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«Le meilleur hommage à Si L’Hocine, c’est l’instauration de la démocratie»

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.

Proche collaborateur durant la période difficile des années 1990, Mustapha Bouhadef apporte son témoignage sur le leader Aït Ahmed, le politique et l’homme qui se confondent. « On ne peut distinguer, chez Hocine Aït Ahmed, l’être humain de l’homme politique. Sa lutte pour les droits de la personne humaine et la démocratie est indissociable du vécu quotidien des Algériens.»
– Vous étiez l’un des collaborateurs directs de Hocine Aït Ahmed au sein du FFS pendant de longues années. A quand remonte votre premier contact et dans quel contexte ?

Mon premier contact avec Hocine Aït Ahmed date de 1990, au moment de l’ouverture politique ayant suivi les événements d’Octobre 1988, qui laissait espérer enfin une voie démocratique. C’est dans ce contexte que j’ai rencontré Si L’Hocine, qui recevait beaucoup de monde à l’époque et qui m’a convaincu, par son charisme et le programme politique, de rejoindre le FFS.

Dans le cadre de la préparation des textes du premier congrès, j’ai eu le privilège de diriger une commission sur l’éducation et la culture, qui a élaboré le projet du « système éducatif» du parti, avec le concours de beaucoup de compétences avérées dans ce domaine particulier. La période de la préparation de ce congrès était particulièrement féconde et constructive, période où j’ai commencé à mieux connaître Si L’Hocine.

– La période la plus difficile était la décennie rouge, notamment les années 1994 à 1996. Comment l’avez-vous vécue au FFS ? Avez-vous subi des pressions ?

En effet, c’était une période très difficile. Hocine Aït Ahmed a été obligé de reprendre le chemin de l’exil pour différentes raisons, dont la « liquidation» en direct à la télévision de Mohamed Boudiaf pendant une conférence à Annaba, qui signifiait à la population jusqu’où les assassins pouvaient aller ; la fermeture de plus en plus dure des champs politique et médiatique ; la gestion, par un pouvoir autoritaire, de la société, avec une restriction drastique des libertés individuelles et collectives, faisant fi des droits de la personne humaine, droits qui furent le combat permanent d’Aït Ahmed.

C’était une période où, pour le FFS, il s’agissait de résister, pacifiquement bien sûr, et de préserver ses militants, au moment où les enlèvements et les assassinats étaient le quotidien de la population algérienne. N’oublions pas le lourd tribut payé par le FFS avec les assassinats de militants, membres du conseil national, de M’barek Mahiou, secrétaire national, tant regrettés par tous. C’était aussi la période du contrat national qui aurait pu constituer une sortie de crise pacifique et qui aurait pu éviter la tragique effusion de sang. C’est dans cette conjoncture que, fin décembre 2001, des individus armés se sont présentés à mon domicile, alors que je n’y étais pas…

– Quels étaient vos rapports avec Aït Ahmed à ce moment-là ? Comment réagissait-il aux événements ?

Nous nous rencontrions régulièrement à l’étranger, le secrétariat national et lui-même, pour faire des analyses de la situation du parti et du pays ; pendant ces séances il écoutait tout le monde et des décisions étaient prises concernant la marche du parti. De plus, son contact avec le FFS était pratiquement quotidien et on réalisait qu’il suivait attentivement l’évolution politique dans le pays.

– Qu’est-ce qui vous a le plus marqué chez l’homme ? Au-delà de l’homme politique, Aït Ahmed, l’humain, comment le décrivez-vous ?

On ne peut distinguer chez Hocine Aït Ahmed, l’être humain de l’homme politique. Sa lutte pour les droits de la personne humaine et la démocratie est indissociable du « vécu quotidien» des Algériens. Doué d’une intelligence politique aiguë, il ajoute constance, persévérance, pugnacité dans les idées et les actions. J’ai pu apprécier sa capacité d’écoute, la pertinence de ses remarques, son esprit de synthèse, ses connaissances dans pratiquement tous les domaines, sa grande culture et surtout sa propension à proposer d’innovantes initiatives de dépassement aux événements conjoncturels.

