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Inquiétude des fellahs à Bouira

Publié le 04/01/2016, par dans Non classé.

Les agriculteurs craignent pour leur récolte qui pourrait être compromise, en raison du déficit enregistré en pluviométrie.
La pluie n’est pas tombée depuis plusieurs mois sur la plupart des régions du pays, inquiétant ainsi les agriculteurs. Dans la wilaya de Bouira, une région connue pour sa vocation agricole, les chances de sauver la saison sont minces, du fait que le stade végétatif des céréales en particulier devait être satisfait en eau il y a un mois de cela. En conséquence, les averses qui pourraient intervenir dans les prochains jours et semaines s’avéreraient sans effet, même si elles augmenteront les apports aux barrages hydrauliques, expliquent des spécialistes.

Dans la wilaya de Bouira, plus de 70 000 hectares destinés à la céréaliculture ont été emblavés cette saison.
Les agriculteurs craignent pour leur récolte, qui pourrait être compromise. Pour le directeur des services agricoles de la wilaya de Bouira (DSA), Ferhi Belkacem, « rien n’est encore perdu». Ce responsable assure que les moyens d’irrigation sont disponibles et que l’Etat continue de subventionner ces équipements comme les kits d’irrigation. « S’il pleut dans les jours à venir, la saison agricole sera sauvée», rassure-t-il.

Il y a quelques jours, c’est le ministre des Ressources en eau, Abdelouahab Nouri, qui a annoncé qu’il était prématuré de parler de sécheresse dans le pays, car, avance-t-il, « l’évaluation du niveau de remplissage des barrages se fait généralement à partir de janvier». Et de rassurer les agriculteurs en ces termes : « On ne peut pas parler de sécheresse maintenant. Certes, il y a eu un manque de précipitations durant les mois de novembre et de décembre, mais il y en a eu durant les mois de septembre et octobre derniers.»

Par ailleurs, le ministère de l’Agriculture a appelé les agricultures à compenser ce déficit par une irrigation complémentaire. Cette tâche sera sans nul doute compliquée et délicate à Bouira, dès lors que la quasi-totalité des agriculteurs, en particulier les céréaliculteurs ne disposent pas de moyens suffisants, ni d’organisation ni même des ressources en eau, sachant que le volume mobilisé par les trois barrages que compte la wilaya de Bouira est de 900 millions de mètres cubes, destinés en priorité à la consommation domestique.

Bien que les pouvoirs publics aient décidé de réserver les eaux du barrage Oued Lakhal, d’une capacité ne dépassant pas les 30 millions de mètres cubes, à l’irrigation des terres agricoles, le barrage est à moitié vide. Autre fait illustrant la difficulté qui continue à caractériser le secteur localement, le cas du périmètre irrigué du plateau d’El Esnam et de la vallée du Sahel, dont le projet tarde à voir le jour. Le projet, qui prévoit l’irrigation d’une surface agricole de 8500 hectares à partir des eaux des deux barrages de Tilesdit dans la wilaya de Bouira et Tichy Haf de Béjaïa, n’est pas encore fonctionnel. Des agricultures regrettent le retard accusé dans la mise en service de ce projet pouvant assurer une certaine autonomie. Lire la suite

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De nombreux points dangereux dans la vallée de la Soummam

Publié le 04/01/2016, par dans Non classé.

Après la mort d’un contrôleur de train à Sidi Bel Abbès, le 28 novembre 2015, suivi un mois plus tard par le décès d’un autre cheminot, un aide-mécanicien sur locomotive à Akbou, dans la wilaya de Béjaïa, les mécaniciens et conducteurs de la Société nationale de transport ferroviaire (SNTF) ont enclenché un mouvement de grève qui a paralysé le trafic ferroviaire.
Les cheminots ont soulevé, entre autres revendications, le reclassement des passages à niveau sur la ligne Béjaïa-Akbou qui dispose, outre les 11 passages à niveau gardés, de 32 passages non gardés réglementés (PNNG) et un passage illicite à hauteur de Ibourassen, à la sortie sud de la ville de Béjaïa.

Le chef de service de l’unité d’entretien des infrastructures ferroviaires de Béjaïa a indiqué que deux autres passages à niveau gardés ont été créés provisoirement au niveau du carrefour Quatre Chemins. Selon M. Khenoussi, « la société avait entamé un travail de reclassement des passages à niveau en 2011 dans le but d’en supprimer quelques-uns et d’en doter d’autres de gardiens, à l’image de celui d’Akbou où notre collègue a été tué après la collision du train avec un camion de gros tonnage. Cette démarche, initiée dans le cadre d’une commission mixte, a été abandonnée».

