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Rien ne va plus au gouvernement

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.

Le ministre de l’Industrie ne reconnaîtrait plus l’autorité vacillante du Premier ministre, préférant ne se référer qu’à l’entourage direct du président de la République pour faire adouber ses choix dans la conduite de son secteur. La double casquette que porte le vice-ministre de la Défense et chef d’état-major, les couacs diplomatiques que génère le « bicéphalisme» au ministère des Affaires étrangères sont d’autres « aberrations» que doit se coltiner Abdelmalek Sellal.
Désobéissance et indiscipline. L’équipe gouvernementale étale au grand jour des dissensions. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, ne tient plus « ses troupes». Son autorité est mise à mal par des « superministres» sur lesquels il n’a aucune emprise. Le locataire du palais Docteur Saâdane apparaît de moins en moins comme un chef de file qui imprime sa propre marque à un gouvernement caractérisé par une incohérence évidente.

Son effacement du devant de la scène s’apparente à une « mise à l’écart» à peine voilée. Le malaise est évident. De fait, des ministres ne cachent plus leur « insubordination», confie-t-on dans l’entourage du gouvernement. Le cas le plus édifiant est celui du ministre de l’Industrie, Abdessalem Bouchouareb, qui ne jure obéissance qu’au chef de l’Etat.

Le désaccord du Premier ministre avec la « politique» que mène son ministre de l’Industrie ne fait plus mystère. Mais ce qui exaspère le plus Sellal, ce sont les décisions prises par Bouchouareb concernant le management de certaines entreprises publiques. Le récent limogeage, séance tenante, du patron du groupe pharmaceutique Saidal, Boumediène Derkaoui, a été le pas de trop. Selon des sources proches du gouvernement, « non seulement Sellal s’est opposé à cette décision, mais il n’a même pas été consulté au préalable».

Bouchouareb, « Premier ministre bis»

Il ne fait que constater les dégâts. Ce qui fait dire à certains initiés que le ministre de l’Industrie se comporte « en Premier ministre bis». Mais bien avant cet épisode, il y a eu « l’affaire Rebrab». Dans la guerre qu’il a menée contre le patron de Cevital, Bouchouareb a presque « forcé la main» à Sellal pour qu’il le suive dans cette croisade économique.

En somme, Le Premier ministre n’arrive plus à le contenir malgré ses multiples recadrages vains et qui sonnent comme un affaiblissement de son pouvoir. Certains observateurs se demandent ce que fait encore Abdelmalek Sellal au gouvernement. « Quelqu’un d’autre, à sa place, aurait déjà démissionné», lâche un proche. Osera-t-il le faire un jour ? Pas si sûr, tant Sellal n’est pas connu pour être un homme politique porteur d’une doctrine qui jette l’éponge s’il est contrarié dans sa stratégie.

Issu de l’appareil bureaucratique national, Abdelmalek Sellal éprouve des difficultés à travailler avec des politiques, préférant les ministres au même parcours que lui. D’où le dosage du dernier remaniement qui a vu l’arrivée en masse de ministres venus de l’administration, sans attache partisane ni parcours militant. Une tendance à « techniciser» le gouvernement en lieu et place d’une équipe politique cohérente, issue d’une majorité et porteuse d’un projet.

Pour revenir à ses bisbilles avec Bouchouareb, il est vrai que depuis toujours, les deux hommes aux profils opposés ne faisaient pas bon ménage. « Sellal compose mal avec des ministres issus des partis politiques, jouissant d’un certains charisme et qui lui font de l’ombre. Amara Benyounès en fait les frais à cause de ça aussi», a fait remarquer un ancien ministre. Avec Bouchouareb, le malaise est encore plus frappant en raison de la proximité de ce dernier avec l’entourage immédiat du chef de l’Etat. Avec le frère cadet du Président, il forme l’ossature de la décision économique.

Une position qui lui procure une influence et un pouvoir supérieur à celui du Premier ministre, à qui par ailleurs il veut succéder. Il ne fait plus mystère de ses ambitions. A la manœuvre depuis quelques mois, Bouchouareb travaille minutieusement pour accéder à la primature. Il ne s’en cache plus. Il s’avère, à mesures de lois, qu’il est le ministre qui imprime les orientations économiques de l’Exécutif sans laisser aucun « choix» au Premier ministre.

