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Publié le 14/10/2015, par dans Non classé.

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Aïn Témouchent: un millier d’ouvrages proposés au festival « Lire en fête »

Publié le 27/03/2017, par dans Non classé.
Aïn Témouchent: un millier d'ouvrages proposés au festival
AIN TEMOUCHENT – Un millier d’ouvrages est mis à la disposition du public à Aïn Témouchent, à l’occasion de la 6ème édition du festival « Lire en fête » qui se tient cette semaine, a-t-on appris lundi auprès des organisateurs. Les livres pour enfants se taillent la part du lion dans le…

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Mohcine Belabbas : «Les clans dominants veulent en finir avec le multipartisme»

Publié le 27/03/2017, par dans Non classé.

Le président du RCD, Mohcine Belabbas, revient dans cet entretien sur la situation générale du pays, la maladie du président Bouteflika, l’opposition et sa plateforme pour la transition démocratique. Il s’exprime aussi sur les prochaines législatives et la participation de sa formation.
Moins de deux mois nous séparent des élections législatives du 4 mai prochain. Dans quelles conditions se déroulera ce scrutin, selon vous ?

Le RCD est le premier parti qui s’était exprimé sur les législatives de 2107. J’avais fait deux déclarations sur ce sujet, l’une dans une interview accordée à un quotidien francophone et l’autre dans un journal arabophone. J’avais alors dit que tout indique que le pouvoir se dirige vers un système unique à têtes multiples.

A l’époque, en parlant de la nouvelle loi électorale déjà programmée, mais pas encore adoptée par l’APN, j’avais souligné la volonté du pouvoir d’exclure les partis de l’opposition de cette compétition. J’avais dit également que si on voulait peser en tant qu’opposition sur cette élection, il fallait construire un consensus autour d’un boycott collectif. Cette proposition n’a pas été suivie. La dernière campagne de collecte des signatures nécessaires pour la participation à ce scrutin a confirmé ces appréhensions.

La volonté des clans dominants d’en finir avec le multipartisme est aujourd’hui une réalité. Les blocages et les entraves dressés par les lois devant les partis de l’opposition et les listes indépendantes sont avérés. De même que des partis alibis ont été propulsés à des niveaux inversement proportionnels à leur poids dans la société. La seule conclusion qui découle de cet épisode de la collecte de signatures est que l’on veut se diriger autoritairement vers l’émergence de partis artificiels, des sortes de RND bis ou ter devant parasiter les mouvances démocratique, nationaliste et islamiste. En un mot, la mise à mort du multipartisme.

Donc, il y aura une sorte de bipolarité…

Ce n’est pas tout à fait cela. C’est une pluralité contrôlée dans le sens où ce sont des partis du système qui vont polluer l’expression de tous les courants politiques existant dans la société. Il ne faut pas oublier que le RND a été créé pour cloner le RCD, y compris par la proximité de son sigle. La tactique est maintenant étendue à l’ensemble des sensibilités politiques.

En 2004, le président Bouteflika parlait de son souhait d’instaurer un système à l’américaine avec deux grands partis. C’est ce projet qui commence à se mettre en place ?

Aux Etats-Unis, la liberté de la presse est sacrée. Le Congrès contrôle l’Exécutif et la Cour constitutionnelle peut destituer un président. Dans les apparences, mais dans les apparences seulement, Bouteflika veut aller vers un système qui mime le modèle anglo-saxon ou même français. Le problème est qu’en Algérie tous les partis, je devrais dire les parties, du pouvoir ont les mêmes pratiques et sont issus du même moule. Ils ne prennent même pas la peine de se distinguer par des programmes. L’usure et la confusion volontairement entretenues ont fini par banaliser l’invraisemblable. Les partis qui revendiquent l’hégémonie politique expliquent qu’ils appliquent le programme du chef de l’Etat.

Si on applique le même programme, on ne comprend pas bien pourquoi les officines multiplient autant les sigles ; mais ce qu’il y a de plus pitoyable dans cette imposture, c’est que ledit programme du chef de l’Etat n’existe nulle part. Et cela ne choque personne. Même pour ces législatives et jusqu’à maintenant le RCD est le seul parti à avoir rendu public un programme global et cohérent. Il n’y a ni bipolarité ni pluralisme. Le système vit et tourne pour lui-même, c’est-à-dire qu’il ajuste ses équilibres internes en fonction des appétits des clans voire de sectes. Combien de temps ce manège peut-il durer ?

