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L’Alliance nationale patriotique est née

Publié le 04/12/2015, par dans Non classé.

Réunis en début de semaine à Alger, des représentants du mouvement national pour la cause des gardes communaux et victimes du terrorisme, des Groupes de légitime défense (GLD), ainsi que des membres de l’Organisation nationale de défense des droits des patriotes ont donné naissance à un nouveau front, l’Alliance nationale patriotique (ANP).
Ce nouveau front est né dans un contexte un peu particulier, a expliqué l’un des initiateurs de cette alliance, dès lors que des « énergumènes ne cessent de menacer la stabilité du pays». Dans un document sanctionnant les travaux de la réunion, remis à El Watan, ce front est créé dans le but de réunir toutes les parties ayant pris les armes durant deux décennies pour combattre les groupes terroristes, à l’image des gardes communaux, des Patriotes et GLD. La récente sortie de l’ancien émir de l’Armée islamique du salut (AIS), la branche armée de l’ex-FIS, a été également débattue à l’occasion de cette réunion.

Tout en qualifiant leur « ancien adversaire» dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, à savoir Madani Mezrag, de criminel, l’Alliance nationale patriotique dénonce « le silence des pouvoirs publics quant aux sorties répétitives et provocatrices de ce chef terroriste». Aliouat Lahlou, désigné comme porte-parole de cette alliance, a indiqué à el watan.com que désormais l’engagement héroïque de toutes ces forces qui ont accepté de prendre les armes pour sauver le pays de la sauvagerie terroriste ne faiblit pas, tant que des « architectes de la décennie noire, à l’image de Madani Mezrag, tentent d’investir le terrain, en décidant même de créer un parti politique». Outrée par le silence des pouvoirs publics, l’Alliance nationale patriotique exige à ce que ces provocations qui émanent de ce criminel cessent, tout en réitérant leur principale revendication, à savoir la reconnaissance officielle de leur sacrifice durant la décennie noire du terrorisme. Lire la suite

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La population proteste contre la malvie à Bordj Menaïel

Publié le 04/12/2015, par dans Non classé.

Des dizaines d’habitants de Bordj Menaïel sont sortis, hier, dans la rue pour exprimer leur colère contre la détérioration de leur cadre de vie et le laxisme dont font preuve les autorités locales pour concrétiser les projets inscrits au profit de la localité. Les manifestants ont organisé un sit-in au centre-ville.

Cette action, qui a causé d’immenses bouchons, a été suivie par des dizaines de commerçants qui ont baissé rideau en signe de protestation contre l’état déplorable des routes et l’anarchie qui règne au chef-lieu de cette localité de plus de 70 000 habitants. « Cela fait plus de 5 ans qu’on parle d’un projet d’une valeur de 360 millions de dinars pour aménager les trottoirs et les ruelles du chef-lieu et doter les quartiers d’éclairage public. Depuis, on n’a rien vu venir», dénoncent certains citoyens ayant pris part à l’action. Ces derniers déplorent également la mauvaise qualité des travaux de revêtement de la route jouxtant l’hôpital et le non-respect des cahiers de charges par certains entrepreneurs. « La route qui mène au village Omar est devenue impraticable.

De nombreux accidents y ont été signalés. On y fait passer des conduites d’eau, mais l’entreprise n’a pas remis la route en état», déplorent-ils. Les manifestants se plaignent également des retards enregistrés pour la réalisation de la bibliothèque communale, du stade de 10 000 places, de la salle polyvalente, etc. « Cela fait 20 jours qu’on a exposé ces problèmes à la nouvelle wali, elle s’est engagée à faire le nécessaire pour améliorer notre quotidien, et on attend», concluent-ils. Lire la suite

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Faut-il continuer à renflouer la SNVI avec de l’argent public

Publié le 04/12/2015, par dans Non classé.

« Il faut faire à la SNVI ce que l’Etat français à fait pour Renaud il y a 30 ans», suggère Ihsane El Kadi, directeur du site Maghreb Emergent.
En effet, en dépit des retards enregistrés pour la consommation des anciens crédits, la SNVI a tout de même bénéficié, en février dernier, de plus de 91 milliards de dinars et cela de l’argent public. Une décision que le spécialiste n’approuve pas. « Il faut apporter l’argent privé et non pas public», soutient-il. Pour lui, la solution au problème de la SNVI, dont les travailleurs sont en grève et ont manifesté cette semaine, serait dans « l’ouverture du capital et le changement de management.