Mais ce qui m’a le plus marqué chez Hocine Aït Ahmed, c’est son humanisme, sa simplicité, sa défense permanente des droits de l’homme et son abhorration de la police politique dont il ne cessait de réclamer la dissolution. Toutes les précautions prises lui ont, peut-être, permis de finir son cycle de vie militante par une mort naturelle parmi ses proches. Cette hauteur de vue fait, peut-être, qu’il n’a pas su éviter parfois de sacrifier ses proches collaborateurs, dans certaines circonstances.

– Ceux qui l’ont combattu violemment hier le célèbrent aujourd’hui. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Cette question me rappelle ce qu’il m’avait dit lors de la disparition d’un opposant, ancien responsable de la Révolution, que le pouvoir s’est soudainement mis à glorifier : « Ils nous préfèrent morts plutôt que vivants.» Il n’a pas échappé à cette règle. D’aucuns veulent déjà s’ériger en héritiers de son combat qu’ils ne partageaient pas de son vivant. Cela prouve, s’il en était besoin, la valeur universelle et la justesse de sa lutte pour la liberté et la démocratie.

– Comment avez-vous vécu la disparition de Si L’Hocine ?

J’ai été frappé par le large mouvement de sympathie de la part de la population algérienne. Quant à moi, j’ai perdu quelqu’un qui m’a beaucoup appris. J’ai ressenti, au moment de l’annonce de son décès, que l’Algérie perdait un grand dirigeant politique et surtout un repère. C’est le seul qui a continué le combat pour la démocratie après l’indépendance du pays : le pays s’est libéré du colonialisme certes, mais sans liberté des personnes hélas ! Faire aboutir l’instauration de la démocratie et le respect des droits de la personne humaine, y compris dans les institutions, la société civile, la société politique, c’est le meilleur hommage que nous pouvons rendre à Hocine Aït Ahmed.
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Vers un guide-barème du handicap

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.

Réuni pour sa session ordinaire annuelle, le Conseil national des personnes handicapées a examiné, hier, à l’Institut national de santé publique (INSP) d’Alger, la possibilité d’adopter un guide-barème du handicap, un plan national d’urgence sur l’autisme et l’insertion professionnelle des personnes handicapées.
En présence des représentants des secteurs en relation avec cette frange fragile et sensible de la société, notamment ceux de la Santé, l’Intérieur et des Collectivités locales, de l’Education et de la Solidarité nationale, d’autres points très importants sont venus enrichir le débat, notamment l’état d’avancement de l’accessibilité pour les personnes handicapées et la scolarisation des enfants aux besoins spécifiques pour l’année scolaire en cours.

En présence de la ministre de la Solidarité nationale, Mounia Meslem-Si Amer, la chef de service chargée des habitants au Centre national d’études et d’analyse pour la planification (Cenéap), Nadia Attout, a dévoilé que l’enquête sur le handicap sera bientôt entamée ; elle concernera près de 37 000 familles réparties sur le territoire national. Pour le moment, selon Nadia Attout, des enquêteurs-formateurs sont en session de formation. L’enquête permettra d’identifier les personnes atteintes de handicap et de les classer selon le nouveau guide-barème qui sera établi dans ce sens afin d’assainir et de reclassifier cette frange de la société.

D’après un cadre au ministère de la Solidarité nationale, ces personnes seraient au nombre de 862 000 possédant des cartes de handicapé. Ce nouveau guide, qui obéira aux normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), verra l’inclusion des normes d’ordre social relatives à la possibilité pour la personne de travailler et les spécificités de son lieu de résidence.

