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«L’endettement interne est un choix imposé»

Publié le 06/03/2016, par dans Non classé.

Selon vous, pourquoi le gouvernement a choisi de recourir à l’emprunt national, alors que d’autres options se présentent devant lui, à l’exemple de l’endettement extérieur ?

Il faut savoir que le recours à l’emprunt obligataire national n’a été décidé qu’après que le gouvernement ait constaté que l’endettement extérieur n’était pas possible, ou qu’il était possible mais serait réalisé dans des conditions très douloureuses, c’est-à-dire difficilement soutenables. Les bailleurs de fonds au niveau international opèrent avec un certain nombre de critères qui leur permettent de mesurer les capacités d’endettement d’un pays.

Concernant l’Algérie, ses capacités d’endettement sont corrélées à la situation de sa balance commerciale. Actuellement, nous avons une balance commerciale très déficitaire, et si les bailleurs acceptent de prêter à l’Algérie, ce seraient des prêts de petites sommes, à très court terme et à des taux d’intérêt très élevés. Le gouvernement a donc constaté qu’il ne pourra pas emprunter dans de bonnes conditions et s’est rabattu sur l’emprunt interne. Cette option est donc un choix imposé.

Quel est l’avantage de l’emprunt interne ?

Il présente plusieurs avantages. D’abord, contrairement à l’endettement extérieur qui remet en cause la souveraineté nationale, il préserve toutes les questions de souveraineté de l’Etat. Aussi, l’endettement interne participe à ce qu’on appelle le patriotisme économique, en ce sens qu’il permet de mobiliser les citoyens autour du financement de leur économie. De plus, cette option coûte moins cher, si elle venait à réussir bien entendu. Mais pour le moment, nous ne savons pas grand-chose des conditions de son lancement et de la mise en confiance des éventuels prêteurs. Nous devons attendre pour voir.

Mais l’on sait déjà, par exemple, que le taux d’intérêt sera de l’ordre de 5%…

Je pense qu’avant d’évoquer le taux d’intérêt, il faut parler d’abord de l’esprit même de l’emprunt obligataire. Des entreprises algériennes ont lancé des emprunts obligataires mais n’ont pas réussi, pour la simple raison que nous sommes dans un pays où les marchés financiers et le trading ne sont pas encore développés. Il faut relever aussi le faible niveau de bancarisation, sans parler du fait qu’il y a une véritable méfiance vis-à-vis de l’Etat, vu comme un prédateur ou corrompu. Les gens peuvent avoir peur de ne pas être pas remboursés.

Le scandale Khalifa est un mauvais souvenir toujours présent dans les esprits. C’est la raison pour laquelle je pense que cette opération ne va pas réussir. Les éventuels prêteurs seraient appelés à faire un arbitrage très opportuniste : prêter à l’Etat à un taux d’intérêt de 5%, ce qui est risqué, ou investir dans d’autres créneaux, comme l’or, la devise, le foncier ou l’immobilier, qui sont des options plus porteuses. Lire la suite

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«Les facteurs de mobilisation interne sont en nette régression»

Publié le 06/03/2016, par dans Non classé.

Le financement de l’économie par la rente pétrolière semble montrer de sérieuses limites, tant cette rente se tarit sous l’effet de la chute des cours du brut. Le gouvernement est en quête d’un nouveau mode de financement. Selon vous, le marché financier serait-il le produit de substitution approprié ?

Le modèle de financement de notre économie nationale repose essentiellement sur deux sources ; la première étant externe, alimentée par les valeurs encaissées en monnaies étrangères et à partir desquelles nos engagements vers l’étranger sont employés avec un solde logé en réserve de change en cas d’excédent ou compensé par ce même fonds dans le cas où il y a un déficit de la balance commerciale. La deuxième source, qui est interne, est partagée entre une fiscalité pétrolière par laquelle transitent les valeurs des exportations converties en dinars et une fiscalité ordinaire alimentée par les impositions des différentes activités industrielles et commerciales et enfin la consommation.

