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Messahel sur la Libye : «Les ingérences et interventions militaires étrangères sont génératrices de chaos»

Publié le 29/11/2016, par dans Non classé.

« La position de l’Algérie est toujours la même depuis le début de la crise en Libye et nous avons dit qu’il n’y avait pas d’autres alternatives à la solution politique, et ce, dans le cadre d’un dialogue global qui rassemble tous les Libyens loin de toutes pressions afin de parvenir à l’unité, la souveraineté de la Libye ainsi que la cohésion du peuple», a déclaré M. Messahel en marge de la 4e session plénière du groupe de travail du Forum global de lutte contre le terrorisme (GCTF) sur le renforcement des capacités au Sahel (GTS), organisée à Alger.

Le ministre chargé des affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, rapporte l’APS, a souligné qu' »en tant que pays voisin, frère et partageant une histoire avec la Libye, il était du devoir de l’Algérie d’être à l’écoute des préoccupations des Libyens», estimant toutefois que l’ingérence et les interventions militaires étrangères sont « génératrices de chaos» et ne font pas partie de la culture de l’Algérie.

« Nous souhaitons que la solution du conflit en Libye émane des Libyens, qu’il y ait un dialogue interlibyen loin de toute intervention internationale», a soutenu M. Messahel. Le ministre a annoncé la visite à Alger, dans les prochains jours, du président du Conseil présidentiel du gouvernement d’entente nationale de Libye, Fayez Al Serradj. Lire la suite

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Les réfugiés africains dans la précarité

Publié le 29/11/2016, par dans Non classé.

Ils sont Guinéens, Sénégalais, Maliens, Togolais et Congolais à fuir la misère et le chômage dans leurs propres pays.
Des milliers d’Africains travaillent dur sur les chantiers algériens. Qui pour envoyer des économies pour faire vivre leurs familles restées au pays, qui pour cumuler de l’argent afin de rejoindre « l’eldorado européen». Omar, à peine 21 ans, la fleur de l’âge, est sur un chantier de construction à Hydra depuis 15 mois.

Après une longue traversée du désert au sens propre du mot, ce jeune Malien a fini par s’installer dans ce quartier chic de la capitale, où le travail ne manque pas. « Je suis arrivé depuis plus d’une année et Dieu sait que je n’ai pas chômé depuis», confie-t-il. « Nous sommes plusieurs nationalités ici, il y a des jeunes de Guinée, du Congo, du Mali et d’autres pays africains dans plusieurs chantiers à Hydra», dit Omar entre deux chargements de brouette, qui avoue entretenir de bons rapports avec ses collègues algériens.

Lui et ses amis qui logent ensemble s’approvisionnent dans les supérettes du Paradou. « A part le travail qui est un peu difficile, indique le jeune Omar avec un sourire en coin, le reste, tout va pour le mieux.» Mais à une dizaine de kilomètres de là, à Dély Ibrahim, les Africains vivent le calvaire. C’est au bois des Cars que nos avons rencontré Juaire, arrivé du Congo avec sa femme enceinte de trois mois.

Assis dans une allée du jardin, Juaire est un homme choqué par ce qui se passe, depuis longtemps, à Dély Ibrahim où il occupe un squat en compagnie d’une centaine d’Africains de plusieurs nationalités. Ce Congolais de 31 ans, qui travaille dans un chantier, a été victime d’une lâche agression avant-hier. « J’ai eu un malaise et j’ai été emmené à l’hôpital», confie-t-il en exhibant son dossier médical et sa radio. Juaire est un homme abattu.

A bois des Cars, il attend que quelqu’un vienne le chercher pour éviter une éventuelle agression sur le chemin qui mène au squat. Il est traumatisé par les événements graves qui se sont déroulés ce week-end. Selon lui, « les provocations ne datent pas d’aujourd’hui. Les jeunes du quartier nous volent, nous agressent, provoquent nos femmes». Juaire a la gorge nouée par la peur permanente d’être victime d’une agression. « Les Blacks, dit-il, ne sortent plus. On n’a pas travaillé depuis trois jours.»