Pour ce qui est du plan d’urgence de l’autisme, Nassira Bendine, sous-directrice chargée du suivi et de l’évaluation de la prise en charge institutionnelle des personnes handicapées au ministère de la Solidarité nationale, a expliqué que ce projet porte sur plusieurs axes importants, à savoir la création de centres régionaux de référence pour l’autisme, l’aménagement d’établissements spécialisés pour ces jeunes malades et aussi l’insertion des jeunes autistes dans les établissements publics, la formation du personnel prenant en charge ces malades dès leur jeune âge et spécialement les parents qui jouent un rôle important dans le développement des connaissances de leurs enfants et l’acquisition de l’autonomie. Dans ce sens, sept centres de formation ont été ouverts cette année à travers le pays et quatre autres le seront à partir de janvier prochain. Lire la suite

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Rachid Taha et Catherine Ringer

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.

Cela a eu lieu à l’occasion de la 30e édition des Victoires de la musique (les Grammy français), lors d’une cérémonie diffusée en direct sur France 2. Rachid Taha formera un duo chic et choc avec Catherine Ringer, ex-Rita Mitsouko (Marcia Baïla, Andy).
Un moment fort de la soirée. « Je suis très heureuse de chanter Ya Rayah. C’est une chanson de Dahmane El Harrachi qui a fait le tour du monde. Et que Rachid Taha a reprise merveilleusement ! Et c’est une chanson qui raconte : oh, émigré ! Oh, voyageur ! Mais où pars-tu ? Tu sais que beaucoup de gens naïfs ont voulu quitter leur pays, comme ça, pour aller dans des endroits soi-disant idylliques. Et ils l’ont regretté», introduira-t-elle la chanson mythique de Abderrahmane Amrani (Dahmane El Harrachi).

Aussi, et contre toute attente, Catherine Ringer interprétera Ya Rayah totalement en langue arabe. Une belle leçon de générosité, de tolérance et de bonne intelligence d’une grande mélomanie dispensée par Catherine Ringer. Et en prime, elle esquissera des pas de danse typiquement au déhanché à l’algérienne. Recevant son Award, Rachid Taha lancera : « C’est ça la France ! vive la liberté, l’égalité, la fraternité.» Lire la suite

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Procès Sonatrach 1 : Une affaire politique à l’habillage judiciaire

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.

De nombreux avocats regrettent que l’affaire soit « traitée de manière judiciaire», alors que certains hommes politiques
lui ont donné, par leurs déclarations, un cachet purement politique.
C’est dans une ambiance lassante que le procès de l’affaire Sonatrach 1 s’est poursuivi, hier, au tribunal criminel près la cour d’Alger. Durant toute la journée, le greffier a eu du mal à achever la lecture des 70 pages de l’arrêt de renvoi devant une assistance qui avait majoritairement déserté les bancs de la salle d’audience. Pourtant, les faits résumés par ce document de 299 pages, dont la moitié a été lue, ne sont pas des moindres : « association de malfaiteurs», « blanchiment d’argent», « corruption», « trafic d’influence», « violation de la réglementation des marchés publics», « dilapidation de deniers publics», « abus d’autorité», « perception d’indus cadeaux»…

En bref, des faits pour lesquels les 18 accusés risquent de lourdes peines, notamment ceux poursuivis pour des crimes et qui, à l’exception de l’ex-PDG de Sonatrach Mohamed Meziane (laissé en liberté), se trouvent en détention et donc dans le box des accusés, à savoir Mohamed Réda El Smaïl (patron du groupement privé Contel Contracting Algérie, son conseiller financier), l’ex-directeur général du CPA Hachemi Meghaoui, son fils Yazid, les deux enfants Meziane, Fawzi et Bachir, ainsi que les deux ex-vice-présidents de Sonatrach, Belkacem Boumedienne et Benomar Zenasni.

Cependant, c’est dans le hall de la cour d’Alger que les débats s’enflamment. Certains avocats, comme Me Bergheul, regrettent que des personnalités comme Amar Saadani (secrétaire général du FLN), le général Toufik (ex-patron du DRS) et plus récemment, le député islamiste, Hacène Laribi, ne soient pas convoqués à la barre pour être entendus en tant que témoins. « Le secrétaire général du FLN a dit qu’il n’y a rien dans le dossier et que tous les procès-verbaux ont été fabriqués pour s’attaquer au ministre de l’Energie et au Président.

