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Polémique : Cheba Sabah déclenche la colère sur les réseaux sociaux

Publié le 04/03/2016, par dans Non classé.

Après avoir été critiquée pour son look sur une photo postée sur facebook, la chanteuse de cabaret cheba Sabah a publié, samedi dernier, une vidéo d’une minute dans laquelle elle insulte les internautes qui se sont moqués de sa tenue. En quelques minutes, la vidéo a fait le tour de la Toile et provoqué le mécontentement de nombreux artistes et internautes. Plusieurs dizaines de vidéos — en particulier de Tlemcéniens — ont été mises en ligne afin de répondre à la chanteuse.

Le comédien Farid Rocker a été parmi les premiers à réagir : « C’est un vrai scandale ! Cette personne n’a aucune relation avec l’art et on ne peut pas l’appeler artiste ou chanteuse. Au nom de tous les artistes algériens et de l’Office national des droits d’auteur (ONDA), j’appelle les Algériens à se réunir afin de nettoyer le pays de ce microbe. On connaît l’art dans l’Oranie, Oran, c’est Blaoui El Houari, Ahmed Wahby, cheb Hasni…» Sur facebook, des jeunes de Blida, Mostaganem, Sougueur, Alger, Annaba… ont écrit : « Non à la prostitution, Non aux cabarets à Oran et dans tout le territoire national…»

Un gendarme, anonyme, fait passer ce message : « La Gendarmerie nationale contre cheba Sabah et les cabarets.» Des Oranais comptent se réunir, aujourd’hui après la prière du vendredi, sur la place du 1er Novembre (ex-place d’armes), pour marcher pacifiquement et attaquer l’activité des boîtes de nuit. Sur l’affiche de cette campagne, largement partagée sur facebook, Twitter et Instagram, on reconnaît cheb Abdou, cheikh Houari Manar, cheba Warda, cheba Sabah et d’autres. Deux jours après la publication de la première vidéo, la chanteuse en a publié une autre pour demander pardon à ses fans, disant qu' »elle n’était pas bien ce jour-là et que l’insulte n’était qu’une réaction aux commentaires des internautes».

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Nord du Mali : Un forum pour la paix fin mars

Publié le 04/03/2016, par dans Non classé.

Presque un an après la signature de l’Accord d’Alger par le gouvernement malien et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) le 15 mai 2015, le chemin vers la paix peine à se dessiner.
La semaine dernière, le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, ainsi que des membres de son gouvernement ont eu des entretiens avec la CMA afin d’avancer dans le processus de paix. Ces rencontres ont débouché sur d’importantes décisions, notamment l’organisation d’un forum pour la paix et la réconciliation au Mali, prévu du 27 au 30 mars 2016 à Kidal, qui clôture le processus d’Anefis, ainsi que l’adoption d’un chronogramme s’étalant sur deux mois afin de renforcer la paix par la mise en place d’autorités intérimaires, de placer un dispositif de sécurité commun (dans le Nord également) pour contribuer à la protection des personnes et des biens et la libre circulation des personnes au Mali.

Une autre initiative est au programme : l’accélération de la mise en œuvre des différentes dispositions de l’Accord par l’adoption des textes afférents à la préparation des élections. Ceci dit, le plus important est « la concrétisation urgente du cantonnement des combattants» et le lancement du processus de désarmement, de démobilisation et de désinsertion.

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En quoi ils ont changé le Sud

Publié le 04/03/2016, par dans Non classé.

Les protestations des chômeurs sont devenues une fatalité face à des mécanismes de l’emploi qui connaissent plusieurs dysfonctionnements et la loi du passe-droit.
Le sable s’insinue partout. Le vent qui le dissémine l’inocule en tout lieu, surtout dans les yeux. Alors on y voit plus très bien. L’ocre de Ouargla devient gris, jaune foncé, parfois. Cela aveugle et donne des céphalées qui brouillent la pensée en cette saison des vents de sable avant le printemps chaud du Sahara vers avril-mai. Même les avions d’Air Algérie on du mal à s’acquitter de leur devoir d’assurer les rotations.