Couacs, désaccords et fausses notes

Les couacs et les désaccords au sein d’un gouvernement où rien ne va plus rythment la chronique de l’Exécutif. L’autre membre du gouvernement qui n’a jamais reconnu l’autorité de Sellal est bien le vice-ministre de la Défense, Ahmed Gaïd Salah, qui cumule la fonction de chef d’état-major. Il est de notoriété publique que le chef des Tagarins voue « une indifférence à la limite du mépris à l’égard du Premier ministre», confie un ancien de l’équipe Sellal.

Alors qu’il est membre de l’Exécutif, Gaïd Salah n’assiste pas aux réunions du gouvernement et surtout ne rend de compte qu’au chef de l’Etat. Bien entendu, il n’est jamais venu à l’esprit de Sellal de recadrer le vice-ministre de la Défense. Cette situation ne l’embarrasse pas outre mesure, alors qu’à l’égard d’autres, il ne cesse d’exprimer « son mécontentement». C’est le cas avec le chef de la diplomatie, Ramtane Lamamra. Sellal vit mal l’émergence fulgurante du ministre des Affaires étrangères.

Par sa maîtrise de ses dossiers et sa forte présence dans les négociations internationales, Lamamra fait figure de ministre hors catégorie. Ces performances sont paradoxalement mal appréciées en interne, d’où la tentative de réduire son champ d’intervention à la faveur du remaniement rocambolesque de la mi-mai 2015. Profitant d’une méfiance naissante au sein du clan présidentiel vis-à-vis du chef de la diplomatie, Sellal avait carrément « demandé sa tête».

Entre les deux hommes, le courant est rompu. Hormis les exigences du protocole, ces deux anciens énarques « ne se parlent plus», confie un ex-fonctionnaire des Affaires étrangères. Autres signes d’une équipe gouvernementale aussi incohérente que divisée : les permanentes divergences de vues entre Ramtane Lamamra et le ministre chargé des organisations régionales, Abdelkader Messahel. Ce dernier a souvent critiqué la stratégie de son collègue des Affaires étrangères, notamment sur la gestion des dossiers libyen et malien.

Et Sellal n’est plus en mesure d’assurer les arbitrages, ces dossiers semblent hors de sa portée. Son autorité étant bafouée, il n’arrive plus à « protéger» certains de ses ministres des « pressions et ingérences» externes. « Le patron du FCE s’autorise à solliciter des audiences aux ministres pour la mise en place des fameux comités Lire la suite

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Ramdane Taâzibt (PT) : «Saadani est aux abois»

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.

Le Parti des travailleurs (PT) a vivement réagi aux « invectives» d’Amar Saadani qui a traité, entre autres, Louisa Hanoune de « poule qui ne pond pas». « Amar Saadani est vulgaire et misogyne.
A défaut de s’illustrer par les idées, il excelle dans l’invective, l’insulte et le mensonge, toujours plus gros pour avoir une chance de passer», a écrit Ramdane Taâzibt, député et membre du bureau politique du PT. La charge de ce parlementaire a été de la même intensité que les « insultes» du secrétaire général du FLN.

M. Taâzibt décrit ainsi un homme qui est « au peloton du discours ordurier et rêve d’un système autoritaire oligarchique où les citoyens seraient des sujets au service des parrains». Le député du PT présente ainsi Amar Saadani comme un homme « aux abois» qui enfile le costume du « porte-parole» de l’Etat algérien en multipliant les dérapages. Il rappelle les propos du secrétaire général du FLN sur la cause sahraouie qui ont soulevé un tollé général et contraint le président de la République, son Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères à réagir pour rassurer l’opinion publique et les Sahraouis que la position de l’Algérie sur la question est immuable.

« Saadani parle au nom de l’Etat sur des questions de souveraineté — politique étrangère, Sahara occidental et Palestine — obligeant le Président malade de faire un effort supplémentaire en recevant le président du Front Polisario, pour la première fois depuis 1999, et le ministre des AE de l’Autorité palestinienne pour corriger (ces) bourdes monumentales», souligne Ramdane Taâzibt dans une tribune publiée sur facebook.