Certains partis de l’opposition, à l’image du MSP, estiment que les prochaines élections pourraient ne pas être entachées de fraude. Partagez-vous cet optimisme ?

Au niveau du RCD, nous étions clairs dès le début ; il ne peut y avoir d’élections libres et transparentes en Algérie tant que le ministère de l’Intérieur continue de les organiser. Nous avons posé cette problématique depuis 2012. En juillet 2013, nous avons fait une offre politique qui préconise l’institutionnalisation, voire même la constitutionnalisation d’une instance indépendante de gestion et d’organisation des élections, comme c’est le cas dans la majorité des pays dans le monde. L’essentiel des partis de l’opposition ont maintenant adopté cette proposition et la revendiquent. Cette solution est dans notre programme électoral.

Le RCD se bat et continuera à se battre pour concrétiser cette exigence démocratique parce que c’est la seule qui permettra de résoudre la crise de légitimité des institutions et des dirigeants. Au RCD, nous avons dit que dans nos fiefs électoraux comme Tizi Ouzou, Béjaïa, une partie de Bouira et de Boumerdès, la fraude électorale est moins significative. Le problème qui demeure dans ces régions du Centre, c’est le vote des corps constitués. Mais quand il y a une forte mobilisation des populations, le choix libre des citoyens est plus conforme aux résultats.

Au niveau des autres régions du pays, il y aura des fraudes, même si dans certaines circonscriptions où nous avons une présence suffisante nous pouvons en partie surveiller l’opération électorale. Je cite, dans ce cas, les wilayas d’Alger, de Tipasa, de Sétif, de Batna… Nous appelons aussi les citoyens de toutes les régions du pays à protéger leur choix par leur implication dans les opérations de surveillance et de dépouillement des votes. Mais le RCD ne cherche pas à tromper le citoyen. L’opération de collecte des signatures est déjà une flagrante fraude en amont du vote.

En parlant de la participation, la hantise des partis, et même du pouvoir, est sans doute l’abstention. Peut-il y avoir un changement des mentalités à l’occasion du prochain scrutin ?

Le problème chez une partie de la presse algérienne, c’est de croire que l’abstention est une hantise du pouvoir. Les candidats du pouvoir passeront d’autant plus facilement que la participation est faible. Même en Kabylie où les luttes citoyennes peuvent limiter les manipulations, l’abstention favorisera mécaniquement les relais du pouvoir.

Dans les cafés, les marchés, les transports publics, les Lire la suite

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«L’entrée à l’OMC exige un consensus politique»

Publié le 27/03/2017, par dans Non classé.

Invité hier du forum du quotidien El Mihwar, Abderrahmane Mebtoul, économiste algérien, professeur des universités et expert international, s’est exprimé sur les mesures prises récemment par le gouvernement, telles que les licences d’importation et ses incidences sur les traités internationaux et les négociations avec l’Union européenne (UE) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et le Comité de veille chargé du suivi et du développement des investissements installé par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Concernant les licences d’importation, il a affirmé : « J’ai soulevé le problème au gouvernement qui m’a répondu officiellement à travers une lettre : ‘‘L’Algérie respectera ses engagements internationaux.

La licence d’importation n’est pas contraire aux conventions internationales puisqu’elle est contenue dans les clauses de l’OMC suite aux accords de Doha. Mais il faut de la transparence et des accords avec les pays durant une période transitoire.» Selon lui, le ministre du Commerce doit afficher la liste des noms des bénéficiaires et préciser les critères, car il faut être spécialiste de l’importation. Il note que l’Algérie est pays observateur depuis 1987 concernant l’OMC.

Notre pays a mené, à ce jour, 12 rounds de négociations et a répondu à plus de 1900 questions liées essentiellement à son système économique. L’Algérie a aussi tenu plus de 120 réunions bilatérales avec une vingtaine de pays. « Le ticket d’entrée est difficile à obtenir. Il faut un consensus politique et des réformes structurelles. Plus on les diffère, plus on risque d’aller vers l’épuisement des réserves de change. Il faut aller vers un endettement ciblé uniquement pour les segments créateurs de valeur ajoutée qui permettent de rembourser le principal et les intérêts.» Ce qui freine, c’est aussi la sphère informelle dominante intiment liée à la logique rentière en Algérie qui contrôle 40% de la masse monétaire en circulation et plus de 65% des segments de produits de première nécessité au niveau du marché intérieur.

