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Du Viagra et de la kératine impropres à la consommation sur le marché

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.

1,8 million de pilules bleues connues sous le nom de Viagra, plus de 8700 flacons de 2 litres de kératine destinés aux salons de coiffure, 7200 boîtes de fortifiants et 325 000 boîtes de produits amaigrissants, tous impropres à la consommation, ont été saisis ces derniers jours. L’opération lève le voile sur les graves défaillances dans le système de contrôle sanitaire aux frontières.
Inquiétante est cette saisie à Alger, par la Gendarmerie nationale, d’importantes quantités de produits cosmétiques et paramédicaux impropres à la consommation. Il s’agit de produits largement commercialisés comme la kératine, distribuée surtout dans les salons de coiffure, mais aussi de fortifiants sexuels pour homme, notamment le Viagra, et de dopants pour les sportifs, dont l’analyse par des laboratoires compétents les a déclarés dangereux pour la santé des consommateurs.

Dans le lot saisi par les services de la Gendarmerie nationale à Alger, on trouve 1,8 million de pilules bleues connues sous le nom commercial de Viagra, 325 500 boîtes d’une préparation favorisant la perte de poids, 147 108 boîtes de fortifiants alimentaires, 7200 boîtes de produits médicaux pour retarder la grossesse et 8752 bouteilles de 2 litres de lisseur à la kératine destiné aux salons de coiffure. Tous ces produits constituent un danger pour la santé des citoyens.

Les quantités sont énormes et suscitent de lourdes interrogations sur l’efficience du contrôle sanitaire aux frontières. En effet, selon les services de la Gendarmerie nationale, des citoyens ont alerté ces derniers « sur l’existence d’activités commerciales douteuses dans plusieurs endroits de la capitale, appartenant à des groupes d’importateurs, de grossistes et de détaillants de produits de fabrication étrangère possédant des dépôts mais également des véhicules commerciaux de différents types, notamment les camions».

L’enquête menée par la brigade de recherche d’Alger cible plusieurs communes de la capitale, dont Alger-Centre, Caroubier, Hussein Dey, El Harrach, Baraki et Cherarba, alors qu’une « surveillance accrue» est imposée autour de plusieurs personnes exerçant le commerce d’importation et d’exportation à partir du port d’Alger à destination de l’est de la capitale.

Une fois les endroits de chargement, de déchargement et de stockage de cette marchandise repérés, des mandats de perquisition ont permis la saisie de la marchandise avant sa commercialisation à travers la capitale, à la veille des fêtes de fin d’année où la demande est très forte puisqu’il s’agit de produits « parapharmaceutiques» destinés à la consommation en dehors de tout contrôle médical et d’autres cosmétiques vendus aux salons de coiffure pour femmes, ainsi que des fortifiants et des herbes médicinales pour maigrir ou embellir.

Les examens effectués sur des échantillons, aussi bien par le laboratoire de l’Institut national de criminalistique et de criminologie de la Gendarmerie nationale que celui du ministère de la Santé et le Laboratoire national de qualité et la répression des fraudes du ministère de Commerce ont confirmé que les produits en question ne sont ni répertoriés ni contrôlés par les instances habilitées. Ils présentent donc un grave danger pour la santé des consommateurs, surtout qu’il s’agit de fortifiants sexuels fabriqués dans plusieurs pays, dont la majorité nous vient de Chine et importés sous une fausse identification. Les « importateurs» les dissimulaient dans des boîtes en carton contenant des chaussures.

Parmi ces produits, révèlent les gendarmes, « se trouvent des comprimés vendus à 200 DA l’unité à Alger et des sachets contenant des herbes pour la détente du corps, des flacons en plastique contenant du shampoing pour la repousse des cheveux utilisé dans les salons de coiffure et de beauté, dont quatre genres de différentes couleurs dont les prix oscillent entre 20 000 et 60 000 DA le flacon». Dans le cadre de cette enquête, il a été également saisi plusieurs véhicules ayant servi au transport de cette marchandise et il a été procédé à l’arrestation d’un des auteurs présumés de ce trafic, qui a été présenté devant le tribunal d’El Harrach, près la cour d’Alger, alors qu’une autre personne impliquée fait l’objet d’un mandat de recherche.
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Chantal Lefèvre : La rose de Blida

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.

