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On vous le dit

Publié le 05/12/2015, par dans Non classé.

– Incendie aux Bananiers : le pire a été évité

Un incendie s’est déclaré hier à la cité les Bananiers AADL au niveau du Bt 23. Le sinistre s’est déclenché au niveau du local technique où sont entreposés les compteurs électriques. Pas moins de 17 appartements ont ainsi été privés d’électricité. Sans la vigilance des gardiens d’immeuble qui sont intervenus avec de simples extincteurs à main et n’ont pas hésité à braver les flammes avec les moyens du bord, mettant ainsi leur vie en péril, le bilan aurait été plus lourd, d’autant plus que les habitants des étages supérieurs n’ont pas pu être informés à temps pour leur permettre d’évacuer les lieux.

Les gardiens d’immeuble ont dû affronter seuls la situation jusqu’à l’arrivée sur les lieux des éléments de la Protection civile, presque quarante minutes plus tard. A l’origine de cet incident regrettable, un manque de maintenance et d’entretien flagrant de la part de Sonelgaz qui doit gérer ses installations électriques. Notons que ce n’est pas le premier incident de ce genre qui arrive dans cette cité.

A maintes reprises des équipements de mauvaise qualité sont installés et c’est parfois une simple vis mal serrée qui est à l’origine de départs d’incendie. Quatre heures après le sinistre, seule l’équipe technique de Sonelgaz chargée du gaz a fait le déplacement, celle chargée de l’électricité, cause principale de l’incendie, restait toujours injoignable.

– Le Sbuâ du Mawlid ennabaoui classé patrimoine mondial de l’humanité

Le pèlerinage annuel du Sbuâ du Mawlid ennabaoui, dans le Gourara, a été inscrit sur la liste représentative du patrimoine immatériel de l’humanité par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), a annoncé jeudi l’agence onusienne sur son site internet. Le dossier de classement du Sbuâ de la zaouïa de Sidi El Hadj Belkacem – un rite pratiqué dans le Gourara – est le fruit des travaux menés par un expert du CNRPAH, Rachid Bellil, qui avait également poursuivi les recherches entamées par Mouloud Mameri pour le classement de l’Ahellil du Gourara.

– Un groupe de malfaiteurs neutralisé à Tiaret…

Joli coup de filet que celui opéré par les gendarmes contre un groupe de malfaiteurs conduit par le tristement dénommé Kahla au niveau des denses bois surplombant le lieudit Le plateau, un endroit de villégiature très prisé par les familles tiaréties, notamment durant les week-ends. L’opération a valu l’implication d’unités de la Gendarmerie nationale de Tiaret, Guertoufa et Mechraâ-Sfa après les plaintes concernant les multiples agressions suivies de vols par de jeunes cagoulés.

T. S., dit Kahla, et ses comparses âgés de 24 à 31 ans sont donc tombés dans les filets tendus par les gendarmes, qui finiront par découvrir leur cache et le véhicule qui les transportait depuis Tiaret vers les luxuriantes forêts qui peuplent de grands territoires des communes voisines. Plusieurs effets volés ont été récupérés. Les quatre malfrats seront présentés, probablement demain, devant la justice. Lire la suite

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L’armée traque Droukdel

Publié le 05/12/2015, par dans Non classé.

L’émir de l’ex-GSPC, Abdelmalek Droukdel, a été plusieurs fois signalé dans la région. Il a, à maintes reprises, tenté de restructurer ses groupes, notamment après l’élimination de ses adjoints, précisent des sources concordantes. Les forces de sécurité se déploient et maintiennent la pression sur les groupes terroristes, depuis plus d’une semaine, dans le versant est de la wilaya de Tizi Ouzou.
D’ailleurs, deux autres islamistes armés ont été éliminés, jeudi, par les éléments de l’Armée nationale populaire (ANP) qui sont toujours en action dans la forêt chevauchant les communes d’Azeffoun, Iflissen et Aghribs, à une cinquantaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya. Selon des sources locales, des dizaines de militaires sont engagés dans cette offensive pour permettre un bouclage d’un rayon de plusieurs kilomètres, étant donné que les lieux où se seraient retranchés les assaillants peuvent servir de zone de repli et de transit des groupes armés vers le massif forestier de Yakouren.

