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Le come-back de l’enfant de la Banque mondiale

Publié le 21/03/2016, par dans Non classé.

Alors que tout le monde s’attendait à une extradition de Chakib Khelil pour être présenté devant la justice algérienne, voilà que l’ancien ministre de l’Energie accède en toute liberté au salon d’honneur de l’aéroport d’Oran,
accueilli comme un dignitaire par le wali et représentant de l’Etat lui-même. L’Algérie est bien le pays des miracles ou plutôt des leurres : rien n’est vraiment ce qui paraît être ou ce qui est. Ce retour tonitruant et « blanchissant» de l’ancien ministre, dont le nom a été associé au scandale Sonatrach, confirme une fois de plus la dépendance de la justice en Algérie qui ne cherche plus à établir la vérité et garantir la force du droit. On ne se soucie plus des formes, on sacrifie le droit sur l’autel des intérêts de clans. L’absolution est même offerte en permis d’enfreindre la loi.

Les affaires dites Sonatrach 1 et 2 — en sus de la gravité des faits criminels cités — portent pourtant le sceau de l’atteinte à la souveraineté nationale. La principale compagnie nationale et source de revenus du pays n’a pas échappé à la corruption et à la dilapidation. L’opinion publique a vu défiler le feuilleton Sonatrach qui a fini par déboucher sur un simulacre de procès et un retour triomphaliste de Khelil au pays.

On ne peut s’empêcher de se demander comment une telle chose est possible. Les liens de l’ancien ministre avec le président de la République suffisent-ils à lui épargner d’être ne serait-ce qu’entendu par les juges ? Ce retour au pays signe-t-il un retour aux affaires, comme le suggère le patron du FLN, Amar Saadani ? On ne peut oublier que ce dernier, qui jurait d’avoir la tête de Toufik, jure aujourd’hui que Khelil sera appelé à occuper des postes de responsabilité. Osera-t-on l’inconcevable ?

Il y a dans cette affaire de retour comme une odeur de forcing qui semble conjuguer bien des poids en interne mais aussi en externe. Si Khelil est proche du clan présidentiel, il l’est aussi des intérêts des compagnies américaines. Il y a donc lieu de s’interroger sur de probables pressions américaines pour imposer une réhabilitation de celui qui a toujours servi les intérêts des compagnies US en Algérie et même ailleurs. Quand Sellal évoquait le recours à un nouveau modèle économique, visait-il une orientation ultralibérale qu’un Chakib Khelil est capable de mener et même de la manière la plus sauvage, comme ce fut le cas en Argentine ?

Au-delà du procès Sonatrach, il est intéressant de se pencher sur le bilan de la gestion Khelil du secteur de l’énergie. Tout le monde se rappelle de la fameuse loi sur les hydrocarbures qui avait failli offrir aux compagnies étrangères, sur un plateau d’argent, toute la richesse énergétique du pays. Nous y avons échappé grâce à l’intervention salutaire de l’ancien président vénézuelien Hugo Chavez. Khelil mena par ailleurs une politique de surexploitation des gisements au profit, encore une fois, des compagnies étrangères et surtout américaines. Il permit à Haliburton d’engranger des milliards de dollars au détriment de Sonatrach.

Hocine Malti, ancien patron de Sonatrach, dans une contribution qui alertait sur les dérives Khelil, soulignait qu’à son arrivée au ministère de l’Energie en 2000, les importations américaines de brut algérien étaient insignifiantes, avec 50 000 tonnes sur toute l’année. Elles sont passées à 500 000 tonnes l’année suivante pour culminer à 22 millions de tonnes en 2007 et se stabiliser à 16-17 millions de tonnes en 2010. La surexploitation des gisements, notamment celui de Hassi Messaoud, a mené à une baisse du niveau de production, compromettant ainsi le potentiel énergétique du pays. Ayant fait ses classes dans les universités américaines, Khelil ne connaît son pays d’origine l’Algérie qu’en 1973, quand il est appelé à rejoindre Sonatrach.

