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L’ignoble lynchage

Publié le 20/01/2016, par dans Non classé.

Après le dossier de la décennie noire, c’est au tour des symboles de la guerre de Libération nationale de faire l’objet de ce qui s’apparente à une campagne sans précédent dans un climat politique général des plus délétères. Des documents de l’armée française publiés par le quotidien arabophone Ennahar révèlent les déclarations de Yacef Saâdi et Zohra Drif-Bitat sur l’organisation du FLN pendant la Révolution, après leur arrestation.
Cela fait mal de voir des icônes de la Révolution, de l’héroïque Bataille d’Alger, « zigouillées» sur la place publique. Un document estampillé « secret» par les autorités coloniales françaises, daté du 8 octobre 1957, mis en ligne depuis quelques jours et repris opportunément, à dessein, par une chaîne de télévision privée et son site web, fait fureur.

Yacef Saâdi et Zohra Drif, des héros de la lutte de Libération nationale, des légendes vivantes de la Bataille d’Alger, sont devenus, par la grâce de vulgaires détours que l’on veut faire jouer à l’histoire, « des traîtres». Si Ali La Pointe, Ptit Omar et Hassiba Ben Bouali avaient été arrêtés, ou tout simplement étaient encore de ce monde, ils auraient été eux aussi traînés dans la boue.

Abane Ramdane, le concepteur du Congrès de la Soummam, a été qualifié de « traître» et le colonel Amirouche d' »égorgeur», sans oublier ceux qui ont été exilés ou tout simplement liquidés physiquement après 1962, sous prétexte qu’ils avaient renié les idéaux de Novembre alors qu’en réalité, leur « crime» avait été de refuser de prêter allégeance au prince du moment. Qui a conduit alors la glorieuse Révolution algérienne si tout ce beau monde était enclin à la trahison ?

Le jeu auquel se prête le pouvoir et ses suppôts est dangereux. A vouloir trop se servir des grands noms de la lutte de Libération, il a fini par les avilir et, avec eux, les idéaux de Novembre. Nul n’est parfait ici-bas et ceux qui ont mené la bataille contre le système colonial et l’armée française ne sont pas forcément des saints, mais le devoir est de reconnaître qu’ils ont été les acteurs d’une grande épopée de l’histoire de l’Algérie.

Le vulgaire lynchage qui prend pour cible Zohra Drif et Yacef Saâdi n’a rien d’anodin. Bien que le document mis en ligne, — racontant ce qui s’apparente à des confessions des deux moudjahidine arrêtés en 1957 — sorti bien évidemment des archives coloniales, ne renseigne en rien de plus les autorités françaises qu’elles n’en connaissaient déjà sur les leaders de la Révolution, sa divulgation ou son exploitation obéit par contre à une volonté manifeste de punir des personnalités qui ont fini par se rebeller contre la gouvernance chaotique du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika.

Ainsi, pour avoir été contre le quatrième mandat du président de la République en exercice, Yacef Saâdi qui, dans une contribution publiée dans la presse en janvier 2014 (avant l’élection présidentielle) avait appelé désespérément Bouteflika à partir — et aussi révélé que ce dernier lui avait avoué « qu’il était fasciné par le pouvoir et que nul ne pouvait le lui ravir, si ce n’est la mort» — devait payer pour sa non-allégeance. Cela lui a valu non seulement son poste au Sénat, mais également des attaques qui mettent en doute son passé révolutionnaire.

Zohra Drif fait l’objet d’un même traitement. Sénatrice du tiers présidentiel et vice-présidente du Conseil de la nation, très proche du Président, elle semble tombée en disgrâce visiblement à cause de son engagement dans la démarche des 19 personnalités ayant demandé « à voir le chef de l’Etat pour l’informer de la gravité de la situation que vit le pays».

La moudjahida ne savait pas qu’elle avait commis un crime de lèse-majesté parce que l’initiative, bien qu’elle ne remette pas doute la « légitimité» du palais d’El Mouradia, a tellement dérangé les tenants du pouvoir qu’elle a de susciter leur virulente réaction. En servant aux moudjahidine des strapontins dans les institutions de l’Etat, ce n’est finalement pas un honneur qu’on veut leur rendre mais leur silence qu’on veut acheter. Le pouvoir et ses tartuffes sont capables du pire.

