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Entrepreneuriat en Algérie : Faible progression de la participation féminine

Publié le 15/05/2016, par dans Non classé.

Sur une population active estimée en 2015 à près de 12 millions de personnes, seulement 2,3 millions sont des femmes.
Un chiffre qui représente à peine 19,4% de la population active. D’après l’Office national des statistiques (ONS), les femmes occupées sont relativement plus instruites que les hommes. Sur les 18% de personnes occupées ayant un niveau supérieur, les femmes représentent 42,7% contre 12,5% chez les hommes.

Ce constat est confirmé par le fait que près d’une femme sur trois exerce une profession intellectuelle et scientifique, alors que cette part n’est que de 7% chez les hommes. Toutefois, l’accès aux professions d’encadrement (directeurs, cadres dirigeants et gérants) est relativement moins important pour les femmes et ne représente que 1,7% de l’emploi féminin total contre 3,1% des hommes. Selon ce bilan, dévoilé lors d’une journée d’étude organisée dernièrement par le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme sous le thème « Le travail et l’entrepreneuriat féminin», la population active féminine se caractérise par sa jeunesse, où les plus importantes proportions de femmes actives sont observées pour les tranches d’âge 25-29 ans (32,9%) et 30-34 ans (27,4%). A 55 ans, seulement 6,4% des femmes sont toujours actives contre 60,2% des hommes.

« Le marché du travail en Algérie est caractérisé par de profondes mutations sous l’effet conjugué de plusieurs facteurs socioéconomiques et politiques qui ont marqué l’Algérie depuis l’indépendance. Le taux de participation à la force de travail chez les femmes résidant en milieu urbain est supérieur à celui des femmes vivant en zone rurale (respectivement 18,7% et 11,2%).

Le taux d’activité des femmes ayant un diplôme de l’enseignement supérieur atteint 63,5%, alors qu’il est de 40,0% chez les diplômés de la formation professionnelle, mais n’est que de 7% auprès de celles sans qualification. Cela montre que le niveau d’instruction élevé et l’obtention d’un diplôme sont des facteurs déterminants pour l’insertion de la femme dans le monde du travail», explique Assia Tazdait, chef d’étude à la direction des statistiques, de la population et de l’emploi à l’ONS.

Entrepreneuriat féminin toujours en déclin

Ce bilan, qui décortique la présence de la femme sur le marché du travail, dévoile la réalité de sa participation dans le monde de l’entrepreneuriat. La preuve : les femmes employeurs et indépendantes ne constituent que 19% de la main-d’œuvre féminine contre 30,9% chez les hommes. Contrairement aux femmes indépendantes, les femmes employeurs sont relativement plus instruites.

Ces dernières, titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur, représentent un taux de 34,8% contre seulement 4,9% chez les femmes indépendantes. « Au moment où les femmes indépendantes exercent majoritairement des activités industrielles, artisanales et commerciales, les femmes employeurs sont majoritairement orientées vers les activités commerciales et de services», ajoute Mme Tazdait.

Près d’une femme employeur sur trois (29,9%) appartient au groupe « services directs aux particuliers et commerçants» et 28,4% exercent une profession intellectuelle et scientifique, alors que cette part n’est que de 4,6% chez les indépendantes, qui exercent majoritairement des métiers qualifiés de l’industrie et de l’artisanat, soit 69,2%. Les femmes employeurs sont à la tête de très petites entreprises atteignant ainsi 88%, contre seulement 6,4% qui emploient 10 à 49 salariés. D’après notre interlocutrice, le salariat reste prédominant auprès des femmes : 52,6% des occupées sont des salariées permanentes et 26,2% des salariées non permanentes et des apprenties. Cependant, comparée à l’ère de l’indépendance et aux dernière années, une progression perceptible de l’activité féminine se fait sentir.

Elle le sera encore plus dans les prochaines années. Toutefois, l’absorption de cette offre de travail ne pourrait s’effectuer de manière fluide, vu les arrivées massives des femmes sur le marché du travail sous l’effet conjugué de l’embellie démographique associé à l’amélioration du niveau d’instruction.

Ainsi, une réflexion s’impose concernant l’adéquation entre la formation universitaire et l’offre d’emploi ainsi que l’obligation d’améliorer l’accès au financement pour les femmes entrepreneurs. La promotion de l’entrepreneuriat féminin grâce à des formations personnalisées et adaptées à ses besoins s’avère primordiale.
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Assises du RCD : Reconnaissance pleine et entière de la citoyenneté des femmes

Publié le 15/05/2016, par dans Non classé.

