formats

La valorisation du patrimoine de Miliana, « une condition sine qua non de son développement »

Publié le 20/05/2020, par dans Non classé.
La valorisation du patrimoine de Miliana,

AIN DEFLA – Véritable livre ouvert révélateur des civilisations qui s’y sont succédé, Miliana, qui sera prochainement classée sur la liste des secteurs sauvegardés en Algérie se doit de valoriser son riche patrimoine afin d’assurer un développement en tous points de vue, soutiennent des intellectuels de la ville.

Tout en relevant que la valorisation, la gestion et la protection du patrimoine culturel de la ville représente à la fois un enjeu culturel, social et économique, ces érudits interrogés par l’APS ont observé que les actions y afférentes sont à même de consolider la cohésion sociale à travers le renforcement du sentiment d’appartenance et de fierté des populations locales.

Faisant remarquer que la décision du classement de la ville de Miliana illustre « la volonté de la préservation du patrimoine dont elle recèle », Abbas Kébir Benyoucef, designer, illustrateur, dessinateur, musicien et archéologue, a noté que cette sentence est à même de permettre l’optimisation de créneaux tels le tourisme culturel et cultuel.

« Des sites et lieux tels, entres autres, le Mausolée de Sidi Ahmed Benyoucef, la Manufacture d’armes, le Jardin botanique ou encore les Remparts de la ville ne peuvent, assurément, que susciter l’intérêt et la curiosité des visiteurs, d’où l’impératif de les exploiter de façon optimale », a-t-il préconisé.

S’attardant sur le musée de l’Emir Abdelkader dont il était responsable par le passé, M. Benyoucef, auteur de plusieurs livres qui traitent principalement de l’histoire de l’Algérie dont notamment « Abdelmoumen Ibn Ali, le Chevalier du Maghreb », « L’Histoire de l’Algérie », « Rais Hamidou, le corsaire d’Alger », « El Kahina, la reine des Aures » et « 17 octobre 1961, tragédie sur Seine », a mis en exergue le rôle susceptible d’être joué par cet édifice symbolisant la résistance du peuple algérien pendant la période coloniale.


Lire aussi:

AIN DEFLA – Véritable livre ouvert révélateur des civilisations qui s’y sont succédé, Miliana, qui sera prochainement classée sur la liste des secteurs sauvegardés en Algérie se doit de valoriser son riche patrimoine afin d’assurer un développement en tous points de vue, soutiennent des intellectuels de la ville.

Tout en relevant que la valorisation, la gestion et la protection du patrimoine culturel de la ville représente à la fois un enjeu culturel, social et économique, ces érudits interrogés par l’APS ont observé que les actions y afférentes sont à même de consolider la cohésion sociale à travers le renforcement du sentiment d’appartenance et de fierté des populations locales.

Faisant remarquer que la décision du classement de la ville de Miliana illustre « la volonté de la préservation du patrimoine dont elle recèle », Abbas Kébir Benyoucef, designer, illustrateur, dessinateur, musicien et archéologue, a noté que cette sentence est à même de permettre l’optimisation de créneaux tels le tourisme culturel et cultuel.

« Des sites et lieux tels, entres autres, le Mausolée de Sidi Ahmed Benyoucef, la Manufacture d’armes, le Jardin botanique ou encore les Remparts de la ville ne peuvent, assurément, que susciter l’intérêt et la curiosité des visiteurs, d’où l’impératif de les exploiter de façon optimale », a-t-il préconisé.

S’attardant sur le musée de l’Emir Abdelkader dont il était responsable par le passé, M. Benyoucef, auteur de plusieurs livres qui traitent principalement de l’histoire de l’Algérie dont notamment « Abdelmoumen Ibn Ali, le Chevalier du Maghreb », « L’Histoire de l’Algérie », « Rais Hamidou, le corsaire d’Alger », « El Kahina, la reine des Aures » et « 17 octobre 1961, tragédie sur Seine », a mis en exergue le rôle susceptible d’être joué par cet édifice symbolisant la résistance du peuple algérien pendant la période coloniale.


Lire aussi: La ville de Miliana prochainement sur la liste des secteurs sauvegardés en Algérie


« Nonobstant le flux des visiteurs avides d’en connaître d’avantage sur l’histoire de leur pays, cette structure, qui renferme des pans entiers de l’histoire de l’Algérie, peut constituer le point de mire des étudiants préparant leur thèse de fin d’études », a-t-il appuyé.

Le volet coutumes et traditions occupe, lui aussi, une part non négligeable du patrimoine de la ville de Miliana, selon M. Benyoucef.