Chantal Lefèvre, gérante de la plus ancienne imprimerie d’Algérie, la célèbre Mauguin de la place des Mûriers (placet Etout), à Blida, est décédée, le samedi 18 octobre 2015, à Sanary, près de Toulon (France), des suites d’une longue maladie, à l’âge de 69 ans.
Chantal Lefèvre était « cette louve blanche», cette sympathique et familière silhouette de placet Etout, cette âme sœur de Blida, cette Calliope (muse de la poésie) adorant nourrir les pigeons, est née en 1946 à Alger, dans le quartier du Télemly, où elle a fait son cursus scolaire primaire et moyen. Elle rejoint le lycée Fromentin (renommé Descartes) et est rattrapée par l’histoire de la guerre. Elle s’exile à Toulouse, où elle obtient son bac en pensionnat. « Je ne voulais pas rester en France», mais elle fera deux années de secrétariat de direction à Nice.

Elle part en Espagne où elle exerce chez Saint Gobain à Madrid ; puis, elle est professeur de français à l’Institut de Madrid. Elle prépare et obtient une licence de psychologue clinicienne. Elle revient dès 1980 pour de courts séjours en Algérie, où elle s’installe définitivement en 1993. Depuis, elle gère le patrimoine familial, dont l’imprimerie Mauguin de Blida et la librairie éponyme. Les belles lettres, chez Chantal Lefèvre, sont une histoire de famille. Le métier d’imprimeur est exercé depuis 1857.

L’impression et l’imprimerie ont fonctionné presque sans discontinuer. L’affaire familiale est « passée de main en main toujours avec la même ambition, la même philosophie», aimait-elle rappeler. En fait, ce sont trois familles apparentées, les Mauguin, les Bullinger, les Lombard et enfin les Lefèvre qui se sont succédé à la tête de cette entreprise.

Mais le mérite revient à Alexandre Mauguin qui, le premier, a eu l’idée de fonder cette institution. « C’est mon arrière-grand-père maternel, Alexandre, venu de Bourgogne à l’âge de 8 ans avec sa famille au milieu du XVIIIe siècle, qui en est le concepteur. La famille a atterri à Cherchell avant de se fixer à Blida.» Rongée par la maladie, Chantal Lefèvre avait réuni tous les employés de l’imprimerie Mauguin. « Prenez soin de Mauguin, c’est votre gagne-pain», a-t-elle laissé comme consigne testamentaire.
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Béjaïa : Une sénatoriale avec de nouveaux calculs

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.

Le grand collège de la wilaya de Béjaïa est convoqué pour élire, aujourd’hui, le sénateur qui occupera le siège du sortant Salah Derradji, élu en décembre 2009.
839 grands électeurs, dont 796 élus APC, choisiront entre cinq candidats dont trois ont l’espoir de décrocher l’unique siège en jeu. Le FFS y participe avec la candidature de Mohamed Betache, président de l’APW en exercice, qui espère glaner le maximum de voix parmi les élus de son parti. Dans les fichiers de la DRAG, ils sont 256 élus FFS. Mais depuis la crise de la fédération de Béjaïa et les démissions qui ont suivi, le chiffre a subi une coupe.

Les démissionnaires, qui se sont rassemblés derrière le député Khaled Tazaghart pour constituer le Forum socialiste et rejoindre plus tard le Front de l’avenir, ont imposé de nouveaux calculs. Le FFS doit avoir revu sa copie en comptant davantage sur d’autres réservoirs électoraux, les indépendants en premier lieu.

En situation de discipline partisane et de paix, pendant les sénatoriales de 2012, le parti a réussi à évincer le FLN de son siège de vainqueur des trois précédentes sénatoriales. Le président de l’Apw d’alors, Meziani Brahim, avait été élu deuxième sénateur du parti qui siège à la Chambre haute aux côtés de Moussa Tamadartaza. En 2012, le FFS s’est assuré, en plus de l’intégralité des voix de ses élus, 46 voix de plus. Refera-t-il « l’exploit» dans cette conjoncture de deuil et de compassion, à la veille du rapatriement de la dépouille de Hocine Aït Ahmed, son père fondateur ?