Les assises de l’aile féminine du RCD, tenues ce wee-kend, se sont achevées hier avec l’adoption d’une résolution : « Le parti constitue un cadre pour élaborer et œuvrer plus efficacement afin de contribuer à la promotion des femmes.»
La résolution du RCD souligne que « le pouvoir politique n’a pas la volonté réelle de consacrer le principe de l’égalité pour faire de la femme une citoyenne à part entière». Et d’estimer que « les réformes engagées sous la pression de la mobilisation de la société et les pressions internationales d’ONG des droits de l’homme demeurent inefficaces en vue d’un changement décisif qui passe par l’abrogation pure et simple du code de la famille voté par l’Assemblée du parti unique en 1984 et qui la maintient dans une infériorité juridique». Une infériorité, rappelle la résolution, qui l’oblige à la présence d’un tuteur pour la conclusion d’un acte de mariage, à subir la répudiation de l’époux, à l’imposition du recours au kholâ pour racheter sa liberté, à subir la polygamie, à quitter le domicile conjugal lors d’un divorce en l’absence d’enfant, à renoncer au droit de garde des enfants en cas de remariage, à subir une inégalité dans l’héritage et à renoncer à la paternité en dehors du mariage…

Le RCD considère que « les velléités du système politique actuel pour lutter contre le phénomène de la violence contre les femmes sont un leurre en l’absence de promotion économique et sociale pour leur permettre d’exercer leurs droits les plus élémentaires». Les femmes du RCD élaborent une série de recommandations par lesquelles deviendra effectif le rétablissement de la femme dans la citoyenneté réelle. « Abrogation du code de la famille et établissement des lois civiles pour tout ; consécration dans les faits du principe de l’égalité en termes de représentation politique et de droit d’accès des femmes aux postes de travail dans les entreprises et les administrations publiques ; réforme du système éducatif pour se conformer aux principes de liberté, de démocratie et le respect des autres, et enfin multiplier la sensibilisation par des activités de proximité notamment dans les zones rurales.» Et le RCD d’appeler à une reconnaissance pleine et entière de la citoyenneté des femmes. Lire la suite

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Affaire El Khabar : Le PST se solidarise avec les salariés et s’en prend aux «oligarques»

Publié le 15/05/2016, par dans Non classé.

Dans une réaction au procès El Khabar, le Parti socialiste des travailleurs (PST) renvoie dos à dos le pouvoir et les « forces de l’argent».
Pour ne pas donner l’impression de soutenir l’homme d’affaires, le parti d’extrême gauche appelle à appuyer les travailleurs du groupe El Khabar. Pour le PST, « la solidarité doit s’exprimer avant tout à l’égard des journalistes et des travailleurs du groupe de presse El Khabar qui risquent de perdre leur emploi. Pour le PST, le combat pour la liberté d’expression et les libertés démocratiques et syndicales doit être mené non seulement contre l’autoritarisme du pouvoir politique et sa machine répressive, mais aussi contre le pouvoir de l’argent et des oligarques prédateurs», indique le parti politique dans un communiqué rendu public hier.

Le PST, qui se prononce contre « les monopoles médiatiques», estime que « l’indépendance de la presse du pouvoir politique n’aura de sens que si elle l’est aussi vis-à-vis du pouvoir de l’argent et des affairistes. Aussi, la liberté de la presse ne se réduit pas à la liberté d’expression des journalistes, que nous défendons par ailleurs, mais aussi à celle de l’ensemble des citoyens et des citoyennes, des travailleurs et de tous les opprimés.» Le document rappelle également que le gouvernement ne peut pas être crédible à cause des deux poids deux mesures qu’il applique. « Les ‘‘nobles envolées antimonopole » de Grine et d’Ouyahia auraient pu être crédibles si elles étaient adressées aussi à leur ami Haddad qu’on a laissé bâtir un empire médiatique», lit-on. Lire la suite

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La région des Aurès immortalisée par l’objectif de Kays Djilali