Les recherches avancent bien, précise-t-on, en raison des traces retrouvées sur les lieux. Toutefois, l’opération de ratissage touche un territoire difficile d’accès, d’où la nécessité des renforts en engins pour ouvrir des chemins vers les autres voies menant à ces endroits fortement boisés, révèlent nos sources. Des renforts arrivent sans discontinuité pour se joindre aux militaires déjà en opération de ratissage.

Les éléments des forces de sécurité ont eu recours à des tirs de mortier sur la forêt, selon des villageois. Les troupes de l’ANP ont lancé cette opération suite à des renseignements faisant état de mouvements de terroristes de passage par la région. Une autre source affirme qu’il s’agit d’informations faisant état d’une probable rencontre importante des groupes armés en présence de chefs terroristes, mais qui a été avortée. Et pour cause, l’étau se resserre sur les éléments de l’ex-GSPC en activité dans la région sous la coupe de l’émir Abdelmalek Droukdel, alias Abou Mossaâb Abdel Woudoud, qui a toujours revendiqué les actes perpétrés dans le versant est de la wilaya de Tizi Ouzou.

D’ailleurs, pour rappel, l’une des attaques les plus sanglantes, ces dernières années, a eu lieu, début avril 2011, à l’est d’Azazga, où un campement de l’ANP avait été ciblé et 16 militaires tués par un important groupe de terroristes, dont Droukdel. Ce dernier est souvent signalé dans la forêt de Yakouren où il a, à plusieurs reprises, tenté de restructurer ses groupes, notamment après l’élimination de ses adjoints.
Il a été d’ailleurs reconnu dans une vidéo distribuée dans de faux barrages où les images montrent Droudkel superviser l’attaque et ciblant ce campement de l’ANP à l’aide d’une arme lourde. Depuis, les militaires multiplient les opérations de ratissage pour traquer les groupes armés. Ainsi, l’ex-GSPC ne cesse d’enregistrer des pertes importantes de ses éléments qui écument les maquis de la commune de Yakouren et ses environs.

Il est utile aussi de noter que parmi les sept terroristes abattus par l’ANP à Aghribs figure l’émir Nabil Bejaouia, alias Abou Dher, âgé de 34 ans et originaire de Dellys, dans la wilaya de Boumerdès. Il est monté au marquis en 2005. L’ANP a réussi à mettre hors d’état de nuire plusieurs chefs de l’ex-GSPC activant dans les forêts d’Aghribs, Azeffoun, Yakouren jusqu’à l’Akfadou. En avril dernier, une offensive militaire près d’Azazga a permis la neutralisation de sept criminels, dont l’émir de la sériate d’Azeffoun, A. Selmi, 38 ans, originaire, lui également, de Dellys. Il est constaté, ces derniers temps, que les forces de sécurité ont repris du terrain après avoir fait subir de grandes pertes aux islamistes armés en Kabylie.

Plusieurs sériates ont été décimées lors d’opérations de ratissage et le repli des assaillants est remarquable après des années de terreur. L’armée, qui a déployé d’importants moyens humains et matériels dans le cadre de l’opération d’Aghribs, a localisé, hier, l’endroit où se sont probablement réfugiés les autres acolytes de Droukdel, affirment aussi nos sources. Il est à rappeler que depuis dimanche dernier, les forces de sécurité ont désamorcé trois bombes de fabrication artisanale, détruit 16 casemates et récupéré d’importants indices pouvant leur permettre de neutraliser les autres assaillants. Lire la suite

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Les raisons d’un limogeage

Publié le 05/12/2015, par dans Non classé.

Saâd Damma a été limogée, jeudi dernier, de son poste de président-directeur général de l’opérateur Mobilis et remplacé par Mohamed Habib qui occupait, jusque-là, la fonction de directeur général adjoint d’Algérie Télécom.
Un changement justifié par le ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication (MPTIC) par « la volonté des pouvoirs publics d’insuffler une nouvelle dynamique à l’entreprise dans un environnement extrêmement concurrentiel pour un secteur qui connaît des évolutions et des transformations rapides» et à l’effet de confier « la gestion de l’opérateur à l’entreprise mère Algérie Télécom qui désignera un directeur général par intérim en attendant l’installation d’un nouveau président-directeur général».

