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Prochaine tournée artistique de la troupe « Lemma » de Bechar en France

Publié le 20/02/2018, par dans Non classé.
Prochaine tournée artistique de la troupe

BECHAR – La troupe LEMMA de Bechar sera en tournée artistique à travers plusieurs villes françaises du 15 au 29 mars prochain, et ce pour la première fois depuis sa création, a-t-on appris mardi de membres de cette troupe de chants et musique féminine de la Saoura.

BECHAR – La troupe LEMMA de Bechar sera en tournée artistique à travers plusieurs villes françaises du 15 au 29 mars prochain, et ce pour la première fois depuis sa création, a-t-on appris mardi de membres de cette troupe de chants et musique féminine de la Saoura.

Cette troupe de musiciennes et chanteuses, qui puisent dans le répertoire lyrique de la Saoura et qui a sorti son premier album au début de ce mois de février, est à l’affiche du festival Détour de Babel de la ville de Grenoble pour deux représentations les 15 et 20 mars prochain, a-t-on précisé.


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Le 21 du même mois, c’est le théâtre de Garonne de Toulouse qui accueillera les artistes de Lemma, alors que le 24, le public parisien aura rendez avec les femmes de la Saoura, conduites sur la scène du centre culturel Algérien par la diva du Diwane Hasna El Becharia (unique femme-musicienne à jouer le Goumbri, instrument traditionnel à cordes à la base de la musique et danse Diwane) et l’artiste Souad Asla, a-t-on signalé.

Un deuxième passage sur la scène artistique parisienne est également au programme de cette tournée de Lemma à la prestigieuse salle Cabaret Sauvage, espace artistique et culturel qui a vu le passage de plusieurs célèbres artistes et groupes algériens et étrangers, a-t-on jouté.

Lemmma donnera sa dernière représentation à l’occasion de cette tournée artistique française à la Maison de la Musique de Nanterre, ou les différentes sonorités musicales et chants traditionnels des femmes de la Saoura, égayeront le public à cette occasion qui constitue un moyen de vulgarisation et de découverte d’un pan important du patrimoine culturel algérien, a-t-on souligné.


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Lemma, une formation mise sur pied en 2015 à l’initiative de femmes de différents âges, a eu le mérite de remettre au gout artistique plusieurs variantes des musiques et chants traditionnels de la Saoura.

Parmi ces genres, Ferda ou Tawassoul, une variante du Melhoun, le Diwane, le Zeffani, chants de femmes spécifiques aux mariages et autres grandes cérémonies festives, la Hadra, qui est marquée par des chants religieux au cours des différentes cérémonies religieuses et qui puise son répertoire des traditions des Tarifas de la région du sud-ouest du pays.

Grâce à ses travaux de recherches, le groupe féminin a aussi pu s’imprégner des rythmes de la danse traditionnelle et populaire Haidouss, très en vogue parmi les populations amazighes des ksour du Nord de la région de Bechar.

Haidouss, qui a deux variantes (masculine et féminine), a un important recueil de chants en arabe dialectal et en Tamazight. il est une partie intégrante du patrimoine culturel de la Saoura, la mise en scène de ses rythmes et chants par Lemma, est venue pour faire connaitre davantage cet art ancestral, a-t-on ajouté.

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On vous le dit

Publié le 20/02/2018, par dans Non classé.

Des couches bébé aux nouveau-nés nécessiteux

Dans le cadre d’une campagne de bienfaisance, le groupe Faderco met à la disposition des familles nécessiteuses des couches bébé de la marque Bimbies touchant près d’un demi-million de bébés. A cet effet, la caravane de Solidarité de Bimbies parcourra des milliers de kilomètres pour offrir des couches bébé aux familles concernées dans les quatre coins du pays. Pour ce faire, l’association Wissal, qui œuvre dans l’humanitaire en mettant en place des programmes d’aide à l’enfance, aux femmes en détresse, aux familles démunies, aux orphelins et aux handicapés, met à disposition de la marque Bimbies un réseau d’associations à travers tout le territoire algérien pour une couverture optimale de toutes les régions du pays, ce qui a permis de toucher des wilayas telles que Adrar ou encore Laghouat. Cette opération rentre dans le cadre de l’engagement sociétal du groupe Faderco en général et de sa marque Bimbies en particulier. En effectuant ce don, Bimbies perpétue sa tradition à être le plus proche possible de la famille algérienne.