Or, dans notre conjoncture actuelle, les facteurs de mobilisation internes sont en nette régression suite à la chute du prix du pétrole, ce qui provoque une diminution de l’épargne nationale institutionnelle face aux besoins en termes de création d’entreprises et de richesses. Dans ce cadre-là, il existe d’autres alternatives dans la mobilisation des ressources internes, notamment par le marché financier ou la Bourse d’Alger, qui est un espace de rapprochement entre les acteurs financiers institutionnels et privés (entreprises et ménages) qui possèdent un important potentiel en moyens de financement parfaitement adapté aux demandes exprimées dans les secteurs créateurs de valeur ajoutée (entreprises et grands projets). Il s’agit d’une mobilisation sans intermédiation, c’est-à-dire que l’espace est ouvert à tous, sans passer par des institutions classiques ou autres formes de budgétisation. Il permet en même temps aux offreurs de financement de faire fructifier leurs actifs et aux demandeurs (sociétés, grands projets) de disposer de ces moyens pour pouvoir développer leurs activités et de contribuer à la création des richesses.

Cette mobilisation peut-elle se faire via les deux compartiments du marché financier ?

D’un autre côté, le marché boursier est scindé en deux grands marchés : celui des titres de créance (marché obligataire) par lequel une société ou un grand projet peut souscrire et vendre des obligations en faisant des levées de fonds à titre d’endettement moyennant d’une rémunération sur les obligations pour le souscripteur qui lui détient une créance.

Et aussi un deuxième marché qui est celui des titres de participations (actions) qui, lui, permet à la société de faire des appels publics à l’épargne pour mobiliser d’importantes ressources. Ces valeurs représentent des titres de propriété de leurs détenteurs, leur rémunération obéit à deux règles différentes ; l’une sur les résultats ou dividendes et l’autre sur la variation du marché secondaire des actions. Enfin, tous les titres sont cessibles via un marché d’occasion, appelé marché secondaire, dans lequel les investisseurs peuvent vendre ou acheter des titres de créance ou de participation.

Quels sont les avantages du marché financier ? La conjoncture lui offre-t-elle une seconde vie alors qu’il était boudé des années durant par les investisseurs ?

Il existe deux types d’avantages ; l’un macro-économique, traduit par une mobilisation rapide et directe des ressources financières pour les besoins de financement et le développement de l’économie nationale (création d’entreprises, financement des projets…) ; un autre avantage micro-économique qui permet aux investisseurs institutionnels ou privés (entreprises ou ménages) de fructifier leurs actifs financiers tout en misant sur des participations attractives et à moindre risque.

Il existe aussi d’autres avantages de motivation pour les investisseurs, d’où la quote-part du capital flottant qui sera totalement exonérée d’impôts pour les bénéfices dégagés, les dividendes encaissés et même sur les plus-values de cession réalisées sur le marché d’occasion ou secondaire.

La tendance actuelle des pouvoirs publics se caractérise par une volonté d’aller vers une diversification dans les ressources ou les instruments de financement des projets et avec l’introduction prochaine d’une société privée exerçant dans le domaine pharmaceutique, prévue pour ce mois et d’une autre entreprise publique prévue pour avril prochain, le rôle de la Bourse est devenu plus qu’important en tant qu’espace de rapprochement entre offreurs et demandeurs de financement. Lire la suite

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On vous le dit

Publié le 06/03/2016, par dans Non classé.

Parodie de remise des clés

Les nouveaux bénéficiaires des logements LSP, à la cité des 720 Logements de Aïn Benian, à l’ouest d’Alger, ne se doutaient nullement qu’ils allaient être victimes d’une « parodie de cérémonie de remise des clés» organisée le 16 novembre 2015 par l’OPGI de Bir Mourad Raïs. Ils étaient 482 bénéficiaires à avoir reçu, ce jour-là, les clés de leur logement neuf. Un chiffre qui va « meubler» les statistiques du ministère de l’Habitat qui malheureusement n’est qu’un autre mensonge adressé à l’opinion publique. En réalité, tous les logements reçus sont inhabitables car il n’y a ni eau, ni électricité, ni gaz. Les 482 bénéficiaires n’ont trouvé aucune oreille attentive à leurs doléances et cela dure depuis cinq mois ! Le département de Abdelmadjid Tebboune et la direction générale de l’OPGI de Bir Mourad Raïs sont interpellés sur cette situation dramatique que connaissent ces citoyens. A moins que la politique des « leurres» ne leur est plus convenable.