Il occupe un poste de conseiller à la présidence de la République en 1976, puis quitte l’Algérie en 1980 pour devenir employé de la Banque mondiale. Hocine Malti, dans son livre Histoire secrète du pétrole algérien, évoque le parcours de Chakib Khelil et rappelle son passage en Argentine au nom de la Banque mondiale où il est arrivé à convaincre le gouvernement de vendre la principale compagnie nationale de pétrole Yacimientos Petroliferos Fiscales. Une décision qui plonge l’Etat argentin dans une grave crise d’endettement.

Khelil avait même été pressenti, par ses amis proches de l’Administration Bush, « comme candidat potentiel au poste de directeur général de la compagnie nationale irakienne des pétroles, au lendemain de l’invasion de l’Irak par les Américains en 2003», note Malti dans son ouvrage. Le proche avenir nous dira dans quel projet ou registre inscrire ce come-back de Chakib Khelil qui fleure la mission pour l’enfant de la Banque mondiale. Lire la suite

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Le FFS dénonce des condamnations en cascade de militants

Publié le 21/03/2016, par dans Non classé.

Le FFS a fait état, dans un communiqué rendu public hier, de son inquiétude devant la multiplication des condamnations des militants des droits de l’homme.
Le plus vieux parti de l’opposition parle d' »une recrudescence alarmante des condamnations et des pressions exercées contre les militants associatifs et des droits de l’homme». « La condamnation à des peines de prison ferme et les poursuites judiciaires engagées contre des membres du Comité national de défense des droits des chômeurs (CNDDC) dans plusieurs wilayas du pays (Tamanrasset, Batna, Oum El Bouagui, Tébessa, Ouargla, Laghouat…), pour avoir exercé leur droit constitutionnel de manifester pacifiquement, le verdict de la justice contre le secrétaire général de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) et la cabale judiciaire dont est victime maître Noureddine Ahmine démontrent que l’exercice effectif des libertés n’est toujours pas acquis», souligne Mohamed Nebbou, premier secrétaire, qui considère ainsi que « l’indépendance de la justice et l’Etat de droit ne sont toujours pas à l’ordre du jour».

Ce parti politique, qui œuvre pour un consensus national sur un plan de sortie de crise, estime que « cette attitude des pouvoirs publics confirme que la judiciarisation des problèmes politiques est devenue la règle dans la gestion des conflits sociaux». Autrement dit, le respect des droits de l’homme n’est toujours qu’un slogan. Le FFS a ainsi exprimé sa « solidarité entière envers ces militants associatifs et défenseurs des droits de l’homme». Le plus vieux parti de l’opposition exige « la libération inconditionnelle et immédiate des militants incarcérés et de cesser toute forme de pression envers celles et ceux qui luttent pacifiquement pour faire entendre leur voix et obtenir leurs droits». Pour lui, l’injustice et l’arbitraire, surtout dans le contexte actuel, « peuvent avoir des conséquences désastreuses sur la stabilité du pays et risquent de mener à l’irréparable».
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La vignette à code-barres dès janvier 2017

Publié le 21/03/2016, par dans Non classé.

Le directeur de la sécurité sociale, le Dr Djaoued Bourkaïb, a annoncé que la vignette à code-barres sur les boîtes de médicaments sera lancée le 1er janvier 2017.
« Le projet initié par le ministère du Travail et de la Sécurité sociale est adopté par le gouvernement et les textes de loi de mise en application sont en cours de rédaction. Le décret exécutif qui va renforcer l’arrêté interministériel sera fin près d’ici le mois de juin prochain», a-t-il déclaré. Le système Data Matrix permettra ainsi une automatisation des données et il nous aidera à être au rang des standards internationaux. Il s’agit, a-t-il expliqué, d’un code-barres dit Data Matrix développé par GS1, qui comporte de nombreux caractères.