La compétition mettra aux prises deux Fronts : le FLN a misé sur la candidature du président de l’APC de Béjaïa, Hamid Merouani. Le parti a aussi connu une fronde née parmi certains de ses élus à l’APW qui n’ont pas marché dans le deal qui aurait permis de solutionner la crise en redonnant la majorité au groupe FFS. Pour éviter une mauvaise surprise, le parti de Saadani a désigné l’élu le plus en vue parmi les voix discordantes à l’APW, à savoir Djerroud Saadi, mouhafedh d’Akbou, directeur de campagne du candidat Merouani.

Depuis les primaires qu’il a organisées, le FLN, qui compte 138 élus dans la wilaya, n’a pas lésiné sur les moyens en mettant à contribution d’anciens ministres et cadres du parti qui ont fait le déplacement à Béjaïa. L’enjeu pour le FLN est de faire oublier l’échec de 2012 en récupérant son siège perdu et en gardant celui de son sénateur sortant. Mais en termes de nombre d’élus, le RCD est juste derrière et ne compte pas jouer le figurant.

Son candidat sorti des primaires, Mouloud Deboub, a mené campagne, depuis sa désignation le 31 octobre dernier, auprès des élus de la wilaya. Le RCD, qui devra s’assurer les voix de ses 125 élus, ne tirera son épingle du jeu qu’en comptant sur l’apport des voix d’autres élus. A chaque sénatoriale, les indépendants attirent les convoitises des candidats, forts de leur nombre : 152 élus. FFS, FLN et RCD les draguent.

Dans le passé, ils ont réussi à constituer leur propre coordination et présenter leur candidat, qui n’a finalement récolté qu’une vingtaine de voix. Ibaliden Boussad se présente cette fois en candidat indépendant, sans le soutien d’une quelconque coordination. Il complète la liste des candidats au même titre que Yacine Ramdani, le maire de Oued Ghir, candidat du MPA, pour prendre part à une joute qui se jouera à un autre niveau de représentativité. Lire la suite

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Bonne toile montante

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.

L’année cinématographique 2015 en Algérie a été marquée par le succès grandissant du documentaire Fi rassi rond-point (Dans ma tête un rond-point), le chef-d’œuvre de Hassen Ferhani dont tout le monde parle, a été salué, plébiscité et couvert de prix.
Le premier prix de la compétition du Festival international de cinéma de Marseille (sud de la France), Tanit d’Or du meilleur documentaire, ainsi que le Tanit d’Or Tahar Chriâa de la première œuvre des 26es Journées cinématographiques de Carthage (JCC), Prix spécial du jury dans la compétition « première œuvre» du Festival international du film documentaire d’Amsterdam (Pays-Bas), Prix du meilleur documentaire international du 33e Festival du film de Turin, Prix de Documentaire sur Grand Ecran au Festival international du film d’Amiens, Prix du Public au Festival de Belfort 2015…

Ainsi qu’une autre consécration en son pays, l’Algérie. Une énième distinction prouvant un talent d’une force tranquille. Hassen Ferhani, le jeune réalisateur algérien, a été l’heureux… et élu récipiendaire du Grand prix du Festival international du film engagé d’Alger s’étant tenu du 12 au 19 décembre à la salle El Mougar et à la Cinémathèque algérienne pour son documentaire Fi rassi rond-point.

Un décor planté dans le plus grand abattoir d’Alger où des hommes vivent et travaillent à huis clos aux rythmes lancinants de leurs tâches et de leurs rêves. L’espoir, l’amertume, l’amour, le paradis et l’enfer, le football se racontent comme des mélodies de chaâbi et de raï qui cadencent leur vie et leur monde. Du talent, de la générosité, et puis cet espoir. « Je suis très content sincèrement de recevoir ce prix ici à Alger, après Turin, Marseille et Tunis.

