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L’administration, «employeur esclavagiste»

Publié le 17/02/2016, par dans Non classé.

Des milliers d’employés dans le cadre de la formule du filet social viennent de recevoir leur notification de fin de contrat.
Cette nouvelle est tombée comme un couperet sur les employés de plusieurs administrations, notamment les communes qui restent le premier employeur à puiser dans cette main-d’œuvre bon marché. Plusieurs enquêtrices sociales ayant fait pratiquement toute leur carrière à l’APC d’Alger-Centre ne savent plus à quel saint se vouer. La fin de ce contrat, annoncée pour juillet pour grand nombre d’entre elles, signifie qu’il n’y a plus d’espoir de se voir intégrer parmi les effectifs réglementaires de cette administration.

Adieu donc le poste tant attendu. « J’ai donné 19 années de ma vie pour les services de cette APC, et au lieu d’une régularisation dans le poste, on me signifie la fin de mon contrat», témoigne une enquêtrice sociale de cette APC, racontant les maintes démarches effectuées auprès de la direction de l’action sociale et auprès de l’APC où elle travaille pour se faire réintégrer, en vain.

Ils seraient quelque 75 000 employés à être recrutés dans le cadre du filet social, mis en place dans les années 1990 pour une insertion des jeunes dans le monde de l’emploi, selon les statistiques du ministère du Travail. « Une solution temporaire aux conséquences actuellement ingérables», approuve Mme Meghraoui, secrétaire nationale au Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap). Les jeunes recrutés via ces contrats, avec des salaires de misère ne dépassant pas les 5000 DA/mois, étaient censés être régularisés dans des postes permanents dès que l’occasion se présente.

Or, des milliers de travailleurs ont constaté que la régularisation n’est pas systématique. « Les postes sont libérés ont été confiés à d’autres postulants, certainement plus chanceux, du moment qu’ils n’ont pas été contraints de subir l’attente et la précarité.» Un comité des employés du filet social est d’ailleurs né pour défendre leur droit à une intégration parmi les effectifs permanents et bénéficier ainsi d’une certaine stabilité aussi bien salariale que sur les prestations de la Sécurité sociale.

Il faut savoir que pour un salaire mensuel de 5000 DA, ces employés ne bénéficient que de l’accès gratuit aux médicaments. Cette formule d’emploi ne garantit donc pas de retraite. « Imaginez qu’après toute une vie passée à travailler, pour un salaire minable, vous ne pourrez même pas espérer un centime à la fin de vos jours. Cela ne vous effraie-t-il pas ?», lâche une autre employée, désespérée d’avoir « perdu ma vie à attendre».

Les employés du filet social assurent pourtant des tâches quotidiennement, tout comme leurs camarades permanents, c’est-à-dire exposés aux mêmes risques qu’eux, notamment pour les emplois nécessitant des déplacements. Enquêteur social, l’employé au filet social pourrait être appelé à travailler comme surveillant durant l’année scolaire, ou secrétaire, agent polyvalent ou agent de l’état civil, mais sans que son salaire soit revu.

Le Collectif national des travailleurs du filet social accuse les administrations qui emploient des effectifs entiers sans se soucier de leur devenir, de pratiques « esclavagistes». « Si des milliers d’employés sont piégés dans ces postes, c’est qu’on leur a fait miroiter l’espoir de se faire intégrer plus tard, c’est une fois qu’ils ont dépassé l’âge de postuler à d’autres fonctions qu’ils se rendent compte de leur situation», souligne un syndicaliste du Snapap qui estime que « si les recrutements dans l’administration s’étaient faits dans la transparence, ce problème là ne se poserait pas».

Le collectif dénonce la fin de contrat infligée à ces employés de manière « sournoise», indique Mme Meghraoui. « En plus de la précarité, les travailleurs du filet social doivent s’attendre à la fin de leur contrat à n’importe quel moment et sans aucune explication», s’inquiète-t-elle, dénonçant ainsi « le flou total» entourant cette formule.

Une vingtaine d’années après leur lancement, le filet social et les autres formules d’emploi temporaire ont engendré un véritable casse-tête. La baisse des ressources ne fait qu’aggraver la situation. Les conséquences risquent d’être plus graves, sachant que près d’un millions d’employés sont sous contrat de travail temporaire (ANEM, DAIP et dont le salaire n’atteint pas le SNMG), financé par le Trésor public. Mme Maghraoui redoute le pire : « Dans une dizaine d’années, ces formules précaires auront abouti à des milliers d’effectifs de travailleurs sans retraite, appauvris, encore dans la précarité et sans aucune autre ressource !»
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Les questions environnementales à l’ordre du jour

Publié le 17/02/2016, par dans Non classé.