« Même l’art gastronomique est très présent dans le patrimoine de la ville dans la mesure où dans son livre ‘L’art culinaire en Algérie’, Fatma Zahra Bouayad nous fait savoir que le couscous garni au mouton a pour origine Miliana », s’est-il réjoui.

Pour ce sexagénaire, de surcroît natif de Miliana qu’il connaît jusqu’à ses moindres recoins, l’autre avantage du classement de cette ville a trait au fait que dès lors que le secteur sauvegardé obéit à une charte comprenant un certain nombre de conditions clauses, le phénomène de dégradation du patrimoine architectural n’aura plus droit de cité.

« A la faveur de cette décision, il est clair que les gens ne vont plus construire n’importe comment, tout projet de construction devant s’adapter à une réglementation gérée par une charte », a-t-il tenu à dire.

Tourisme culturel et cultuel: le salut

Le président de l’association « Les amis de Miliana », Lotfi Khouatmi, a, pour sa part, mis l’accent sur la nécessité d’achever un certain nombre d’actions relatives à la préservation du patrimoine de la ville.

« L’achèvement de la restauration du Mausolée de Sidi Ahmed Benyoucef ainsi que d’une partie de la Casbah est plus que nécessaire », a-t-il souligné, non sans relever que « la muraille entourant la ville risque de s’effondrer par endroit ».

Selon lui, l’avantage d’une ville classée en tant que patrimoine à sauvegarder a notamment trait à l’arrêt systématique des démolitions qui pourraient y avoir lieu.

« Par le passé, nous nous sommes vus à maintes reprises contraints de signer des pétitions pour arrêter les opérations de démolitions d’un certain nombre de bâtisses faisant partie du patrimoine de la ville car nous voulions éviter le scénario vécu par Koléa dont l’ancienne ville a disparu car les gens démolissaient dès l’acquisition d’un bien donné », a-t-il confié.

Pour ce chirurgien-dentiste, le salut de Miliana en matière de développement ne peut que résider dans les tourismes culturel et cultuel, mettant en avant les potentialités susceptibles d’être tirées par le tourisme de montagne.

Observant que Miliana a « fait les frais de sa position géographique », un ex-enseignant et non moins passionné de l’histoire de la ville dont il a écrit cinq livres, Mohamed Landjrit en l’occurrence, s’est, pour sa part, attardé sur les potentialités touristiques de la ville.

« Toutes proportions gardées, on ne peut, par exemple, comparer certaines villes classées du littoral à Miliana car cette dernière est située bien loin des axes routiers, un enclavement qui l’aura impacté négativement », a-t-il estimé.

Selon lui, le développement du tourisme à Miliana (corollaire de l’optimisation de son patrimoine matériel et immatériel) est un impératif susceptible de libérer les énergies et permettre la création de métiers.

« Ce n’est qu’à cette condition et à elle seule que les vieilles villes d’Algérie pourront sortir de leur torpeur et contribuer efficacement au développement du pays », a-t-il insisté, rappelant, non sans nostalgie, l’existence d’un club de ski au début de l’indépendance à Miliana.

Faisant état de la préparation d’un livre sur les « potentialités touristiques dont recèle l’Algérie », il a soutenu que l’optimisation de ce secteur permettra à l’Algérie de surclasser tous les pays africains en matière de nombre de visiteurs.

« Il y a trois ans à peu près, un amiral de la 6ème flotte américaine était venu à Alger en vue de prendre part à une réunion de travail de l’OTAN à l’issue de laquelle les responsables lui ont fait visiter la côte ouest d’Alger », a-t-il rappelé.

« Il était si ébahi de ce qu’il venait de voir si bien qu’il n’a pas hésité à lancer à ses hôtes que c’était plus beau que sa Californie natale », a conclu M. Landjrit.

Lire la suite

formats

Quotidien de musiciens en temps de confinement

Publié le 20/05/2020, par dans Non classé.
Quotidien de musiciens en temps de confinement

ALGER- Exploiter son temps libre, continuer à s’exercer et entretenir un lien avec sa profession et son public font partie de l’essentiel du quotidien des musiciens professionnels en ces temps de confinement qui a vu les lumière s’éteindre sur les scènes musicales du monde entier.

Enregistrer des cover à partager sur les réseaux sociaux, composer des habillages sonores ou donner des cours sur Internet reste une alternative toute trouvée pour garder le contact avec ses amis et son public, à condition de maîtriser les outils technologiques disponibles.

