formats

Le RCD appelle à la libération des responsables de KBC

Publié le 02/07/2016, par dans Non classé.

Le secrétariat national du RCD, qui s’est réuni jeudi en session mensuelle à Alger, dénonce les atteintes à la liberté de la presse et les manœuvres visant à étouffer les médias privés qui refusent de monnayer leur ligne éditoriale.
Dans un communiqué rendu public hier, les responsables de cette formation politique de l’opposition dénoncent « l’obsession d’organiser une succession en vase clos» dans le but de « garantir la pérennité de la mainmise des clans au pouvoir sur le pays». Il est clair pour le RCD que « cette obsession est incompatible avec le maintien des quelques espaces chèrement arrachés et exhibés, il y a peu, comme un faire-valoir démocratique».

« C’est ainsi que le pouvoir, souligne ce parti, opte pour le verrouillage de la vie publique qui compromet et engage la mise au pas des médias privés, qui continuent de refuser de monnayer leur ligne éditoriale, augure des lendemains incertains». Le RCD exprime ainsi « sa solidarité avec le collectif des journalistes d’El Khabar et appelle à la libération inconditionnelle des personnes poursuivies par la justice, dont leur détention provisoire est aussi injuste qu’anachronique.» Pour la formation de Mohcine Belabbas, l’Algérie est livrée à « des menaces multiples que la fin de règne chaotique de Bouteflika lègue aux Algériennes et aux Algériens». « Le pays n’est pas seulement une proie qui exacerbe les luttes de clans et les appétits des factions. Les déséquilibres régionaux flagrants et les injustices alimentent le sentiment d’exclusion d’une jeunesse vouée au chômage ou à l’expatriation», prévient le secrétariat national de ce parti qui estime que « jamais l’unité de son peuple et l’intégrité du pays n’ont été aussi menacées».

Le RCD a aussi dénoncé « l’adoption à la hussarde par un Parlement, de surcroît illégitime, de lois restreignant l’exercice d’une catégorie du peuple algérien de ses libertés, les militaires en retraite en l’occurrence». Il évoque également de « nouveaux dispositifs liberticides préparant les futurs hold-up électoraux d’un pouvoir politique qui a fait définitivement le choix de l’isolement». Le RCD rappelle dans ce contexte « le rejet de la proposition de l’opposition portant sur la création d’un organe national de gestion électorale indépendant à même de protéger la transparence et la probité des suffrages». Le secrétariat national du RCD dénonce en outre l’érosion du pouvoir d’achat des citoyens, la remise en cause des acquis sociaux dont la retraite anticipée et le choix du gouvernement de « faire supporter sa gabegie et ses errements aux couches les plus fragiles».

Le RCD estime que les mutations économiques ne peuvent constituer un alibi pour la précarisation du monde du travail. Pour le RCD, « cette situation n’est pas une fatalité». Le secrétariat national du RCD estime qu' »il est encore possible de sauver le pays du chaos et de la violence auxquels mènera inéluctablement la poursuite de la politique en cours». Lire la suite

formats

Communiqué PST : «Non à la remise en cause des libertés»

Publié le 02/07/2016, par dans Non classé.

Le Parti socialiste des travailleurs (PST) dénonce les atteintes aux libertés démocratiques et aux acquis sociaux. Dans une déclaration signée par le premier secrétaire du parti, le PST dit « non à la remise en cause des libertés démocratiques» et appelle à la mobilisation contre « toutes les lois scélérates antidémocratiques, les lois libérales, antisociales et antinationales».

Le PST dénonce en effet l’offensive antidémocratique de ces derniers mois contre la presse. Pour lui, l’auto-organisation des magistrats, les députés critiques d’une part et, d’autre part, la confection d’un nouvel arsenal juridique liberticide comme la loi relative à l’obligation de réserve des anciens officiers de l’armée ou la nouvelle loi électorale traduisent une « volonté de limiter au maximum toutes les expressions politiques dans la société». Le PST souligne que cette « offensive» ne se réduit pas au champ politico- médiatique pour « conforter une machiavélique dérive autoritaire». Il estime qu’elle vise avant tout à neutraliser la résistance des travailleurs et des masses populaires à l’autre offensive économique et sociale libérale. « Pour imposer la remise en cause de nos acquis sociaux, il leur faut remettre en cause nos acquis démocratiques», souligne ce parti qui considère que la défense de ces acquis est « une priorité indiscutable». Lire la suite

formats

Audiovisuel : Le contenu des cahiers des charges connu

Publié le 02/07/2016, par dans Non classé.

Les grands axes du projet de décret exécutif portant cahier des charges fixant les règles imposables à tout service de diffusion télévisuelle ou de diffusion sonore ont été révélés hier par l’agence officielle APS.
Attendu depuis la promulgation de la loi sur l’information en 2012, le projet de décret relatif aux cahiers des charges de l’audiovisuel est finalisé. Selon les informations répercutées par l’agence officielle, ce projet définit les lignes rouges et les programmes qui peuvent être diffusés par les chaînes de télévision privées. Ce projet de décret exécutif, selon l’APS, contient 89 articles relatifs aux dispositions générales, à l’éthique et à la déontologie, aux relations avec les institutions, au contenu des programmes, la programmation et aux affaires soumises aux juridictions. Il contient également les dispositions relatives aux enfants et aux adolescents, aux relations avec les citoyens, aux relations avec le personnel, à la publicité, au parrainage, au télé-achat et au contrôle.