La 10e édition du Salon international de la pharmacie et de la parapharmacie, qui ouvrira ses portes aujourd’hui à la Safex, et ce, jusqu’au 20 février, sera consacrée au thème de l’environnement et de la santé : « Le pharmacien, un acteur environnemental citoyen et solidaire».
En dehors de l’aspect et du caractère d’ordre purement médical que revêt ce Salon orienté directement vers les professionnels de la pharmacie, les questions de l’environnement, qui font aujourd’hui l’actualité, seront abordées ces trois jours lors de tables rondes, de conférences et de débats, qui seront animés par des spécialistes en la matière avec la participation des opérateurs de la pharmacie.

Soutenu par l’Union nationale des opérateurs de la pharmacie (unop), le Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (Snapo), la Société algérienne de pharmacie (SAP) et le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, ce Salon se veut, selon son directeur, le pharmacien Yacine Louber, le point de convergence de tous les acteurs de la pharmacie et « devenant le creuset de tous ceux qui œuvrent en faveur d’une santé de qualité et responsable.

Notre objectif est de fédérer et surtout de ramener tous les intervenants dans le secteur à échanger leurs opinions sur les problèmes rencontrés dans ce secteur», nous a-t-il confié. Pour lui, le choix de la thématique, qui fait aujourd’hui débat, est aussi un point de départ pour une réflexion sur l’incidence de l’industrie pharmaceutique sur l’environnement chez nous.

Une table ronde sera donc organisée autour de ce sujet pour justement débattre de manière transparente sur tous les aspects liés au volet écologique, économique et social. « L’objectif de ce thème est d’initier une convergence d’opinions en direction d’une politique sanitaire équilibrée qui intégrera cet enjeu d’avenir incontournable et déterminant», a ajouté M. Louber. Des conférences, a-t-il encore précisé, qui porteront sur plusieurs axes, notamment la lisibilité des ordonnances et le danger des interactions, le programme de l’ONU en faveur d’une industrie plus propre, la solidarité, la transcendance et la présentation d’ouvrages sur la phytothérapie.

L’innovation de cette 10e édition, poursuit, M. Louber, est « la Siphal TV». « Il s’agit d’un plateau de télévision interne qui permettra d’optimiser la diffusion d’informations de qualité et de faire de cet événement une tribune d’expression pour tous les porteurs d’idées novatrices», a-t-il expliqué et de préciser que la Sipahl TV qui sera diffusée sur trois grands écrans sonorisés fonctionnera comme un vrai média et diffusera des interviews, des débats et la retransmission depuis la salle de conférences et depuis les stands des exposants. A noter que ce Salon comptera 90 stands et compte accueillir plus de 4000 visiteurs essentiellement des pharmaciens d’officines. Lire la suite

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Lancement prochain de la 4G : Les experts sceptiques

Publié le 17/02/2016, par dans Non classé.

Le lancement prochain de la 4G en Algérie suscite un débat, pour le moins inattendu, au sein de la communauté des experts des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).
Alors que l’impatience, voire l’agacement ont caractérisé la période ayant précédé le lancement tardif de la 3G, les quelques mois qui nous séparent du lancement de la 4G — prévu au premier trimestre 2017 — sont d’ores et déjà marqués d’un scepticisme certain. Les raisons soulevées sont notamment la lourdeur des investissements — l’Algérie étant de surcroît en pleine période d’austérité —, l’inexistence de contenus locaux, le retard accusé dans la mise en place du paiement électronique et le e-commerce ainsi que les tarifs élevés.

Ce sont les principaux arguments qui ont été avancés hier, lors d’un débat animé par plusieurs experts qui s’exprimaient lors d’un forum, organisé par le magazine N’TIC. A propos de la question centrale de savoir si l’Algérie est réellement prête à franchir le cap, Zied Malouche, directeur régional chez Ericsson France, Roslane Bencharif, directeur général de la société MPS, Farid Lefkir, vice-président de l’Association algérienne des TIC (AITA), Fayçal Bessah, directeur Stratégie chez Mobilis, ont exprimé des avis parfois convergents, mais souvent contradictoires.