Ce parlementaire, qui est l’un des artisans de la « rébellion» au sein de l’APN contre la loi de finances 2016, accuse Amar Saadani de « terroriser» les députés de son parti pour le vote d’une loi dans laquelle « ils ne se reconnaissent pas». Il l’accuse également d’instrumentaliser le FLN au profit de « l’oligarchie». Ramdane Taâzibt va jusqu’à considérer Saadani comme « un danger permanent pour l’Etat, pour l’unité de ses institutions, pour sa diplomatie et pour sa crédibilité». Il poursuit en affirmant que le SG du FLN « fait partie de ceux qui œuvrent pour sortir le président Bouteflika par la petite porte».

« Saadani restera dans l’histoire comme celui qui a introduit la baltagua dans le discours politique», ajoute le député du PT, qui lui demande d’expliquer « comment il est devenu milliardaire après avoir été un simple employé à Naftal (pompiste)». Pour Ramdane Taâzibt, il est normal que Saadani défende l’ancien ministre de l’énergie, Chakib Khelil. « N’est-ce pas Saadani qui a présidé la plénière qui a voté la loi portant privatisation des hydrocarbures en 2005, élaborée aux Etats-Unis et importée par son meilleur ministre, le traître Chakib khelil», a-t-il soutenu, affirmant que « le peuple algérien ne se laissera pas tromper par celui qui incarne le politicien affairiste». Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.

Une jeune fille se jette du pont du Cheliff

Avant-hier, en fin d’après-midi, une jeune fille âgée de 16 ans s’est jetée du pont de l’oued Cheliff reliant le centre de Chlef au nord de la wilaya. Elle a fait une chute de plusieurs mètres avant de tomber au sol, ce qui lui occasionné de multiples fractures. La victime a été évacuée vers l’hôpital des Frères Khatib de la ville, où elle est toujours placée en soins intensifs. Les services de sécurité ont ouvert une enquête pour déterminer les causes de cette tentative de suicide. A rappeler que l’ouvrage en question a connu, ces dernières années, une série d’actes similaires.

Starwood Hotels lance la marque Four Points en Algérie

Starwood Hotels & Resorts Worldwide a annoncé le lancement de la marque Four Points en Algérie à travers l’ouverture du Four Points by Sheraton Oran. Situé à quelques minutes de l’aéroport, l’hôtel occupe un emplacement idéal à proximité du centre-ville, des magasins, des restaurants, des centres de loisirs et du célèbre Centre des conventions Mohamed Benahmed. Il offre une vue sensationnelle sur la ville et la mer Méditerranée. Il s’agit du quatrième hôtel de Starwood en Algérie et le troisième dans la wilaya d’Oran. Four Points by Sheraton connaît une dynamique de croissance avec plus de 200 hôtels opérationnels dans le monde.

Emission de deux timbres-poste consacrés à la Journée arabe de la famille

Algérie Poste procédera, lundi prochain, à l’émission de deux timbres-poste consacrés à la Journée arabe de la famille, a indiqué cet établissement. La vente anticipée de ces deux timbres, d’une valeur fiscale de 25 et 30 DA, aura lieu lundi et mardi dans les 48 recettes principales des postes situées aux chefs-lieux de wilaya, tandis que la vente générale aura lieu mercredi dans tous les bureaux de poste, précise la même source. Une enveloppe 1er jour à 7 DA sera également mise en vente avec une oblitération 1er jour illustrée, ajoute le communiqué.

Premier Salon de l’optique et de la lunetterie à Béjaïa

A l’initiative de RH. International Communication, ce salon se tiendra du 10 au 13 février 2016. Cette manifestation vise à réunir dans son espace les fabricants, les distributeurs, les représentants de la marque, les importateurs et les grossistes. Une occasion pour les professionnels de la filière de la santé, opticiens en exercice et en installation, des opticiens de l’international, des ophtalmologues, des étudiants en optique, des institutionnels, de la presse, TV et radio, de découvrir les dernières tendances en lunetterie et connaître les dernières techniques de fabrication des verres et montures. Les matinées seront consacrées aux professionnels et les après-midi au grand public, a annoncé l’organisateur.