Condor engagé dans les actions humanitaires

Le groupe Condor et le Croissant-Rouge algérien (CRA) ont signé, hier, un contrat de partenariat pour une durée de deux ans, visant à mettre en place un programme riche d’actions humanitaires et sociales, devenant ainsi le partenaire officiel du CRA. Le contrat signé au siège du CRA à Alger, par Saïda Benhabilès, présidente du Croissant-Rouge algérien, et Moussa Benhamadi, représentant du groupe Condor, permettra au groupe de renforcer son image d’entreprise citoyenne, engagée dans les actions humanitaires. Dans un communiqué de presse, il est souligné que « Condor Group sera la première entreprise algérienne à sceller un tel partenariat avec la Croissant-Rouge algérien. Il participera à l’exécution de plusieurs actions de solidarité pour le CRA regroupant les différentes filiales du groupe». Moussa Benhamadi a réitéré « la disponibilité de Condor et son engagement indéfectible aux côtés du CRA pour ses actions humanitaires».

Les distributeurs de billets de banque d’Algérie Poste fonctionnent normalement

Les Distributeurs automatiques de billets de banque (DAB) de l’opérateur public Algérie Poste fonctionnent normalement, a assuré hier l’opérateur dans un communiqué, relevant que « plus de 300 000 transactions ont été effectuées sur ces distributeurs entre jeudi et samedi derniers». « Les distributeurs automatiques de billets de banque fonctionnent normalement et Algérie Poste n’a enregistré aucune défaillance au niveau de ses distributeurs, que ce soit avec la nouvelle carte Edahabia ou avec les anciennes cartes», assure la même source. Algérie Poste a, ainsi, enregistré entre jeudi et samedi « plus de 300 000 transactions sur les distributeurs», ajoute le communiqué, réfutant catégoriquement « de fausses informations visant à nuire à la réputation de l’institution».

Perdant le contrôle de sa voiture, il défonce le parapet et tombe d’un pont à Mansourah

Un tragique accident a eu lieu dimanche, à 4h25, lorsqu’un véhicule de tourisme de marque Toyota, type Corolla, conduit par un homme âgé de 42 ans, accompagné d’un autre âgé de 37 ans et de deux femmes âgées de 60 et 62 ans, venant d’une wilaya du sud du pays, a fait une embardée, dérapé et défoncé le parapet, pour tomber du haut du pont dans le vide, atterrissant violemment sur le terre-plein. L’accident a eu lieu sur la RN1, à 20 km à la sortie nord de Mansourah vers Ghardaïa. Rapidement arrivés sur les lieux, les éléments de l’unité secondaire de la Protection civile de Mansourah ont évacué les occupants de la voiture vers la polyclinique de la ville éponyme. Arrivés sur place, la femme de 60 ans a rendu l’âme, alors que les autres, beaucoup plus choqués que blessés, ont été pris en charge par l’équipe médicale. La dépouille de la victime a été déposée à la morgue de la même polyclinique et une enquête a été ouverte par la brigade de gendarmerie de Mansourah pour déterminer les causes exactes de cet accident. Lire la suite

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Pourquoi Amr Khaled intéresse 5 millions d’Algériens

Publié le 20/02/2018, par dans Non classé.