Si lui aussi voulait au départ rejoindre l’Europe, ce jeune Congolais, comme des milliers de migrants africains qui travaillent sur les chantiers de construction en Algérie, a voulu s’y « installer définitivement avec sa femme». Seulement il affirme ne pas savoir à qui s’adresser pour régulariser sa situation. « Je n’ai jamais su par quoi commencer ni quelle démarche entreprendre pour m’y installer», regrette Juaire, qui était hier encore sous le choc des attaques dont les clandestins africains de Dély Ibrahim ont été victimes.

S’agit-il d’actes de racisme à leur égard ? Il lance avec beaucoup de déception : « Ils ne nous donnent aucune valeur.» « Nous sommes des prisonniers libres», lâche avec amertume Juaire, qui raconte qu' »il y a un mois une jeune femme africaine a été tabassée à l’entrée du quartier. Des jeunes déchaînés voulaient lui enlever son argent et son téléphone portable».

Un jeune Malien, la vingtaine, habitant le même squat, nous relate les mêmes faits. Selon lui, « les agresseurs avaient demandé d’abord à la jeune fille de les laisser fouiller son sac. Ils lui avaient demandé si elle avait de la drogue, pour justifier leur forfait», raconte-t-il. « Ensuite, ils lui ont demandé de l’argent puis son téléphone portable. Comme elle a refusé, ils l’ont frappée» dit-il. « Auparavant ils avaient agressé un migrant togolais avec un couteau.» C’est tout simplement insupportable, confie Aliou, un jeune originaire de Bamako. Refusant de relater les tristes événements de la veille, il nous dit qu’étant « très touché il n’aspirait qu’à aller se reposer».

Ce Malien affirme ne plus se sentir en sécurité. Venu pour rejoindre l’Europe, il a décidé finalement de rentrer chez lui. « Juste le temps de ramasser un peu d’argent et je rentre chez moi», lance Aliou, totalement déçu de ne pas avoir pu mener à terme son projet d’aller en Europe.
Ce jeune Malien souligne que « les jeunes qui les ont agressés ne sont pas représentatifs des Algériens. Puisque nous sommes comme assignés à résidence depuis jeudi, ce sont des familles algériennes habitant le quartier qui nous apportent à manger».
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Les députés ont dit «oui» aux textes «utiles»

Publié le 29/11/2016, par dans Non classé.

Pour la première fois il n’y a eu ni rejet ni abstention. Toutefois, la séance de vote de ce projet de loi a accusé
un retard de plus de deux heures en raison de l’absence de quorum.
Le projet de loi fixant la liste des hautes responsabilités de l’Etat et des fonctions politiques dont l’accès requiert la nationalité algérienne exclusive a été approuvé, hier, à l’unanimité, par les députés. Ce texte de loi, qui a fait polémique et suscité l’inquiétude parmi les nationaux et les binationaux, notamment la communauté établie à l’étranger, a reçu le quitus de toutes les formations politiques siégeant à l’APN. Pour la première fois il n’y a eu ni rejet ni abstention. Toutefois, la séance de vote de ce texte a accusé un retard de plus de deux heures en raison de l’absence de quorum.

Lors des débats autour de ce projet, le ministre de la Justice et garde des Sceaux a énuméré les 15 postes concernés par cette loi : le président du Conseil de la nation, le président de l’Assemblée populaire nationale, le Premier ministre, le président du Conseil constitutionnel, les membres du gouvernement, le secrétaire général du gouvernement, le premier président de la Cour suprême, le président du Conseil d’Etat, le gouverneur de la Banque d’Algérie, les responsables des organes de sécurité, le président de la Haute instance indépendante de surveillance des élections, le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, les commandants des forces armées, les commandants des Régions militaires, ainsi que toute autre haute responsabilité militaire définie par voie réglementaire.

Dans leurs interventions, les élus RND et PT ont plaidé pour l’élargissement de cette liste pour y inclure d’autres postes de responsabilité, notamment les walis, les ambassadeurs, les consuls et les PDG des grandes entreprises nationales. Ce sont, selon eux, des postes sensibles et qui concernent la souveraineté du pays. Dans ses réponses, le ministre a exclu un quelconque élargissement de la liste.