Laribi vient lui aussi nous apprendre que le général Toufik lui a confié que des montants ont transité par le compte de Chakib Khelil. Nous voulons que ces personnes nous disent pourquoi les accusés vont être jugés. Y a-t-il vraiment une affaire Sonatrach ? Est-ce qu’il s’agit d’une fabrication ou non ? L’opinion publique doit savoir ce qui s’est passé. Il est du devoir de tous d’arriver à la vérité. Nous sommes devant un dossier judiciaire certes, mais avec un habillage politique.

En tant que collectif de la défense, il aurait fallu agir d’une seule voix pour réclamer la présence devant le tribunal de toutes ces personnalités qui ont du poids sur la scène politique», explique Me Bergheul. Selon lui, « il y a trop de zones d’ombre qui méritent la lumière». Un avis que partagent certains de ses confrères, mais en évoquant d’autres énigmes non encore élucidées, citant au passage la « dissimulation de documents par des cadres dirigeants de Sonatrach, épargnés par l’enquête et qui sont toujours en fonction.

Mais, aussi la responsabilité avérée de l’ex-ministre de l’Energie, sans pour autant qu’il ne soit entendu, ne serait-ce qu’en tant que témoin lors de l’instruction», révèlent certains avocats. Ils reviennent longuement sur « les anomalies qui entachent» l’instruction, comme par exemple « l’iniquité dans la distribution des inculpations et des non-lieu» à des personnes qui pourtant sont auteurs des mêmes faits commis durant la même période.

D’autres avocats s’attardent plutôt sur le fait que sur les sept accusés poursuivis pour des crimes, un seul, l’ex-PDG de Sonatrach, se trouve en liberté et n’a à aucun moment fait l’objet d’une prise de corps, comme le stipule le code de procédure pénale. Aujourd’hui, le tribunal devra entendre le premier accusé. L’audience, pour beaucoup, s’annonce très riche en informations.
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L’inévitable procès du régime

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.

Un parcours sans faute de 70 années de militantisme, suscitant l’admiration de générations d’Algériens et faisant pâlir de jalousie ses détracteurs qui ont fait preuve de lâcheté ou de compromission devant l’histoire.
Si la mort d’un historique ne peut passer sous silence, celle de Hocine Aït Ahmed est un événement sans précédent qui laissera bien des traces. Ce géant de l’histoire de l’Algérie a marqué du sceau du combat les pages du Mouvement national et la lutte pour l’indépendance ainsi que les pages de la lutte pour la démocratie et l’autodétermination du peuple algérien. Un parcours sans faute de 70 années de militantisme, suscitant l’admiration de générations d’Algériens et faisant pâlir de jalousie ses détracteurs qui ont fait preuve de lâcheté ou de compromission devant l’histoire. Sa vie durant a été une leçon d’indignation face à l’injustice et à l’autoritarisme. Il ne pouvait en être autrement de sa mort.

Dès l’annonce de son décès le mercredi 23 décembre, ce sont toutes les pages de l’histoire de l’Algérie qui se sont ouvertes par ce mécanisme tant redouté par les tenants du pouvoir qu’est la justice de l’histoire. Sa mort semble même être un acte politique, une dernière salve d’un guerrier qui n’a jamais courbé l’échine ni abdiqué.

Le procès du pouvoir s’ouvre avec pour juge un peuple qui n’a jamais douté de Hocine Aït Ahmed et qui se réveille sur ce sentiment amer d’avoir raté avec lui le grand rendez-vous avec la liberté. Depuis donc mercredi dernier, médias, réseaux sociaux et lieux publics n’ont pour sujets que le parcours de Hocine Aït Ahmed, d’une part, et l’implacable jugement de l’histoire sur ses adversaires des groupes de décideurs de 1962 à nos jours, d’autre part.

