’attente. Je lui ai expliqué pourtant qu’elles étaient toutes pleines à craquer, en vain. Il a insisté en nous hurlant dessus : ‘‘dégagez ! » Puis, il s’en est pris à une vieille de 90 ans qui avait oublié son ticket. Je suis intervenu pour le calmer, et c’est là qu’il m’a donné un coup de poing au visage, me causant une fracture au nez et plusieurs fragments au profil», témoigne Wahid.

Agresseur

Ce ressortissant algérien qui habite Marseille a eu dix jours d’incapacité temporaire de travail, ce qui constitue, selon la législation française, un fait grave, affirme Yougourthen Ayad, président de l’association « Algériens des deux rives et leurs amis» (Adra), qui a reçu la plainte de Wahid.

« Son agresseur risque la prison, car dépasser huit jours d’ITT est considéré comme un acte grave, assure le président d’Adra. Nous sommes la cinquième génération d’Algériens en France et nous avons toujours le même nombre d’employés dans nos consulats. Il y a un afflux important de ressortissants qui viennent chaque jour pour régler leurs papiers. Ils sont pris en charge par un personnel insuffisant qui travaille sous pression.

C’est cette situation qui génère ces problèmes.» La scène vécue par Wahid n’est pas un fait isolé. Il suffit de taper « consulat d’Algérie en France» sur YouTube pour tomber sur des dizaines de vidéos, diffusées par les Algériens établis en France, qui expliquent la situation « déplorable» dans nos consulats dans l’hexagone. « Prendre un rendez-vous pour déposer un dossier peut prendre jusqu’à quatre mois. Dans certains consulats, vous ne pouvez pas avoir de ticket d’entrée si vous n’avez pas payé 20 euros à l’agent d’accueil.

Acquérir un passeport biométrique est très éreintant, compliqué et coûteux pour nous qui vivons à plus de 100 km de Paris. Idem pour l’extrait de naissance S12 et pour la carte consulaire. C’est plus qu’un défi pour beaucoup d’entre nous», avoue Karim, un résident algérien à Paris.

Lamamra

Yougourthen Ayad revient sur la nature des plaintes déposées par les victimes dans son association : « Nous avons reçu plus d’une trentaine de plaintes depuis août dernier. Il y a eu des séquestrations au consulat de Paris. Des échanges verbaux et des violences dans le consultas de Vitry, Bobigny et Nanterre. Des Algériens ont été intimidés et ont vu leur téléphone confisqué, puis séquestrés comme c’était le cas à Nanterre et Vitry.

Nos autorités ne portent aucune considération pour nos ressortissants. Nous n’avons pas arrêté de déplorer cette situation, en vain. Nous avons contacté certains de nos députés qui n’ont malheureusement rien fait jusque-là», s’indigne Yougourthen. L’indignation des ressortissants algériens en France a poussé le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, à effectuer une visite inopinée, la semaine dernière, au consulat de Bobigny et à celui de Nanterre à Paris. Sur place, le ministre a écouté les doléances des ressortissants.

Bobigny

Idem pour le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, qui s’est rendu, avant-hier, au consulat de Bobigny où il a pu s’enquérir des problèmes de l’administration, notamment par rapport aux passeports biométriques qui causent d’énormes complications aux binationaux comme au personnel des 18 consultas. Mais les associations, elles, comme celle d’ADRA, « attendent du concret», affirme encore Yougourthen.

Chafia Mentalecheta, députée de la communauté étrangère établie en France (voir interview), est l’une des quatre députés algériens en France à avoir soulevé la question des consulats au niveau de l’Assemblée populaire nationale. Dans deux lettres adressées, il y a un mois, au Premier ministre et au ministre des Finances, la députée avait tiré la sonnette d’alarme sur la situation qui prévaut dans les 18 consulats hexagonaux. « Seuls certains consulats à faible densité continuent à fonctionner par prise de rendez-vous.

Pour les autres, les ressortissants refont la chaîne pour avoir le ticket de passage, même pour s’informer par exemple. L’attente se fait parfois dehors, dans des conditions métrologiques catastrophiques. La chaîne commence parfois à 21h. Le stress et le sentiment de perdre son temps font oublier le sens de la raison. Les altercations ne multiplient, lit-on dans la lettre de la députée. En 2014, il a été décidé que le personnel des consulats soit renforcé par 100 personnes, mais rien n’a changé depuis car le recrutement se fait malheureusement selon le carnet d’adresses des candidats.»

Binationaux

L’autre association qui s’intéresse de près à ce dossier et qui est l’une des associations qui a porté le problème de rapatriement des corps en Algérie qui sont toujours à la charge des familles est Diasporas des Algériens résidant à l’étranger (DARE). Son vice-président, Otman Douidi, évoque entre autres le problème de compétences parmi le personnel travaillant dans ces consulats. « 85% du personnel est recruté sur la base de connaissances.

Prenez leurs noms et vérifiez-les. Ils se ressemblent tous, dénonce-t-il. Il faut que ça change. Il faut en finir avec le parachutage de gens qu’on envoie à partir d’Alger. Recrutons ici. Nous avons des compétences qui connaissent très bien les problèmes de notre diaspora.» Selon le président d’Adra, un million et demi d’Algériens résidant en France n’ont pas encore eu leur passeport biométrique.

Ce problème sera, selon lui, loin d’être réglé après Lire la suite

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Mères célibataires, et alors ?

Publié le 18/12/2015, par dans Non classé.

Elles sont chassées par leur famille, leurs enfants sont stigmatisés à l’école, elles ont du mal à joindre les deux bouts. Mais à Alger, élever un enfant seule n’est plus un si grand tabou. El Watan Week-end a rencontré ces mères courage qui assument envers et contre tous.
« J’ai été abandonnée par ma famille, mais je n’abandonnerai pas mon enfant. Pour rien au monde.» Kahina, 34 ans, habite à Alger et travaille comme femme de ménage la matinée et garde-malade l’après-midi.