« Ce système de vignette à code-barres nous permettra de lutter contre tous les abus, la fraude et la contrefaçon de médicaments», a ajouté le Dr Bourkaïb. Et de souligner que toutes les données seront donc introduites avec un codage d’un nombre important d’informations relatives à l’enregistrement du produit, la date de fabrication, celle de péremption, le prix public, le tarif de référence et le numéro de lot. Ce Data Matrix, a-t-il expliqué, se présente sous la forme d’un symbole carré ou rectangulaire constitué par des points ou des carrés juxtaposés. Ce logiciel permettra donc d’automatiser la saisie et l’exploitation de toutes ces informations. Le Dr Bourkaïb est, par ailleurs, revenu sur les dépenses de la Sécurité sociale dans la santé qui ont atteint 190,7 milliards de dinars en 2015, soit une hausse de 6%.

Quant au remboursement des médicaments, le directeur de la Sécurité sociale a souligné que sur 1374 dénominations communes internationales (DCI) formes et dosages, soit 5364 marques, sont remboursées et 3627 marques de médicaments sont soumises au tarif de référence. Ce qui représente une augmentation de 60,1%. Le Dr Bourkaïb a aussi évoqué le plan d’action de la Sécurité sociale qui consiste à assurer l’accès aux soins, le financement durable, la promotion du médicament générique et de la production nationale. Lire la suite

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La réforme de l’école en marche

Publié le 21/03/2016, par dans Non classé.

La Commission nationale des programmes a présenté, hier, les améliorations issues de la réforme de 2003.
Les associations de parents d’élèves et les syndicats du secteur de l’éducation ont eu les grandes lignes concernant la deuxième génération de ces programmes.

Un document de 250 pages compile les améliorations et les changements issus des travaux des experts et spécialistes et de toutes les propositions des différentes catégories composant la communauté scolaire, à travers les conférences dédiées à cet effet.

La réécriture des programmes scolaires « ne concernera en aucune manière les constantes nationales (…) et ne saurait en aucun cas affecter les principes qui fondent la politique de l’éducation, conformément aux dispositions de la Constitution et de la loi d’orientation sur l’éducation nationale.

Le secteur s’emploie non seulement à promouvoir les valeurs liées à l’islam, à l’arabité et à l’amazighité mais aussi à inculquer à nos enfants le sens de la citoyenneté et l’attachement à l’unité nationale et aux symboles de la nation», avait affirmé la ministre de l’Education à l’ouverture des travaux de la journée d’information sur les programmes de deuxième génération.

Mme Benghebrit a expliqué que dans le cadre de la réécriture des programmes, le ministère s’est attelé à « mettre en avant le patrimoine national qui représente un taux infime dans les programmes actuels (2%)», précisant que cet aspect sera « essentiel dans les nouveaux programmes».

« Ils seront axés sur l’enseignement des dimensions géographique, historique, humaine et civilisationnelle du pays à travers l’introduction de nombreux auteurs algériens», a ajouté Mme Benghebrit, soulignant que le défi du secteur est de « former une jeunesse équilibrée, en parfaite harmonie avec sa société, dotée des compétences l’habilitant à concevoir et à réaliser ses propres projets».

« Ces changements visent à réconcilier l’élève algérien avec ses valeurs, son pays, son histoire et soi-même», explique Nedjadi Messeguem, inspecteur général au ministère de l’Education nationale, contacté à la fin de la réunion.

Les nouveaux programmes et manuels qui constitueront l’outil de travail des 1re et 2e années primaires entreront en vigueur dès la prochaine rentrée scolaire. 80% du contenu seront puisés du patrimoine algérien. « Les auteurs et textes, ainsi que les thèmes seront puisés essentiellement de la culture algériennes par des auteurs nationaux», explique le même responsable.

Trois membres de la commission nationale des programmes ont exposé les nouveaux mécanismes d’évaluation et les approches d’apprentissage concernant les langues nationales et étrangères et les mathématiques. Il faut rappeler dans ce contexte que, selon les rapports des experts, exposés lors de la conférence nationale d’évaluation de la réforme, les langues et les mathématiques sont des matières à échec vu que les notes sont en deçà de la moyenne pour la majorité des élèves, ce qui implique de nouveaux outils d’apprentissage.

Réconcilier l’élève avec son pays

Un plan de formation sera lancé en plusieurs sessions au profit des enseignants pour information et formation, afin que les nouveaux dispositifs soient mieux cernés par ceux appelés à les appliquer sur le terrain, explique M. Messeguem.