« Il y a une crise de gouvernance mais pas une crise financière. Il faut aller vers la réforme du système financier qui est actuellement un lieu de distribution de la rente. L’ère mécanique des années 1970 est dépassée : investir uniquement dans le fer, le ciment et les usines de montage de voitures ne résoudront pas le problème de l’Algérie. Nous sommes à l’ère d’une quatrième révolution industrielle fondée sur le numérique, les nouvelles technologies et les industries écologiques», dira-t-il. Selon lui, il fallait aller vers des unités de sous-traitance avant d’opter pour des unités de montage de voitures et sélectionner deux ou trois constructeurs pour cela.

Il se dit favorable à « un grand ministère de l’Economie et de l’Education nationale avec une vision stratégique évitant les replâtrages conjoncturels qui ne feront que différer les tensions».
L’économiste Ferhat Aït Ali a abondé dans le même sens, affirmant qu’il faut « un maximum de transparence dans les licences d’importation pour éviter les suspicions et les tentatives de monopole illégal au profit de certains». Il dira aussi : « Il faut identifier les priorités dans les importations, surtout que les réserves de change ont été réduites à 112 milliards de dollars.»
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«Les clans dominants veulent en finir avec le multipartisme»

Publié le 27/03/2017, par dans Non classé.

Le président du RCD, Mohcine Belabbas, revient dans cet entretien sur la situation générale du pays, la maladie du président Bouteflika, l’opposition et sa plateforme pour la transition démocratique. Il s’exprime aussi sur les prochaines législatives et la participation de sa formation.
Moins de deux mois nous séparent des élections législatives du 4 mai prochain. Dans quelles conditions se déroulera ce scrutin, selon vous ?

Le RCD est le premier parti qui s’était exprimé sur les législatives de 2107. J’avais fait deux déclarations sur ce sujet, l’une dans une interview accordée à un quotidien francophone et l’autre dans un journal arabophone. J’avais alors dit que tout indique que le pouvoir se dirige vers un système unique à têtes multiples.

A l’époque, en parlant de la nouvelle loi électorale déjà programmée, mais pas encore adoptée par l’APN, j’avais souligné la volonté du pouvoir d’exclure les partis de l’opposition de cette compétition. J’avais dit également que si on voulait peser en tant qu’opposition sur cette élection, il fallait construire un consensus autour d’un boycott collectif. Cette proposition n’a pas été suivie. La dernière campagne de collecte des signatures nécessaires pour la participation à ce scrutin a confirmé ces appréhensions.

La volonté des clans dominants d’en finir avec le multipartisme est aujourd’hui une réalité. Les blocages et les entraves dressés par les lois devant les partis de l’opposition et les listes indépendantes sont avérés. De même que des partis alibis ont été propulsés à des niveaux inversement proportionnels à leur poids dans la société. La seule conclusion qui découle de cet épisode de la collecte de signatures est que l’on veut se diriger autoritairement vers l’émergence de partis artificiels, des sortes de RND bis ou ter devant parasiter les mouvances démocratique, nationaliste et islamiste. En un mot, la mise à mort du multipartisme.

Donc, il y aura une sorte de bipolarité…

Ce n’est pas tout à fait cela. C’est une pluralité contrôlée dans le sens où ce sont des partis du système qui vont polluer l’expression de tous les courants politiques existant dans la société. Il ne faut pas oublier que le RND a été créé pour cloner le RCD, y compris par la proximité de son sigle. La tactique est maintenant étendue à l’ensemble des sensibilités politiques.

En 2004, le président Bouteflika parlait de son souhait d’instaurer un système à l’américaine avec deux grands partis. C’est ce projet qui commence à se mettre en place ?

Aux Etats-Unis, la liberté de la presse est sacrée. Le Congrès contrôle l’Exécutif et la Cour constitutionnelle peut destituer un président. Dans les apparences, mais dans les apparences seulement, Bouteflika veut aller vers un système qui mime le modèle anglo-saxon ou même français. Le problème est qu’en Algérie tous les partis, je devrais dire les parties, du pouvoir ont les mêmes pratiques et sont issus du même moule. Ils ne prennent même pas la peine de se distinguer par des programmes. L’usure et la confusion volontairement entretenues ont fini par banaliser l’invraisemblable. Les partis qui revendiquent l’hégémonie politique expliquent qu’ils appliquent le programme du chef de l’Etat.