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L’OMT a annoncé un «nouveau record»

Publié le 20/01/2016, par dans Non classé.

Un nombre record de 1,18 milliard de touristes internationaux ont voyagé dans le monde l’an dernier, soit une progression de 4,4% sur un an, malgré les menaces terroristes, a annoncé l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).
Ces annonces viennent à la veille de l’ouverture du Salon de tourisme de Madrid, qui s’ouvre dans un climat général d’optimisme. Avec plus de 68 millions de visiteurs en 2015, le tourisme a été l’un des fers de lance de la reprise économique de l’Espagne, qui représente 11% du PIB espagnol et 13% des revenus de l’Andalousie, invitée en tant que partenaire principal de cette édition. Plus de 200 000 professionnels et 9500 entreprises représentant 165 pays et régions du monde vont y participer.

Fitur est une excellente occasion de prendre le pouls du marché et de connaître les caractéristiques et les tendances qui se présenteront l’année prochaine. L’OMT a mis en évidence l’augmentation de la fréquentation en Europe (+5%), en Asie-Pacifique (+5%) et sur le continent américain (+5%), mais son recul de 8% en Afrique du Nord, où des pays comme la Tunisie ont été frappés par des attentats contre des sites touristiques. Les résultats de 2015 ont été influencés par les taux de change, les prix du pétrole (en baisse) et les crises dans de nombreux endroits de la planète. Une série d’attentats a touché en 2015 des destinations très prisées des touristes, notamment en Tunisie, en Egypte et en Turquie.

« Nous faisons face à présent à une menace mondiale», a reconnu Taleb Rifaï, secrétaire général de l’OMT, tout en appelant les touristes à ne pas renoncer à voyager par crainte d’attaques et les Etats à tout mettre en œuvre pour assurer une sécurité maximale.
La France reste la destination la plus prisée, devant les Etats-Unis, l’Espagne et la Chine, selon les données provisoires dont dispose l’OMT, qui comptabilise les déplacements internationaux impliquant une nuitée ou plus. Un peu plus de la moitié du total des visiteurs qui passent la nuit ont pris l’avion pour rejoindre leur destination.

Le reste a emprunté des transports de surface : la route, le train ou le bateau. La tendance qui se dessine au fil des années est celle d’une croissance légèrement plus rapide du transport aérien que des transports de surface, si bien que la part du transport aérien augmente progressivement. Les voyages à des fins de détente, de vacances ou tout autre type de loisirs ont représenté un peu plus de la moitié de toutes les arrivées de touristes internationaux. Quelques touristes internationaux ont indiqué voyager pour affaires et motifs professionnels, et certains pour d’autres raisons : visites à des parents et amis, religion/pèlerinages et traitements médicaux.

En Algérie, il est très difficile d’avoir des chiffres précis sur le nombre de touristes qui visitent notre pays. Ils sont à interpréter avec prudence, car les résultats restent fondés sur un nombre relativement limité de données disponibles à ce jour.

Les hôtels fournissent annuellement des rapports financiers uniquement qui ne dégagent aucune statistique sur le nombre de touristes reçus et répartis en segments (tourisme d’affaires, tourisme de circuits, touristes résidents et non-résidents, tourisme de week-ends). Lire la suite

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Légère hausse des loyers dès le 2e semestre

Publié le 20/01/2016, par dans Non classé.

Les temps risquent d’être durs pour les locataires. La stagnation constatée des prix ne devrait pas durer, puisqu’une hausse est prévue dès le 2e semestre 2016.
Se basant sur les prix affichés dans les annonces immobilières publiées sur sa plateforme (63 000), le site Lkeria.com, estime que le marché connaîtra une hausse « à petit pas» après 6 mois de stagnation. « La stagnation due principalement à l’obligation de passer par la banque pour les transactions immobilières de plus de 5 millions de dinars n’est que passagère. Elle freine, certes, la spéculation, mais les acheteurs potentiels finiront par concrétiser leur projet immobilier et passer par la banque tôt ou tard.

Pour rappel, le paiement des 7% de taxe n’est appliqué que pour les sommes dépassant le milliard de centimes, en sont exclus les fonds dont l’origine peut être justifiée, même au-delà de ce seuil», estime le document du site, consulté par El Watan. Des locataires, obligés de renouveler leur contrat, ont constaté une légère hausse. « Ces derniers temps, il est quasiment impossible de trouver un appartement à moins de 35 000 DA. On se demande sur quelle base on a fixé ces prix.