Facilitation administrative pour les mineurs

Le certificat de résidence n’est plus demandé aux mineurs dans les dossiers de demande du passeport, du permis de conduire et de la carte nationale d’identité, selon le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. Le certificat de résidence était auparavant exigé pour l’obtention de ces documents. Ces mesures entrent dans le cadre de la volonté des autorités de mettre fin aux lenteurs administratives en facilitant la délivrance des documents administratifs.

Trois ex-élus condamnés pour injures à Tiaret

La cour de justice de Tiaret a condamné avant-hier, en appel, trois élus de la commune de Takhemaret à six mois de prison assortis de sursis et leur a infligé une amende de 5 millions chacun et 100 000 DA au titre des dommages et intérêts aux plaignants. Ces derniers, des habitants de la localité de Bouazid, une proche banlieue de Takhemaret, avaient saisi la justice après s’être estimés humiliés par les trois élus, dont l’ex-maire, C. M., d’obédience FNA à l’intérieur de l’Hôtel de Ville. Lire la suite

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Les travailleurs dénoncent une volonté de casser l’Etusa

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.

Les travailleurs de l’Etusa ont observé un débrayage à travers les unités de la capitale.
Les travailleurs de l’Entreprise de transport urbain et suburbain d’Alger (Etusa) sont depuis hier en grève illimitée pour dénoncer « l’opacité» dans la gestion de l’entreprise après le limogeage, il y a plus d’un mois, de son directeur général, Yacine Krim. Pour les travailleurs rencontrés au niveau de la direction générale de cette entreprise, « L’Etusa va vers une destination inconnue». Selon le syndicat UGTA, la directrice par intérim ayant succédé à M. Krim a démissionné il y a une semaine. Impossible d’obtenir des informations officielles sur cette démission et les conditions de mise à l’écart de M. Krim, le ministère des Transports étant injoignable. La direction de l’Etusa a également refusé de nous recevoir.

Les travailleurs de cette entreprise ont observé un débrayage à travers les unités de la capitale. Les bus étaient à l’arrêt aux quais des différentes gares d’Alger. « Seul le service de sous-traitance fourni aux partenaires de l’Etusa (entreprises) pour le transport du personnel et des étudiants a été assuré comme service minimum», explique Nazim Aouiche, délégué syndical, rencontré hier au siège de la direction où des dizaines de travailleurs observaient un piquet de grève.

L’Etusa vit visiblement un malaise engendré par plusieurs facteurs, révèlent les travailleurs et syndicalistes interrogés hier. L’absence d’une direction à la tête de l’entreprise et les informations liées à la possible promotion du responsable du transport des étudiants à la tête de cette entreprise a enflammé la situation. « Nous connaissons le parcours de ce monsieur.

Il a imposé son fils ici, à la direction générale, qui permet plusieurs avantages», accusent des syndicalistes, excédés par « le manque de sérieux» que constitue cette décision si elle venait à se confirmer. Les syndicalistes et les travailleurs dénoncent également « une volonté de casser l’Etusa» au profit d’autres parties. M. Aouiche estime que la déstructuration de l’Etusa profitera certainement aux privés qui convoitent le créneau, rappelant la décision du wali de donner son accord à l’entreprise Tahkout de déployer 1000 bus dans la capitale.

Merimi Nacereddine, syndicaliste, a également fustigé les responsables du secteur concernant le retard accusé dans la nomination d’un directeur à la tête de cette entreprise « qui représente tout pour les travailleurs, dont beaucoup y ont passé plus de 20 ans». Le syndicat s’interroge également sur la motivation du ministère des Transports de dépouiller l’Etusa de ses actions dans la société de gestion du tramway d’Alger et de la gestion des téléphériques. L’Etusa a été dépouillé des 36% et 41% des actions détenues dans ces deux entreprises. Les travailleurs accusent « des parties travaillant au profit d’opérateurs français qui rêvent d’accaparer également du transport urbain dans la capitale».

La grève a été aussi motivée par la suspension de neuf travailleurs, dont quatre syndicalistes, suite au mouvement de protestation observé en octobre dernier en soutien à l’ancien directeur général de l’Etusa. Les travailleurs sont unanimes quant à la poursuite de ce débrayage « jusqu’à la réintégration de nos collègues et l’installation d’un directeur pour sauver notre entreprise». L’Etusa compte une flotte de 750 bus et emploie plus de 2800 agents à travers la capitale. L’entreprise projetait de se doter de 400 bus supplémentaires pour renforcer sa flotte. Lire la suite

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Les justifications de Benkhalfa

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.