Mais il n’y a pas que le sable dans les yeux qui aveugle. Parce que lorsqu’on entend le discours de l’exécutif local qui parle de « chômeurs de luxe» et de « manipulation», on y décèle rapidement l’aveuglement des autorités locales et centrales. Le plus grand bassin d’emploi du pays, la « capitale de l’or noir», pour reprendre Malek, chômeur protestataire de Ouargla, serait sujet à des opportunistes fainéants et objet de manipulation de plusieurs douzaines d’organisations internationales ou de services secrets étrangers, de la Fondation Soros et Freedom House à la CIA ou la DGSE, etc. (voir liste surréaliste et complète chez les paranos des services de sécurité algériens et leurs médias y afférents).

« Les puissants et les services secrets du monde entier, en se réveillant le matin, de Pékin à Washington, quittent leur lit avec cette idée obsédante : ‘‘Bon, qu’est-ce qu’on va faire avec l’Algérie ? »», ironise Tahar Belabbès, las, les traits tirés, leader du mouvement des chômeurs de Ouargla, qui s’est retiré, depuis, de la direction du Comité national de la de défense des droits des chômeurs (CNDDC). « Il est vrai que le rythme des protestations des chômeurs a diminué depuis 2013 à Ouargla et ailleurs dans la wilaya, reconnaît Khaled du bureau local de la Ligue algérienne des droits de l’homme. Mais malheureusement nous assistons aux mêmes dysfonctionnements dans l’octroi des postes. Il y a toujours autant de passe-droits et d’opacité.»

Anem

« Depuis 2013 et la manifestation géante du 14 mars à Ouargla, les choses ont un peu évolué, nous étions sous les projecteurs des médias et le gouvernement avait compris qu’il fallait en urgence améliorer le système de l’emploi dans les zones pétrolières, admet Abdelmalek Aybak, ex-n° 2 du CNDDC. Mais sur le terrain, après un léger mieux, les choses sont redevenues comme avant, l’Agence de l’emploi n’est plus surveillée et les entreprises font ce qu’elles veulent.»

Une bonne partie de l’aveuglement des autorités est causée par ce paradoxe : au moment où l’Etat tente une meilleure approche de la politique de l’emploi, les problèmes persistent, les chômeurs protestent et occupent la rue deux à trois fois par mois depuis trois ans. Saâd Agoudjil, wali de Ouargla, très bon connaisseur de la région – il était secrétaire général de la wilaya de 1998 à 2002 – insiste sur le fait que l’offre est supérieure à la demande et que le secteur de la formation professionnelle a triplé son offre.

D’où son agacement face aux dernières protestations, allant jusqu’à parler de « chômeurs de luxe» ! « Je suis resté trois ans sans emploi, j’ai abandonné l’idée de trouver un travail en rapport avec ma licence en droit, j’ai essayé de travailler sur des chantiers, mais les entrepreneurs s’enfuyaient avec la caisse et nos salaires, je m’inscris chaque mercredi à l’ANEM de ma commune, sans succès, et je passe mes journées à chercher un poste, énumère Malek, 28 ans, qui a fini, en désespoir de cause et après un mois de sit-in, par se taillader le corps le 24 février devant la wilaya. Nous ne sommes pas des chômeurs de luxe, nous ne demandons pas des milliards. On veut un travail et c’est tout.»

Logiciel

La wilaya évoque la transparence et l’efficacité du Wasit, un portail web de l’ANEM qui a pour objectif de rendre visible les demandes et les offres d’emploi. « Que peut un logiciel contre la mafia de l’emploi, s’emporte Ahmed, 30 ans, habitant le quartier Roussiat à Ouargla. Si au niveau de la wilaya il y a une certaine transparence chez l’ANEM, tout se perd dès que les offres arrivent au niveau local. Il y a des centaines d’emplois qui se perdent ainsi, qui deviennent un fonds de commerce, qui sont monnayés ou distribués aux amis et à la famille des fonctionnaires.