Le téléprédicateur égyptien, Amr Khaled, sait plaire. Sa page Facebook officielle est très suivie : plus de 29 millions d’abonnés.
Ses fans algériens sont aussi très nombreux : plus de 5 millions, si l’on en croit une étude rendue publique par Interface Media sur l’influence des contenus religieux sur Faccebook. Natif d’Alexandrie en 1967, Amr Khaled obtient un diplôme en comptabilité de l’université du Caire, avant de suivre un rapide cursus en sciences islamiques. Proche à ses débuts de la confrérie des Frères musulmans, le jeune Amr commence par écumer les mosquées, avant de débuter ses prêches télévisés, à partir de 1998, sur la chaîne Iqraa.

Le succès est immédiat. Surtout au niveau des couches populaires séduites par un langage simple qui fait oublier les circonlocutions de ses prédécesseurs. Mais le téléprédicateur n’a pas que des admirateurs ; des cheikhs de la célèbre mosquée-université d’Al Azhar, surpris par la nouvelle figure du « dai» décontracté, ont critiqué sa méthode.

A cela s’ajoutent des pressions des autorités de son pays, qui finiront pas convaincre la vedette cathodique montante de s’exiler en Grande-Bretagne. Le sourire aux lèvres, la mise parfaite que lui envierait le plus futé des télévangélistes, le prédicateur musulman lance plusieurs émissions à succès : Les bâtisseurs de la vie ; Sur les pas de notre bien-aimé ; En ton nom, Seigneur, nous vivons…

La percée des réseaux sociaux aura été cet autre filon exploité par le « mouslih». Tous les sujets ou presque sont traités. La dernière publication sur la page, consultée en fin d’après-midi, est une vidéo de l’ancien grand mufti d’Egypte, Ali Gomaa, sur le « marché des fatwas». Vu, hier, quelque 8000 fois, en quelques minutes, le message est vite liké, commenté, partagé…

Le prédicateur, qui apparaît dans un décor sobre, s’intéresse aux questions de la vie, comme le régime alimentaire à adopter durant l’hiver, les conflits dans le couple, la somniloquie, ou encore les découvertes de la Nasa sur le trou noir. Simplifiés, les sujets sont agréablement présentés, avec toujours une référence obligée au Coran et aux dits et faits du Prophète.

Amr Khaled est venu en Algérie, début février 2009, à l’invitation de la succursale locale de son association, Sonaa El Hayat, soutenue par le quotidien arabophone Echourouk, signale le journaliste freelance Mohamed Hadji, qui l’a rencontré à deux reprises. « La conférence s’est tenue à l’hôtel El Aurassi devant une salle où il n’y avait pas grand monde.

Le sujet était des généralités», raconte Hadji, qui s’étonne que le « dai» se soit confiné dans l’hôtel des Tagarins. Pour le collaborateur d’Al Hayat, qui lui a consacré un article critique, les suiveurs en Algérie de la vedette égyptienne appartiennent en grande majorité à la mouvance des « ikhwan» (Frères musulmans), qui ont chanté ses louanges, avant de découvrir sa « duplicité» et son soutien affiché au régime du maréchal AlSissi.

Le prédicateur, qui a visité l’Algérie à la veille du match historique qualificatif pour la Coupe du monde 2010, a appelé au calme, contrairement à d’autres vedettes télévisuelles de son pays. Lire la suite

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Un «engouement» à relativiser

Publié le 20/02/2018, par dans Non classé.

Pourquoi les Algériens sont nombreux à visiter les pages religieuses de personnalités saoudiennes ou égyptiennes ? Les réponses convergent pour expliquer que cet intérêt est plus dirigé vers la personne médiatique que vers la recherche du fait religieux. Les « nouvelles icônes» ont le verbe facile et l’effet de l’image, mais ne maîtrisent nullement les connaissances du fikh, contrairement à de nombreux érudits algériens.
Peut-on dire que les Algériens sont de plus en plus portés sur les pages religieuses des réseaux sociaux ? Si l’on se réfère à une enquête récente de Fanzone-im.dz spécialisé de la toile, ils le sont, parce qu’ils occupent la première place des fans de certains muftis des pays du Golfe, mais aussi parce qu’ils sont les plus nombreux à consulter leurs comptes.