Bien au contraire, il a expliqué que ni ce projet ni la Constitution ne sont contre la communauté étrangère et ils ne l’excluent pas, preuve en est la réduction du nombre de postes concernés par cette interdiction. Ce texte vise, entre autres, a expliqué le garde des Sceaux, à « les rassurer et à conforter leur sentiment d’appartenance à la nation en leur ouvrant l’accès aux hautes responsabilités de l’Etat».

L’autre projet de loi voté par l’ensemble des députés porte sur l’état civil. Cette loi, selon Tayeb Louh, a pour but d’alléger les procédures administratives au profit des citoyens. Ce document, accueilli favorablement par les députés, vise en fait à faciliter les procédures au profit des citoyens, à l’intérieur et à l’extérieur du territoire national, et à leur éviter de faire de longs trajets pour la rectification d’éventuelles erreurs matérielles sur les actes d’état civil.

Avec l’adoption prochaine de ce texte, la correction des erreurs survenues au niveau de l’état civil se fera au niveau local. Aussi, il sera possible de procéder à l’annulation des actes d’état civil contenant des erreurs à partir de tous les tribunaux du pays. En outre, pour lutter contre ce phénomène des erreurs matérielles sur les actes d’état civil, il a été convenu l’organisation prochaine d’une session de formation au profit des procureurs de la République et des employés chargés de la rédaction des documents d’état civil.Nabila Amir Lire la suite

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Le développement économique, un rempart contre la violence

Publié le 29/11/2016, par dans Non classé.

Alger abrite depuis hier les travaux de la 4e plénière du groupe de travail sur le renforcement des capacités au Sahel du Forum global de lutte contre le terrorisme.
Cette rencontre, qui se déroule à huis clos et avec la participation de nombreux acteurs internationaux chargés de la lutte contre la violence extrémiste, est placée sous la présidence algérienne et canadienne. Le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue arabe, Abdelkader Messahel, a lancé un appel à la communauté internationale sur la question du développement de la région du Sahel comme un rempart à la violence terroriste. « La menace terroriste persiste dans cette partie du continent africain.

En dépit des efforts consentis en faveur de l’amélioration du niveau de vie des populations et l’amorce de dynamiques nationales et régionales de développement économique et de promotion de la croissance, force est de constater que les ressources fort limitées dont disposent ces pays ne leur permettent pas de répondre à toutes les attentes et continuent de représenter des facteurs de fragilisation socioéconomique de ces pays», souligne Abdelkader Messahel dans son discours d’ouverture. L’orateur estime que cette fragilisation est « exploitée et instrumentalisée par les commanditaires du terrorisme dans leurs campagnes de propagande et de recrutement».

Revenant sur l’objet de la rencontre d’Alger, consacrée exclusivement au renforcement des capacités des pays du Sahel dans la lutte contre le terrorisme, le ministre alerte sur « le rayon d’action des groupes terroristes qui s’est malheureusement élargi et a fait d’innocentes victimes dans de nouvelles et paisibles villes d’Afrique de l’Ouest». Une alerte, dit-il, à l’ensemble des pays de la région sur la réalité et l’effectivité de la menace terroriste et sur la capacité de ses tenants à choisir les lieux, la nature et la portée de leurs actions criminelles.

« Eviter que le Sahel devienne une destination pour les combattants terroristes étrangers»

Messahel souligne en outre que « le phénomène des recrutements et des retours des zones de conflit, dont l’Irak, la Syrie et la Libye, des combattants terroristes étrangers connaît au Sahel aussi une montée en cadence». D’où, ajoute le ministre, la nécessité d’éviter que « la faiblesse des ressources dont souffre cette région soit exploitée par les groupes terroristes pour en faire une destination des combattants terroristes étrangers quittant les zones de conflits actuels».

Surtout que la région du Sahel connaît une jonction entre le terrorisme et le crime organisé transnational. « Aujourd’hui, le crime organisé au Sahel prend différentes formes et s’investit dans un large éventail d’activités criminelles, dont les plus visibles restent le trafic de drogue et d’armes, la traite des êtres humains, les kidnappings contre rançon ainsi que la migration illégale causée par la pauvreté et l’insécurité découlant de l’expansion du terrorisme et des interventions militaires étrangères génératrices de chaos», énumère le ministre algérien.

C’est l’ensemble de la communauté internationale qui est interpellée, précise encore Messahel, en notant que la prise en charge de la menace terroriste dans la région, à l’instar des autres régions du monde, « s’inscrit dans le long terme et exige une approche globale impliquant tous les acteurs et tous les secteurs de la vie politique et socioéconomique du pays, ainsi que l’apport de la coopération internationale en termes de formation, d’équipement et surtout d’assistance au renforcement des capacités». Pour l’Algérie, la sécurité au Sahel, affirme Messahel, est partie intégrante de la sécurité régionale et internationale.

Et de noter que « l’étendue et la perméabilité des frontières dans la région sahélo-saharienne continuent à handicaper et à limiter l’effectivité de l’action louable que les Etats de la région mènent individuellement et collectivement pour réduire la mobilité des groupes terroristes, d’où l’urgence de renforcer la coopération bilatérale et régionale dans ce domaine».

Notons que la réunion d’Alger regroupe des experts, des représentants des pays du Sahel et des membres du Conseil de sécurité ainsi que des organisations internationales, régionales et sous-régionales, dont l’ONU et ses institutions en charge de la lutte contre le terrorisme, l’UA, le CAERT, Afripol et la Cédéao.
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Le FFS tiendra son conseil national les 9 et 10 décembre

Publié le 29/11/2016, par dans Non classé.

Le Front des forces socialistes (FFS) a convoqué la session ordinaire de son conseil national pour les 9 et 10 décembre, a indiqué un communiqué du parti rendu public hier.
Le seul point annoncé à l’ordre du jour est l’analyse de la situation politique. Mais, selon des sources sûres, cette session ordinaire sera consacrée à l’étude de l’option de la participation. Il est ainsi attendu que le plus vieux parti de l’opposition décide de la position à tenir lors des prochaines échéances électorales.

Ayant participé aux dernières législatives afin de « préserver la stabilité du pays» et « remettre du mouvement dans le statu quo», le FFS est beaucoup plus proche, de par son discours actuel, de l’option de la participation que du boycott. Sa démarche visant à reconstruire le consensus national ne peut réussir que par l’ouverture sur le dialogue avec toutes les forces politiques, mais aussi avec le pouvoir en place.

Le FFS a déjà démontré sa disponibilité à aller vers le dialogue dans « l’intérêt national». Depuis le lancement de son initiative, le plus vieux parti de l’opposition a toujours répondu, à sa manière, aux sollicitations aussi bien du pouvoir que de l’opposition dans le cadre de consultations politiques. Lire la suite

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Justice : La carte professionnelle biométrique facilitera la mission des fonctionnaires de justice

Publié le 29/11/2016, par dans Non classé.

Le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Tayeb Louh, a affirmé hier à Alger que l’élaboration d’une carte professionnelle biométrique facilitera la mission des fonctionnaires de justice et des magistrats, notamment pour le retrait des documents administratifs.
Le projet d’élaboration d›une carte professionnelle biométrique « est à un stade avancé» et permettra de « faciliter la mission des fonctionnaires du secteur», a indiqué M. Louh en marge de l’adoption par l’Assemblée populaire nationale (APN) du projet de loi fixant la liste des hautes responsabilités de l’Etat et des fonctions politiques dont l’accès requiert la nationalité algérienne exclusive et du projet de loi relatif à l’état civil.

La carte professionnelle biométrique permettra « le retrait de tous les documents personnels du fonctionnaire de justice ou du magistrat» dont la fiche de paie, les documents professionnels, le certificat de travail et autres qui seront délivrés, via la signature électronique des données, dans le cadre de l’institution de la signature électronique au niveau du ministère de la Justice.

A une question sur l’arrestation, dimanche, de deux syndicalistes et de représentants de partis par des agents de police, lors d’un sit-in organisé sur la place de la Grande-Poste, en signe de protestation contre le projet de loi relatif à la retraite, le ministre a rappelé que « toute personne ayant été agressée a le droit de déposer plainte auprès du procureur de la République».
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