Le projet de décret précise que les programmes diffusés par les chaînes de télévision thématiques autorisées doivent être en conformité avec l’objet de la thématique. Les responsables des programmes doivent veiller à « proscrire toute offense, toute parole outrageante, injurieuse ou diffamatoire à l’encontre du président de la République ou de l’institution représentée par ce dernier». Ils doivent aussi veiller « au respect des valeurs nationales et des symboles de l’Etat définis par la Constitution, des exigences de l’unité nationale, de la sécurité et de la défense nationale, de l’ordre républicain ainsi que des intérêts économiques et diplomatiques de la nation». Ils doivent également veiller « au respect des constantes et des valeurs religieuses, morales et culturelles de la nation, des autres références religieuses et des autres croyances et religions, la protection des catégories vulnérables et au respect du droit à l’honneur et à l’intimité du citoyen, ainsi que de la protection de la famille».

Les responsables de ces chaînes doivent veiller à ne pas faire l’apologie de la violence et ne pas inciter à la discrimination raciale, au terrorisme ou à la violence à l’égard de toute personne en raison de son origine, de son genre, de son appartenance à une ethnie, à une race, à une religion déterminée et de ne pas porter atteinte à l’intégrité morale d’une personne en vie ou décédée. Ils doivent observer l’impartialité et l’objectivité et ne pas servir l’intérêt et la cause de groupes politiques, ethniques, économiques, financiers ou idéologiques et de ne pas instrumentaliser la religion à des fins partisanes et/ou contraire aux valeurs de tolérance. Ils doivent répondre à toutes les sollicitations émanant de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) et lui fournir un exemplaire de la convention conclue avec l’organisme public chargé de la protection des droits d’auteur des droits voisins. Ils doivent éviter de porter atteinte à la vie privée des personnalités publiques, à ne pas mettre en avant l’esprit d’exclusion et à ne pas encourager les propos diffamatoires ou injurieux à l’encontre des personnes.

L’exercice du droit d’informer ne doit en aucun cas permettre la diffusion d’émissions, d’images, de débats, de propos ou de documents qui commentent des affaires portées devant les juridictions, ajoute-t-on. Le droit d’informer doit s’exercer dans le respect de la présomption d’innocence, de la vie privée et du secret de l’instruction. Aussi, le projet de décret interdit toute révélation d’informations, documents ou actes relatifs à une enquête judiciaire en cours.

La priorité est accordée, lors des recrutements, au personnel algérien, lequel doit bénéficier de cycles de formation et de perfectionnement. Comme il y a l’exigence de respecter les obligations vis-à-vis des organismes de sécurité sociale, notamment s’agissant de la déclaration de l’ensemble de leurs employés. La diffusion d’informations audiovisuelles relatives à des thèmes portant sur l’unité nationale, la sécurité et à la défense nationales est soumise à l’autorisation préalable des autorités concernées, stipule l’article 9 de ce projet de décret. Et les modalités d’application de cet article sont fixées par arrêté interministériel des ministres en charge de la Communication, de la Défense nationale et de l’Intérieur.
Lire la suite

formats

Amnesty dénonce des «charges politiques»

Publié le 02/07/2016, par dans Non classé.

Suite « aux restrictions croissantes envers les médias et journalistes indépendants», l’ONG Amnesty International (AI) a rendu public hier un communiqué dans lequel elle appelle les « autorités algériennes à respecter, protéger et promouvoir la liberté des médias».
Concernant le cas de détention dont font l’objet Mehdi Benaïssa, directeur de la chaîne KBC, Ryad Hartouf, responsable de production dans cette chaîne, et Nora Nedjaï déléguée au ministère de la Culture, l’ONG internationale considère « que les charges retenues à leur encontre sont motivées par des raisons politiques» et « demande leur libération immédiate et inconditionnelle».

AI souligne qu’une autre chaîne a utilisé les studios mis sous scellés sans faire face à des difficultés. L’ONG dit craindre que « KBC soit punie pour sa ligne éditoriale». AI rappelle en outre que si la loi relative à l’activité audiovisuelle de février 2014 stipule que les chaînes privées doivent obtenir une autorisation délivrée par l’Autorité de régulation avant de pouvoir commencer à diffuser, elle « ne précise toutefois pas le délai dans lequel les autorités doivent répondre aux demandes d’autorisation, et elle ne permet pas de contester ce délai devant une autorité judiciaire, ce qui expose les chaînes au risque de censure par le biais de délais raisonnables». AI estime que « les autorisations de diffuser s’avèrent difficiles à obtenir dans la pratique. En conséquence, la grande majorité des chaînes privées demeurent sans statut juridique.