En effet, les résultats de cette étude, publiée à la fin du mois de janvier dernier, montrent que sur les 21 millions d’Algériens qui ont un compte facebook, ils sont 2,267 millions à aimer la page du prédicateur saoudien Mohamed Al Arifi, et 2,383 millions à faire de même pour Aid Ben Abdellah, un autre imam saoudien. Pourtant, dans leur pays, chacun de ces deux religieux ne compte qu’un peu plus d’un million de fans saoudiens, sur les 25 millions de facebookeurs.

La même enquête précise que les Algériens constituent 5 à 7% des visiteurs de la page de l’imam égyptien Amr Khaled, et 16,3% de ceux qui visitent le compte du prédicateur de Médine, Aid Ben Abdellah Al Karni. L’enquête montre par ailleurs que chez eux, ces religieux n’ont pas la cote comme avec les Algériens. Ils sont à peine 8% des détenteurs de comptes facebook saoudiens à être fans du prédicateur de Médine, et moins de 8% à aimer Ezahrani, et 23,5% d’Egyptiens (contre 23,7% d’Algériens) à aimer Amr Khaled.

Pour le président du HCI (Haut conseil islamique), « il n’y a jamais eu d’étude sérieuse» sur le sujet. « Il faut relativiser la problématique. Nous savons que des milliers d’Algériens sollicitent les conseils scientifiques des mosquées au niveau des 48 wilayas du pays, le HCI, les directions des affaires religieuses, mais aussi les imams qui reçoivent quotidiennement les préoccupations des fidèles. Nous ne pouvons pas dire qu’il y a un engouement pour les religieux étrangers.

Cela n’exclut pas l’existence d’une partie de nos jeunes qui peuvent être épatés par les discours venus d’ailleurs. Pour mieux cerner le sujet, il faut une étude sérieuse qui prenne en compte toutes les tribunes auxquelles s’adressent les Algériens pour apprendre leur religion», explique Bouabdellah Ghlamallah.

Des personnalités sans connaissances coraniques

Contacté, Messaoud Boudjnoun, auteur d’une centaine d’ouvrages sur la pensée islamique et le Coran, est lui aussi très sceptique, même s’il reconnaît que beaucoup de jeunes suivent les pages Facebook de certaines personnalités religieuses des pays du Golfe.

« Il faut savoir que ces imams sont devenus célèbres non pas pour leurs ouvrages ou écrits, mais parce qu’ils passent régulièrement sur des chaînes de télévision très regardées. Amr Khaled, par exemple, n’est pas connu en tant que théologien. C’est un statisticien qui n’a pas de grandes connaissances du fikh. Devant certains de nos érudits, il ne représente rien.

C’est vraiment comparer le jour et la nuit. Mais il passe quotidiennement sur une chaîne de télévision religieuse durant des années. L’effet médiatique est important dans sa propulsion», note notre interlocuteur. Pour lui, en Algérie, il existe de nombreux érudits d’un niveau excellent, mais qui n’ont pas les tribunes médiatiques nécessaires, ou n’ont pas la facilité du verbe.

Cependant, il tient à souligner que tous les religieux étrangers qui passent par l’Algérie reconnaissent que l’Algérien est très avide de connaissance de la religion et respecte beaucoup les hommes de culte. « Il ne faut pas s’étonner que des jeunes puissent aller ailleurs chercher les réponses à leurs questions. Il faudra, peut-être, trouver les moyens de les convaincre qu’il n’y a pas mieux que leurs compatriotes, qui connaissent parfaitement le contexte et l’environnement dans lesquels ils vivent et sont les plus indiqués pour répondre à leurs préoccupations.»

A ce titre, M. Doudjnoun plaide pour la diversification des moyens de vulgarisation de la chose religieuse, comme par exemple la Toile et les médias lourds, que « nous devons mettre à la disposition de nos savants. C’est très timide, mais cela commence. La chaîne du Coran est en train de faire son chemin».