Ailleurs, le loyer ne dépasse guère le tiers du salaire moyen, chez nous c’est le double. Et les propriétaires n’hésitent pas à les augmenter en pensant tenir à la gorge leurs locataires», s’offusque un jeune trentenaire, célibataire et locataire, avec des amis, d’un logement situé dans un quartier populaire du centre de la capitale. A Alger, le site Lkeria.com a constaté une baisse des loyers des appartements de 50 à 80 m2 pour les mois de janvier à mai 2015 et une hausse pour juin et juillet, période où la demande est très forte, à la veille des vacances scolaires.

A Alger-Centre, Kouba et Bab Ezzouar, les loyers se sont stabilisés en 2011, 2012 et 2013, pour enregistrer une légère hausse en 2014 et 2015. La moyenne des loyers dans la wilaya de Blida a connu une augmentation constante, passant de 17 000 DA en 2011 à 31 000 DA en 2015, soit une évolution de 45% sur la période. S’agissant d’Oran, les loyers ont pris une tendance haussière sur cette période avec une légère baisse en 2012 et 2014. Pour la wilaya de Tizi Ouzou, les loyers ont enregistré une tendance baissière de 2011 à 2014 et une légère hausse en 2015.

L’état absent

Le marché algérien de la location compte 2,5 millions de biens et environ 2 millions de biens immobiliers vacants. Selon Lkeria.com, la nouvelle demande annuelle est de l’ordre de 400 000 pour 100 000 logements sociaux livrés par an, soit un déficit de 300 000/an. Les professionnels et les locataires s’étonnent du « manque d’engagement» des autorités de l’habitat. « Des représentants d’agences immobilières ont proposé de mettre fin à cette pratique qui pénalise des milliers de citoyens, mais qui a été vite refusée par le ministère de tutelle.

Sous d’autres cieux, en temps de crise, l’Etat peut même intervenir pour plafonner les prix. Mais chez nous, ce serait trop exiger de l’administration. Et il ne faut surtout pas compter sur l’Etat pour mettre de l’ordre dans ce marché. Il me semble que, quelque part, cette situation est voulue. Aucun critère n’est respecté, ni les prix ni l’emplacement, encore moins la qualité des biens qui sont parfois proposés à la location dans un état catastrophique», s’indigne un locataire, qui affirme ne connaître que trop bien le monde de la location.

L’offre publique renversera-t-elle la vapeur ? Le programme public AADL en particulier a un impact minime sur l’offre et la demande vu que la livraison des logements se fera progressivement (moins de 20 000 logements en 2016), mais contribuera durant l’année 2016 au maintien des prix. Inéluctablement, la règle de l’offre et de la demande finira par tirer le marché à la hausse, constate le site Lkeria;com. Lire la suite

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Les habitants de Oued El Ma ne décolèrent pas

Publié le 20/01/2016, par dans Non classé.

Les citoyens étaient unanimes : il s’agit d’exactions très graves de la part des éléments de la gendarmerie. Les portes d’entrée défoncées, des armoires à l’intérieur des chambres éventrées, le matériel de cuisine saccagé et les vitres brisées. Les femmes nous ont reçus pour nous raconter ce qu’elles ont vécu ;elles ont été bousculées et maltraitées.
La ville de Oued El Ma, pourtant si calme d’habitude, a été transformée, depuis lundi, en un champ de batailles. Pas une seule de ses ruelles noircies de suie n’a été épargnée. Toutes les artères portaient des stigmates des affrontements de la veille : des blocs de pierres, des ronces, des troncs d’arbres, du grillage servant de barricades étaient alignés à intervalle de 10 mètres pour empêcher les véhicules des forces de l’ordre d’avancer. Tôt dans la martinée d’hier, tandis qu’une délégation se dirigeait vers la wilaya pour dialoguer avec le wali, une foule compacte encerclait la prison dont le portail avait été incendié la veille, et attendait que les détenus soient libérés.