Plusieurs experts ont estimé que la capitalisation sur la 3G est plus importante qu’un lancement de la 4G qui se fera particulièrement au détriment du pouvoir d’achat du consommateur et du budget de l’Etat. C’est notamment l’avis de M. Lefkir qui a souligné « l’importance d’une consolidation des acquis et du développement d’un contenu local et de l’amélioration de la qualité des services au lieu d’un lancement prématuré».

Abondant dans le même sens, Roslane Bencharif a souligné pour sa part que « le timing n’est pas bien choisi pour le lancement de la 4G». Il s’est demandé si les pouvoirs publics ne cherchent pas à privilégier « l’effet d’annonce alors qu’il n’existe pas réellement de marché pour la 4G». Il ajoutera que « l’effet d’absorption du marché pour rentabiliser les investissements à venir n’existe pas actuellement». M Lefkir souligne par ailleurs que les pouvoirs publics agissent en vase clos sans consulter les acteurs du secteur, dont notamment les opérateurs et les experts, ce qui nuit à la prise de décision finale.

La responsabilité des opérateurs a été toutefois relevée, pour ce qui est de la création de contenus. Un point qui a été opposé cependant à la lenteur des pouvoirs publics dans la démarche réclamée, depuis de longues années déjà, concernant la mise en place du paiement électronique.

Un projet annoncé à plusieurs reprises puis reporté, alors que paradoxalement le gouvernement s’attelle à lancer la 4G. Une démarche « inopportune», selon la plupart des intervenants qui estiment qu’il faut préparer le terrain et rentabiliser sur la 3G au lieu de se précipiter dans une démarche qui signifie, dans la situation actuelle, encore plus d’investissements en termes d’équipements mais aussi d’importation de smartphones dont les ventes vont exploser avec le lancement de la 4G. Lire la suite

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Lakhdar Brahimi nie toute ambition présidentielle

Publié le 17/02/2016, par dans Non classé.

Reçu à plusieurs reprises par le président Bouteflika, le diplomate et ancien ministre des Affaires étrangères, Lakhdar Brahimi, s’explique pour la première fois.
Il dément toute ambition présidentielle et tente de mettre fin aux spéculations concernant son éventuelle succession au président Bouteflika. « Ce n’est pas sérieux. Je vois le président Bouteflika en tant qu’ancien compagnon et camarade. Nous avons travaillé ensemble pendant très longtemps. Il n’y a absolument rien d’autre», affirme-t-il dans une déclaration à la chaîne Berbère Télévision, lors d’une soirée consacrée à la diplomatie algérienne à l’ambassade d’Algérie à Paris, en France, organisée lundi dernier.

Depuis le début de l’année 2014, Lakhdar Brahimi a rencontré le chef de l’Etat plusieurs fois. Ces visites « privées» ont été systématiquement diffusées dans les journaux télévisés de l’ENTV et annoncées par l’APS. Leur multiplication en a intrigué plus d’un. Certains observateurs sont allés jusqu’à dire que le président Bouteflika préparait Lakhdar Brahimi pour assumer le poste du président de la République. La réponse vient du concerné, qui dément catégoriquement ces rumeurs.

L’ancien ministre des Affaires étrangères exprime, par ailleurs, ses regrets de voir les relations algéro-marocaines dans l’état actuel. « Je suis un Maghrébin convaincu et je suis profondément attristé par le fait que les relations entre l’Algérie et le Maroc ne soient pas ce qu’elles devraient être. Le fait que nous avons des problèmes, des difficultés, des divergences ne devrait pas empêcher la fraternité de se manifester», déclare-t-il, précisant qu' »il y a des divergences, mais il y a plein d’autres choses que nous pouvons et devons faire ensemble».

Lakhdar Brahimi cite plusieurs exemples de pays ayant des conflits, mais qui continuent de développer leurs relations, à l’image de l’Angleterre et la France ainsi que la Chine et l’Inde. Dans la foulée, il plaide pour l’unité maghrébine qui est, selon lui, « une nécessité». « Bien sûr que l’unité maghrébine est une nécessité. Et j’ai l’impression que les jeunes ressentent cette nécessité aussi bien que nous, les vieux, les anciens. Si on leur donne l’occasion de se rapprocher, ces jeunes feront beaucoup de bien pour l’ensemble de nos pays», assure-t-il.

Le diplomate, qui affirme ne pas connaître « suffisamment la situation en Libye», se dit content de voir les autorités algériennes engagées pour aider ce pays voisin à retrouver sa stabilité. « Je sais que c’est un pays auquel nous devons beaucoup. C’est un pays qui nous a beaucoup aidés pendant notre guerre de Libération. C’était l’un des pays les plus pauvres d’Afrique à l’époque. Il n’avait pas de pétrole et il nous a quand même aidé. Je suis content de voir que notre pays s’y intéresse beaucoup et accompagne du mieux qu’il peut l’effort de rétablissement de la paix et de la stabilité en Libye», explique-t-il. Lire la suite

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La presse écrite face à la crise

Publié le 17/02/2016, par dans Non classé.

Les journalistes devraient s’attendre au pire avec la crise qui frappe de plein fouet le monde de l’économie en général et les entreprises de presse en particulier. Des dizaines de titres sont appelés à mettre la clé sous le paillasson.
Temps durs pour les journalistes. Des plans d’austérité, de restructuration accompagnés de licenciements massifs sont annoncés. Il y a ceux qui se retrouvent déjà sur le carreau, comme nos confrères du journal arabophone El Ahdath au chômage depuis hier, ceux qui n’ont pas perçu leurs salaires depuis plusieurs mois et ceux qui sont dans une attente angoissante d’une décision de licenciement. La situation des journalistes n’était pas meilleure avant.

Elle était précaire, la profession ne fait plus vivre ses pratiquants, sans perspective à tous points de vue, que ce soit au plan social ou professionnel. D’ailleurs, le métier n’attire plus. Et ce qui se passe dans le secteur de la presse ne fait en réalité qu’en rajouter une couche à une misère qui était déjà là. Les journalistes devraient s’attendre au pire avec la crise qui frappe de plein fouet le monde de l’économie en général et les entreprises de presse en particulier. Des dizaines de titres factices sont donc appelés à mettre la clé sous le paillasson. Qui en payera les frais ?

Ce sont évidemment les journalistes, non pas la cohorte d’intrus qui se sont enrichis grâce à la manne publicitaire servie par les mains généreuses d’un pouvoir qui a encouragé la floraison exponentielle de journaux, qui n’ont de la profession que le titre, dont l’objectif est de noyer et d’étouffer les véritables entreprises de presse. Celles qui déclarent à la Sécurité sociale leurs employés se comptent sur les doigts d’une main. Les entreprises économiquement viables ne sont pas aussi nombreuses. Et dans un contexte où la performance éditoriale n’est pas un gage de réussite, rien n’est également plus sûr pour les journaux les plus solides.

Le pouvoir ne tolère que la presse soumise. On a vu comment il a fait pression sur les annonceurs privés pour étrangler financièrement les journaux qui le dérangent et comment il a, pendant des années, enrichi via l’ANEP sa clientèle. Uniquement sa clientèle, car l’argent de l’Etat n’a permis ni la création de véritables entreprises de presse ni la formation de journalistes et encore moins aider ces derniers à se mettre à l’abri de la précarité sociale.

Ce qui se passe aujourd’hui n’est que le fruit de la clochardisation de la profession voulue par les autorités. Mais pas seulement, les patrons de presse dans leur majorité ont péché par un terrible déficit managérial, en n’ayant pas investi sur la ressource humaine, c’est-à-dire sur le journaliste, aussi bien dans sa formation que sur sa promotion sociale. Si le pouvoir a tout fait pour que la profession ne soit pas maître de son destin, on a vu comment il a phagocyté la mise en place, il y a plus de dix ans, de la charte et du conseil de déontologie.

Les journalistes ont sûrement leur part de responsabilité en n’arrivant pas à mettre en place une organisation syndicale forte, capable de peser dans les rapports de force pour imposer le respect de la profession et la dignité du professionnel de la presse. La précarité sociale va-t-elle enfin réveiller les journalistes sur la réalité de leur situation et sur la nécessité de se constituer en force pour organiser leur métier et arracher leurs droits sociaux ? Peut-être que la crise qui frappe le monde de la presse mènera à une véritable décantation !
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Alerte rouge à la frontière algéro-libyenne

Publié le 17/02/2016, par dans Non classé.

Des tireurs d’élite en patrouille de chasse, appuyés d’unités de combat avec une couverture aérienne militaire, patrouillent 24h/24 la zone frontalière avec la Libye.
C’est une gendarmerie version combat, avec une capacité de feu et un équipement fixe et mobile, adapté au jour et à la nuit, qui est en faction depuis les limites de la wilaya de Ouargla jusqu’à celles de Tamanrasset. Des tireurs d’élite en patrouille de chasse, appuyés d’unités de combat avec une couverture aérienne militaire, patrouillent 24h/24 la zone frontalière avec la Libye.

Cette scène de guerre prévaut aux frontières sud-est en réponse à l’intention d’une intervention militaire étrangère en Libye qui se précise, dont les conséquences sont plus qu’incertaines pour les pays voisins. Ainsi, Alger a décrété l’alerte rouge au niveau de ses frontières sud-est, pour parer à toute éventualité d’infiltration de groupes affiliés à l’organisation Etat islamique à travers ses frontières.

Hier, le général-major Menad Nouba, commandant de la Gendarmerie nationale, s’est rendu dans la wilaya d’Illizi. Limitrophe avec la Tunisie, la Libye et le Niger sur un tracé de 1233 km de frontière, Illizi représente la voie de tous les risques que peut engendrer une intervention militaire étrangère. Selon le commandement de la Gendarmerie nationale, « ce déplacement s’inscrit dans le cadre d’une révision et d’une mise à jour urgente des plans de lutte contre la criminalité, afin de s’adapter à l’actualité du terrain et faire face à toute forme de menaces notamment au niveau de la sécurité des frontières.

L’une de nos priorités est la sauvegarde des infrastructures économiques, des zones industrielles, des sites des compagnies pétrolières et semi-pétrolières dans les régions d’In Amenas et Tiguentourine, ainsi qu’à la sécurité des agglomérations urbaines et le contrôle du réseau routier». Pour ce faire, le général-major Menad Nouba s’est enquis du niveau de disponibilité opérationnelle des unités de la Gendarmerie nationale d’In Amenas, Tiguentourine et Djanet.

Il a également inspecté les activités des unités des garde-frontières (GGF), des unités d’intervention (SSI) et des unités territoriales de la Gendarmerie nationale implantées dans la région. « Pour une meilleure sécurisation de nos frontières, le général-major Menad Nouba a ordonné d’affermir et de réactiver les mécanismes de coordination et de complémentarité avec les unités de l’ANP exerçant dans la région», soutient la même source.

Cependant, force est de souligner qu’il a été exigé des effectifs sur place une disponibilité permanente de moyens humains et matériels, pour anticiper toute action malveillante et faire face à tout risque criminel éventuel. Le général-major s’est rendu également dans les localités de Zarzaitine, Djanet et Oued Irikine pour constater de visu l’activité et le mode d’action des postes avancés des GGF dont plusieurs dizaines ont été déployés, hier, le long du tracé frontalier.

A l’occasion, il a présidé une réunion avec l’ensemble des cadres de la Gendarmerie nationale dont les commandants de GGF, ceux des unités d’intervention, ceux des compagnies territoriales et des unités spécialisées, les chefs des brigades territoriales ainsi que des officiers cadres exerçant dans les unités des wilayas limitrophes. Au cours de cette réunion, le général-major Menad Nouba a donné des instructions fermes sur la nécessité de garantir la disponibilité permanente et la mobilisation continue des unités de la Gendarmerie nationale, avec l’intensification des activités opérationnelles, de jour comme de nuit, sur tout le territoire de compétence pour faire face à toute forme de criminalité et d’atteinte à la sécurité et à l’économie nationale.

Il a également exhorté l’assistance à œuvrer dans le cadre du rehaussement du sentiment de sécurité chez le citoyen et les étrangers travaillant dans les zones d’activité publiques et privées. Dans le même contexte, le patron de la gendarmerie a insisté sur la nécessité d’intensifier les missions de la police judiciaire et la multiplication des enquêtes d’investigation dans le but d’avorter toute intention malveillante et criminelle.

Le général-major a également préconisé l’importance et la nécessité de la complémentarité, de la coordination et de l’échange d’informations avec l’ensemble des unités de l’Armée nationale populaire (ANP) exerçant dans la région, ainsi qu’avec les autres services de sécurité, pour garantir une couverture sécuritaire globale de la bande frontalière. Et si sur le plan militaire, l’alerte rouge est donnée, il en est de même sur le plan humanitaire. Ainsi, le Premier ministre a instruit les ministères concernés, dont celui de la Solidarité nationale à travers son relais, le Croissant-Rouge algérien (CRA), et de la Santé à l’effet de se préparer pour accueillir les civils fuyant la guerre si une intervention militaire étrangère en Libye était déclenchée. Lire la suite

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