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Collectivités locales à Béjaïa : Le développement à l’épreuve des blocages et de l’incompétence

Publié le 16/06/2016, par dans Non classé.

A l’heure où les collectivités locales sont appelées à s’impliquer dans le développement, à Béjaïa, les deux communes susceptibles de répondre à ces ambitions, à savoir Béjaïa et Akbou, qui ne dépendent plus des subventions, ne rassurent pas sur leur capacité à jouer un rôle de pilote dans l’amorce d’une dynamique de développement suivant les dernières directives du ministère de l’Intérieur.
Pendant que la première fait de timides tentatives pour appliquer les nouvelles instructions, la deuxième est engluée dans un imbroglio qui n’augure rien de bon pour la municipalité. A Akbou, en situation de blocage sans précédent, 600 milliards de centimes végètent dans les caisses et plus de 900 projets sont gelés. Cet argent provient de la fiscalité à hauteur de 125 milliards de dinars/an, la commune ne recevant que rarement des subventions, apprend-on de Hamidouche Rachid, chargé des finances à l’APC d’Akbou.

Commune riche, Akbou ne jouit pas du fruit de cette performance. Le blocage est total et la population demande le « départ» de l’exécutif. « Ce n’est pas seulement de la mauvaise gestion, mais de la non-gestion», regrette Mouloud Salhi, élu indépendant, aujourd’hui dans la dissidence. Le blocage est-il la conséquence de l’incompétence des élus ? Nombreux sont les président d’APC qui dénoncent les blocages induits par le nombre restreint de contrôleurs financiers.

« Non-gestion»

Pour Mouloud Salhi, « il y a certes une part de vérité quand on pointe du doigt l’insuffisance du nombre de contrôleurs financiers, mais ils ne peuvent bloquer 900 projets à eux seuls. Leur responsabilité est infime par rapport à la montagne d’incompétence des élus. Le code communal nous permet une autonomie que nous n’exploitons pas à cause des compétences amoindries des élus».

En dépit de ses nombreux atouts — un port très actif, industrie, tourisme — la commune de Béjaïa, 7e ou 8e au dernier classement des communes les plus riches du pays, et une des deux communes de la wilaya à s’autofinancer avec celle d’Akbou, éprouve encore le besoin d’avoir sa part de subventions étatiques. « L’Etat nous prive de subventions, prétextant une possibilité d’autofinancement. C’est faux : qui dit grande commune, dit grands défis.

Le budget est dépensé au service de plus de 200 000 habitants : voirie, aménagement urbain, réfections», nous dit M. Djabali, chargé des finances à l’APC de Béjaïa. La commune dispose d’un budget 2016 de 340 milliards de centimes issu des recettes fiscales qui proviennent essentiellement de Cevital et du port. Ces entrées ont été revues à la baisse de quelque 70 milliards par rapport à l’année dernière suite au passage de la Taxe sur l’activité professionnelle (TAP) de 2 à 1%.

Un flagrant paradoxe d’ailleurs : l’Etat fait des cadeaux aux patrons en même temps qu’il est attendu des communes qu’elles s’autofinancent en comptant sur les recettes fiscales ! Est-on, dans ce contexte, en mesure de réussir le défi du développement décentralisé ? Dans de timides tentatives de déroger au plan de dépenses habituel, l’APC de Béjaïa a injecté une partie du budget 2016 pour l’élargissement du patrimoine de la municipalité et le développement d’une voie d’accès névralgique. « Avant, les dépenses répondaient aux besoins, désormais, nous visons à faire fructifier les recettes.

C’est ainsi que nous participons à l’aménagement de la voie d’accès de l’arrière-port (opération à laquelle participent Naftal, Cevital et Sonatrach) et deux stations urbaines et un parking à étages sont en construction. Les retombées se traduiront par l’amélioration des voies au profit des entreprises et le relèvement du budget patrimonial de l’APC qui est actuellement de 7 milliards», se félicite M. Djabali. Lire la suite

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Annaba: du hawzi et du malouf en ouverture du Festival national de la chanson citadine

Publié le 15/06/2016, par dans Non classé.
Annaba: du hawzi et du malouf en ouverture du Festival national de la chanson citadine
ANNABA – Les sonorités mélodieuses du hawzi et du malouf ont ouvert mardi dans la soirée la 11ème édition du Festival national de la musique et de la chanson citadine au Théâtre régional Azzedine Medjoubi à Annaba. Un public nombreux composé essentiellement de familles a pris part au concert inaugural…

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Nuit d’émeutes à Larbaâ Nath Irathen : Des blessés et des interpellations

Publié le 15/06/2016, par dans Non classé.

Des émeutes ont eu lieu, durant la nuit de mardi à mercredi, dans la ville de Larbaâ Nath Irathen, à environs 30 kilomètres au sud-est de Tizi Ouzou suite à l’interdiction d’une activité du MAK organisée à l’occasion du 15e anniversaire de la marche du 14 juin 2001.