Il faut que ce dernier soit dépendant des actionnaires et non pas de l’Etat et de la politique, sinon il ne peut pas être performant». Le spécialiste fait d’ailleurs le rapprochement avec le cas Saidal. « Saidal était géré par un manager reconnu, cependant cela n’a pas empêché les interférences politiques, et la SNVI est pratiquement dans le même cas». Pour Bachir Hakem, membre du CLA, « il faut savoir que la SNVI souffre d’un problème de gestion et de compétences.

De plus, nous savons tous que les sociétés nationales sont mal gérées ou sont poussées à faire faillite. Donc, qu’elles soient renflouées ou non, elles seront condamnées à être bradées au dinar symbolique ; donc rien n’est innocent aussi bien dans la gestion qu’en renflouant les caisses». Ce dernier poursuit : « Je suis d’accord avec le fait que la SNVI soit renflouée avec l’argent public, seulement si elle est mieux gérée». Pour arranger la situation, Bachir Hakem propose : « Il faut sauver ces sociétés publiques en faisant appel à des personnes, qu’elles soient étrangères ou non, pour les gérer avec un projet à durée déterminée.

Cependant, ces sociétés doivent rester nationales». De son côté, Smaïn Kouadria, membre du conseil exécutif national de l’UGTA et député du Parti des travailleurs ne partage pas leur avis. Il affirme : « Il ne faut pas que l’Etat se désengage, il doit continuer à accompagner la SNVI car elle lui apporte de nombreux avantages, notamment la création de nouveaux postes d’emploi». Par ailleurs, le député explique : « Ce n’est pas une donation, mais un crédit remboursable. Les banques algériennes accompagnent le secteur privé, donc pourquoi pas la SNVI ?» s’interroge-t-il.

« Ce crédit est utilisé afin de développer de nouveaux outils et dans l’installation des mises à niveau technologiques et cela est bénéfique pour l’industrie algérienne, c’est pour cela qu’il faut continuer à soutenir la SNVI», conclut-il. Lire la suite

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Dans les coulisses des purges

Publié le 04/12/2015, par dans Non classé.

« Tout ce qui se passe en ce moment doit être lu à la lumière de la refonte des relations civilo-militaires voulue par Bouteflika.
Dans la lutte entre le DRS et le cercle présidentiel, c’est ce dernier qui a gagné. Alors il élimine tous ceux qui le gênent !» Pour le politologue Rachid Tlemçani, les arrestations menées depuis l’été contre plusieurs hauts officiers de l’armée et des services — tous des fidèles à Toufik — et surtout les condamnations qui ont été prononcées contre eux obéissent à une logique très simple : s’en débarrasser.

Après le général Hassan, le patron du Scorat, Service de coordination opérationnel et de renseignement antiterroriste depuis une quinzaine d’années, condamné le 26 novembre à 5 ans de prison ferme pour « destruction de documents» et « non-respect des consignes», c’est au tour du général Djamel Kehal Medjdoub, ex-chef de la garde présidentielle à être condamné à 3 ans de prison ferme pour « négligence» et « infraction aux consignes militaires».

Un cadre du DRS affirme lui aussi que tout cela a été orchestré en amont. « Plusieurs juges militaires du tribunal d’Oran (où a été jugé Hassan) ont refusé de participer à ce procès. Alors Gaïd Salah a nommé un nouveau procureur en septembre, exprès pour le procès Hassan.» Dans les rangs de l’armée, certains proches de Abdelkader Aït Ouarabi (son vrai nom), expliquent qu’il était une « cible facile». « Un cow-boy», « une tête brûlée», « un obstiné», qui n’en faisait « qu’à sa tête» et paye aujourd’hui son insubordination. Mais pour en revenir à l’histoire, elle se passe lors d’une opération secrète en Libye, ses hommes, d’après plusieurs sources proches du dossier, sur la piste de Belmokhtar, saisissent plusieurs tonnes d’armement dont des missiles français et russes.

De retour en Algérie, ils cherchent à rejoindre Tamanrasset pour ramener l’armement et tombent, d’abord, sur les hommes de la 6e Région militaire, puis sur ceux de la base qui les accusent de préparer un coup d’Etat. « Hassan, qui considère qu’il n’a de comptes à rendre qu’à Toufik, passe outre les ordres de l’état-major, poursuit notre source. Imaginez la réaction de Gaïd Salah…»

Mal nécessaire

Après les réactions de Khaled Nezzar qui s’est indigné de la « sévérité du jugement qui efface d’un trait toute la carrière d’un homme qui a voué sa vie au service de la nation», qualifiant le procès de « mascarade», ou celles de Louisa Hanoune, qui a témoigné à El Watan combien le haut gradé était « craint par les services de renseignement de nombreux pays pour sa probité, sa compétence et son patriotisme», des cadres de l’armée relativisent. « Il ne faut pas regarder ce verdict avec un œil de civil mais avec un œil de militaire, explique un officier. Au regard de la gravité des faits, en l’occurrence la dissimulation d’informations à des supérieurs ou à d’autres corps de l’armée, cette peine de 5 ans n’est pas si sévère, surtout au vu du caractère secret-défense de ce qu’on lui reproche. L’officier-général bénéficiera de toutes façons de meilleures conditions d’incarcération que dans une prison civile.» Certains voient même dans cette mise à l’écart des figures des années 1990 une possible opportunité de renouvellement de générations.

« Ces procès sont un mal nécessaire pour tourner la page. Après l’adoption de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, Bouteflika avait déjà voulu faire table rase du terrorisme et avait, dans ce sens, envoyé à la retraite un bon nombre de généraux. Mais cette restructuration avait touché très peu de personnes et quasiment aucun officier du commandement», se souvient un officier à la retraite. Le démembrement du DRS voulu par le chef de l’Etat a d’ailleurs aussi été perçu à l’intérieur de l’institution comme une « restructuration de l’armée» doublée d’une dépolitisation et d’une « dépolicisation» (même si ce n’est, au final, pas le cas), qui subsistera après le départ d’une génération ambiguë qui dirige l’armée et le pays.

C’est aussi l’avis de Rachid Tlemçani, qui explique qu’au-delà de l’analyse politique, celle de la lutte des clans qui tourne en faveur du vainqueur, il faut voir dans ces chamboulements « une réforme du secteur sécuritaire». « Le DRS, pour survivre, doit faire sa mue et s’adapter aux nouvelles techniques de renseignement. Pour cela, il a besoin de la nouvelle génération de jeunes officiers qui, jusque-là, ont été écartés des postes de commandement.

La génération des généraux de la guerre froide est terminée. Mais c’est bien connu, il y a au sein de l’armée un sérieux conflit à la fois générationnel, régionaliste et un conflit de compétences.» Une perspective possible dans un monde idéal, « mais pas dans celui de l’Algérie, indique un cadre du DRS. Ceux qui ont été mis à la retraite ont entre 48 et 54 ans. Que veut-on ? Mettre des gosses de 30 ans à la tête de structures aussi sensibles ? Le DRS était haï parce qu’il faisait son boulot. Il a un maillage très fin du territoire et des populations. Aujourd’hui, avec qui va-t-on travailler ?»

Betchine

Pour un haut gradé, les procès de Hassan et Medjdoub, ainsi que la mise à la retraite de 37 officiers proches de Mohamed Mediène sont surtout « des procès faits au DRS». « Les tensions entre l’état-major et l’armée ne sont pas nouvelles. Lors de l’assaut donné contre les terroristes à In Amenas en janvier 2013, il y avait déjà eu un désaccord. Gaïd Salah voulait négocier et Tartag, qui était à ce moment-là patron de la DSI (soit le n°2 du DRS), avec Hassan ne voulaient laisser aucune chance aux terroristes», se souvient un proche du nouveau patron des Services. Un militaire de haut rang ajoute : « Le passage en force de Bouteflika pour un 4e mandat ne pouvait se passer sans créer une forte désapprobation parmi les hauts gradés. Le tandem Bouteflika-Gaïd Salah n’a pas réussi à obtenir de consensus au sein de l’armée. Du coup, les deux puissants se vengent contre toutes les voix réfractaires. Sans parler des “dérapages” et “fuites” concernant les enquêtes de corruption menées par le DRS et touchant le cercle présidentiel qui ont accentué les tensions.» Un autre observateur parle même d’équarrissage Lire la suite

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Blida : un mort et 26 blessés, majoritairement des militaires

Publié le 04/12/2015, par dans Non classé.

Un bus, assurant la navette El Bayadh-Alger, a été heurté de plein fouet par deux semi-remorques hier à Oued Djer, dans l’extrême ouest de la wilaya de Blida. L’accident, qui s’est produit sur l’autoroute a causé la mort, sur le coup, du chauffeur du bus et 26 de ses occupants ont été blessés, dont certains dans un état grave. Pas de détails de protection civile et on apprend que les occupants du bus étaient majoritairement des militaires et le chauffeur était un civil.
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3 ans de prison pour le général Medjdoub et deux de ses officiers

Publié le 04/12/2015, par dans Non classé.

L’ancien chef de la Garde présidentielle, le général-major Djamel Kehal Medjdoub a été condamné par le tribunal militaire de Constantine à une peine de 3 ans de prison ferme. La même sentence a été infligée à deux de ses subordonnés, un colonel et un commandant, pour les mêmes faits, qui concernent la présumée attaque de la résidence d’Etat de Zéralda au mois de juillet dernier.
Le procès de l’ancien chef de la Garde présidentielle, le général-major Djamel Kehal Medjdoub a pris fin tard, dans la soirée de mercredi à jeudi dernier.

C’était devant le tribunal militaire de Constantine, où il avait été déféré avec deux de ses subordonnés (et non quatre comme annoncé précédemment), un colonel et un commandant. Après plusieurs heures d’audition, les accusés qui comparaissaient libres ont tous les trois été reconnus coupables de « négligence grave et d’infractions aux consignes de l’armée», avant d’être condamnés, tard dans la soirée, à 3 ans de prison ferme. Le procureur, quant à lui, a requis une peine maximale de 5 ans de prison ferme.

A travers sa décision, le tribunal militaire a rendu le général-major Medjdoub responsable de négligence ayant entraîné l’attaque présumée contre la résidence d’Etat de Zéralda au mois de juillet dernier et qui lui a valu son limogeage le 25 du même mois « pour négligence grave et incompétence».

Cette affaire avait fait couler beaucoup d’encre et de salive, même si officiellement aucun communiqué n’a évoqué ses circonstances. Pourtant, des sources bien informées sont unanimes à écarter toute éventuelle attaque contre la résidence d’Etat en cette nuit du 16 juillet, durant laquelle un jeune lieutenant de la Garde présidentielle a vidé sa kalachnikov contre un intrus qu’il dit ne pas avoir vu et qui lui aurait tiré dessus.

Cependant, les conclusions de l’enquête ainsi que l’expertise balistique ont montré que les douilles trouvées sur les lieux appartiennent toutes à l’arme du lieutenant, qui a d’ailleurs été poursuivi par le tribunal militaire de Blida, qui l’a placé sous mandat de dépôt et entendu cinq de ses collègues dont son chef hiérarchique, colonel de son état, et le premier responsable de la Garde présidentielle. Quelques semaines plus tard, le lieutenant est jugé pour « infraction aux consignes de l’armée et gaspillage de munitions», puis condamné dans une audience à huis clos à 3 ans de prison ferme.

Cassation

La décision ne reflète nullement la thèse du complot, mais elle a tout de suite été suivie d’une avalanche de décisions de limogeage. Ainsi, le procureur du tribunal militaire de Blida, son adjoint, le directeur de la justice militaire et son inspecteur sont relevés de leurs postes et admis d’office à la retraite. D’autres mesures similaires touchent quelque 14 colonels de la justice militaire, surtout des procureurs des tribunaux militaires de Béchar, Oran, Ouargla et Constantine, tous admis à la retraite. Un pourvoi en cassation contre la décision du tribunal de Blida est introduit, alors qu’une extension des poursuites est engagée pour convoquer à nouveau le chef de la Garde présidentielle, le général-major Medjdoub et deux autres subordonnés, le chef de l’unité du lieutenant, colonel de son état (qui a été entendu lors de la première affaire), ainsi qu’un commandant pour être entendus. Si ces deux derniers ont été laissés en liberté provisoire, le général-major a été placé sous contrôle judiciaire, avant d’être déféré devant le tribunal militaire de Constantine pour y être jugé le 2 décembre, bien évidemment à huis clos.

Le verdict est tombé tard dans la soirée. Une peine de 3 ans de prison ferme a été retenue contre les accusés, alors que le procureur avait demandé la sanction maximale de 5 ans. Un verdict suspensif de la peine une fois le pourvoi en cassation engagé.

Là encore, la décision est loin de refléter la thèse du complot. En attendant un éventuel retour de cette affaire devant une autre juridiction militaire après cassation, les deux officiers supérieurs ainsi que leur chef resteront en liberté jusqu’à ce que la peine qui leur a été infligée soit définitive. Lire la suite

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