L’entreprise Benzaâmia de Chlef dans la cour des grands

L’entreprise Benzaâmia de Chlef, spécialisée dans les travaux publics et l’aménagement urbain, est entrée dans la cour des grands en s’illustrant dans le domaine des ouvrages d’art tout en respectant le triptyque qualité des travaux, coût de réalisation et délais de réalisation. Elle a à son actif de belles réalisations publiques, comme le pont enjambant l’oued Allala à Ténès et la trémie de Haï Bensouna, dans la ville de Chlef. L’entreprise que dirige un jeune manager a, en effet, été citée comme modèle par le ministre des Travaux publics, Abdelkader Ouali, lors de la visité qu’il a effectuée, jeudi, dans la wilaya de Chlef. Ce dernier a visiblement apprécié la conception et la qualité de l’œuvre, réalisée en un temps record. Le premier responsable des travaux publics a d’ailleurs encouragé les entreprises locales activant dans le domaine à suivre cet exemple en s’impliquant dans les programmes de réalisation de son secteur.

Le bilan macabre de la Protection civile

Durant la période du 3 au 5 mars, les unités de la Protection civile ont enregistrés 4380 interventions de différents types pour répondre aux appels au secours suite à des accidents de la circulation ou domestiques, pour des évacuations sanitaires, pour l’extinction d’incendies et pour des dispositifs de sécurité. Plusieurs accidents de la circulation ont été enregistrés durant cette période dont 8 ayant causé 7 décès sur les lieux et des blessures à 35 autres personnes, traitées sur place puis évacuées vers les structures hospitalières par les éléments de la Protection civile. Le bilan le plus lourd a été enregistré dans la wilaya d’Adrar avec deux personnes décédées et une autre blessée suite à une collision entre un camion et un véhicule léger, survenue sur la RN6, dans la commune de Reggane.

Arnaque à la loterie

Plusieurs arnaques à la loterie sont actuellement envoyées dans les boîtes mails. Il s’agit d’une tentative d’escroquerie classique mais aussi très actuelle. Les promesses d’argent facile par ces temps difficiles font régulièrement des victimes. Le schéma est simple : l’internaute reçoit un mail d’un inconnu se disant représentant d’une importante société internationale (Fly Emiraties, Microsoft…) ou d’une structure située à l’étranger qui a organisé une tombola dont vous venez de gagner un lot. Il vous invite à prendre contact avec lui pour procéder à la remise du gain. Si vous répondez, il vous sera demandé de verser une avance pour payer les frais de dossier. Et si vous versez cette somme d’argent, vous n’aurez plus de nouvelles de votre contact et, bien sûr, vous ne recevrez jamais votre lot. Lire la suite

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L’Etat en quête d’argent

Publié le 06/03/2016, par dans Non classé.

Les caisses de l’Etat se vident et le gouvernement est à court d’alternative pour compenser des ressources budgétaires qui ne dépendent que d’un seul revenu : la fiscalité pétrolière.
L’échec des tentatives de mobilisation des fonds de l’informel ne laisse plus qu’une seule option : l’endettement. La dette est dans l’air du temps. Mais entre endettement extérieur et endettement intérieur, le gouvernement semble avoir fait son choix.

Mercredi, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, annonçait le lancement d’un grand emprunt obligataire national rémunéré au taux de 5%, reprenant en partie l’une des propositions du Forum des chefs d’entreprises (FCE). Il a d’ailleurs été affirmatif à ce propos : tant que l’Algérie maîtrise ses équilibres économiques, il n’y aura pas de recours à l’endettement extérieur.

Des propos qui en disent long sur la gravité de la crise. L’on s’interroge dès lors sur l’objectif d’un tel emprunt. Une question demeure : l’endettement interne évitera-t-il pour autant le recours aux financements extérieurs ?

Il est clair que dans le contexte actuel, marqué par un tarissement des ressources du Fonds de régulation de recettes (FRR) et des capacités de financement du Trésor, l’épargne collectée via l’emprunt obligataire sera destiné à financer le déficit budgétaire. D’où l’inquiétude quant à l’usage de ces ressources obtenues sur le crédit de la dette.