Bassiste professionnel, Redouane Nehar a déjà publié une centaine de cover, dont la moitié joués en groupe, afin de pouvoir « maintenir un rythme constant et s’exercer sans s’ennuyer ». Ce musicien qui fait partie des meilleurs bassistes algériens a mis en place un programme de travail sérieux dans lequel il implique d’autres amis musiciens.

Dans son petit home studio, face à son ordinateur le musicien joue ses partitions, collecte les morceaux des autres musiciens, fais le montage vidéos et les arrangement son, une excellente manière de passer le temps, de « garder la forme » tout en s’amusant et en s’aérant l’esprit.

Pour sa part le guitariste professionnel Aboubakr Maatallah considère que « le passage de la scène au virtuel était naturel et souple pour ces musicien qui maîtrise les technologies et sont déjà actifs sur les réseaux sociaux depuis quelques années ». Les musiciens de cette génération « Y » est « équipée et sait au minimum faire une prise de son », a-t-il confié.

Nous faisons un peu de la production sur les réseaux puisque notre travail est aussi un besoin naturel qui va bien au-delà de l’aspect professionnel et financier.

Cette forme de « télétravail pour musicien » implique également des ingénieurs du son, des arrangeurs et des musiciens étrangers grâce aux outils technologiques existant, même si ces derniers pâtissent d’un débit de connexion internet trop bas pour ce genre de travaux.

Très actif sur les réseaux sociaux, le musicien de session Mehdi Djama a confié que cette transition a été « très fluide » vu qu’il dispose de tout l’équipement nécessaire à domicile et qu’il joue d’une multitude d’instruments.

Sans oublier l’aspect dramatique de cette pandémie qui a chamboulé le monde entier, le musicien voit en cette période de confinement une occasion pour chaque artiste de se perfectionner et se documenter et rattraper le temps perdu.

Partager son temps et son savoir-faire

Pour beaucoup de musiciens, enregistrer des covers et travailler en groupe sur un morceau aide à casser la routine de l’exercice, le stress du confinement et à garder un minimum de contact avec les musiciens et le public.

Passant ses journées à s’exercer au saxophone, à faire du sport et à se documenter, Mehdi Djama a trouvé le temps de travailler avec des chanteurs et des musiciens peu connus, dont des chanteurs châabi, qu’il souhaite faire découvrir au public très prochainement, a-t-il confié.

Au moment où des millions de personnes consomment des volumes impressionnants en contenu culturel et ressources de formation, Aboubakr Maatallah, qui a été l’un des premiers musiciens algériens à diffuser des formations gratuites sur le net, propose des leçons de guitare en vidéos pour les débutants.

Quelques chefs d’orchestres et formateurs continuent eux-aussi à dispenser leurs cours à distance et à partager sur le net les interprétations des élèves.

Lire la suite

formats

La journée mondiale de l’Afrique célébrée en musique sur la toile

Publié le 20/05/2020, par dans Non classé.
La journée mondiale de l'Afrique célébrée en musique sur la toile

ALGER – Une centaine d’artistes du monde entier dont l’Algérienne Amel Zen, célèbrent cette année sur la toile, la Journée mondiale de l’Afrique, dédiée à la « sensibilisation » sur les risques de la pandémie du Covid-19 et à la préparation de « l’après-virus », annonce t-on sur le site officiel de l’événement.

La chanteuse algérienne d’ethno-pop, rock, Amel Zen se joint au mouvement WAN (Worldwide Afro Network), organisé pour la Journée mondiale de l’Afrique, célébrée le 25 mai de chaque année, aux côtés de nombre d’artistes du continent, des Caraïbes, et d’Amérique Latine.

Plusieurs fois distinguée, Amel Zen compte à son actif un premier album éponyme, sorti en 2013, « El Warda » et « Tlata zahwa we M’raha », deux clips réalisés en 2015 et « Joussour », son dernier opus sorti en 2020.

La chanteuse algérienne se produira avec, entre autres artistes, l’humoriste tunisienne Samia Orosemane et son compatriote, Achraf Chergui, le Malien Salif Keita et le Sénégalais Youssou N’Dour, parrain de l’événement.

L’initiative se déroulera toute la journée sur les réseaux sociaux, avec les hashtags « JeSuisWan » et « IAmWan » et sera ponctué par un show « de deux heures », précise Youssou N’Dour.

Il s’agit d’abord de « sensibiliser les populations » à la lutte contre la pandémie, mais aussi de se dire que, dans beaucoup de domaines, « rien ne sera plus jamais comme avant », explique Youssou N’Dour ajoutant que la culture, fortement affectée par la crise sanitaire, « ne doit pas être oubliée dans le monde d’après la pandémie ».