Le ministre des Finances a tenu, mardi soir, à répondre aux accusations lancées par l’opposition tout lors des débats ayant émaillé l’examen
puis l’adoption de la loi de finances 2016.
Dans une interview accordée à la chaîne de télévision privée Echorouk News, Abderrahmane Benkhalfa a tenté d’expliquer et de justifier les mesures les plus contestées contenues dans la loi de finances 2016, en reprenant les grandes lignes d’un discours qui devient quelque peu répétitif et parfois même contradictoire.

C’est ainsi que le ministre se targuera en premier lieu de la « libre expression» existant dans notre pays, ayant permis un débat contradictoire sur la loi de finances, mettant ainsi les incidents ayant émaillé le vote de la loi et l’action de l’opposition au sein du Parlement sur le compte de cette belle « démocratie existant dans notre pays».

Abordant par la suite les articles de « la discorde», M. Benkhalfa tentera un exercice pédagogique pour expliquer les objectifs des articles 66 et 71 de la loi de finances 2016. Rappelons dans ce sens que l’article 66 relatif à l’ouverture du capital des entreprises publiques au privé national résidant avait été abrogé par la commission des finances et du budget de l’APN, avant d’être réintroduit par le truchement d’un amendement oral du gouvernement voté en dernière instance par la plénière.

Vivement contesté, l’article en question renforce, selon le propos de M. Benkhalfa, « la protection des entreprises publiques économiques». Il ajoutera que la LF 2016 « renforce aussi bien la règle des 51/49% que la protection des entreprises publiques». Se faisant plus précis, le premier argentier du pays explique que par cette disposition, « personne ne peut entrer dans le capital d’une entreprise publique au-delà de 34%.

Ce n’est qu’après 5 ans, lorsqu’il (le repreneur privé, ndlr) a rempli les conditions du cahier des charges, à savoir le maintien des effectifs, l’augmentation des recrutements, permettre à l’entreprise de gagner de l’argent, d’exporter, celui-ci peut reprendre les parts sociales restantes, mais d’abord après passage au Conseil des participations de l’Etat». Pour M. Benkhalfa, « plusieurs verrous sont instaurés par la loi : la minorité agissante de 34%, les 5 ans, le cahier des charges à remplir et le passage par le gouvernement. Nous sommes le seul pays qui a pris autant de mesures de protection».

Le ministre, qui présente cette mesure comme étant « novatrice», n’explique pourtant pas pourquoi le gouvernement s’évertue à sortir de son ancrage juridique cette disposition existant dans le code des investissements depuis 2009 pour en faire une disposition financière. De même, il évitera de répondre aux accusations quant à la volonté du gouvernement d’opérer une nouvelle opération de privatisation au bénéfice d’une minorité d’investisseurs.Il réussira même à replacer le débat dans sa zone de confort.

En effet, le premier argentier du pays insistera, tout au long de son intervention, sur la nécessité d’impliquer le secteur privé dans la création de valeur ajoutée. Il a, dans ce sens, expliqué que l’Algérie dispose de « 2 à 3 ans d’épargne, mais qui ne l’épargnera pas» de la crise. D’où la nécessité de « traiter» la conjoncture et d’aborder les politiques économiques « avec de nouveaux outils». Et pour cela, le ministre a insisté sur « l’efficience, le travail et la productivité», en affirmant qu’aucun pays au monde ne compte sur un secteur économique public. Des questions qui rassemblent d’ailleurs le consensus.

Maintien des subventions, mais…

C’est de la même manière que le ministre des Finances abordera la question de l’article 71 de la LF 2016, qui permet au gouvernement de prendre des décrets d’ajustement pour l’annulation de crédits préalablement votés dans le cadre d’une loi de finances lorsque les équilibres budgétaires sont compromis. Il expliquera, dans ce sens, que les plafonds votés par le Parlement seront respectés et qu’ils s’agit, au final, de faire en sorte de collecter les ressources au profit de projets prioritaires et nécessaires.