Notre interlocuteur estime que ce « courant salafiste-wahhabite, qui a pris en otage certaines de nos mosquées, est mis ces derniers temps dans l’embarras. Les changements qui s’opèrent en Arabie Saoudite vont certainement avoir des répercussions, et ceux qui sollicitaient les personnalités religieuses saoudiennes vont se rendre compte que c’est en Algérie que les religieux donnent les réponses idoines aux faits religieux et non pas en Arabie Saoudite».

Tout en reconnaissant que « beaucoup» d’Algériens sont devenus des « adeptes» de pages religieuses, Kamel Chekat, membre de la Ligue des imams du Sahel, pense cependant qu' »ils sont aussi nombreux à faire appel à des imams algériens, qui maîtrisent le fait religieux.

Il faut savoir que ces personnalités n’ont pas la maîtrise du fikh ou du Coran. De plus, ils ne peuvent pas donner les réponses adéquates à partir du moment où ils vivent dans un environnement totalement différent du nôtre. Amr Khaled, qui est un prédicateur égyptien de renom, est loin d’avoir les connaissances coraniques. Si vous le suivez, vous vous rendrez compte qu’il ne donne jamais les réponses et encore moins les solutions au problème posé.

Il a le verbe facile et l’effet de l’image. C’est une personnalité plus médiatique que religieuse». Notre interlocuteur précise toutefois, qu’il existe parmi les jeunes « une catégorie formatée par les prédicateurs saoudiens, qui agissent sous l’ordre du pouvoir occulte de la monarchie. Si vous confrontez ces prédicateurs aux nôtres, vous découvrirez qu’ils sont loin de rivaliser.

L’on se demande comment certains de nos imams qui sont d’une probité et d’un patriotisme remarquables sont écartés pour être remplacés par de nombreux adeptes de Rabiie Al Madkhali, la référence salafiste-wahhabite, qui est pourtant connu pour être à la solde des services saoudiens. Ce ne sont pas les jeunes qui visitent les pages de personnalités plus Lire la suite

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«La répudiation représente 49% des divorces, le khol’â 11%»

Publié le 20/02/2018, par dans Non classé.

Directrice du Ciddef (Centre d’information et de documentation sur les droits des femmes et des enfants), la juriste Nadia Aït Zaï revient dans l’entretien qu’elle nous a accordé sur les inégalités contenues dans le code de la famille, notamment en matière de divorce. Elle constate que la répudiation, qui constitue 49% des divorces, est parfaitement acceptée, pendant que le khôl’â, qui ne représente que 11% des divorces, est diabolisé.
– A chaque fois que la question du divorce est soulevée, le débat est tout de suite orienté vers la procédure du khol’â, qui donne le droit à la femme de se libérer d’un mariage douloureux, moyennant une compensation financière. Selon vous, pourquoi une telle digression ?

Vous savez, la loi criminalisant la violence conjugale votée par l’Assemblée populaire nationale en mars 2015 n’a été adoptée que le 10 décembre 2015 par le Sénat, soit huit mois d’attente pour les femmes, la société civile et tous les citoyens soucieux de leur sécurité en raison de la levée de boucliers du courant islamo-conservateur, sous prétexte que cela disloquerait la famille. C’est ce même courant qui depuis quelques années conteste le khôl’â, utilisé par les femmes pour se libérer d’une union conjugale difficile et éprouvante.

Cette agitation semble, encore une fois, avoir atteint les pouvoirs publics puisque le président de la République, dans son discours du 8 mars 2015, a ordonné une révision du code de la famille en ses articles concernant le divorce et particulièrement le khôl’â, une tâche qui devait être confiée à un comité ad hoc.

Pour le Président, ces dispositions « prêtent à interprétation», il faut donc y introduire les clarifications et précisions. A défaut d’un comité ad hoc, vraisemblablement c’est le Haut-Conseil islamique qui va donner un avis. C’est une bonne chose, mais il doit analyser toutes les formes de divorce prévues par le code de la famille pour ne pas diaboliser le khôl’â, qui semble dénoncé parce que les femmes y ont recours.