Contacté par nos soins, Mohamed Habib nous a déclaré qu’il a été pris au dépourvu par cette nomination et c’est Imane Houda Feraoun, ministre de la Poste et des TIC, qui lui a annoncé en personne cette nomination et lui a demandé de « représenter les intérêts de la maison mère et que j’avais toute sa confiance».

Il faut rappeler que le capital de Mobilis vient d’Algérie Télécom et que, légalement, le propriétaire est Algérie Télécom, sauf si l’Etat décide un transfert d’actifs. Mais pourquoi une telle décision alors que l’opérateur de téléphonie mobile a enregistré de bons résultats financiers ? Au 30 septembre 2015, les revenus de Mobilis ont enregistré une forte progression de plus de 16% par rapport à la même période de 2014, a précisé une source près de l’opérateur et citée par l’APS.

L’ensemble des indicateurs financiers arrêtés à la fin septembre dernier ont permis de dégager des soldes « positifs» avec un résultat brut d’exploitation de 24 milliards de dinars et un résultat avant impôts de 9,9 milliards de dinars, selon l’opérateur. Le nombre de clients a connu une « forte progression», atteignant les 15,1 millions d’abonnés à fin septembre 2015. Un observateur de l’évolution des TIC en Algérie, relativise : « Ce n’est pas aussi brillant que ça. Un chiffre d’affaire n’est pas le seul indicateur. Il faut savoir qu’on peut augmenter les coûts des liens de la 3G de 30% et augmenter aussi le budget de communication de 95%.»

L’opérateur s’est engagé avec la Fédération algérienne de football (FAF) pour un accord de partenariat qui va durer jusqu’à 2019, après en avoir conclu un autre avec le Comité olympique algérien (COA). Le montant de la transaction avec la FAF n’a pas été dévoilé, mais des sources proches du dossier ont révélé qu’il s’élèverait à 1200 milliards de centimes. Il a aussi signé un accord avec la Ligue de football professionnel pour que le nom de l’entreprise accompagne celui des Ligues 1 et 2 de football.

Des dépenses justifiées par le besoin d’améliorer l’image de marque de l’entreprise, de gagner en notoriété et bousculer un peu un de ses concurrents directs Ooredoo, qui avait opté pour les mêmes procédés pour se faire une place dans la cour des grands. Mais la goutte qui a fait déborder le vase est le partenariat conclu récemment avec Orange : les appels passés de l’opérateur français vers les lignes Mobilis sont facturés à un tarif exceptionnel. Conséquence directe : commercialement parlant, ce n’est pas intéressant puisqu’on brade la minute d’appel algérienne qui devient l’une des plus faibles au monde.

Le désormais ex-PDG de Mobilis voulait-il aller vers une autonomisation vis-à-vis de la maison mère ? En tout cas, le courant ne passait plus entre lui et Azzouau Mehmel, PDG d’Algérie télécom. Il évitait de le croiser même pendant les sorties ministérielles. D’autres opérations ostentatoires de l’ex-DG de Mobilis lui ont été fatales.

La plus connue est la signature très médiatisée, en août 2013, d’un partenariat avec une agence représentant le Real de Madrid par laquelle le club madrilène devait se déplacer à grands frais à Alger pour un match amical. Evoquant la question du coût de la venue du club de la capitale espagnole, Saâd Damma a toujours insisté sur le fait que cet accord n’a coûté aucun centime à l’opérateur mobile algérien, précisant que ce sont les partenaires de l’entreprise, à savoir ZTE, Ericsson et Sony, qui ont pris entièrement en charge le coût global de cette opération. Cependant, quelle est la contrepartie accordée à ces partenaires ?

La question a son importance. Mais au-delà de tous ses aspects, au niveau du MPTIC, il y a une conviction : il y a un contexte économique à prendre en compte. Dans le projet de loi des finances 2016, l’Etat prend automatiquement 25% des dividendes (bénéfices) des entreprises économiques publiques affectées au budget de l’Etat. Donc, l’Etat doit avoir des entreprises très profitables. Les entreprises publiques déficitaires peuvent voir leur capital ouvert aux opérateurs privés.