Meziane Meriane, coordinateur du Syndicat national autonome des professeurs du secondaire et du technique (Snapest) estime, quant à lui, que le système d’évaluation dès le début de la scolarité a montré son inefficacité, avec 18% de taux d’échec dès la 2e année primaire.

« L’objectif de l’évaluation est de déceler les dysfonctionnements de compréhension chez l’apprenant en vue d’y remédier. Or si les enseignants ne sont pas accompagnés pour la maîtrise de ce système, cela produira sans nul doute l’effet inverse, c’est-à-dire évaluer pour sanctionner», explique M. Meriane, en appelant à un meilleur accompagnement des enseignants sur ce volet. Il salue en outre l’objectif fixé par la tutelle, à savoir l’introduction d’auteurs algériens dans les manuels scolaires.

L’Association nationale des parents d’élèves s’intéresse, en plus de la référence nationale des matières d’apprentissage, à l’approche moderne prônée dans les nouveaux programmes. « Nous espérons qu’avec cette nouvelle approche, nos enfants seront plus orientés vers la compréhension et l’expérimentation que le parcœurisme», soutient Khaled Ahmed, président de l’Association nationale des parents d’élèves.
De son côté, Ali Benzina, président de l’Organisation nationale des parents d’élèves, regrette que cette révision « ne soit pas faite avec le partenaire social».

Concernant la nouvelle approche, M. Benzina estime que « le résultat est tributaire de l’application sur le terrain. Théoriquement, les révisions concernent toutes les remarques relevées par toutes les parties intervenant en milieu scolaire, mais le résultat dépend de la capacité des enseignants à les appliquer sur le terrain». Lire la suite

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La justice algérienne et le fait accompli

Publié le 21/03/2016, par dans Non classé.

En théorie, la justice algérienne est devant un incroyable dilemme : faire le procès de l’ancien ministre de l’Energie et des Mines ou passer l’éponge sur tout ce qui a été dit depuis le début de l’affaire Sonatrach 1 et 2
— un dossier toujours entre les mains des juges italiens. Que fera cette même justice qui avait lancé contre Chakib Khelil et les membres de sa famille un mandat d’arrêt international le 12 août 2013, avant que celui-ci ne soit annulé pour un prétendu vice de forme ? En vérité, c’est toute la crédibilité de la justice algérienne — ou ce qu’il en reste — qui est mise à mal.

L’ancien procureur général de la cour d’Alger, Belkacem Zeghmati, n’aurait jamais émis un mandat d’arrêt international contre Chakib Khelil et sa famille sur la base d’un dossier vide. Et ce serait vraiment gravissime si M. Zeghmati l’avait fait sur un coup de tête ou un appel téléphonique. Quoi qu’il en soit, le procureur n’est plus à son poste, mais les affaires de corruption auxquelles le nom de l’ancien ministre de l’Energie est associé ont continué de défrayer la chronique.

Tout au long du procès Sonatrach 1, son ombre a plané. Les cadres de Sonatrach soutenaient dans leur majorité qu’ils n’avaient fait qu’obéir aux instructions. Certains avocats demandaient même qu’il vienne s’expliquer sur la responsabilité qui était la sienne dans la gestion du groupe pétrolier national.

Chakib Khelil avait bien quitté précipitamment le pays avant de revenir triomphalement, jeudi dernier, après trois ans d’exil. Mais avec un tel retour — accueil officiel à Oran d’où il avait quitté l’Algérie au milieu d’un matraquage médiatique qui clame son innocence et lui donne le statut inespéré de victime qu’il faut réhabiliter — la voie est toute indiquée, encore une fois, à une justice qui aura du mal à trouver les arguments qui lui permettront de trouver une issue honorable.

Si Chakib Khelil est rentré, c’est qu’une décision a été prise en haut lieu, précisément par la plus haute autorité du pays, le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika. Et dans le contexte qui est celui de l’Algérie d’aujourd’hui, nul ne peut le contester. La réhabilitation politique de l’ancien ministre de l’Energie et un des piliers du régime mis en place par le locataire du palais El Mouradia est de fait. Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN) avait donné le la en assurant l’absolution d’un membre important du « clan présidentiel» et le reste suivra certainement.