Par ailleurs, cet évènement sera aussi l’occasion « de saluer la mémoire » de deux monuments de la musique africaine disparus récemment, le saxophoniste Manu Dibango, atteint du coronavirus, et le batteur Tony Allen.

De nombreuses figures majeures de la scène africaine sont annoncées à l’instar de l’icône Salif Keïta (Mali), de la diva du Sahél Oumou Sangaré (Mali) du grand pianiste de jazz Cheick Tidiane Seck (Mali), du chanteur reggae Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire) ou du génie malien de la kora Toumani Diabaté.

Le projet « WAN » est également ouvert à de grands noms de l’Océan indien, des Caraïbes et des Amériques, à l’instar de Baco (Iles Comores), Jimmy Cliff (Jamaïque), Chico César ( Brésil), le groupe Kassav (Guadeloupe) et Sista Jahan (Martinique).

Chris Martin, chanteur du célèbre groupe britannique « Coldplay » se joindra également à ce show.

Le concert virtuel sera « diffusé gratuitement en prime-time sur les réseaux sociaux, et en partenariat avec « African Union Broadcasting », sur près de 200 chaînes de télévision du continent.

Une audience de « 500 millions de téléspectateurs potentiels » est attendue pour suivre ce méga show, concluent les organisateurs.

Lire la suite

formats

Lancement de nouveaux chantiers du patrimoine

Publié le 18/05/2020, par dans Non classé.
Lancement de nouveaux chantiers du patrimoine

ALGER – La ministre de la Culture Malika Bendouda a annoncé lundi à Alger le lancement de deux grands chantiers dans le domaine du patrimoine en matière de législation et d’inventaire.

S’exprimant lors d’un point de presse dédié à l’annonce de la réapparition du guépard saharien dans le parc culturel de l’Ahaggar, la ministre de la Culture a annoncé le lancement de la cartographie des sites archéologiques et la prochaine modification du texte législatif régissant le patrimoine culturel matériel et immatériel.

Ce projet de cartographie, longtemps source de préoccupation des professionnels du secteur dont le Centre national de recherche en archéologie (Cnra) se fera « en collaboration avec toutes les institutions et centres de recherche activant dans ce domaine ».

La ministre a également annoncé la modification de la loi 98-04 relative à la protection du patrimoine afin que ce texte soit « en adéquation avec les récents changement et la politique culturelle du pays ».

Cette loi en vigueur depuis 1998 a souvent été l’objet de demandes de modification et de mise à jour de la part des professionnels du patrimoine, notamment ceux travaillant sur le patrimoine immatériel.

Pour cette journée du 18 mai, journée internationale des musées, la ministre de la Culture a fait le point sur les différentes activités numériques en lien avec le patrimoine qui se sont tenues dont de nombreuses conférences virtuelles d’experts internationaux.

Ce passage à une célébration numérique du mois du patrimoine (18 avril- 18 mai de chaque année) s’est mis en place suite à la fermeture des musées et musées de sites par mesure de prévention contre la propagation du coronavirus.

Elle a également rappelé son instruction aux directeurs de musées afin de procéder à la désinfection et à la réhabilitation de ces établissements et d’élaborer des visites guidées virtuelles de ces derniers.

Malika Bendouda a aussi annoncé la publication dans les prochains jours d’une nouvelle revue entièrement dédiée au patrimoine culturel. Intitulée « Ledjedar », en référence aux monuments funéraires berbères de la région de Frenda à Tiaret, cette publication vise à vulgariser le patrimoine et le rapprocher du public.

Lire la suite

formats

Cinémathèque algérienne : hommage virtuel à Azzedine Meddour

Publié le 17/05/2020, par dans Non classé.
Cinémathèque algérienne : hommage virtuel à Azzedine Meddour

ALGER- La cinémathèque algérienne présente un programme virtuel en hommage au cinéaste Azzedine Meddour, une des grandes figures du cinéma algérien, pour la 20e commémoration de sa disparition, a indiqué cet établissement sur son site web.

La cinémathèque propose au public la diffusion sur son site Internet d’images, reportages et extraits de films de ce cinéaste, emporté le 16 mai 2000 par une maladie au sommet d’une carrière.Natif de Béjaia en 1947, Azzedine Meddour est le réalisateur de « La montagne de Baya » (1997), un long métrage en tamazight tourné sur les hauteurs du Djurdjura, en Kabylie.