Autre paramètre : aujourd’hui, la tendance mondiale est à la convergence. Le secteur de la téléphonie est en pleine ébullition, en plein changement. Avec la 3G, la distinction entre le fixe et le mobile n’a plus lieu d’être : on va presque autant sur internet avec son mobile qu’avec son ordinateur et dans quelques années ce rapport de force se sera inversé. L’histoire des filiales n’est plus d’actualité. L’opérateur Orange, par exemple, commercialise tout ce qui est service sous la marque commerciale du mobile. Lire la suite

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Le général à la retraite Mohamed Mediène, dit Toufik, se prononce sur l’affaire du général Hassan

Publié le 05/12/2015, par dans Non classé.

Consterné par l’annonce du verdict prononcé par le tribunal militaire d’Oran à l’encontre du général Hassan, et après avoir usé de toutes les voies réglementaires et officielles, j’ai estimé qu’il est de mon devoir de faire connaître mes appréciations à l’intention de tous ceux qui sont concernés par ce dossier, ainsi que tous ceux qui le suivent de près ou de loin. Le général Hassan était le chef d’un service érigé par le décret agissant sous l’autorité de mon Département. A ce titre, il était chargé d’une mission prioritaire avec des prérogatives lui permettant de mener des opérations en relation avec les objectifs fixés. Les activités de son service étaient suivies régulièrement dans le cadre réglementaire.

En ce qui concerne l’opération qui lui a valu l’accusation d' »infraction aux consignes générales», j’affirme qu’il a traité ce dossier dans le respect des normes et en rendant compte aux moments opportuns. Après les résultats probants qui ont sanctionné la première phase de l’opération, je l’ai félicité –lui et ses collaborateurs – et encouragé à exploiter toutes les opportunités offertes par ce succès. Il a géré ce dossier dans les règles, en respectant le code du travail et les spécificités qui exigent un enchaînement opérationnel vivement recommandé dans le cas d’espèce.

Le général Hassan s’est entièrement consacré à sa mission. Il a dirigé de nombreuses opérations qui ont contribué à la sécurité des citoyens et des institutions de la République. Sa loyauté et son honnêteté professionnelle ne peuvent être mises en cause. Il fait partie de cette catégorie de cadres capables d’apporter le plus transcendant aux institutions qu’ils servent.

Au-delà des questionnements légitimes que cette affaire peut susciter, le plus urgent, aujourd’hui, est de réparer une injustice qui touche un officier qui a servi le pays avec passion et de laver l’honneur des hommes qui, tout comme lui, se sont entièrement dévoués à la défense de l’Algérie. Les médias ont traité abondamment cette affaire en faisant preuve de beaucoup d’à-propos, malgré l’absence d’éléments d’appréciation officiels. J’ose espérer que mon intrusion médiatique, même si elle constitue un précédent, ne suscite pas de commentaires qui risquent de la dévoyer et de la détourner du but recherché.
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Le général Toufik brise le silence

Publié le 05/12/2015, par dans Non classé.

Dans une lettre rendue publique hier, l’ex-chef du DRS se dit « consterné par l’annonce du verdict prononcé par le tribunal militaire d’Oran à l’encontre du général Hassan». Le général-major à la retraite annonce que « le plus urgent aujourd’hui est de réparer une injustice qui touche un officier qui a servi son pays avec passion».
L’ancien patron du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), le général de corps d’armée Mohamed Médiène, dit Toufik, sort de son silence. Dix jours après la condamnation par le tribunal militaire d’Oran du général Abdelkader Aït Ouarabi, dit Hassan, chef de la lutte contre le terrorisme à 5 ans de prison ferme, accusé de « non-respect des consignes militaires» et « destruction de documents militaires». La plainte a été, faut-il rappeler, déposée par le ministère de la Défense nationale.

L’arrestation « illégale» du général Hassan, sa détention et sa condamnation ont suscité des vive réactions dans l’opinion publique et de la classe politique. Hier, c’est l’ancien patron du DRS lui-même qui a jugé que le moment était venu pour tirer au clair cette affaire qui sent vraiment le règlement de comptes. Le général Toufik, poussé à la retraite, met les points sur les « i».