Il est à souligner que les accidents ferroviaires surviennent en majorité au niveau des passages non gardés. A Béjaïa, pas moins de cinq personnes ont trouvé la mort, dont un cheminot, dans 18 accidents où sont enregistrés également des dégâts matériels importants. A l’inconscience des citoyens et au manque de vigilance de certains conducteurs de véhicules s’ajoute le manque de visibilité engendré, selon les cheminots, par les constructions et les installations de fortune des commerçants illicites à proximité de la ligne. Aussi, des déchets durs et volumineux sont déposés par des individus sur le rail.

Devant cet état de fait, les cheminots protestataires demandent aux autorités locales de s’impliquer dans la sécurisation des passages à niveau, la suppression des passages inutiles et le nettoyage des servitudes. Mais aussi, ils revendiquent la retraite après 25 ans de service et la prise en considération des risques de leur métier. M. Khenoussi a affirmé que « des plaintes ont été déposées auprès des services de sécurité contre des agresseurs des infrastructures, mais aucune suite n’a été donnée».

Par ailleurs, Mme Rachedi, chef de gare à Béjaïa, qui regrette les pertes humaines, a estimé que « la procédure menée par les services de sécurité après chaque accident engendre beaucoup de désagréments à la société ainsi qu’aux clients. Ainsi, le conducteur est contraint d’immobiliser la machine sur le lieu du drame, avant d’être embarqué pour… une prise de sang». Pour elle, seule la sensibilisation des citoyens peut endiguer ces drames.

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Consommation des ménages : Près de 42% des dépenses consacrées à l’alimentation

Publié le 04/01/2016, par dans Non classé.

Les dépenses alimentaires des ménages algériens ont presque triplé en une décennie, passant de 683 milliards de dinars en 2000 à 1875 milliards de dinars en 2011, selon une enquête réalisée en 2011 par l’ONS sur les dépenses de consommation et le niveau de vie des ménages algériens publiée hier.
Ces dépenses globales en alimentation représentent près de 42% de la totalité des dépenses annuelles de consommation, ajoute l’Office national des statistiques, cité par APS. En milieu urbain, les dépenses alimentaires avaient atteint 1281 milliards de dinars en 2011 (contre 449 en 2000), alors qu’elles étaient de 594 milliards de dinars (contre 281 milliards de dinars) en milieu rural. L’enquête relève que la part budgétaire de la dépense alimentaire dans les dépenses de consommation a reculé en 2011 pour s’établir à 41,8% contre 44,6% en 2000.

La part de ces dépenses, en fonction du niveau de vie des ménages, est toujours supérieure dans le milieu urbain, note la même enquête, soulignant que plus le niveau de vie augmente, plus l’écart entre les dépenses des deux milieux s’élargit en faveur de l’urbain. Par groupes, les produits céréaliers occupent la part du lion dans le budget des ménages avec 17,5% de la dépense alimentaire globale, suivis par les légumes frais (13,4%), la viande rouge (13,3%), les produits laitiers (8,4%), la viande blanche (8,3%), les huiles et graisses (7,1%) et les fruits frais (5,1%). Pour ce qui est des autres dépenses (restaurant, sandwich, cantine scolaire, gâteaux de cérémonie…), elles représentent seulement 7,6% des dépenses alimentaires.

L’ONS, qui a réparti les catégories sociales en cinq groupes, précise que les dépenses augmentent avec l’évolution du niveau de vie des ménages. C’est ainsi que le groupe au niveau de vie le plus élevé absorbe 31,4% de la dépense globale alimentaire, contre 10,8% pour la catégorie sociale au niveau de vie le moins élevé.

Par groupes de produits, la part de la dépense nationale destinée à l’achat de produits céréaliers et de légumes frais représente le double chez les ménages les plus favorisés par rapport aux plus défavorisés, tandis qu’elle triple pour la viande blanche et les fruits secs, elle quadruple pour la viande rouge et sextuple pour le poisson.

Selon le type d’habitat des ménages, les dépenses d’alimentation sont plus fortes chez ceux habitant des villas, alors qu’elles sont plus maigres chez ceux habitant des constructions précaires, souligne l’étude de l’ONS. A titre d’illustration, la moyenne annuelle des dépenses en alimentation des ménages habitant une villa ou étage de villa est estimée à 314 000 DA, alors qu’elle est un peu moins de 300 000 DA chez les populations habitant des immeubles, de 280 000 DA dans les maisons traditionnelles et 230 000 DA dans les habitations précaires.