Publié le 14/05/2016, par dans Non classé.
La région des Aurès immortalisée par l'objectif de Kays Djilali
ALGER- Une exposition de photographies de Kays Djilali, consacrée à la beauté des paysages des Aurès, la richesse culturelle de la région et son potentiel touristique, a été inaugurée samedi au Palais de la culture Moufdi-Zakaria. Intitulée « Aurès, patrimoine, mémoire et résistance », cette exposition a été organisée par l’association des…

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La romancière algérienne Hafidha Taam reçoit le Prix de la nouvelle « Ghassan Kanfani »

Publié le 14/05/2016, par dans Non classé.
La romancière algérienne Hafidha Taam reçoit le Prix de la nouvelle
ALGER- La romancière algérienne Hafidha Taam a reçu à Amman (Jordanie) le cinquième prix « Ghassan Kanfani » dans la catégorie de la nouvelle pour son dernier recueil « Des mémoires de ma chambre », rapporte la presse jordanienne. Le recueil de Hafidha Taam, enseignante de littérature arabe à l’université de Tissemsilt, compte 31…

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Dr Benfares Ahmed : « une ordonnance en arabe est un risque pour le malade »

Publié le 14/05/2016, par dans Non classé.

A l’institut du rein de Frantz Fanon s’est déroulée, ce samedi, la 6e Journée de déontologie médicale de la section ordinale régionale des pharmaciens de Blida. Le docteur Benfares Ahmed, président de l’ordre des pharmaciens de la région de Blida évoque le but de la rencontre et d’autres points liés à la profession. Interview.
Tout d’abord, quel est le but de la rencontre ?

Notre but était de regrouper les pharmaciens et les informer de certaines nouveautés que les personnes exerçant cette profession doivent suivre. Par exemple, le pharmacien évolue, il n’est plus ce distributeur de médicaments comme avant, mais il doit prendre en charge le malade, comme il est censé jouer un rôle dans l’éducation thérapeutique. Le pharmacien doit aussi être conscient de l’efficacité du médicament générique. Ce dernier passe par des tests assurés par des laboratoires publiques et crédibles à la fois, et n’a rien à envier au princeps. Bref, les propriétés du générique sont identiques à celles du princeps. Le vendre, c’est aussi un acte bénéfique pour l’économie nationale puisque le générique est à moindre coût.

Selon certaines rumeurs, les ordonnances seront établies en arabe. Est-ce vrai ?

Rien d’officiel. Et ce n’est pas prudent de le faire car il y a un grand risque d’erreur qui peut se produire lors de la délivrance des médicaments. Déjà les médecins écrivent mal et beaucoup de produits médicamenteux possèdent une appellation qui se ressemble, où il serait difficile de les différencier lorsque l’ordonnance est en arabe. Je pense qu’il faut garder la transcription latine, soit l’appellation d’origine afin d’éviter des erreurs qui peuvent être fatales. Il me semble même que le ministre de la Santé est contre cette idée, et rien ne nous oblige à le faire. Par contre, ce qui nous préoccupe le plus est le manque de certains médicaments. Tout le monde constate ce phénomène mais qui reste toutefois incompréhensible. Nous lançons, aussi, un appel aux autorités sanitaires concernées afin de programmer des formations de préparateurs et vendeurs en pharmacie, il s’agit là de métiers indispensables au bon fonctionnement des officines.

Certaines localités sont dépourvues de pharmacies comme Chréa, que faut-il faire pour qu’il y ait une bonne répartition des pharmaciens à travers les régions ?

Dans la wilaya de Blida, on a un pharmacien pour 5000 habitants, alors que les normes sont d’un pharmacien pour 2000 habitants. Certes c’est beaucoup, mais la plupart des pharmaciens sont concentrés dans les grandes agglomérations au détriment des localités déshéritées. On souhaite que les autorités locales octroient des facilités aux jeunes diplômés en pharmacie pour qu’ils puissent ouvrir leur officine à Chréa, Sohane ou Djebabra à titre d’exemple. Pour les motiver, il serait souhaitable de leur octroyer gratuitement des locaux et autres avantages afin d’assurer le service public au profit d’une population privée d’officine pharmaceutique. On espère, aussi, que les officines appartenant à des établissements publics soient cédées aux jeunes pharmaciens, car légalement parlant, ce genre d’officine n’a pas lieu d’exister. Les pharmaciens doivent être détenus par des particuliers comme le prévoit les lois en vigueur. Lire la suite

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