Dans une déclaration dont El watan a obtenu une copie, l’ex-patron du renseignement algérien bat en brèche toutes les accusations portées à l’encontre de l’ex-chef du Service de coopération opérationnelle et de renseignement antiterroriste (Scorat). Il dit d’abord être « consterné par l’annonce du verdict prononcé par le tribunal militaire d’Oran à l’encontre du général Hassan». « Après avoir usé de toutes les voies réglementaires et officielles», l’ancien patron du DRS qui a eu à écrire au chef de l’Etat, comme cela a été révélé par une tribune publiée par l’ancien ministre de la Défense Khaled Nezzar, a estimé qu’il était de son « devoir de faire connaître» ses « appréciations à l’intention de tous ceux qui sont concernés par ce dossier, ainsi que ceux qui le suivent de près ou de loin».

« Le général Hassan était le chef d’un service érigé par le décret agissant sous l’autorité de mon département», a affirmé le général Toufik qui précise à ce titre que le concerné était « chargé d’une mission prioritaire avec des prérogatives lui permettant de mener des opérations en relation avec les objectifs fixés». Selon lui, les activités du service du général Hassan étaient « suivies régulièrement dans le cadre réglementaire». L’ancien patron du DRS qui déconstruit tout l’argumentaire sur lequel l’ex-responsable du Scorat a été jeté en prison donne aussi des précisons sur l’opération « qui lui a valu l’accusation d’infraction aux consignes générales».

N’ayant pas pu se présenter comme témoin au tribunal d’Oran qui ne l’avait pas convoqué malgré l’insistance des avocats du général Hassan, le général Toufik affirme en effet que celui-ci a traité ce dossier dans le respect des normes et en rendant compte aux moments opportuns. « Après les résultats probants qui ont sanctionné la première phase de l’opération, raconte l’ex-patron des Services, je l’ai félicité – lui et ses collaborateurs – et encouragé à exploiter toutes les opportunités offertes par ce succès». « Il a géré, insiste-t-il, ce dossier dans les règles, en respectant le code du travail et les spécificités qui exigent un enchaînement opérationnel vivement recommandé dans le cas d’espèce». Pour lui, « le général Hassan s’est entièrement consacré à sa mission.

Il a dirigé de nombreuses opérations qui ont contribué à la sécurité des citoyens et des institutions de la République». « Sa loyauté et son honnêteté professionnelle ne peuvent être remises en cause», tranche l’ancien patron du DRS pour qui le général Hassan fait partie de cette catégorie de cadres capables d’apporter le plus transcendant aux institutions qu’ils servent. « Au-delà des questionnements légitimes que cette affaire peut susciter, le plus urgent aujourd’hui, souligne-t-il, est de réparer une injustice qui touche un officier qui a servi son pays avec passion, et de laver l’honneur des hommes qui, tout comme lui, se sont entièrement dévoués à la défense de l’Algérie».

Avec cette intervention, l’ancien patron du DRS qui n’a pas pu témoigner lors du procès qui s’est déroulé à huis clos au tribunal militaire d’Oran, et qui s’exprime pour la première fois, détruit toutes les accusations qui sont faites à l’encontre du général Hassan qui n’a commis aucune erreur dans l’exercice de ses missions. Son avocat, Me Mokrane Aït Larbi, avait fait une déclaration fracassante au lendemain de sa condamnation en rappelant les conditions dans lesquelles s’est déroulé le procès. « Les droits de la défense dans l’affaire du général Hassan sont violés, de son arrestation jusqu’au prononcé du jugement», avait-il dénoncé.

« Procès injuste»

Selon Me Aït Larbi, l’ancien patron du Scorat a été arrêté chez lui à 21h30 et est resté « sans l’assistance d’un avocat pendant plus d’un mois». « Les ordonnances ne m’ont pas été notifiées pour exercer les voies de recours, et le procureur militaire n’a pas convoqué le général de corps d’armée Toufik. Le tribunal n’a même pas statué sur ma demande de renvoi pour convoquer ce témoin capital», avait souligné l’avocat.