Nous constatons que la répudiation est parfaitement acceptée, mais on s’émeut lorsque l’épouse utilise le khol’â. Pourtant, cette forme de résiliation du lien du mariage ne représentait, entre 2007 et 2011, que 11% des divorces. Il faut noter que le khol’â, ce droit de l’épouse à divorcer (à répudier) de son mari est une possibilité accordée par le droit musulman à travers le Coran, notamment la sourate 2-229, en contrepartie d’une compensation matérielle.

Le code de la famille a repris cette règle affinée par la Cour suprême, qui a mis fin à un abus d’interprétation de la règle par les juges qui exigeaient l’accord de l’époux. Elle a affirmé que la demande de khôl’â n’était plus subordonnée à l’acceptation de l’époux. De ce fait, l’expression « sans l’accord du mari» a été introduite en 2005, dans l’article 54 du code de la famille.

En cas de désaccord sur la compensation financière, le juge ordonne le versement d’une somme dont le montant ne saurait dépasser la valeur de la dot de parité. Il n’est pas superflu de répéter qu’en droit musulman, la répudiation est un droit qui permet à l’époux de rompre le lien conjugal sans motif. Le corollaire de ce droit est le khôl’â qui est le droit de la femme à demander la rupture du lien conjugal sans l’accord de l’époux.

– Pourquoi ce droit est-il aujourd’hui contesté ?

Nous pensons qu’il faut chercher les raisons dans la liberté de la femme à utiliser son droit de répudier son mari et comment l’époux reçoit cette forme de rupture. L’époux, ou l’ex-époux considère cette liberté de répudier comme une atteinte à sa dignité, à son pouvoir, à son autorité sur la femme. Mais ceux qui s’élèvent contre le khol’â ou ceux qui ont abusé de la répudiation après 20, 30 ou 40 ans de vie commune se sont-ils interrogés sur les sentiments de l’épouse ? N’est-ce pas une atteinte à sa dignité et à sa personne ?

Se sont-ils interrogés sur les dégâts causés par ce mode de rupture qui disloque la structure familiale et met dans une situation de précarité femme et enfants, parce que le domicile conjugal revient à l’époux, et ce, malgré l’obligation faite au père d’assurer un logement au gardien des enfants ? Pourquoi la femme a-t-elle recours à ce procédé ? Elle ne le fait pas de gaieté de cœur.

Elle en use après mûre réflexion, car son souci principal est la préservation de la cellule familiale et l’intérêt des enfants. Elle utilise cette forme de rupture du lien conjugal parce qu’il est difficile de demander le divorce dans les 10 cas prévus par l’article 53, assujettis à une preuve ou à la production d’un jugement pénal pour quelques-uns des cas. Pour preuve, seulement 8% des divorces ont été obtenus par les femmes sous la forme de « Tatlik» suivant l’article 53 du code de la famille.

Comment une femme peut-elle, par exemple, prouver le délaissement de la couche par le mari ou prouver une aversion pour le mari ? Les épouses ont de plus en plus recours au khôl’â, car cette forme de divorce est plus facile à obtenir pour une raison simple : elle ne nécessite pas de preuves. Des arguments allégués suffisent, tout comme cela est admis pour la répudiation.

Bien que le taux de demandes de divorce par khol’â est bien plus faible que celui de la répudiation, il serait plus judicieux, pour rétablir un équilibre ou une égalité entre les époux, que le législateur modifie les dispositions de l’article 48 relatives au divorce en introduisant la combinaison des deux droits des époux et en affirmant que le divorce peut être demandé par l’une ou l’autre partie sans motifs justifiés moyennant réparation à la partie lésée par cette demande.

– Pourquoi le droit à la répudiation unilatérale de l’épouse dont usent et abusent les hommes n’a pas été dénoncé comme l’a été le khol’â ?