Les experts sont unanimes à ce sujet : il serait inutile de s’endetter pour refaire les erreurs qui ont émaillé l’exécution des budgets au cours des 15 dernières années. Autrement dit, refaire exactement la même chose et espérer un résultat différent relève de la démence pure !

Le vice-président du Conseil national économique et social (CNES), Mustapha Mekidèche, est d’ailleurs clair à ce sujet. Il a favorablement accueilli le lancement de cet emprunt obligataire national, rappelant qu’il avait lui-même appelé à une levée de fonds dans le cadre d’un grand emprunt national de solidarité dès août 2015. Il précise que l’Algérie a pris du retard si l’on considère que l’Arabie Saoudite a eu recours à ce genre de financements dès juin 2015. M. Mekidèche pense cependant que ces ressources ne devraient en aucun cas servir au budget de fonctionnement, mais plutôt être consacrées au financement des programmes d’investissement publics.

L’endettement extérieur est inéluctable !

Le vice-président du CNES par ailleurs que le recours à cet emprunt obligataire ne dispensera pas du recours au financement extérieur qui, lui, est inéluctable. Il cite à ce titre les exemples de Sonatrach et Sonelgaz qui pourraient recourir au project financing et à des bailleurs de fonds comme la Banque africaine de développement (BAD) ou encore la Banque européenne d’investissement (BEI).

Il pense, cependant, qu’il ne faut pas attendre d’être en mauvaise posture pour négocier un endettement à des conditions défavorables. Il estime dans ce sens que l’Algérie peut recourir aux financements chinois, qui présentent certains avantages. Il rappelle dans ce sens que  » Djibouti a bénéficié auprès des Chinois d’un différé de remboursement de 7 ans et d’un taux d’intérêt de 2 %.

Cet emprunt nous fait-il pour autant gagner du temps ? Pour Liess Kerrar, président du cabinet Humilis Finances, il n’y a pas de revirement dans la position du gouvernement par rapport à l’endettement. Il explique que l’emprunt obligataire national « répond au besoin de financer les déficits budgétaires.

Le budget de la LF 2016 s’équilibre à 108 dollars le baril. Le Fonds de régulation des recettes ne pourra pas éponger une autre année de tels déficits. Par contre, un emprunt extérieur répondrait à un autre besoin : celui de financer les déficits de la balance des paiements. On a encore des réserves de change qui permettent d’éponger les déficits de la balance des paiements pour quelques années. Mais si la tendance se poursuit, elles vont s’épuiser».

Un emprunt obligataire attractif ?

C’est donc un fait : l’endettement extérieur est inévitable. Serait-ce la panacée pour autant ? Et a-t-on raison de craindre l’endettement ? Il est vrai que la dette est un mécanisme de financement tout à fait naturel dans le monde. Des années de financements budgétaires ont-elles à ce point anesthésié le marché financier et les capacités nationales d’endettement ? Sur ce plan, l’ex-gouverneur de la Banque d’Algérie, Badreddine Nouioua, estime que ce n’est pas la dette qui pose problème, mais bien l’usage à faire des ressources collectées.

Et c’est sur ce point-là que réside le plus gros des doutes. Il estime qu’emprunter pour poursuivre dans des politiques stériles qui ont fini, au cours des dernières décennies, par détruire le tissu économique national et aggraver la dépendance de l’Algérie aux importations serait extrêmement grave et mènerait l’Algérie « droit dans le mur».

Il estime que si l’on doit aujourd’hui s’endetter, que ce soit en interne ou en externe, c’est pour initier une véritable politique d’investissement qui implique aussi bien les secteurs public que privé. Il pense aussi que ce n’est pas « l’équipe actuelle qui est susceptible de mener ce genre de réformes, elle qui a échoué à les mettre en place du temps de l’aisance financière».

L’ex-gouverneur de la Banque d’Algérie met aussi en doute l’attractivité de l’emprunt. Il estime que la rémunération de 5% est certes plus élevée que les taux d’intérêt proposés par les banques, mais reste insuffisante pour attirer les détenteurs de fonds.