Je remercie mon équipe qui a travaillé avec moi sur ce projet, ma productrice Narimane Mari, Djamel Kerkar, ainsi que tous ceux qui m’ont aidé à réaliser mon film aux Abattoirs. Je suis heureux, ému, content que le film puisse être vu ici à Alger, c’était important pour moi que le public algérien puisse le voir, qu’il ait sa propre idée sur le film, qu’il ait sa propre vision sur le film. On est en train de préparer une sortie dans les réseaux de la Cinémathèque. On y travaille avec son directeur, Lyes Semiane. J’espère que ça va se concrétiser», confiera le documentariste Hassen Ferhani.
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Best-seller au Sila : Mein Kampf fait «Führer»

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.

Entre un essai, un roman ou un ouvrage didactique, le pamphlétaire Mein Kampf (Mon combat) du dictateur génocidaire Adolf Hitler dépassant tout entendement humain s’est vendu comme des petits pains au SILA 2015. Entre 1500 et 2000 exemplaires écoulés.
Une curiosité, un tabou, le contexte géopolitique au Moyen-Orient, la nouvelle Intifada… autant d’éléments motivant ce frénétique achat et découverte tardive de Mein Kampf qui a été écrit par Adolf Hitler entre 1924 et 1925 pendant sa détention à la prison de Landsberg. Il s’agit d’une traduction de Akram Mouamin en arabe.

Alors qu’il figure dans la liste des 106 livres interdits au SILA par la commission de contrôle pour apologie à la haine, la violence, le racisme, l’antisémitisme, le terrorisme et autres djihad. Un ouvrage de reliure d’art comptant 541 pages au prix très bon marché : 850 DA. Le 1er janvier 2016, 70 ans après la mort d’Adolf Hitler, Mein Kampf dont le land Bavière est le détenteur jusqu’à aujourd’hui encore des droits d’auteur, tombera dans le domaine public. Lire la suite

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67 harraga dont une fille interceptés en deux jours

Publié le 29/12/2015, par dans Non classé.

A peine 24 heures après que 12 harraga eurent été interceptés et arrêtés au large par les éléments des garde-côtes de Annaba, ces derniers ont mis fin, hier, à la tentative de 55 autres candidats à l’émigration clandestine de quitter le pays dans trois opérations distinctes, avons-nous appris de la Protection civile locale.
C’est vers 1h que les deux premières embarcations artisanales ont appareillé à partir de la plage La Caroube de la corniche annabie. Elles avaient à leur bord 17 et 21 harraga, dont une jeune infirmière de 23 ans. Echaudées par l’arrivée de plusieurs embarcations sur la botte italienne, les unités de la marine militaire qui étaient en patrouille ont intercepté ces deux expéditions clandestines vers 4h alors qu’elles naviguaient à huit miles nautiques au nord-est de Ras El Hamra.

Récupérés à bord et ramenés à bon port, les jeunes infortunés, âgés entre 22 et 35 ans, ont subi la procédure de visite médicale, puis ont été auditionnés par la police maritime avant d’être présentés, quelques heures après, à la justice locale. Et si pour les deux premières embarcations, les 38 jeunes aventuriers ont pris la mer la nuit, ceux de la troisième embarcation ont choisi de lever l’ancre à 10h de la plage déserte de Oued Bagrat, relevant de la commune de Séraïdi.

Avec l’idée de partir en plein journée, ce dernier groupe de 17 jeunes, dont deux mineurs, voulait éviter de croiser les unités des garde-côtes durant leur traversée. Cependant, les patrouilles permanentes des forces navales ont eu raison de leur espoir de parvenir à l’autre rive européenne. Malheureusement pour eux, ils ont été interceptés et arrêtés vers 13h30 à cinq miles nautiques au nord-ouest de Ras El Hamra avant de se soumettre au même traitement que les deux autres groupes. Depuis le mois de novembre dernier, faut-il souligner, ils sont plusieurs dizaines à avoir profité de la baisse de vigilance des gardes-côtes de Annaba et réussi à rejoindre la rive européenne. Lire la suite

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