Il y a une inégalité flagrante dans la demande de rupture du lien conjugal. Autant pour le mari la demande est simplifiée, rapide, sans obstacle lorsqu’il exerce sa volonté unilatérale (répudiation), autant pour la femme c’est le Lire la suite

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«L’UGTA a délaissé le terrain de la confrontation»

Publié le 20/02/2018, par dans Non classé.

L’UGTA doit se réapproprier le terrain de la compétition et les espaces de débat et de confrontation qu’elle a délaissés. Je suis très peiné pour ce qui arrive à notre organisation. Il faut revenir aux fondamentaux.
Une réforme de l’organisation s’impose, car la réalité nous interpelle.» C’est en ces termes que Amar Takjout, secrétaire général de l’union de wilaya d’Alger et de la Fédération des textiles et des cuirs de l’UGTA, s’est adressé hier aux responsables de différentes fédérations, lors d’une réunion de coordination tenue au siège de la centrale syndicale.

Ces derniers sont tous venus pour apporter leur soutien a Sidi Saïd, patron de l’UGTA, suite aux attaques qu’il a subies de la part de Mohamed Tayeb Hmarnia, sénateur et ancien membre du secrétariat national chargé de l’organique. Ce denier a carrément appelé à un mouvement de redressement de l’UGTA. L’un après l’autre, les responsables des fédérations ont accablé Hmarnia et ont même demandé de le déchoir de son mandat de sénateur. « Le cas de Hmarnia ne mérite même pas autant d’intérêt.

Hmarnia parle de dérive et de redressement de l’UGTA, il faut savoir qu’il était responsable de l’organique, il appliqué sa propre loi. Il a écarté des militants de souche. S’il y a aujourd’hui dérive à l’UGTA, il en est partisan», accusent les syndicalistes, rappelant le nombre important d’anciens syndicalistes qui se sont enrichis sur le dos de l’UGTA. Takjout reconnaît que l’UGTA a parfois créé des « monstres», à l’image de Hmarnia qui faisait la pluie et le beau temps en raison, malheureusement, de « la passivité» et « l’aplaventrisme» de l’UGTA.

« Le meilleur service que nous rendrons à Sidi Saïd est de reprendre l’action et le militantisme syndicaux. Vous venez d’applaudir Sidi Saïd et demain vous allez applaudir son successeur. Sidi Saïd n’a pas besoin de votre appui, il a besoin de votre adhésion pour réformer notre organisation. Il y a des gens qui font la loi à l’UGTA et qui ne sont pas rappelés à l’ordre.

Que cela cesse !», s’insurge Takjout qui pose le problème du désengagement de la centrale syndicale. Pour lui, il faut adapter les lois par rapport à l’évolution de la situation. « Notre militantisme doit changer, nos méthodes de travail doivent aussi. Nous devons occuper le terrain afin que nous puissions apporter notre contribution à ce qui ce passe sur la scène politique économique et sociale ; c’est le plus important à mon sens», affirme Takjout qui s’interroge sur le rôle que devrait assumer l’UGTA, notamment en ce moment de malaise social qui profite, selon lui, à beaucoup de personnes.

L’UGTA, pour lui, doit regarder du côté des travailleurs et considérer la grève des autres syndicats avec sérieux, être réceptive et essayer de trouver des solutions. « Il faut être à l’écoute, être vigilant et on doit anticiper et apporter notre vision sur les questions posées», note Takjout. Mais pourquoi l’UGTA est donc restée spectatrice face à l’effervescence de front social ?

Takjout se défend : « Nous ne sommes pas spectateurs, nous essayons de ne pas interférer dans les mouvements pour ne pas donner l’impression de casser la grève.» Mais, concrètement, que faut-il faire ? Le responsable de la wilaya d’Alger pense qu’il faut avoir un autre regard, il faut trouver un équilibre et avoir la capacité de communiquer. « Il y a quelque part des incompréhensions et des prises de position qui donnent l’impression que l’on est contre telle ou telle organisation. La meilleure façon d’éviter ces problèmes est d’investir le terrain de la discussion», ajoute Takjout. Lire la suite

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