Par ailleurs, la dépense alimentaire par tête d’habitant — et non par ménage — est estimée en moyenne à 51 076 DA, soit 52 634 DA en milieu urbain et 48 013 DA en milieu rural. En fonction du niveau de vie, la dépense alimentaire moyenne est de plus de 80 000 DA/an chez les plus riches et d’un peu plus de 27 000 DA/an chez les plus pauvres, conclut l’enquête de l’ONS.
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Ahmed Ouyahia dévoilera demain le contenu de la mouture finale

Publié le 04/01/2016, par dans Non classé.

La nouvelle Constitution prévoit-elle la création du poste de vice-Président et le retour de celui de chef de gouvernement ? La réponse sera connue demain, avec la divulgation officielle du projet.
Le contenu de la mouture finale de l’avant-projet de révision de la Constitution sera divulgué demain. C’est le chef de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, qui révélera, lors d’une conférence de presse, les détails de ce texte approuvé, au début de la semaine dernière, par le président Bouteflika à l’issue d’un Conseil restreint.

L’information a été donnée, hier, par le service de communication de la Présidence qui a contacté les médias pour accréditer les journalistes devant couvrir cette conférence, la deuxième du genre après celle animée en 2014 par Ahmed Ouyahia pour faire le point sur le déroulement des consultations sur la révision de la Constitution. A l’époque, il avait promis de tenir une autre conférence à la fin des consultations pour rendre publique la synthèse des propositions faites par les parties consultées.

Mais le rendez-vous n’a pas eu lieu et aucune explication n’a été fournie par les services de la Présidence. Ahmed Ouyahia revient, 20 mois après, pour communiquer non pas la nature des propositions de toutes les parties ayant pris part à ces consultations, mais les détails du projet devant être examiné prochainement en Conseil des ministres avant d’être proposé au Parlement pour adoption. Quelles seront les nouveautés de ce projet ? Y aura-t-il un retour à la limitation des mandats présidentiels ?

La nouvelle Constitution prévoit-elle la création du poste de vice-Président et le retour de celui de chef de gouvernement ? La réponse sera connue demain, avec la divulgation officielle du projet, dont des copies doivent être aussi envoyées à la classe politique. Jusqu’à présent, très peu d’informations sur le contenu de cette révision constitutionnelle ont été révélées. Le dernier communiqué de la Présidence avait cité notamment « la protection des droits et libertés des citoyens, le renforcement de l’indépendance de la justice, l’approfondissement de la séparation et de la complémentarité des pouvoirs et l’accès de l’opposition parlementaire aux moyens d’assumer un rôle plus actif, y compris par la saisine du Conseil constitutionnel».

La même source évoque aussi « la dynamisation des institutions constitutionnelles de contrôle au service de la transparence dans les domaines économique, juridique et politique de la vie nationale». Pour tenter de satisfaire l’opposition qui réclame la mise en place d’une instance indépendante pour l’organisation des élections, ce projet, souligne le même communiqué, prévoit « la création d’un mécanisme indépendant renforcé de surveillance des élections au service de la démocratie pluraliste».

Outre le contenu du texte, Ahmed Ouyahia devra également expliquer le choix de la voie parlementaire pour l’adoption de cette révision de la Constitution, au moment où de nombreux partis réclament l’organisation d’un référendum. Cette décision signifie-t-elle que la révision proposée ne sera pas « substantielle», comme promis ? Selon la Constitution actuelle, toute révision qui toucherait aux équilibres des pouvoirs et aux principes généraux régissant la société doit passer par un référendum.

L’autre question sur laquelle est attendu le chef de cabinet de la Présidence est relative à l’absence de consensus autour de ce texte. Pourtant, le président Bouteflika avait promis, lors de son discours d’investiture en 2014, d’aller vers « une révision consensuelle» de la Loi fondamentale. Mais il a dû revoir ses ambitions à la baisse après le rejet de ce projet par la majorité des forces politiques représentatives de l’opposition. Lire la suite

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Affaire Sonatrach 1 : Les accusés enfoncent Chakib Khelil

Publié le 04/01/2016, par dans Non classé.