Mais si l’on sait que le pouvoir n’a pas froid aux yeux pour imposer ses choix — au grand dam du droit et de la morale politique, tant ce qui lui importe est sa propre survie — il aura du mal à faire passer la pilule. Il doit d’abord apporter des contre-preuves à ceux qui avaient décidé de lancer un mandat d’arrêt international contre Chakib Khelil et sa famille, ceux qui parlaient de son implication dans les affaires de corruption qui ont secoué Sonatrach et ceux qui ont ficelé les enquêtes, c’est-à-dire la police judiciaire de l’ex-DRS. La réhabilitation politique ne vaut que par ce passage obligé par la justice.

Faisons un peu de politique fiction : si l’ancien ministre de l’Energie était à ce point victime d’une cabale, d’un complot, d’une machination orchestrée par l’ancien patron du DRS, Mohamed Médiène dit Toufik, contre le président Bouteflika comme le souligne Amar Saadani, et que tout allait bien dans le meilleur des mondes, en Algérie, il n’y a pas de corruption, tout est clean, le pays est installé résolument dans la prospérité économique et dans la bonne gouvernance, la justice devrait, dans ce cas, châtier les trouble-fête.

Tout ce beau monde devrait répondre devant la justice pour avoir au pire fabriqué des faux et au moins diffamé Chakib Khelil. La justice algérienne est dans une inextricable situation.
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CNMA : Un chiffre d’affaires en hausse de 11% en 2015

Publié le 21/03/2016, par dans Non classé.

La Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA) annonce avoir mis en place « une nouvelle stratégie» de développement agricole basée « prioritairement sur la modernisation de son management et le développement des nouvelles techniques d’assurances agricoles».
Cette stratégie vise à « répondre favorablement aux besoins du marché par la mise en place de nouveaux produits d’assurance adaptés en vue de s’impliquer davantage dans les actions de prévention des risques», explique la CNMA dans un communiqué parvenu à notre rédaction. Pour ce faire, la nouvelle direction de la Caisse a engagé, selon la même source, « un ambitieux chantier» et a mis sur pied de « nouveaux processus de garantie de proximité à travers l’élaboration de tarifs attractifs et appropriés à chaque catégorie de risque ainsi que la mise en place de nouveaux systèmes assurantiels à travers la couverture sociale des agriculteurs et la sécurisation des revenus». En matière d’assurance, la CNMA occupe une place « confortable» dans le marché des assurances avec 10,5% du chiffre d’affaires du secteur contre 10,2% en 2014. Le chiffre d’affaires pour 2015 de l’ensemble des campagnes en assurances dommages est estimé à 118 milliards de dinars contre 117,9 milliards en 2014, soit une hausse de 0,2%. Pour l’exercice 2015, la CNMA a réalisé un chiffre d’affaires de 12,4 milliards de dinars contre 11,2 milliards en 2014, soit une progression de 11%.

La Mutualité agricole est la seule compagnie du secteur à avoir connu un taux d’évolution à deux chiffres, alors que le marché des assurances a stagné. La CNMA avait augmenté son capital social, passant à 3 milliards de dinars contre 1 milliard de dinars, à la faveur de la hausse de son chiffre d’affaires en 2014. Quant aux assurances agricoles, la Mutualité détient toujours la première place avec 2,7 milliards de dinars avec une part de 75% du secteur et une évolution de 8%. Le règlement des sinistres a progressé, quant à lui, de 21% par rapport à 2014, passant de 5,5 milliards de dinars à 6,7 milliards. La CNMA, qui compte 67 caisses régionales et 414 bureaux locaux, ambitionne cette année « de maintenir une offre d’assurance pour tous les agriculteurs, d’accompagner la mise en place de dispositifs de gestion des risques au plus grand nombre d’assurés et d’agriculteurs, et de proposer des réponses sur mesure et de plus en plus individualisées à des risques de plus en plus complexes», conclut le communiqué. Lire la suite

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