Le réalisateur a légué au cinéma algérien une riche filmographie notamment « Les nouvelles croisades », une série de 8 heures sortie en 1980 et primée en Egypte et au Burkina Faso, « Entre nous » (1983) , « Combien je vous aime » primé à New York en 1985, « Polisario, année 15 » (1986), « La légende de Tiklat » (1991), ou encore « Douleur muette » (1998), son dernier film, distingué plusieurs fois dans des compétitions internationales.

Azzedine Meddour aura également été producteur, membre fondateur du Rassemblement des artistes, intellectuels et scientifiques ainsi que vice président de l’Association des réalisateurs et producteurs algériens (Arpa).Il est également le père de la réalisatrice Mounia Meddour qui a récemment fait parler de son oeuvre « Papicha » doublement primée lors de la 45e cérémonie des Césars en France.

Lire la suite

formats

Deuxième consultation internationale sur le statut de l’artiste en temps de crises

Publié le 17/05/2020, par dans Non classé.
Deuxième consultation internationale sur le statut de l'artiste en temps de crises

ALGER – Le Secrétariat d’Etat chargé de la production culturelle a organisé, samedi en visioconférence, une deuxième consultation internationale multilatérale sur le statut de l’artiste en temps de crise (Covid-19), dans le cadre des préparatifs de l’Atelier consacré au projet de loi sur le statut de l’artiste.

Organisée en collaboration avec le mouvement culturel mondial de l’Unesco « ResiliArt, cette consultation, supervisée par le Secrétaire d’Etat chargé de la production culturelle Salim Dada, a vu la participation d’artistes algériens en arts plastiques et numériques, cinéma, chorégraphie, théâtre etc.

A ce titre, la scénariste et productrice Adila Bendimerad a plaidé pour « la levée des obstacles qui bloquent le mouvement et la liberté de créativité en matière de cinéma à travers +la libération+ des salles de cinéma disponibles », « l’octroi d’autorisations de projection » et « davantage de rapprochement » de la part du ministère de la Culture en faveur des artistes. Elle a appelé en outre à la recherche des voies à même d’amener les opérateurs économiques à s’intéresser aux projets audiovisuels.

De son côté, le plasticien Hamza Bounoua a regretté l’absence de galeries en Algérie permettant de faire connaitre les plasticiens algériens dans les fora internationaux », présentant, à cet effet, son projet artistique « Diwaniya ». Il s’agit du projet d’une maison des Arts à Alger dont la mission « est de mettre en contact les plasticiens spécialisés en arts arabes et islamiques et d’autres artistes et hommes de lettres ».

Pour sa part, le dramaturge Mourad Senoussi a présenté son expérience dans la gestion du théâtre régional d’Oran, soulignant que « 70% du programme de son établissement est consacré au théâtre et le reste à la musique et la chorégraphie…. Il a précisé, à ce propos, qu’il soutient « la qualité et non la quantité, et ce en accueillant des troupes et des coopératives de la wilaya d’Oran et d’autres régions ».

Participant à ce débat, le danseur chorégraphe émigré Sofiane Boukraa a évoqué la réalité de la danse en Algérie et dans le monde arabe et « le faible intérêt » accordé à cet art, comparé aux autres disciplines artistiques, et ce, a-t-il estimé, « pour des considérations d’ordre religieux et des traditions sociétales ».


Lire aussi: Première consultation internationale sur la situation de l’artiste en temps de crises


Le spécialiste en effet spéciaux établi à l’étranger, Samy Lemouti a mis en avant, quant à lui, l’importance de « promouvoir » les arts numériques en Algérie, à travers des manifestations internationales favorisant l’échange entre les Algériens et les créateurs venus d’ailleurs, notamment des pays qui comptent une grande expérience dans ce domaine.

Cette deuxième consultation a coïncidé avec la célébration de la « Journée internationale du vivre ensemble en paix », initiée par l’Algérie et adoptée par l’Onu en décembre 2017.

Le Secrétariat d’Etat chargé de la production culturelle avait organisé au début du mois une première consultation internationale multipartite sur la situation de l’artiste en temps de crises.

Cette consultation avait réuni des artistes, des écrivains, des acteurs de la culture d’Algérie et d’ailleurs qui avaient débattu des droits socio-économiques de l’artiste et la culture dans l’environnement numérique.

Parallèlement au programme du Secrétariat d’Etat chargé de la production culturelle, ces deux consultations placées sous le thème « L’artiste entre créativité et résilience » s’inscrivent en droite ligne avec l’initiative « RésiliArt », lancée le 15 avril 2020 par l’Unesco sur la situation de l’artiste, une situation instable en temps de crises et de confinement sanitaire et sécuritaire.

Lire la suite

Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair