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Pour l’Algérie, ce sont des «supputations subjectives et incongrues»

Publié le 20/08/2016, par dans Non classé.

En réponse à l’article de Politico, l’ambassadeur d’Algérie à Bruxelles, Amar Belani, évoque des « supputations subjectives et incongrues». Dans une mise au point envoyée au magazine américain et révélée par le site TSA, Amar Belani rappelle que « la relation durable et structurante qu’entretient l’Algérie avec l’Union européenne dans le domaine de l’énergie est de nature éminemment stratégique et se place assurément au-dessus des supputations subjectives et incongrues puisées auprès d’une source européenne, réputée proche du dossier et qui a, bien entendu, préféré le confort bien commode de l’anonymat». Il balaie d’un revers de main « ces incongruités spécieuses, tout comme l’énormité risible et fantasmatique d’une Algérie qui pourrait se retrouver sous la coupe de Daech ou d’Al Qaîda». Il assure par contre que l’Algérie « négocie au mieux» ses contrats gaziers avec ses partenaires européens avec qui les relations sont marquées par une « profondeur et une régularité».
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On vous le dit

Publié le 20/08/2016, par dans Non classé.

L’AADL n’a pas de pompe !

Les habitants du rez-de-chaussée du bâtiment 34 de la cité AADL, à Bab Ezzouar, vivent le calvaire. Une canalisation d’eaux usées a éclaté il y a une dizaine de jours. Elle n’est pas près d’être réparée. Et lorsque les résidents sont allés se plaindre à l’agence AADL, ils ont été surpris d’entendre que la société ne dispose pas de pompe pour réparer la fuite. « Je vous conseille d’aller acheter ou louer une pompe», a répondu l’employée de l’AADL. Ce que les habitants sont en train de faire pour abréger leurs souffrances…

La Californie face à une multiplication d’incendies dantesques

La Californie était en proie jeudi à une série d’incendies dantesques, certains d’origine criminelle, alimentés par des vents violents, des températures caniculaires et une végétation desséchée, forçant des dizaines de milliers de personnes à fuir les flammes. « L’activité des feux a bondi ces dernières semaines, en nombre mais aussi en dangerosité», remarque Daniel Berlant, porte-parole de Calfire, l’agence de prévention et d’information californienne sur les incendies. Le redoutable feu de Blue Cut, dans la forêt nationale Angeles, au sud de la Californie, ceux de Soberanes et Chimney au centre de cet Etat de l’Ouest américain, le plus peuplé du pays, et enfin le « Clayton fire» au Nord, font actuellement rage, déplaçant des communautés entières. Deux jours après avoir démarré pour des raisons encore inconnues, l’incendie de Blue Cut s’étendait sur 12545 hectares et n’était maîtrisé qu’à 4%. Caractérisé par une vitesse fulgurante à cause de rafales de vents à 50 km/h, il semble « courir vers vous», remarque Michael Lopez, porte-parole d’Inciweb, site d’information sur les incendies.

L’Allemagne s’oriente vers une interdiction partielle de la burqa

L’Allemagne a fait un pas vendredi vers une interdiction partielle de la burqa, en plein débat sur l’intégration des musulmans dans le pays depuis des attaques djihadistes en juillet et avant d’importantes échéances électorales. Le débat sur le voile intégral en Allemagne, qui a accueilli l’an dernier plus d’un million de migrants, intervient aussi en pleine controverse en France sur l’interdiction dans certaines communes du burkini, maillot de bain couvrant corps et cheveux des femmes à la manière d’une combinaison de plongée. Le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, a, après une réunion avec ses homologues conservateurs des Länder d’Allemagne, relevé que  » la burqa n’est pas compatible avec notre pays ouvert sur le monde».  » Nous voulons légalement introduire le principe de montrer son visage là où c’est nécessaire pour notre société : au volant, lors de procédures administratives, au service de l’état civil, dans les écoles et les universités, dans le service public, devant les tribunaux », a-t-il dit à la chaîne télévisée ZDF. Il n’a donné aucun calendrier pour introduire cette interdiction, soutenue dans les rangs conservateurs, mais qui n’a pas l’adhésion des sociaux-démocrates du SPD, alliés au sein du gouvernement à la CDU d’Angela Merkel et M. de Maizière.

Fuite d’un Nord-Coréen basé dans l’UE et gérant une caisse noire du régime

Un responsable nord-coréen basé dans l’Union européenne et impliqué dans la gestion d’une caisse noire en devises étrangères du régime de Pyongyang s’est enfui en emportant une importante somme d’argent, affirmaient vendredi des médias sud-coréens. Cette information intervient quelques jours après l’annonce de la défection du numéro deux de l’ambassade de Corée du Nord en Grande-Bretagne, Thae Yong-Ho, l’un des plus hauts diplomates du Nord à avoir trahi son camp. Selon l’agence Yonhap et le journal Dong-A Ilbo, qui citent des sources non identifiées, le responsable en fuite se trouve « sous protection» dans un pays européen dont le nom n’est pas précisé. On ignorait dans l’immédiat s’il avait déjà fait défection où s’il recherchait un pays où obtenir l’asile. Le ministère sud-coréen de l’Unification s’est refusé à tout commentaire. Les deux médias divergent sur certains points. L’agence Yonhap affirme que ce responsable a disparu l’année dernière avec plusieurs millions de dollars.
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L’UE table sur l’après-Bouteflika, selon Politico

Publié le 20/08/2016, par dans Non classé.

L’Union européenne (UE) s’inquiète pour sa sécurité énergétique et attend un changement politique en Algérie.
C’est ce que révèle un article de Politico posté jeudi dernier, rapportant des déclarations de responsables européens qui se sont exprimés, sous le sceau de l’anonymat, sur les efforts de l’UE visant à diversifier ses approvisionnements gaziers et à sortir de sa dépendance de la Russie, jugée « peu fiable politiquement».

Selon le média américain, l’UE « est prête à mettre en place un plan économique d’investissement massif en Algérie en échange d’une plus grande ouverture du pays». Sauf que, souligne Politico, la situation politique du pays freine ce projet. Les autorités algériennes ralentissent, ajoute Politico, la conclusion d’un éventuel accord. Parmi les éléments de blocage, l’auteur de l’article cite le Président Bouteflika.

« Ils (les responsables algériens) attendent que Bouteflika meure ou qu’il y ait un changement politique. Ils savent qu’ils doivent changer», précise Politico en citant une source européenne anonyme. « Le changement tarde à venir et Bruxelles prépare l’après-Bouteflika», soulignent les sources de Politico. Citant les derniers déplacements de responsables de l’UE en Algérie en 2015, l’article en question revient sur la volonté des dirigeants des deux côtés de la Méditerranée « de développer les exportations d’hydrocarbures algériennes vers l’UE». Et cela dans le cadre d’un accord où chacun trouve son compte. Les termes de cet accord portent, d’un côté, sur la garantie de la sécurité d’approvisionnement et la lutte contre l’immigration pour l’Europe et, de l’autre, sur la stabilisation, le soutien financier (investissements massifs) et la diversification économique pour l’Algérie.

Cap sur le MidCat

Selon les responsables européens cités dans l’article, l’Algérie dispose de deux choix seulement : développer sa production de gaz et devenir « la Norvège du Sud» pour l’UE, ou laisser son industrie gazière décliner encore pour être, en raison de la croissance de sa demande interne, un importateur net de ce produit. Afin d’éviter la deuxième possibilité, l’UE pense que le pays est appelé à produire davantage d’hydrocarbures, en améliorant sa législation afin d’attirer les investissements des majors pétroliers européens. Car selon l’article, l’Europe reste très critique envers la règle des 51/49% qui donne l’avantage à Sonatrach et à l’Algérie sur tous les gisements exploités. La législation algérienne est jugée « la pire de toute la région».

Le développement du secteur énergétique algérien, souligne la même source, « est si lent que cela peut prendre jusqu’à 17 ans pour réaliser un projet de gaz de l’exploration à la production, alors que la moyenne mondiale est de cinq à huit ans». En plus de la production d’hydrocarbures, l’Algérie, lit-on dans le même article, doit « développer sa production d’énergies renouvelables pour faire face à la demande interne et diversifier son économie pour sortir de la rente pétrolière». Politico rappelle également l’intérêt des Européens à la réalisation du projet du nouveau pipeline entre l’Espagne et la France, baptisé MidCat (190 kilomètres). Ce chantier, qui permettrait d’envoyer des quantités importantes de gaz algérien en Europe, est défendu, indique Politico, par l’Espagne et le Portugal avec le soutien de la Commission européenne. « Mais la France s’oppose», lit-on dans cet article. Lire la suite

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Le ministre annonce leur prochain déclassement

Publié le 20/08/2016, par dans Non classé.

Vingt-huit ans après la promulgation du décret instituant les Zones d’expansion touristique (Zet), la situation n’a pratiquement pas changé au niveau national, quand le foncier n’a pas été détourné de sa vocation.
Cette situation a amené le ministre de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat, Abdelouahab Nouri, à affirmer devant les opérateurs dans le domaine du tourisme réunis à la salle de délibération de l’Apw de Jijel, jeudi, qu’il sera procédé prochainement au déclassement d’une bonne partie des 220 zones d’expansion touristique que compte le pays. Avec regret, il a indiqué qu’on ne peut continuer à traîner dans nos statistiques un nombre important de Zet alors que ces dernières ont subi des empiétements urbanistiques et, dans la plupart des cas, de manière anarchique.

A cet effet, le ministre annonce qu’une décision a été prise au niveau national d’assainir le dossier. A ce titre, dit-il, « j’ai eu à installer une commission nationale qui va sillonner les 14 wilayas du littoral, et ce, au niveau de chaque zone, pour connaître ce que nous comptons réellement aujourd’hui en termes de foncier touristique.» Il ajoute qu’après le décret instituant les ZET de 1988, aucun diagnostic ni évaluation n’a été fait. Et de lâcher qu’il est temps, aujourd’hui, que soit tiré au clair l’état des zones qui pourraient accueillir des investissements touristiques. Une fois le travail de ladite commission achevé, le ministre a annoncé la promulgation d’un décret exécutif annulant celui 1988. Il faut dire que cette situation a été très pénalisante pour certains propriétaires qui ne pouvaient disposer de leurs biens et se sont retrouvés ligotés pendant près de trois décennies.

UN DOSSIER À ASSAINIR

Pour le deuxième point de sa visite, Abdelouab Nouri a marqué sa déception en écoutant la présentation de l’aménagement de la zone d’expansion touristique d’El Aouana. Le ministre a clairement dit que ce qu’il a vu aujourd’hui « ne présage aucune quiétude». Il est temps, insiste-t-il, de remettre le secteur sur les rails, précisant que « nous n’avons pas besoin de promotion immobilière ou de lotissements sociaux dans une ZET comme celle d’El Aouana où un projet de 14 villas pour les cadres de quelque entreprise», avant d’avertir que « le comité qui donne un accord au niveau du ministère doit rendre des comptes» .

Le ministre indique qu’on n’est pas « là pour exécuter des formalités et agréer bêtement des projets à l’emporte-pièce». Et de renchérir : « L’accord doit faire l’objet d’un examen minutieux et argumenté et motivé, sinon pourquoi a-t-on imposé cette procédure ?» Cela, conclura le ministre, « dénote une négligence et un manque d’intérêt qu’on accorde à la gestion des dossiers».

Et de promettre de mettre de l’ordre, ajoutant que les projets éligibles, qui méritent d’être accompagnés, seront soutenus et encouragés. Le cas d’El Aouana, l’un des rares sites encore préservé, renseigne aussi sur le peu de souci d’engloutir des dizaines d’hectares dans un espace de grande valeur touristique pour en faire carrément ce qu’on pourrait appeler crûment des « logements» sous couvert d’autres appellations ! Au niveau de ce site, le ministre a clairement montré sa désapprobation de l’étude lancée par la direction du tourisme avec l’Agence nationale du développement du tourisme comme maître d’œuvre, projection qui se fait au détriment de véritables projets touristiques.

Ce qui a amené le ministre à constater qu’il y a une inadéquation entre les données officielles et la réalité vécue par la wilaya. « Nous considérons cela comme un manque et un échec dans la gestion du secteur de manière générale. Il ne peut être admis qu’un responsable cache cette situation et on ne peut continuer de parler de 19 zones d’expansion touristique alors qu’en réalité, elles n’existent presque plus. Avec la crise qui secoue le pays, nous avons besoin, aujourd’hui, de nouvelles ressources financières générées par le tourisme, considéré comme priorité nationale, à l’instar de la relance des autres secteurs», a déclaré M. Nouri. Lire la suite

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La famille Khalef exige une «enquête sérieuse»

Publié le 20/08/2016, par dans Non classé.

La famille de l’ancien chef de gouvernement et ancien chef de la Sécurité militaire, Kasdi Merbah, de son vrai nom Abdallah Khaled, réclame à nouveau la vérité sur son assassinat, un certain 21 août 1993 à Bordj El Bahri, avec son fils Hakim (25 ans), son frère Abdelaziz, son chauffeur Hachemi Aït Mekidèche et son garde du corps Abdelaziz Nasri.
Comme chaque année depuis 23 ans, la famille exige une « enquête sérieuse» afin de débusquer les vrais coupables de ce meurtre qu’elle considère comme « politique».

« En ce 21 août 2016, nous célébrons la mémoire de nos chers disparus, nos deux frères Khalef Abdallah, dit Kasdi Merbah, ancien chef du gouvernement, Khalef Abdelaziz, médecin, notre neveu Khalef Hakim, universitaire, ainsi que leurs deux compagnons, Nasri Abdelaziz et Aït Mekidèche Hachemi, froidement assassinés, il y a 23 ans, à Bordj El Bahri, par un commando de tueurs suréquipés et surentraînés, ne laissant aucun doute sur sa véritable identité et sa nature exclusivement politique», écrit la famille Khalef dans un communiqué adressé à notre rédaction.

Considérant que « l’enquête qui a été bâclée, voire carrément viciée et détournée de son véritable but, la famille de Kasdi Merbah veut une enquête judiciaire» qui permettra de faire la lumière sur cet assassinat commis durant la décennie noire.

Car elle estime que le procès qui a eu lieu « visait essentiellement à évacuer une affaire jugée encombrante et surtout très embarrassante». La famille Khalef dénonce ainsi le psittacisme imposé par « les tenants du pouvoir qui restent sourds» à ses requêtes. « Nous ne cessons de renouveler en toute conscience et lucidité nos revendications d’une enquête judiciaire sérieuse, à même de jeter la lumière sur cette infamie et confondre les véritables auteurs et commanditaires de ce forfait crapuleux et ignoble», souligne cette famille qui veut connaître la vérité sur cet assassinat, estimant que « les dirigeants qui ont eu à exercer des responsabilités durant ces deux dernières décennies, à quelque niveau que ce soit, doivent savoir qu’ils peuvent continuer à faire la sourde oreille, mais que nous ne renoncerons jamais à notre droit imprescriptible de revendiquer la vérité sur ce qui s’est réellement passé».

Pour la famille de Kasdi Merbah, « le concept éhonté et immoral énoncé par de pseudo-intellectuels proches du pouvoir, selon lequel ‘‘la raison d’Etat doit prendre le pas sur la justice due à tout un chacun », traduit une dérive extrêmement dangereuse, servant des intérêts personnels étroits et menant à des abus inqualifiables». La famille exprime ainsi sa « détermination inébranlable» à continuer à se battre pour « faire éclater la vérité et rendre justice aux victimes».

La famille Khalef considère cela comme « une œuvre de salubrité publique», estimant que « des langues se sont déliées et d’anciens officiers ont nommément accusé de hauts responsables encore en vie, dont certains sont toujours en exercice». Elle se dit ainsi « sidérée par le mutisme ayant fait écho à ces accusations gravissimes».

« Que ceux qui ont manigancé pour échapper à la justice et à la tenue d’un procès public juste et équitable cessent de se faire des illusions et qu’ils sachent surtout qu’aucune amnistie ne saurait les absoudre de leurs crimes. C’est une question de temps», conclut la famille de Kasdi Merbah, qui estime que la vérité finira par l’emporter tôt ou tard. Lire la suite

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Communiqué du MDS : Les leçons du 20 Août 1956 

Publié le 20/08/2016, par dans Non classé.

L’Algérie commémore le 60e anniversaire du Congrès de la Soummam. C’est une halte nécessaire dans la construction de la conscience historique. Abane Ramdane, Larbi Ben M’hidi et tous ceux qui ont permis le succès obtenu le 20 août 1956 étaient conscients qu’ils allaient à une mort certaine, mais exprimaient leur confiance absolue dans le triomphe de la cause qu’ils défendaient. Moins de deux années après le déclenchement de la Guerre de Libération, la Révolution algérienne était en plein essor, élargissait sa base en intégrant les différents courants du Mouvement national et se dotait d’institutions qui allaient mener le combat jusqu’à son accomplissement ultime : l’indépendance nationale.

Des polémiques, parfois alimentées par des personnalités historiques, ont troublé les enjeux de ce Congrès, entaché la foi dans ceux qui ont mené le combat libérateur et finalement brouillé notre héritage symbolique. Dans leur lutte acharnée contre le projet de modernité qui prolonge le Mouvement de libération nationale, les forces islamo-conservatrices ont toujours fait du 1er Novembre un prétexte de contre-révolution, en l’opposant au Congrès de la Soummam.

Pour faire cesser ces attaques, après avoir sauvé la République du terrorisme islamiste, il faut construire un Etat de droit démocratique, en rupture avec le projet d’Etat théocratique.

Les concepteurs du Congrès de la Soummam avaient une conscience très claire du fait qu’on ne pouvait reconquérir la liberté par l’archaïsme, source de décadence et d’échec face au colonialisme, lui-même cause de reculs plus importants. Il est donc utile de s’interroger sur le sens de notre histoire de résistance à l’oppression extérieure, quelle qu’elle soit, mais il est décisif d’appeler clairement à la séparation du politique et du religieux pour mettre fin à toute confusion sur la question de l’identité nationale. Il faut affirmer l’algérianité qui était au cœur de la rencontre du 20 août 1956 et qui a été au centre de l’union la plus large.

Certaines forces dans le camp moderniste font, quant à elles, la critique du Congrès de la Soummam au prétexte qu’il serait à l’origine d’un Etat centralisé et du système du parti unique. En vérité, ces options s’inscrivaient dans la nécessité de la lutte et ont permis la conquête de l’indépendance. L’Etat actuel n’est pas le prolongement mécanique de cette logique. La Révolution algérienne intégrait au contraire un mouvement de continuité et de changement radical, elle visait le renversement de l’ordre ancien, la rupture avec le colonialisme. Dans le prolongement de cette logique au fondement de la Plate-forme de la Soummam, il faudrait aujourd’hui restituer, au patrimoine de la nation, le sigle du FLN qui a été défiguré, instrumenté et parfois même trahi.

Le Congrès de la Soummam, c’est aussi une conception affirmée de l’universalisme. Il était impossible au mouvement de libération nationale de s’émanciper s’il n’était intégré dans le mouvement de modernité et de progrès qui traversait le monde. C’était aussi la volonté affichée de prolonger les promesses de Bandoeng et de construire le Maghreb. C’était surtout le rappel que la Révolution algérienne n’était inféodée à aucune puissance, l’expression la plus haute de la souveraineté du peuple algérien. Ce lien entre intégration dans un monde qui change et question nationale doit encore être renouvelé et approfondi.

Le génie des promoteurs du Congrès de la Soummam aura été, enfin, d’avoir compris le rassemblement comme une arme formidable pour isoler l’ennemi, l’affaiblir et lui enlever tous les avantages dont il pouvait disposer. C’est ainsi que des échanges ont eu lieu avec toutes les forces nationales, élargissant sans cesse la base sociopolitique de la Révolution et réduisant la marge de manœuvre du colonialisme. C’est précisément ce qui reste encore à faire pour construire la IIe République et féconder le patriotisme par la démocratie.

Alger, le 19 août 2016
Le bureau national du MDS
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