Le procès est ouvert et les accusés ne manquent pas, à leur tête, au grand dam de Louisa Hanoune, l’inévitable Houari Boumediène dont l’anniversaire de la mort interviendra, comme le veut le hasard de l’histoire, cette semaine. Celui qui mit dans ses geôles le rédacteur du rapport de Zeddine et père de la Révolution et la diplomatie algériennes, Hocine Aït Ahmed, est jugé par « contumace» pour le hold-up du rêve de tout un peuple.

Avec sa mort, le peuple juge pour Aït Ahmed et pour l’histoire, Boumediène et tous les responsables de la tragédie algérienne, dont le premier acte a été commis en 1962 et réédité à chaque rendez-vous électoral. Un autre anniversaire intervient aussi cette semaine, celui de la mort de Abane Ramdane, autre figure de proue de la Révolution algérienne, assassiné par les siens. Et encore une fois et pour l’histoire, Hocine Aït Ahmed, alors en prison, a défendu Abane quand d’autres dirigeants de la Révolution ont acquiescé à l’ordre de liquidation physique prononcé contre lui.

Comment peut-on dire d’un homme de sa stature, ayant fait face à toutes les injustices et refusant tous les honneurs factices que lui proposaient des dirigeants souffrant de légitimité, avoir passé au crépuscule de sa vie un deal avec le pouvoir ? Ses derniers vœux d’enterrement suffisent à dire à tous les malhonnêtes qui continuent de déverser leur fiel qu’il est plus grand pour que l’atteignent tous les écrits commandés. Le seul contrat qu’Aït Ahmed ait passé est un contrat de fidélité à ses idéaux et ses combats pour l’autodétermination du peuple algérien. Il a vécu pour le peuple et c’est ce même peuple qu’il appelle pour l’enterrer. Une autre leçon qui fausse les calculs des manipulateurs. Lire la suite

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L’affaire de plagiat du tube Didi par Khaled : Fausses notes

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.

Le titre Didi, issu de l’album éponyme Khaled en 1992, « enjolivé» par Don Was, producteur des Rolling Stones et Michael Brook, ayant fait danser et rêver les Algériens et le monde entier, est en fait un plagiat. Un « emprunt» de la chanson Eli Kan, éditée en Algérie en 1988 et des chansons identiques Angui ou Selmi de Cheb Rabah, de son vrai nom Rabah Zeradine, d’origine kabyle, natif d’Alger ayant vécu à Oran.
Dans sa décision prononcée, le tribunal de Paris a condamné Khaled à restituer à Cheb Rabah les droits d’auteur perçus pour la composition musicale de l’œuvre Didi, commercialisée à partir de 1991, au titre de son exploitation dans le monde, mais pour une période postérieure à juin 2003 en raison d’une prescription partielle. Le raïman a également été condamné à payer à Cheb Rabah la somme de 100 000 euros en réparation de son préjudice moral, et une autre de 100 000 euros en réparation des atteintes à son droit moral d’auteur.

Soit un lourd tarif de 200 000 euros. De front, le tribunal a ordonné à la SACEM (Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique) de modifier toute sa documentation quant à la chanson Didi pour faire désormais bénéficier cheb Rabah, d’une part, des droits de reproduction mécanique et d’exécution publique « en tant que compositeur» de l’œuvre.

L’avocat de Cheb Rabah, Jean-Marie Guilloux, avait appelé la rédaction d’El Watan en fournissant des informations accablantes : « C’est une reprise qui repose sur un mensonge. L’analyse de la totalité de la musique de la chanson Didi a été effectuée par un expert désigné par la cour d’appel de Paris : une comparaison et l’examen des deux pièces ; l’initiale composition de Cheb Rabah et celle de Didi interprétée par Khaled font ressortir des chiffres identiques. L’expert en musique a relevé que Didi était à 90% identique à la composition de Cheb Rabah.

80% à 89% au niveau de la mélodie et du rythme, et 90% de similitude à celui de l’harmonie. La seule différence, c’est l’introduction de la section cuivre… Khaled est soumis à une exécution provisoire. Il doit payer les 200 000 euros de préjudice moral à Cheb Rabah. Et après, l’expertise est éloquente…». Lire la suite

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