Est-ce normal que je ne peux même pas trouver un poste de manœuvre depuis trois ans ? Est-ce normal que toutes les entreprises ici ou à Hassi Messaoud acceptent la règle des 5%, c’est-à-dire le quota automatiquement prévu pour les enfants des puissants ?» « Après la marche du 14 mars, Sonatrach a décidé de relancer la formation des soudeurs homologués, bien.

Mais les gars de la toute première promotion de 2013 sont encore au chômage», indique Aybak qui parle de « mesures d’urgence décidées à la va-vite, mais sans réel impact sur le terrain». Le sable aveugle. Les urgences aussi. Comme cette histoire de commission d’enquête envoyée par Sellal à Ouargla un an après la manifestation de mars 2013 : présidée par le directeur général de l’ANEM (donc juge et partie), elle n’a fait que constater que tout allait pour le mieux !

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En bref…

Publié le 04/03/2016, par dans Non classé.

– Tamanrasset : Un militant des droits des chômeurs arrêté

L’arrestation de Ghoulam Abdelali, membre de la Coordination locale pour la défense des droits de chômeurs, a suscité colère et indignation sur la Toile. Le fondateur du mouvement Ma Frat a été interpelé, avant-hier, par les services de la sûreté de wilaya de Tamanrasset à la suite d’un mandat d’amener obtenu des instances judiciaires compétentes. Ghoulam était à son poste de travail à l’ADE lorsqu’il qu’il a été arrêté et conduit manu militari au commissariat. Selon des informations recoupées, l’activiste serait condamné de 6 mois de prison pour « attroupement non autorisé» et « incitation à la violence».

– AADL : Des souscripteurs en colère à Blida

Une centaine de souscripteurs au programme AADL 2 de la wilaya de Blida ont organisé, hier matin, un sit-in devant le siège régional de cette agence. Les contestataires exigent des responsables de l’AADL d’accorder aux souscripteurs de Blida la priorité à l’accès aux logements de cette formule et dont les chantiers sont situés dans cette wilaya. « 21 700 logements situés à la ville nouvelle de Bouinan, à l’est de Blida, dont le taux d’avancement est appréciable, sont destinés à des Algérois.

Paradoxalement, le quota réservé aux souscripteurs de la wilaya de Blida est minime : 5000 logements seulement pour 25 000 demandes. Leur taux d’avancement est à 1% seulement et ils sont situés dans le piémont de Bouinan. C’est injuste», clament ces souscripteurs en colère. Ces derniers interpellent le wali de Blida pour que d’autres projets AADL soient lancés non loin des villes dans les meilleurs délais afin de répondre favorablement à toutes les demandes.

– Sétif : Incendie dans un complexe laitier

Un incendie s’est déclenché hier matin dans le complexe laitier de la commune de Mezloug, à 9 km au sud de Sétif. Selon nos sources, le feu s’est déclenché vers 5h et aurait calciné deux conditionneuses sur les quatre que comptait l’atelier ainsi qu’un important lot de produits plastiques. L’on apprend que les responsables du complexe auraient promis de tout entreprendre pour que la production reprenne dans un délai n’excédant pas les 15 jours. Notons que le complexe de Mezloug Tell, fonctionnel depuis 1992, produisait quotidiennement 20 000 litres de lait destiné à approvisionner les wilayas de Sétif, M’sila, Jijel, Béjaïa et une partie du sud-est du pays.

– Les lauréats du prix Benzine connus demain

La cérémonie de remise du prix Abdelhamid Benzine aura lieu demain à 10h. Organisée par l’association les Amis de Abdelhamid Benzine, la cérémonie aura lieu à la salle Frantz Fanon de Riadh El Feth. Lors de cette séance sera présenté et mis en vente,l’ouvrage collectif produit par les actes du colloque de mars 2015, intitulé La cartographie syndicale algérienne… Après un quart de siècte de pluralisme. De même qu’une courte séquence du film Nous n’étions pas des héros du réalisateur Nasreddine Guenifi sera projetée. Les journalistes et le public sont cordialement invités. Lire la suite

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Dans les coulisses… : La justice des fax !