Le procès Sonatrach 1 entame sa deuxième semaine avec la poursuite de l’audition des accusés par le tribunal criminel près la cour d’Alger. L’ex-vice-président de l’activité Amont persiste à affirmer que l’ex-ministre Chakib Khellil savait tout et qu’il a assuré assumer son entière responsabilité dans les contrats de télésurveillance. Mohamed Réda Meziane, fils de l’ex-PDG de Sonatrach, nie en bloc et tente de disculper son père qui, selon lui, ne savait rien de ses activités. Il reconnaît néanmoins avoir demandé un contrat de consulting aux Allemands.
Après deux journées de repos, le tribunal criminel près la cour d’Alger a repris hier l’audition des accusés, poursuivis dans le cadre de l’affaire Sonatrach 1 et dont le procès s’est ouvert il y a une semaine. Il rappelle l’ex-vice-président de l’activité amont, Belkacem Boumedienne, et lui demande pourquoi n’avoir pas publié les offres dans le bulletin des appels d’offres du secteur de l’Energie et des Mines (Baosem). « Le PDG a décidé de passer par des consultations restreintes dont les offres sont passées par le comité exécutif et validées par le ministre», répond l’accusé qui, acculé, finit par lâcher : « J’assume ma responsabilité.

Le 16 avril 2006, la commission des marchés a ordonné le lotissement des contrats et l’attribution de gré à gré.» Le juge insiste sur le choix du gré à gré. « Sonatrach a travaillé dans le cadre d’une stratégie politique qui ne concerne pas les experts. C’est le travail de 27 commissions régionales, validé par le comité exécutif, pour le ministre», souligne Boumedienne. Le juge : « Il s’agit d’une technologie de pointe et les prix sont un peu élevés.

N’était-il pas plus judicieux de passer par une large consultation ?» L’accusé : « Je ne peux refuser l’exécution d’une stratégie politique… » Le président lui rappelle les règles de passation des marchés, dont la R14. L’accusé : « La R14 était la première instruction de Chakib Khelil. Après il y a eu la R15 et aujourd’hui, nous sommes à la E22.» Selon lui, « le comité exécutif a validé les marchés. Ses membres savent très bien ce qu’ils font».

Le président insiste pour connaître « l’urgence» qui aurait justifié le gré à gré. « L’urgence n’était pas un choix. Elle a été décrétée. Il fallait sécuriser les installations», répond Boumedienne. Le juge : « Vous étiez un cadre dirigeant…» L’accusé : « Je n’avais pas le pouvoir de dire non au ministre. Si je l’avais dit, on m’aurait désigné la sortie. Il avait même donné instruction par écrit de lui transmettre les noms des cadres refusant de s’exécuter. Toutes ces commissions régionales ont travaillé sur la base de ses instructions.

Nous n’avions pas le choix. Alors, le ministre ou le PDG décide, moi je dis non, et lorsque ça éclate quelque part, comme cela a été le cas à Tiguentourine, où la compagnie a perdu des milliards, c’est moi qui porte le chapeau. Même si j’avais dis non, il y aurait eu un autre pour exécuter à ma place.» Concernant les deux délégations de pouvoir que l’accusé a signées, il affirme qu’elles ont été autorisées par le PDG. Le juge appelle Hassani Mustapha, ex-directeur de la division production qui avait obtenu quatredélégations, ce dernier indique : « Une seule m’a été donnée par Boumedienne et par le PDG.»

« Des ordres verbaux pour ne pas faire passer les marchés par le Baosem»

Le juge se tourne vers Boumedienne : « Hassani a parlé d’un ordre verbal pour ne pas passer par le Baosem.» L’accusé conteste. Le juge rappelle Hassani, qui explique que cet ordre provenait « probablement» de Boumedienne, « étant donné qu’il était mon prédécesseur à la tête de la division production». Boumedienne ne cesse de répéter que les sept sociétés consultées, dont Contel, avaient été retenues par la commission des marchés et que le PDG l’avait instruit pour étudier les offres. Interrogé sur les enfants de Meziane, l’accusé réplique : « La vie privée du PDG ne m’intéresse pas.» Le juge : « Ils étaient liés aux sociétés.

Cela devrait vous intéresser.» L’accusé : « Je ne l’ai su qu’en 2009, lorsque les agents du DRS m’en ont parlé.» Le juge : « Al Smaïl a affirmé que tout le monde savait puisqu’ils étaient portés sur le statut de la société.» L’accusé : « Ce statut a été remis au directeur des affaires juridiques.» Le président appelle Al Smaïl et lui demande si les dirigeants de Sonatrach étaient au courant du lien avec les enfants de Meziane. Al Smaïl répond : « Ils étaient tous au courant, puisque le statut a été déposé.» Le magistrat se tourne vers Boumedienne, qui déclare : « Depuis mars 2005, je n’étais plus le maître d’ouvrage. Le statut a dû être remis au service juridique. Lorsque les agents du DRS m’ont dit qu’ils figuraient dans le statut, je leur avais dit que c’est impossible.