Il estime que la majorité d’entre eux — qui gravitent dans l’informel pour une bonne partie — trouve plus d’intérêt à investir leurs fonds dans l’achat de devises, dans le commerce extérieur ou dans le commerce de gros. M. Nouioua pose aussi la problématique de la confiance et de la rupture entre ces acteurs de l’informel et les institutions de l’Etat.

Il pense enfin que pour servir à quelque chose, cet emprunt ne devrait en aucun cas être ouvert aux institutions publiques (banques, assurances…), auquel cas cela se traduirait par une réduction des dépôts bancaires et leur transfert vers la dette.
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L’Echo d’Oran et El Watan Week-end primés

Publié le 06/03/2016, par dans Non classé.

Le prix du journalisme de Abdelhamid Benzine dans sa seizième édition a été décerné, hier, lors d’une cérémonie à la salle Ibn Zeydoun,
à deux journalistes lauréats : Saïd Mouass de L’Echo d’Oran pour son reportage « La gestion catastrophique du littoral oranais : à quoi ont servi les fonds nationaux et internationaux ?». Le deuxième prix est revenu à la journaliste d’El Watan Week-end, Ryma Maria Benyakoub, pour son reportage intitulé « Mères célibataires, et alors ?» Deux thématiques qui ne trouvent pas suffisamment d’espace dans le débat public.
La question de l’environnement et de la protection de la nature n’est toujours pas au cœur des préoccupations des politiques publiques. L’autre problématique, qui est celle de cette catégorie de la société, les mères célibataires, malmenées par la loi, abandonnées par leurs familles et surtout stigmatisées par la société. Une catégorie souvent mise au ban de la société. Elles subissent une double exclusion, celle de la société et celle de la législation.

Une double peine. Primer le reportage qui évoque cette catégorie sociale par l’association Les Amis de Abdelhamid Benzine est une fort belle manière de rendre hommage à toutes ces femmes qui font courageusement face à de multiples difficultés.

Cela cadre avec les combats multiples de Abdelhamid Benzine, militant indépendantiste, membre dirigeant du Parti communiste algérien, rédacteur en chef d’Alger Républicain avant de devenir, quelques décennies après, son directeur. C’était l’occasion de revenir sur son long parcours qui se confond avec l’Algérie combattante, en présence de ses anciens amis, des journalistes et des universitaires. Le rendez-vous a été rehaussé par la présentation d’un ouvrage collectif regroupant les actes du colloque Abdelhamid Benzine tenu l’an dernier. Le livre s’intitule Cartographie du syndicalisme algérien après un quart de siècle du pluralisme, sous la direction du sociologue Nacer Djabi. Lire la suite

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Le SNPSP monte au créneau

Publié le 06/03/2016, par dans Non classé.

Le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) menace de renouer avec la protestation.
Le SNPSP accorde un délai d’un mois pour la concrétisation des engagements de la tutelle concernant les revendications maintes fois exprimées à travers des mouvements de protestation. Le bureau national a été mandaté, à l’issue d’une réunion extraordinaire du conseil national du syndicat, tenue le week-end dernier, pour évaluer l’action de concertation avec la tutelle et décider des suites à engager, apprend-on du communiqué sanctionnant les travaux du conseil national.

Le SNPSP attend donc la prise en charge des différentes questions, à savoir l’alignement des anciens diplômes de doctorat en pharmacie et en médecine dentaire sur les nouveaux et le positionnement de ces diplômes sur la grille des salaires. Le syndicat pose, en effet, depuis quelques années la problématique de la révision du cursus médical des praticiens en pharmacie et en médecine dentaire, sans que ces changements ne soient pris en compte au niveau de la Fonction publique. Le syndicat exige aussi l’assainissement de la situation financière résultant de la promotion et l’intégration dans les nouveaux grades avec effet rétroactif à partir du mois d’août 2015.

Le SNPSP accorde un délai d’un mois pour lever toutes les sanctions liées à l’exercice du droit à l’activité syndicale dans plusieurs wilayas. Le syndicat appelle à la protection du pouvoir d’achat des fonctionnaires et la mise en place d’une formation médicale continue institutionnalisée, qualifiante et diplômante au profit de ces praticiens. Le SNPSP exige également le droit à l’indemnisation des praticiens requisitionnés pour les examens de fin d’année scolaire et les échéances électorales. Lire la suite

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