Sept personnes ont été interpelées suite à des heurts entre des militants du MAK et les éléments des forces de l’ordre. Cinq blessés ont été également dénombrés lors de ces affrontements, souligne Hocine Azem, l’un des responsables du MAK qui ajoute que  » les services de sécurité sont intervenus pour empêcher la lever du drapeau kabyle au niveau de la place des martyrs de l’ex Fort national.

Puis, la situation a dégénéré, selon lui, pour laisser place à des scènes d’affrontements. Les militants interpellés ont été relâchés tandis que les blessés sont toujours en observation médicale à l’hôpital de Larbaâ Nath Irathen, précise M. Azem.

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La justice gèle le rachat d’El Khabar par NessProd

Publié le 15/06/2016, par dans Non classé.

Le tribunal administratif de Bir Mourad Rais a décidé, aujourd’hui mercredi, de geler la transaction portant rachat du groupe de presse El Khabar par NessProd, une filiale de Cevital. Lire la suite

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«Une insulte et une humiliation»

Publié le 15/06/2016, par dans Non classé.

Pour l’ancien colonel du DRS à la retraite, Mohamed Khelfaoui, le projet de loi est « une insulte et une humiliation» pour les retraités et les actifs.
Il se demande ce que veut dire « porter atteinte à l’honneur» d’une institution de l’Etat. « Que veulent-ils faire de nous ? Des sous-citoyens réduits au silence ? Non. Nous avons un devoir d’expression pour éclairer l’opinion publique sur des faits que nous estimons importants pour notre pays.

Dans tous les pays du monde, le procédé de l’omerta n’est appliqué que pour les mercenaires. Comme dans toutes les professions, il y a une éthique et une morale à respecter ainsi qu’une obligation de réserve limitée à deux années. Moi-même j’ai écrit des livres deux ou trois ans après ma retraite. Les retraités sont des civils, ils n’ont plus aucun contrat avec l’armée. Ils tombent sous le coup du code pénal comme tous les Algériens…» Lire la suite

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«Personne n’a le droit d’interdire à des Algériens de s’exprimer à vie»

Publié le 15/06/2016, par dans Non classé.

– Une mesure est prévue afin de soumettre les retraités de l’armée à l’obligation de réserve à vie. Qu’en pensez-vous ?

La liberté d’expression est un droit fondamental pour tous les Algériens. Un tel projet de loi est assurément anticonstitutionnel. Si dans la législation comparée, on interdit aux anciens officiers de parler des secrets militaires, de divulguer des secrets touchant à l’exercice de la profession et à la souveraineté nationale, on ne peut toutefois pas leur interdire de s’exprimer lorsqu’ils sont en retraite sur des sujets qui concernent la société et le pays, qu’il s’agisse de la vie économique, civile ou politique.

Le code pénal est là pour réprimer et punir toute entorse à la loi interdisant la divulgation du secret militaire, nul besoin donc d’une loi qui toucherait au droit à la liberté d’expression pour ces gens-là. On ne peut être interdits d’exercer ses droits. C’est à la justice d’empêcher quelqu’un de jouir de ses droits civils et politiques. La justice peut ordonner de suspendre le droit à l’expression lorsqu’il s’agit d’une affaire en cours de jugement ou jugée, mais personne n’a le droit d’interdire aux citoyens de s’exprimer à vie, c’est même très grave de le faire. Cette loi, c’est comme un mariage catholique, c’est à vie, cela peut décourager beaucoup de nos jeunes d’intégrer l’institution militaire.

– C’est donc une régression…

J’estime que ce type de loi n’a pas de sens en 2016… C’est une flagrante atteinte à la liberté d’expression. Il n’y a pas d’amalgame à faire entre le secret militaire et la liberté d’exprimer une opinion. Un pays qui veut réellement aller vers la démocratie est un pays qui élargit le champ des libertés et des droits, ce genre de loi est un obstacle à la liberté et c’est dans la nature du système politique algérien. Il y a quelques mois, on nous sortait une Constitution qui soi-disant garantirait les libertés et, dans son application, on nous présente un projet de loi qui limite la liberté d’expression pour une catégorie d’Algériens.

– Surtout que cette catégorie est appelée à parler et à dire la vérité sur ce qui s’est passé en Algérie durant notamment la décennie noire…

Oui bien sûr, c’est même une obligation morale envers les Algériens de dire ce qui s’est passé, notamment sur la question de l’annulation du processus électoral. Dans une démocratie, tout le monde doit s’exprimer et débattre. Dans une société démocratique, il n’y a pas de tabou, il faut parler de tout. C’est de cette façon-là qu’on pourra avancer.

On commence aujourd’hui par interdire à une catégorie de fonctionnaires de parler, demain on interdira aux magistrats en retraite de s’exprimer ou de donner leur opinion. Après ce sera le tour des avocats qu’on empêchera de s’exprimer sur les questions politiques ou sur des affaires qu’ils ont traitées. Je pense qu’une telle loi est grave et peut être le début d’une chaîne de lois qui rétrécira encore et encore le champ des libertés, notamment la liberté d’expression.

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