Parce que les contrats de performance signés entre les cadres dirigeants de l’activité amont et le PDG interdisent tout lien direct ou indirect avec les partenaires. Même le PDG avait signé un tel contrat.» Boumedienne affirme avoir tenté de vérifier les révélations du DRS : « J’ai parlé avec le directeur de la division juridique et les directeurs de la commission des offres et des études en leur demandant de vérifier si un des Meziane est actionnaire. Ils m’ont confirmé le lien, en me disant qu’ils ne savaient pas qu’il s’agissait de son fils. J’ai été reçu par le ministre qui m’a répété ce que le DRS m’a révélé.

A propos des enfants de Meziane, il m’a dit qu’il ne savait pas. Mais pour les marchés de télésurveillance il m’a exprimé son entière responsabilité.» Le juge : « Trouvez-vous normal que les enfants Meziane soient actionnaires ?» L’accusé nie avoir rencontré Al Smaïl, à part une seule fois, lors d’une réunion dans le Sud en présence du directeur de la sécurité interne, sur autorisation du ministre de l’Energie : « C’était après qu’il ait réalisé 90% des installations. Je l’ai vu à Hassi Messaoud, avec mes cadres.»

Les pressions du ministre

Le président demande à Boumedienne s’il avait donné l’ordre de faire passer les marchés par le Baosem. Il confirme : « Mais Lire la suite

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109 tonnes de résine de cannabis saisies en 2015

Publié le 04/01/2016, par dans Non classé.

Plus de 60% des quantités saisies l’ont été au niveau de la région ouest du pays.
L’Algérie est le pays par lequel transitent des quantités importantes de drogue. Ce constat est, encore une fois, confirmé par le bilan de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT), rendu public hier, pour les 11 mois de l’année 2015. D’après cette institution, les éléments de la Gendarmerie et de la Sûreté nationales ainsi que les Douanes ont saisi plus de 109 tonnes de résine de cannabis durant cette période. Plus de 60% de cette quantité ont été interceptés au niveau de la région ouest, vient ensuite la région Sud avec un taux de 32%.

Les wilayas du Centre et de l’Est semblent épargnées par ce phénomène de transit de drogue avec des taux respectifs de 5% et 1%. Même si ces quantités saisies sont inférieures à celles enregistrées durant la même période de l’année 2014, elles restent tout de même importantes. Selon le rapport de l’ONLDT, la quantité de cocaïne saisie aurait connu une hausse fulgurante, dépassant les saisies de 2014 de… 6853% : 68 kilos en 2015, alors qu’elles n’étaient que de 1,3 kg en 2014.

Même constat pour l’héroïne, dont la saisie durant les 11 mois de l’année qui vient de tirer sa révérence a dépassé les 2,5 kg contre 339 grammes en 2014, soit une hausse de 658%. Contrairement à ces drogues dures, les psychotropes ont enregistré une baisse de 45% par rapport à la même période de référence de l’année de 2014.

D’un million de comprimés saisis, cette quantité est passée à 548 848 unités. Dans le même sens, le ministère de la Défense nationale déclare que les détachement de l’Armée nationale populaire ont procédé, dans le cadre de la sécurisation des frontières et de la lutte contre le narcotrafic, à la saisie de 128 tonnes de drogues, tous types confondus, ainsi que des quantités importantes de psychotropes.

En chiffres, l’ONLDT explique dans son bilan que, suite aux enquêtes menées par les services concernés et en marge de ces saisies importantes de drogues et de psychotropes, plus de 23 000 personnes ont été interpellées. Un chiffre en hausse de 66% par rapport à la même période de l’année précédente. Parmi ces personnes, il y aurait 120 étrangers et 494 individus en fuite. Les consommateurs de résine de cannabis sont les plus nombreux avec 14 359 personnes.

Les narcotrafiquants seraient au nombre de 7100, impliqués dans 17 729 affaires, un chiffre en hausse de 72%. L’ONLDT déclare aussi dans son bilan que durant les 9 premiers mois de 2015, près de 13 000 toxicomanes, âgés de 16 à 35 ans, ont été pris en charge. Parmi eux, il y aurait, d’après le même rapport, 1150 femmes et 2900 hommes mariés.
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