Selon lui, « les jugements du huis clos et de la condamnation n’ont pas été rendus en audience publique, en violation des principes élémentaires du Code de justice militaire et du Code de procédure pénale». Plus grave encore, avait noté Me Mokrane Aït Larbi, « pour charger le général Hassan, la justice militaire a convoqué un grand trafiquant qui fait l’objet de plusieurs mandats d’arrêt et un officier mis en retraite par l’accusé pour des raisons que je ne veux pas évoquer, tout en refusant la convocation du général Toufik, chef hiérarchique du prévenu.» Même la classe politique n’a pas manqué de réagir à la condamnation très controversée du général Hassan.

La Secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, qui avait qualifié le procès de « parodie honteuse et scandaleuse», avait affirmé que « le pouvoir parallèle qui a osé dicter une décision politique contre le général Hassan, un héros et une icône de la lutte antiterroriste !» La pasionaria du PT avait même révélé avoir discuté avec le chef de l’Etat de l’affaire du général Hassan au début de l’année 2014. « Il Lire la suite

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Entreprises publiques : La valse des Pdg

Publié le 05/12/2015, par dans Non classé.

Les dirigeants des entreprises publiques sont dans l’œil du cyclone. C’est la saignée dans un secteur public en proie aux multiples difficultés structurelles.
Et des dispositions que contient la nouvelle loi de finances 2016 aggravent encore le sentiment que les autorités abandonnent peu à peu un secteur qui a pourtant fait la fierté de l’économie nationale. Le limogeage, la semaine dernière du Pdg de Saidal, Boumediène Darkaoui, a suscité des interrogations. Surtout que, selon les dires de ses collaborateurs et des chiffres rendus publics, jamais la société ne s’est autant bien portée que depuis la nomination de ce cadre qui a fait sa carrière dans la haute administration publique.

Des résultats que le ministre de l’Industrie ne voit pas de la même manière puisqu’il a convoqué, séance tenante, une réunion du conseil d’administration qui a décidé d’écarter le gestionnaire qui se trouvait loin d’Alger. Darkaoui a été limogé alors qu’il se trouvait à Constantine. Avant Darkaoui, l’ancien Pdg de la SNVI a subi le même sort. Il a été débarqué en pleine restructuration du géant de l’industrie mécanique.

Son successeur s’est vite confronté à la réalité : pieds et mains liés, il doit faire face à la fronde des salariés qui demandent plus d’une entreprise qui subit de plein fouet une concurrence imposée par les autorités publiques. Pis, la concurrence vient de Mercedes Benz, une entreprise dans laquelle la SNVI est actionnaire. L’ancien PDG de la Société nationale du tabac et des allumettes (SNTA) a également été écarté de son poste il y a quelques mois de cela.

Moussa Belkacem a été « limogé» alors que son entreprise réalise des bénéfices appréciables. Et selon des sources de l’entreprise, l’homme a appris la tenue de la réunion, qui devait sceller son sort, deux heures avant l’échéance. La réunion s’était tenue non pas au siège de l’entreprise, mais au ministère de l’Industrie. Comme Darkaoui, Belkacem n’a pas assisté à la rencontre. Jeudi dernier, tout Alger a appris, via les sites internet et les chaînes de télévision, le limogeage de Saâd Damma, le Pdg de Mobilis.

Là encore, le départ du dirigeant intervient à un moment où la société, qui dépend du ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, enregistre des résultats appréciables. Mais il s’avère que les raisons de cette mise à l’écart ne sont pas liées aux résultats mais plutôt à des actes de gestion que la ministre du secteur n’aurait pas appréciés.

Des cadres et des directeurs de filiales de Sonatrach ont également été remplacés au courant de la semaine dernière. Des dirigeants de petites entreprises publiques ont subi le même sort. Cela répond-il à une logique de gestion ? Aucune information n’est fournie. Mais ce qui intrigue les cadres de certaines entreprises est que ces remplacements coïncident avec le gel de presque toutes les sections syndicales des grandes entreprises publiques. Pis, certains n’hésitent pas à faire le lien avec l’adoption de la loi de finances 2016 qui prévoit, entre autres, la possibilité des entreprises publiques d’ouvrir leur capital. Cela sera-t-il fait avec moins de grabuges ? Lire la suite

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