Sentant la présence de journalistes sur les lieux, les citoyens se sont rués sur eux et chacun d’eux voulait montrer les dégâts causés par les éléments de la gendarmerie à l’intérieur des maisons. En effet, les citoyens étaient unanimes, selon leurs témoignages, il s’agit d’exactions très graves de la part des éléments de la gendarmerie. Les portes d’entrée défoncées, des armoires à l’intérieur des chambres éventrées, le matériel de cuisine saccagé et les vitres brisées. Les femmes à l’intérieur nous recevaient pour nous raconter ce qu’elles ont vécu, elles ont même été bousculées et maltraitées.

L’une d’elles, dont le père était détenu, nous jurait par tous les dieux que les gendarmes lui ont pris ses bijoux et une somme d’argent provenant d’un crédit. Le chef de groupement contacté par téléphone a affirmé que ses éléments ont agi dans le cadre de la loi. « Nous avons procédé à des perquisitions avec des mandats dûment signés par le procureur de la République.»

Pour rappel, lundi, les habitants ont pris d’assaut la prison et mis le feu au portail, seule alternative pour les protestataires afin d’attirer l’attention des hautes autorités sur leur problème. Deux revendications à l’origine de la protestation : garder le projet de réalisation d’une fabrique de panneaux photovoltaïques et la réalisation de la route pour diminuer de moitié la distance qui les sépare du chef-lieu de wilaya. L’histoire des panneaux photovoltaïques remonte à deux ans. « L’aval pour l’implantation de l’usine a été signé par 36 commissions», nous dit une source proche du dossier, ajoutant : « Aujourd’hui, on nous raconte que le terrain est situé sur un domaine agricole !»

Une virée sur le lieu destiné à l’implantation de l’usine nous a révélé qu’effectivement le terrain rocailleux est loin d’être une terre arable. Deux grandes tentes, une lignée de conteneurs renfermant du matériel et un gardien ; le tout entouré d’une clôture surmontée de barbelé. Des véhicules de passage s’arrêtaient et les passagers nous interpellaient pour apporter leur témoignage : « Des semi-remorques immatriculés à M’sila sont venus à 4, ont chargé le matériel et sont repartis.»

Toutes les personnes que nous avons rencontrées s’interrogeaient sur les raisons qui ont empêché les autorités de ne se rendre compte que deux ans plus tard que le terrain était une terre agricole. En effet, une étude préalable a été faite, le projet a été inscrit, la réalisation a été octroyée aux Chinois qui ont même installé leur base de vie ! Que s’est-il passé depuis pour que les autorités changent d’avis et décident de transférer le projet vers la wilaya de Djelfa ?

Certains ont tout mis sur le dos du wali qui aurait pris cette décision. Pour sa part, le wali a reçu la délégation venue le voir et a rassuré tout le monde : le projet en question ne bougera pas de Oued El Ma, les travaux de la route tant espérée depuis longtemps seront bientôt lancés et les détenus (une cinquantaine) seront libérés.

Quant aux exactions rapportées par les témoignages, une commission d’enquête sera dépêchée sur les lieux, nous a rapporté l’un de ceux ayant fait partie de la délégation. La foule attendant des nouvelles depuis les premières heures de la matinée d’hier, après avoir entendu le compte rendu de la délégation, a exprimé sa satisfaction et s’est dispersée dans le calme.
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Les archives, objet de manipulation politique

Publié le 20/01/2016, par dans Non classé.

Pour s’attaquer à une des icônes de la Bataille d’Alger et de la guerre de Libération nationale, les proches du chef de l’Etat n’ont pas lésiné sur les moyens. Peu importe la méthode.
L’essentiel étant de s’attaquer à une dame qui, au summum de la vie militante, a « osé» demander une rencontre à celui qui constitue « une ligne rouge» tracée par Amar Saadani et ses proches. Quitte à aller chercher l’arme du crime chez les anciens ennemis que Zohra Drif avait combattus. Car, si cela n’a pas été dit, il faut faire une précision : le fameux document qui met en cause Zohra Drif et Yacef Saâdi a été « retrouvé» dans un blog qui fait l’éloge du général Salan, le tristement célèbre fondateur de l’Organisation de l’armée secrète, qui mis l’Algérie à feu à sang pour s’opposer à l’indépendance.