Le ministre expliquera aussi que le gouvernement a rendu compte de l’exécution du budget chaque année dans le cadre de la loi de règlement budgétaire. Il faut cependant préciser que celle-ci présentée en n-3, soit trois après la clôture de l’exercice concerné. Le ministre s’empressera de dire aussi que le gouvernement a déjà eu recours au gel de certains projets non prioritaires. Une affirmation qui jette d’ailleurs le discrédit sur l’opportunité de l’article 71…

Abordant enfin le sujet des subventions, le ministre a insisté sur leur maintien. Il explique une nouvelle fois que les subventions seront maintenues et qu' »il n’y aura aucune baisse des subventions». M. Benkhalfa a affirmé que dans le cadre de la loi de finances 2016, près de 19 milliards de dollars seront consacrés aux subventions.

Il en profitera pour dire que par l’enveloppe consacrée aux transferts sociaux, l’Etat ne prend donc pas de virage libéral. Le ministre estime, cependant, que les subventions devront être mieux ciblées. Dans ce sens, M. Benkhalfa a affirmé que dans le cadre de la LF 2016, les subventions aux produits alimentaires de base, à la santé, à l’éducation et à l’eau entre autres profiteront aux couches sociales les plus défavorisées.

Reste le cas de l’énergie et des carburants, qui connaîtront des augmentations graduelles des prix, justifiées, selon le ministre, par la nécessité de mettre fin au gaspillage et à la contrebande. Il ne s’attardera toutefois pas sur les compensations financières à accorder aux ménages défavorisés et aux secteurs de l’agriculture et des transports, comme préalablement annoncé au Parlement.
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Le deuxième congrès de l’opposition se tiendra le 18 février 2016

Publié le 03/12/2015, par dans Non classé.

Le second conclave de l’opposition devrait se tenir le 18 février 2016. La décision a été prise, hier, par les membres de l’Instance de suivi et de coordination de l’opposition (ISCO), réunis au siège du mouvement El Bina El Watani à Alger.
Annoncé il y a plusieurs semaines, ce congrès devrait réunir, comme la conférence du Mazafran du 10 juin 2014, tous les acteurs qui épousent l’idée du changement politique concerté. « La date du 18 février coïncide avec la Journée du chahid. A l’occasion de cette réunion, nous évaluerons d’abord l’action de l’opposition depuis l’adoption de la plateforme du Mazafran, qui reste pour tous les membres de l’ISCO la base de référence», nous explique Ouamar Saoudi, membre de la direction du RCD qui a représenté, en compagnie d’Ahmed Benneguaouche, le président du parti, Mohcine Belabbas, lors de ce rendez-vous.

« A l’occasion de ce conclave, pour lequel un appel à participation est lancé à toutes les forces du changement, l’opposition doit aussi définir la marche à suivre pour l’avenir», explique de son côté Me Salah Dabouz, président d’une des ailes de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH).

Pour préparer ce congrès, que certains membres de l’ISCO préfèrent appeler « Mazafran II», les participants à la réunion d’hier ont décidé d’installer une commission politique préparatoire. « Cette commission doit évaluer toutes les actions de l’opposition depuis le 10 juin dernier et rédiger un rapport qui sera présenté à l’occasion de la prochaine réunion de l’ISCO, prévue pour le 16 janvier prochain», nous explique Ouamar Saoudi.

Dans son communiqué final, l’ISCO invite « les partis et les personnalités nationales à la rejoindre pour concrétiser la transition démocratique devant réaliser les aspirations des citoyens et éviter au pays les dérives de la mentalité du parti unique». Outre la préparation de ce second congrès de l’opposition, les participants, dont l’ancien candidat à la candidature à la dernière présidentielle d’avril 2014, Ali Benouari, qui participe pour la première fois à une réunion de l’ISCO, ont longuement abordé le contenu du projet de loi de finances.

« Nous refusons cette démarche qui tend à faire assumer la responsabilité de la crise économique actuelle au peuple algérien, comme nous dénonçons les atteintes répétitives aux droits constitutionnels des citoyens, notamment celui portant création de syndicats et de partis politiques», lit-on dans un communiqué de l’ISCO. L’instance, lit-on dans le même communiqué, salue l’attitude de l’opposition au sein de l’Assemblée populaire nationale qui « a choisi d’être du côté du peuple pour dénoncer le projet de loi de finances 2016». Lire la suite

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