Son seul souci : élever et éduquer sa fille de 5 ans, née hors mariage, dans les conditions les plus « normales». « Je travaille 11 heures par jour juste pour offrir une bonne situation à ma fille sans avoir recours à personne.» Son histoire ressemble à celle de nombreuses mères, puisque le réseau Wassila et le ministère de la Santé estiment que 5000 nouveau-nés chaque année sont de mères célibataires en Algérie.

Alors que le ministère de la Solidarité parle de 3000, un rapport publié par Santé Sud, évoque 7000 naissances hors mariage par an en Algérie, un chiffre en hausse, soit 6 fois plus qu’en Tunisie. « Ma fille est venue au monde après un amour de 4 ans, j’avais 29 ans. On était amoureux, avec son père.

Enfin, c’est ce que je pensais, raconte-elle. J’étais très contente. Je pensais qu’on allait se marier.» Abandonnée par le géniteur de sa fille, puis par sa famille et ses amis, cette maman solo affronte un quotidien difficile dans un studio au rez-de-chaussée. « Quand les jeunes du quartier ont remarqué que je vivais seule avec mon fils, ils venaient taper à ma porte tous les soirs. Je n’arrivais pas à dormir. J’en ai parlé à l’imam du quartier, qui m’a aidée. Il a demandé à d’autres jeunes de nous protéger.» La société toute entière voit en elle une « pestiférée».

CARTONS

« Insultes, jugements et obstacles. C’est le quotidien de toute mère célibataire dans ce pays, déplore-t-elle. Mais aujourd’hui, le regard des autres ne me gêne plus. Ma fille, son éducation et son avenir sont tout ce qui compte pour moi. Quant à ma famille, personne n’a cherché à me contacter. Même moi, je ne veux plus en entendre parler.

Quand je pense que même ma mère m’a rejetée, alors que je m’attendais à ce qu’elle soit de mon côté.» Conséquence de cette stigmatisation : rejet et jugement de la société ; plusieurs femmes risquent leur vie en ayant recours à des avortements clandestins, pratique interdite par la loi algérienne.

Cependant, si la situation des mères célibataires rimait autrefois à humiliation, isolement et abandon d’enfants, ces dernières sont aujourd’hui – en tout cas à Alger – déterminées à se prendre en charge et heureuses d’être maman. Lamia avait 18 ans quand son fils est venu au monde. Violentée à la maison, elle va chercher un peu d’affection dehors. Séduite par son voisin, elle tombe rapidement enceinte. Une fois que ses parents et son frère l’apprennent, Lamia reçoit encore des coups. Elle parvient à fuir la maison et à trouver refuge chez sa tante.

« Elle a bien pris soin de moi durant la grossesse, mais ça n’a pas été le cas après l’accouchement. Ma tante me battait pour n’importe quel pretexte. Elle qui n’avait pas d’enfant, voulait prendre mon fils et s’énervait quand je m’approchais de lui», raconte-t-elle. Face à cette situation et malgré son jeune âge, Lamia prend des décisions et assume ses responsabilités envers son fils. Elle quitte la maison de sa tante et commence à chercher un travail. « Avec un niveau scolaire moyen et un bébé sur les bras, ça n’a pas été facile», affirme-t-elle.

DE MON MIEUX

A 20 ans, la jeune maman a travaillé comme femme de ménage et concierge. « Je n’avais pas le choix, j’étais prête à tout pour nourrir mon fils. On a passé des nuits dehors, sur des cartons, mais il était hors de question que je l’abandonne», lance-t-elle. Aujourd’hui, la jeune maman a 25 ans et vit dans un studio avec son fils de 7 ans. C’est sa deuxième année à l’école. « La seule chose qui m’inquiète c’est qu’en milieu scolaire, mon fils affronte, à son tour, le regard de la société contre lequel je ne peux pas le protéger.

La première semaine d’école, le directeur m’a convoquée pour me dire que trois mères d’élèves, des femmes du quartier, sont venues demander le changement de classe de mon fils, car elles n’acceptent pas qu’il côtoie leurs enfants ! J’entendais ce genre d’histoires mais je n’y croyais pas jusqu’à ce que ça m’arrive.» Finalement, Lamia réussit à le maintenir en classe. Aujourd’hui, elle est vendeuse : elle passe neuf heures par jour dans un magasin de vêtements et prépare, chaque soir, des gâteaux pour le café du quartier afin de subvenir aux besoins de son fils.

« Nourrice, loyer d’une chambre sur une terrasse, charges, vêtements, affaires scolaires… il faut de l’argent pour assurer tout ça ! Et dans cette situation, il ne faut pas compter sur l’Etat pour t’aider !» Neila, 32 ans, est maman célibataire d’une fillette de 2 ans. Cette enseignante est tombée enceinte après une relation amoureuse qui a duré 5 ans. Une fois la grossesse annoncée, son compagnon la quitte et fuit toute responsabilité. « Malgré les circonstances, j’étais contente à l’idée d’être maman.

Ma mère a respecté mon choix, mais m’a demandé de m’éloigner pour éviter les jugements des proches et des voisins», révèle-t-elle. Quatre mois après, ne pouvant plus cacher sa grossesse, Neila quitte Oran et s’installe à Alger où elle enseigne dans une école privée. « Je me bats pour ma fille… C’est vrai que j’aurais préféré qu’elle vive dans une véritable famille, mais je fais de mon mieux pour qu’elle ne sente aucune différence», conclut-elle.

*Les prénoms ont été changés
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