C’est sur le site qui rêve encore du retour à la thèse de « l’Algérie française» qu’Ennahar, suivi d’un site proche de la présidence de la République, et les promoteurs d’un journalisme des sales besognes sont allés chercher un procès-verbal qui, sorti de son contexte historique, ne comporte en vérité aucun acte compromettant. Cet acte malsain remet au goût du jour la lancinante question de la gestion des archives. S’il est vrai qu’une bonne partie de ce patrimoine (qui ne relève pas que de belles facettes des personnalités historiques) est toujours otage de l’Etat français, la gestion des archives pose problème.

Car, si les autorités algériennes ont pris au sérieux ce volet, des documents aussi sensibles que l’audition par les autorités coloniales d’une personnalité nationale éminente, ne doit pas se retrouver entre les mains d’aventuriers qui peuvent utiliser ainsi une matière, qui doit être exploitée par des historiens comme arme d’attaque politique. Le PV d’audition de Yacef Saâdi et de Zohra Drif n’est pas un cas isolé. Il y a quelques semaines, des médias français ont rapporté que les autorités de leur pays ont récupéré un document classé « secret».

Il s’agit du PV d’audition du défunt président, Ahmed Ben Bella, par la police coloniale suite à son arrestation en 1956. Les responsables français ont dépêché une équipe spécialisée pour récupérer le document, mis aux enchères par des proches de Robert Lacoste, ancien ministre résident français en Algérie au milieu des années 1950. Mais qu’est-ce qui empêche donc les autorités algériennes de récupérer, sinon d’acheter, s’il le faut, des documents aussi sensibles et les mettre à la disposition des chercheurs ? Rien. Sauf peut-être l’envie d’utiliser les reliques du passé pour s’attaquer aux opposants. Lire la suite

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Le soutien du RCD

Publié le 20/01/2016, par dans Non classé.

La position du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) quant au dossier de la réconciliation nationale n’a pas changé. La formation dirigée par Mohcine Belabbas continuera à soutenir le combat des gardes communaux, des GLD et des victimes du terrorisme.
Hier, une délégation de victimes du terrorisme, de GLD et de gardes communaux regroupés dans l’Alliance nationale patriotique a rencontré des responsables du RCD, notamment son président, Mohcine Belabbas, et les secrétaires nationaux aux relations extérieures, Ahmed Bennegueouch, et à l’économie et l’environnement, Ouamar Saoudi. L’occasion pour M. Belabbas de rappeler la position du parti par rapport à la réconciliation nationale. Dans l’exposé de leur démarche, les membres regroupés dans cette alliance, qui se veut un espace politique non partisan, regrettent l’occultation du rôle de la résistance patriotique par le pouvoir politique. Ils ont manifesté leur colère et leur mécontentement quant au traitement réservé au combat patriotique durant les années 1990 dans le projet de la nouvelle Constitution.

Pour eux, ce nouveau texte n’est que le prolongement de la confusion et de l’impunité consacrée par la charte pour la paix et la réconciliation nationale. A ce propos, le premier responsable du RCD a rappelé aux membres de l’alliance que son parti ne s’est jamais inscrit dans le cadre de la réconciliation imposée par un référendum organisé par l’administration et qu’il a pris position avant sa promulgation pour l’installation d’une commission « vérité et justice» accompagnée par un mécanisme de justice transitionnelle comme le revendiquent toutes les associations de victimes. Pour le RCD, il est de la plus haute importance de solder ce lourd passif avant de tourner la page.

L’impunité et l’amnésie sont le terreau de conflits futurs forcément plus violents. Concernant leur combat pour la reconnaissance de leurs sacrifices et la consécration de la résistance populaire contre le terrorisme dans les années 1990, le président du RCD a rappelé aussi le rôle du parti durant ces années-là et le soutien qu’il apporte à une telle démarche.

Sur un autre plan, les responsables du RCD ont donné un aperçu sur le combat du parti pour rassembler les forces politiques et sociales autour d’engagements pour doter le pays d’une Constitution consensuelle fondée sur un Etat civil et républicain, un équilibre des pouvoirs, la protection de toutes les libertés, l’égalité en droits de tous les citoyens algériens et la consécration d’un organe indépendant de gestion des compétitions électorales. De l’avis du RCD, un tel projet de rénovation nationale suppose que la vérité soit connue sur toutes les périodes troubles de notre lutte de libération, et ce, depuis l’indépendance. Lire la suite

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