Publié le 04/03/2016, par dans Non classé.

Poursuivi pour une interview accordée à El Watan Week-end en septembre 2015, Belkacem Khencha s’est vu infliger une amende de 100 000 DA pour avoir décrit les conditions de détention à Laghouat où il a purgé, l’année dernière, une peine de prison de six mois ferme. Les avocats du mis en cause ont été surpris en consultant son dossier : « Nous n’avons pas trouvé de dépôt de plainte d’un corps constitué, assure maître Noreddine Ahmine, alors que le chef d’accusation était outrage à un corps constitué», poursuit-il.

Dans l’entretien, Belkacem Khencha avait déclaré : « Les gardiens s’en prenaient à ceux qui se bagarraient ou réclamaient l’amélioration de leurs conditions de détention. Ils tiennent le prisonnier, la tête en bas, suspendu par les pieds avec une ceinture. Au moment où les uns lui coincent les épaules, les autres le frappent sur le plat des pieds pour ne laisser aucune trace. C’était leur façon de punir. J’ai eu des témoignages de gens qui se sont fait menotter pour être giflés par les gardiens à tour de rôle».

Au lieu que la justice ouvre une enquête pour savoir dans quelles conditions vivent les prisonniers, ils ont opté pour la solution facile : « Dans le dossier de la justice, il n’y avait qu’un fax adressé probablement par le ministère de la Justice, car le numéro de l’expéditeur commence par l’indicatif téléphonique d’Alger (021), et c’était une copie de l’entretien accordé pour El Watan Week-end», regrette l’avocat. Alors, sur quelle base le procureur de la République « a-t-il déclenché l’action publique», et où sont le dépôt de plainte et le corps constitué ? Bien sûr, « c’est le fax reçu probablement de la part du ministère de la Justice», conclut maître Noreddine Ahmine.

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Ce qui a changé depuis la melyounia du 14 mars 2013

Publié le 04/03/2016, par dans Non classé.

Le 11 mars 2013, à la veille de la melyounia des chômeurs annoncée à Ouargla, deux décisions avaient été prises par le gouvernement afin d’apaiser les esprits échauffés par les déclarations du Premier ministre et son ministre de l’Intérieur à propos des chômeurs taxés de « séparatistes» et d' »importateurs du Printemps arabe».
Il s’agit de la nomination d’un nouveau wali, à savoir Ali Bouguerra, venu en pompier, et la publication de l’instruction de Sellal aux walis du Sud, donnant priorité absolue aux enfants de la région dans l’emploi et un feu vert à la refonte des programmes de la formation universitaire et professionnelle dans le Sud.

Ces mesures ont permis un recrutement plus orienté vers la main-d’œuvre locale sous-qualifiée qui constitue les deux tiers des inscrits au fichier de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM). Ces dispositions ont posé avec acuité la problématique du refus des chômeurs de retourner aux bancs de l’école d’une part et d’autre part leur insistance à n’être recrutés que dans le quatuor d’or du groupe Sonatrach, à savoir l’ENTP, l’ENSP, l’Enafor et la Direction de la production (DP). Le constat est corroboré par les chiffres annoncés par les autorités qui donnent 10 054 placements en 2014 et 11 210 en 2015.

La direction de l’emploi constate avec satisfaction que « les enfants de la région ont de plus en plus de postes dans les grandes entreprises nationales, ce qui est leur droit absolu», selon Mohamed Guergueb, directeur de l’emploi de la wilaya. C’est un des rares gestionnaires, sinon le seul, bénéficiant du respect des chômeurs qui dénoncent régulièrement les dépassements et passe-droits des cadres de l’ANEM. Guergueb clame à qui veut l’entendre : « Je ne suis jamais intervenu pour un proche, je n’ai aucun parent à Sonatrach, je n’interviens que pour placer des chômeurs lambda».

Les insuffisances, toutes les instances de l’emploi les reconnaissent, à commencer par l’Inspection du travail qui a établi 138 PV d’infractions transmis à la justice en 2015. Elle fait état de 1 398 travailleurs recrutés selon des procédures non conformes à la réglementation dans le secteur pétrolier. Même l’ANEM, au cœur de cette polémique chronique de l’emploi reconnaît ses torts, sans pourtant y remédier. En 2012, constatant de faux bulletins portant un visa falsifié de ses services, l’agence de l’emploi de Ouargla a déposé plainte contre X. La justice n’a rien fait depuis.

Visibilité du Sud

Par ailleurs, à l’université Kasdi Merbah de Ouargla, la passerelle avec le secteur économique, notamment pétrolier, n’a jamais été aussi simplifiée. « Nous visons la formation d’excellence, adaptée aux besoins du marché voire même à la carte», nous a déclaré, jeudi dernier, Ahmed Bouterfaia, son recteur. 80 conventions de partenariat et de coopération on été signées et 5190 étudiants ont bénéficié de stages pratiques dans des entreprises, dont plus de 80% de stagiaires dans les compagnies pétrolières au titre de l’année universitaire 2014/2015. A elle seule, l’Enafor compte recruter 1 000 diplômés de l’université de Ouargla entre 2017 et 2022, a annoncé Abdelkader Khedimi, son directeur des ressources humaines lors de la cérémonie de signature de cinq nouvelles conventions.

Mais il serait très réducteur de restreindre les répercussions de la melyounia du 14 mars 2013 au seul dossier de l’emploi. Si le pouvoir central regardait d’un demi-œil la population des régions sahariennes, les réduisant souvent à un désert humain, l’idée générale qui voudrait que le sud de l’Algérie ne pèse que par ses innombrables ressources naturelles, a bien changé depuis la révolte des chômeurs, suivie par celles des anti-gaz de schiste.

Il serait tout aussi réducteur d’isoler cette correction de la vision interne au seul enjeu national, car le Sud qui cristallise à la fois les craintes et les espoirs de tous les Algériens en un avenir meilleur « est au centre d’une dynamique où la compréhension des enjeux économiques et géostratégiques est capitale», estime le Dr Hamza Bengrina. Cet enseignant d’économie de l’environnement à l’université de Ouargla nous expliquait, déjà en 2011, que « les jeunes ne réclament pas seulement un poste à Sonatrach.

L’individu n’est plus un petit boulon dans une grande machine, c’est un facteur de changement, de révolution». Cette révolution des esprits, Tahar Belabbès et ses camarades estiment y avoir largement participé, d’abord en refusant « d’être traités de cherdhima, un groupuscule terroriste», par Sellal au lendemain de la fin de l’opération Tiguentourine. Ensuite par leur action de starter à un mouvement social porteur d' »une meilleure visibilité, une image positive d’un Sud jeune, écocitoyen s’opposant pacifiquement aux politiques du gouvernement».

Une image largement reflétée par les médias nationaux et internationaux et là, on est bien loin de l’esprit revendicatif de 2013 où il contestait « les paroles outrageuses d’Ould Kablia sur la neutralisation des protestations et la maîtrise de la situation sécuritaire au Sud pour préserver les installations pétrolières». Une certaine valorisation de la ressource humaine locale est partagée par des cadres qui se sont « enfin» vu permaniser ou nommés à des postes dont ils assuraient la fonction ou l’intérim pendant de longues années, « avant qu’un cadre parachuté d’Alger n’atterrisse du jour au lendemain à Ouargla», nous confie O. B., un cadre de la région.

A la tête d’instances étatiques locales ou régionales, il est loisible de constater que des énarques et universitaires du Sud ont été nommés au poste de directeur. Parmi eux des femmes qui ont longtemps été marginalisées et reléguées aux postes subalternes. A l’université de Ouargla, à la station ENTV, à l’Office du patrimoine, à la direction de la culture, y compris le poste de ministre de l’Intérieur, pour ne citer que ces derniers, des cadres qui n’auraient jamais espéré accéder à des postes valorisants savent ce qu’ils doivent au mouvement des chômeurs.
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