Elles ont été jusqu’à présent largement tolérées par le gouvernement, qui exerce une répression sélective contre les chaînes qui diffusent des propos critiques à l’égard des autorités». AI cite les cas d’Al Atlas TV et d’El Watan TV fermées pour la première pour motif de « couverture de manifestations critiques en rapport avec l’élection présidentielle», et pour la deuxième pour « la diffusion illégale et contenus subversifs portant atteinte aux symboles de l’Etat». Amnesty estime par ailleurs au sujet des atteintes aux droits de la presse écrite, en citant notamment le gel du rachat d’El Khabar par Issad Rebrab, que le code de l’information « est excessivement restrictif, et en pratique ne fait que consolider le contrôle de l’Etat sur les médias à travers un régime serré d’autorisations et de régulations sur les propriétaires de publications». Ceci, et d’appeler une nouvelle fois les autorités algériennes à « harmoniser la législation nationale, dont le code de l’information, avec la nouvelle Constitution et ses garanties pour la liberté d’expression — et en particulier l’article 41 (3) qui garantit la liberté des médias sans censure préalable».
Lire la suite

formats

Adoption de la loi électorale : L’opposition désarmée

Publié le 02/07/2016, par dans Non classé.

Nous assistons, depuis quelques mois, à une opération de façonnage d’un autoritarisme pur et dur.
Après s’être débarrassé d’une façade démocratique « encombrante», car exigeant bien des efforts d’équilibrisme, le pouvoir se construit un mur de glace, comme dans la saga Trône de fer, pour empêcher toute atteinte ou immixtion dans ce qu’il considère comme son bien personnel, la gestion du pays et de la succession.

Il pense s’assurer une stabilité en se barricadant et en empêchant toute voix critique d’émerger. Mais cette stabilité autoritaire s’érige au prix d’une désintégration sociale et c’est la porte de tous les dangers qui est ouverte. La forteresse autoritaire, et aussi hautes soient ses murailles, ne pourra résister à une explosion sociale, tant le pouvoir s’est employé, ces dernières années, à comprimer toutes les soupapes de résistance et casser tous les ressorts permettant aux Algériens d’espérer un changement.

La nouvelle Constitution, adoptée sans débat en début d’année, a fait ses premiers petits, adoptés aussi à la hussarde avant la fin du Ramadhan. Des lois organiques devant faire appliquer la loi fondamentale en signant l’ère de glaciation qui tranche fortement avec la bouillonnante agitation sociale. Si dans la loi de la physique, le choc est inévitable, en politique une situation de longue instabilité est à craindre. Après s’être longuement occupé à diaboliser la chose politique et empêcher les Algériens de s’organiser, le pouvoir s’attelle aujourd’hui à faire barrage à l’action politique elle-même.

En cinquante années d’existence, le système n’apprend pas de ses erreurs. Les lois organiques emballées comme neuves et porteuses d’ouverture ne sont que régression et autoritarisme, en somme un cadeau empoisonné pour la classe politique. Une classe politique minée déjà par de lourdes restrictions et oukases. La loi électorale qui vient d’être adoptée par les députés de l’allégeance montre à quel point l’œuvre destructrice du multipartisme est bien en marche. Le retour au parti unique se dessine et s’organise sous une fausse identité plurielle.

La souveraineté du peuple dans son droit de choisir ses représentants est purement et simplement piétinée par la nouvelle loi électorale qui décide d’un quota pour qu’un parti ait le droit de participer à une élection. Un comble dans un système où la fraude décide de tout. Si dans les précédents rendez-vous électoraux, la fraude se produisait pendant et après le vote, aujourd’hui, le pouvoir veut anticiper en choisissant lui-même les candidats à l’élection.

Dans un pays où les chances ne sont pas équitables pour tous, où l’allégeance aux maîtres du moment ouvre toutes les opportunités à certains partis, et où l’opposition est réduite au silence, les lois deviennent un bâton et un moyen supplémentaire de musellement et de restriction de la parole. La nature de la révision de la Constitution prend tout son sens dans cette batterie de lois adoptées, dont le seul mot d’ordre est de museler la parole libre et critique.

Après la gestion par l’émeute, aujourd’hui on passe à la gestion par la meute. L’allégeance au roi offre des places à l’Assemblée et ouvre des chaînes de télévision. « A l’heure où la meute des hommes d’argent encombre cette espèce de temple, chacun y fait assez de bruit pour que l’on n’entende personne», disait Georges Duhamel dans un de ses récits. L’autoritarisme en reconfiguration promet des jours plus sombres à l’exercice de la politique et à la liberté d’expression. Lire la suite

formats

Affaire Kbc : Des artistes algériens chantent « ya doula mani chiat »

Publié le 01/07/2016, par dans Non classé.

La place du théâtre national (TNA) à Alger a vibré, en cette soirée de vendredi, au rythme de  » ya doula mani chiat (Pouvoir, je ne suis pas un flagorneur … » chanté par des dizaines de personnes, dont de nombreux artistes, en signe de soutien aux trois prisonniers de l’affaire Kbc. Lire la suite

Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair