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L’heure n’est pas à la fête

Publié le 28/04/2017, par dans Non classé.

Ce 1er mai sera celui de l’action. Les 16 syndicats rassemblés en une seule organisation annoncent une marche et seront aux côtés du PT et du PST à Béjaïa. La Confédération des syndicats autonomes (CGATA), elle, compte tenir un rassemblement à Oran. Le front social monte au créneau contre la cherté de la vie, le nouveau code du travail et la loi sur la retraite.
« Nous nous inscrivons dans ce mouvement de résistance aux réformes imposées par le pouvoir et qui remettent en cause tous les acquis sociaux des travailleurs arrachés après plusieurs années de luttes sans relâche. Nous avons l’habitude de célébrer le 1er Mai. Mais cette fois-ci, nous serons derrière l’intersyndicale à Béjaïa», affirme Kamel Aïssat, tête d’affiche à Béjaïa de la seule liste du Parti socialiste des travailleurs (PST) aux prochaines législatives du 4 mai, joint par téléphone.

Le programme d’action prévu par les partis et les syndicats pour la célébration de la Journée internationale des travailleurs ne sera certainement pas comme les précédents. Cette journée, qui symbolise le combat des forces ouvrières, s’invite cette année non seulement en temps d’austérité mais aussi en pleine campagne électorale. L’intersyndicale, qui compte aujourd’hui 16 syndicats, appelle à une marche à Béjaïa et sera aux côtés du Parti des travailleurs (PT) et du Parti socialiste des travailleurs (PST).

Quant à la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA), qui regroupe, elle, plusieurs syndicats autonomes, elle prévoit l’organisation d’un rassemblement le même jour à Oran. Deux fronts sociaux qui appellent à « la préservation des acquis des travailleurs et manifestent frontalement leur opposition à la cherté de la vie engendrée par la loi de finances 2017, à l’avant-projet du code du travail et à la loi sur la retraite». « Empêcher le droit au syndicalisme, vouloir institutionnaliser la précarité et fragiliser les droits des travailleurs est d’une gravité intolérable.

Ce nouveau code a été élaboré en faveur du patronat et non du travailleur. C’est la raison pour laquelle nous agissons avec les forces vives afin de construire un rapport de force et faire barrage à ces dérives», explique Kamel Aïssat. Et d’ajouter : « L’actuel code du travail élaboré en 1990 (90-04) est né dans un contexte de luttes et de rapports de force, notamment après Octobre 1988. L’Etat, dans sa politique libérale, veut aujourd’hui détruire ce projet et imposer un code qui instaure la régression.»

Front

Pour rappel, le nouveau code du travail est en suspens depuis 2014. Une autre mouture a été proposée aux syndicats en octobre 2015, mais ces derniers restent unanimes et campent sur leur position, à savoir le retrait de ce code. Le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) assure que c’est « l’Organisation internationale du travail (OIT) qui bloque ledit projet après les réserves qu’il a émis au gouvernement algérien». Une position prise, selon les cadres du Snapap, par l’OIT après le rapport qui « lui a été soumis par ce syndicat autonome».

Mais d’autres organisations, comme l’Intersyndicale ou les partis de gauche (PT et PST)qui défendent les droits des travailleurs, pensent plutôt que c’est le front social en lutte depuis des mois qui freine ce projet de loi. Quant à Nouredine Bouderba, expert en matière des lois de travail (voir encadré), il explique que son adoption par le Parlement n’est qu’une question de temps. Pour lui, ce n’est « qu’une tactique du gouvernement qui veut faire passer ce projet à petit feu». « Il faut savoir que sur ce nouveau code, même le gouvernement n’a pas pu trouver encore de terrain d’entente avec l’UGTA et le patronat.

Mais ce n’est qu’une question de temps. Le gouvernement veut procéder par étape, car il y a aussi d’autres projets de loi qui posent problème, comme celui du code de santé qui souligne la fin de la gratuité des soins en Algérie», alerte l’expert. Nouredine Bouderba assure que les arguments avancés par le gouvernement afin de justifier le changement de l’actuel code du travail « ne tiennent pas la route». « Le gouvernement reproche à l’actuel code la flexibilité des relations de travail alors que cela est faux.

Nous n’avons qu’à prendre le taux de travail temporaire dans nos entreprises qui est de 40% dans le secteur public et 84% dans le privé. Ce nouveau code n’est-il pas aussi flexible ? Le gouvernement lie aussi la question du chômage à la flexibilité des lois, alors que l’OIT contredit carrément cette analyse. Prenons le cas de l’Argentine qui a connu un taux de chômage avoisinant 21%, quand elle avait imposé une certaine flexibilité dans son code du travail et de 9,5% quand elle a élaboré un code qui défendait les droits des travailleurs», assure Nouredine Bouderba.

Et d’ajouter : « Comment le privé peut dire que l’actuel code du travail favorise les syndicats, alors que 96% des entreprises privées n’ont pas de partenaires sociaux ? Le droit syndical existe mais n’est pas effectif. Les patrons disent qu’ils ne peuvent pas licencier des travailleurs, quand ils se trouvent en difficulté économique, alors que non seulement ils le font sans demander l’autorisation de l’administration, comme en Egypte, en Tunisie ou au Maroc, mais en plus, ils ne versent que trois mois de salaires comme contrepartie. Même le licenciement individuel existe. Les patrons ne versent que 6 mois de salaire aux travailleurs comme dommages et intérêts.»

Débat

Après sa démonstration de force en février dernier à Tizi Ouzou et l’interdiction de son action devant l’APN à Alger en novembre 2016, l’Intersyndicale investira le terrain, cette fois-ci, dans un contexte différent. Plusieurs de ses syndicalistes sont aujourd’hui candidats aux prochaines législatives.

Quatre têtes de liste dans différentes wilayas, rien que pour l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef). Ces derniers représentent aujourd’hui des partis, tels que l’Union pour la renaissance, la justice et la construction (URJC), le front El Moustakbal ou le Parti de la liberté et de la justice, comme c’est le cas à El Oued. Mais il existe aussi d’autres candidats qui président aujourd’hui des listes du FFS ou du RCD.

L’un des animateurs de l’Intersyndicale, en l’occurrence Messaoud Amraoui, porte-parole de l’Unpef, explique Lire la suite

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Nacer Boudiaf demande la réouverture de la Fondation Mohamed Boudiaf

Publié le 28/04/2017, par dans Non classé.

« Je m’adresse directement à la conscience des autorités algériennes et à celle du peuple algérien tout entier, pour attirer l’attention de toutes et de tous sur ‘’l’état » dans lequel se trouve la fondation Mohamed Boudiaf», s’indigne Nacer Boudiaf, fils du regretté Mohamed Boudiaf.
Fermée depuis 14 ans, il ne reste aujourd’hui de la fondation Mohamed Boudiaf que son portrait suspendu à l’entrée de son siège à El Biar. Pour bon nombre de personnes, ce fait n’est autre qu' »un double assassinat» de celui qui a fait la gloire de l’Algérie, assassiné en Président et devant les caméras, le 29 juin 1992. « La mémoire de mon père et de son combat n’appartiennent pas qu’à moi, mais à tous les Algériens. Mohamed Boudiaf est acclamé partout, là où je vais. Je veux aujourd’hui perpétuer sa mémoire et son histoire.

Mais il se trouve que le siège de la Fondation qui porte son nom est toujours fermé sans que personne bouge le petit doigt pour changer cette situation amère», fulmine Nacer Boudiaf, reçu mercredi dernier dans notre rédaction. Et d’ajouter : « Depuis sa création à la suite des dramatiques circonstances de l’assassinat de Mohamed Boudiaf, cette Fondation n’a de Boudiaf que le nom.

Il est maintenant temps, soit de lui enlever le nom de Boudiaf et l’offrir à qui l’Etat veut, comme il dispose de tout le pays, soit la confier à des mains dont le seul objectif sera d’accomplir le devoir de mémoire à l’égard d’un homme qui a tout donné, y compris sa vie, à l’Algérie.» Nacer Boudiaf propose à l’Etat de la mettre sous sa responsabilité directe et de désigner un haut fonctionnaire du ministère des Finances comme responsable chargé de la situation comptable et financière de la Fondation.

« Je veux faire du siège un espace d’expression non seulement sur Boudiaf, mais également sur les Six historiques, à savoir Mustapha Ben Boulaïd, Larbi Ben M’hidi, Mourad Didouche, Belkacem Krim et Rabah Bitat», explique-t-il. Les projets et les idées ne manquent pas, Nacer Boudiaf veut faire de la Fondation un lieu d’expression et de rayonnement de culture et d’histoire dont profiteront surtout les écoliers, les collégiens, les lycéens et les étudiants.

« La Fondation fera dans le culturel et dans le social : deux aspects qui ne sont pas traités comme il se doit ; en tout cas, pas comme ils devraient l’être pour refléter fidèlement la culture et la spécificité algériennes en termes de société. Ce ne sont là que quelques idées qui demandent à être enrichies et complétées par celles et ceux qui veulent exprimer leur devoir de mémoire à l’égard des hommes de Novembre, sous la devise ‘’l’Algérie avant tout »», conclut Nacer Boudiaf. Lire la suite

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Ouyahia promet un statut économique national pour Chlef

Publié le 28/04/2017, par dans Non classé.

« Chlef sera promue au rang de pôle économique national au vu de ses riches potentialités naturelles et humaines et des voies de communication et moyens de transport dont elle dispose.
Ce n’est pas une promesse électorale, mais bien un engagement de notre parti fondé sur une forte volonté politique visant à donner à ce grand carrefour la place qu’il mérite dans le paysage économique national», a indiquée, hier, le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, lors du meeting qu’il a animé à la salle omnisports M’hamed Nasri de Chlef, devant une assistance nombreuse composée de 3000 personnes.

Selon lui, ce nouveau statut devrait lui permettre de contribuer à la promotion des investissements dans les secteurs prioritaires de l’agriculture, l’industrie, la pêche et du tourisme, afin d’en faire un grand pôle économique et industriel à dimension nationale. Il a estimé que ce « choix s’impose plus que jamais, si l’on veut éviter de tomber dans les griffes du FMI qui veut nous imposer une réduction draconienne de l’aide aux couches sociales défavorisées».

Pour Ouyahia, ce défi pourra être relevé par les opérateurs économiques locaux, comme ils l’ont déjà fait lors de la décennie noire, insistant, par ailleurs, sur la consolidation de la paix et la stabilité dans le pays. Auparavant, il s’est dit satisfait de la composante de la liste des candidats RND aux législatives du 4 mai prochain dans la wilaya de Chlef.

« Ce sont pour la plupart de jeunes universitaires, des cadres compétents et d’honnêtes opérateurs économiques qui se sont imposés à la sueur de leur front», a-t-il déclaré. A noter que la liste RND à Chlef est conduite par le député Mohamed Chenouf et son poursuivant Benzaamia Maamar dit Yacine, investisseur et président de la Chambre de commerce et d’industrie de Chlef.
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Pétrole : Eventuelle réduction de la production

Publié le 28/04/2017, par dans Non classé.

Le secrétaire général de l’OPEP, Mohammad Sanusi Barkindo, a exprimé, hier à Paris, son optimisme quant à l’éventuelle reconduction de l’accord sur la réduction de la production, décidé en décembre dernier par les pays membres de l’OPEP et non OPEP.
Le comité de monitoring OPEP et non- OPEP présentera, le 25 mai prochain, un rapport détaillé sur le marché pétrolier, depuis janvier dernier, et sur l’impact de la décision de décembre 2016, a-t-il indiqué à la presse en marge du 18e Sommet international du pétrole qui s’est tenu hier à Paris, exprimant son optimisme et sa confiance pour un consensus entre les différentes parties au sujet de la prolongation, pour six mois, de l’accord de réduction de leur production de pétrole.
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Alger : Le ravisseur de la mineure de Dély Ibrahim écroué

Publié le 28/04/2017, par dans Non classé.

Pour détournement de mineure, dont a été victime une adolescente âgée de 15 ans, les gendarmes de la brigade de Dély Ibrahim ont présenté, hier, devant le procureur de la République près le tribunal de Bir Mourad Raïs, un individu âgé de 29 ans.
Après son audition, l’accusé et son dossier ont été transférés au magistrat instructeur qui a décidé de le placer sous mandat de dépôt, avons-nous appris du commandement de la Gendarmerie nationale. Cette affaire de kidnapping remonte au 15 janvier dernier à 18h, la victime qui se trouvait à hauteur du stade communal de Dély Ibrahim, a été enlevée par un individu non identifié.

Violent, il l’a rouée de plusieurs coups de poing pour ensuite l’embarquer de force à bord de son véhicule et prendre la fuite vers la ville de Tipasa. Au lieudit Dounia Parc, commune de Dély Ibrahim, la jeune fille a profité du moment où son ravisseur réduisait la vitesse de son moyen de transport pour sauter du véhicule.

Ce qui lui a valu des blessures diverses, avant de se refugier au poste de contrôle de l’ETSR de Zéralda, érigé en bordure dudit tronçon autoroutier. La victime a été évacuée vers le CHU de Beni -Messous, où elle a reçu les soins nécessaires. Ses jours ne sont pas en danger. Les investigations entreprises par les gendarmes enquêteurs ont abouti, trois mois après, à l’identification, l’interpellation et l’arrestation du mis en cause en plein centre de Dély Ibrahim.

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Que dira Sellal aux Sétifiens ?

Publié le 28/04/2017, par dans Non classé.

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, est attendu à Sétif, ce dimanche. Le programme sera, nous dit-on, chargé, puisque de nombreuses escales sont, prévues lors de sa virée.
Parmi les points importants, l’on note l’inauguration officielle de la 2e ligne de production de la Société des ciments de Aïn Kebira portant ses capacités de production à plus de 3 millions de tonnes/an, l’inspection du chantier du tramway dont la mise en service est annoncée pour le premier trimestre 2018. Il y aura l’inauguration de l’ensemble hôtelier Ibis-Novotel, du centre culturel islamique (dont les travaux ont été lancés en 2007 par l’ex-wali Noureddine Bedoui), de 6000 places pédagogiques de l’université Sétif II ainsi que le nouveau marché de gros des fruits et légumes. La remise des clés de plus de 2500 logements de différents segments figure également au programme de la visite.

L’inauguration de complexes industriels du privé, principal créateur d’emplois et de richesse de la région, sera l’autre étape du déplacement de Sellal. L’inspection du chantier de la pénétrante port de Djendjen-El Eulma demeure un mystère, tout comme l’histoire de la méga-zone industrielle d’Ouled Saber s’étendant sur 700 hectares dont le cahier des charges n’est toujours pas « délivré».

Le clou de la visite rentrant dans le cadre de la campagne électorale sera la rencontre avec la société civile, la wilaya de Sétif compte plus de 915 000 inscrits sur les listes électorales. Oubliant sans doute que les paroles s’en vont et les écrits restent, Abdelmalek Sellal aura du mal à convaincre les Sétifiens, d’autant que la promesse de l’enveloppe complémentaire de 32 milliards de dinars, faite lors de la dernière visite de Sellal à Sétif (voir El Watan du jeudi 31 octobre 2013) est restée sans suite.

Pour l’illustration, les 3,5 milliards de dinars destinés, il y a quatre ans, à l’extension de la piste de l’aéroport (étude et réalisation) n’ont pas été investis. Connaissant de gros problèmes de financements et des déficits en programme, le segment de l’habitat fait grincer des dents. Aussi, le projet du complexe sportif de 50 000 places, initié par le président de la République en juin 2007, puis sabordé par des bureaucrates sera, apprend-on, remis sur le tapis par les Sétifiens. Lire la suite

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