Si on applique le même programme, on ne comprend pas bien pourquoi les officines multiplient autant les sigles ; mais ce qu’il y a de plus pitoyable dans cette imposture, c’est que ledit programme du chef de l’Etat n’existe nulle part. Et cela ne choque personne. Même pour ces législatives et jusqu’à maintenant le RCD est le seul parti à avoir rendu public un programme global et cohérent. Il n’y a ni bipolarité ni pluralisme. Le système vit et tourne pour lui-même, c’est-à-dire qu’il ajuste ses équilibres internes en fonction des appétits des clans voire de sectes. Combien de temps ce manège peut-il durer ?

Certains partis de l’opposition, à l’image du MSP, estiment que les prochaines élections pourraient ne pas être entachées de fraude. Partagez-vous cet optimisme ?

Au niveau du RCD, nous étions clairs dès le début ; il ne peut y avoir d’élections libres et transparentes en Algérie tant que le ministère de l’Intérieur continue de les organiser. Nous avons posé cette problématique depuis 2012. En juillet 2013, nous avons fait une offre politique qui préconise l’institutionnalisation, voire même la constitutionnalisation d’une instance indépendante de gestion et d’organisation des élections, comme c’est le cas dans la majorité des pays dans le monde. L’essentiel des partis de l’opposition ont maintenant adopté cette proposition et la revendiquent. Cette solution est dans notre programme électoral.

Le RCD se bat et continuera à se battre pour concrétiser cette exigence démocratique parce que c’est la seule qui permettra de résoudre la crise de légitimité des institutions et des dirigeants. Au RCD, nous avons dit que dans nos fiefs électoraux comme Tizi Ouzou, Béjaïa, une partie de Bouira et de Boumerdès, la fraude électorale est moins significative. Le problème qui demeure dans ces régions du Centre, c’est le vote des corps constitués. Mais quand il y a une forte mobilisation des populations, le choix libre des citoyens est plus conforme aux résultats.

Au niveau des autres régions du pays, il y aura des fraudes, même si dans certaines circonscriptions où nous avons une présence suffisante nous pouvons en partie surveiller l’opération électorale. Je cite, dans ce cas, les wilayas d’Alger, de Tipasa, de Sétif, de Batna… Nous appelons aussi les citoyens de toutes les régions du pays à protéger leur choix par leur implication dans les opérations de surveillance et de dépouillement des votes. Mais le RCD ne cherche pas à tromper le citoyen. L’opération de collecte des signatures est déjà une flagrante fraude en amont du vote.

En parlant de la participation, la hantise des partis, et même du pouvoir, est sans doute l’abstention. Peut-il y avoir un changement des mentalités à l’occasion du prochain scrutin ?

Le problème chez une partie de la presse algérienne, c’est de croire que l’abstention est une hantise du pouvoir. Les candidats du pouvoir passeront d’autant plus facilement que la participation est faible. Même en Kabylie où les luttes citoyennes peuvent limiter les manipulations, l’abstention favorisera mécaniquement les relais du pouvoir.

Dans les cafés, les marchés, les transports publics, les Lire la suite

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Un réseau de recrutement de Daech démantelé à Oran

Publié le 27/03/2017, par dans Non classé.

Un réseau de quatre individus âgés entre 19 et 56 ans, dont un recruteur de jeunes auprès de l’organisation terroriste Daech, vient de tomber dans les filets des éléments de la Brigade mobile de la police judiciaire (BMPJ) de Dar El Beïda et les services de sécurité de la 2e Région militaire. Le recruteur, âgé de 56 ans, avait pour mission de mobiliser et d’encourager les jeunes à aller combattre en Syrie dans les rangs de Daech. Les trois autres membres sont des jeunes qui s’apprêtaient à quitter le territoire national à destination de la Syrie. Une perquisition effectuée à leur domicile situé à Oran a permis de récupérer du matériel informatique, des passeports et des CD de propagande et d’apologie pour Daech. En début d’année, les mêmes services avaient démantelé un réseau de 9 membres pour « soutien et recrutement à travers des réseaux sociaux» et « apologie au profit de l’organisation terroriste Daech». Lire la suite

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Trafics en tous genres et corruption au port d’Oran

Publié le 27/03/2017, par dans Non classé.

En moins d’une dizaine de jours, les services des Douanes d’Oran se retrouvent au centre de deux scandales de corruption. Dix containers de friperie, déclarés comme contenant des vêtements neufs, ont été saisis après avoir quitté le port.
Un inspecteur principal chargé des opérations commerciales est mis en prison, quatre autres inspecteurs principaux placés sous contrôle judiciaire, l’officier de brigade, en liberté provisoire, alors que le chef de l’inspection divisionnaire, se trouvant actuellement à Dubaï, fait l’objet d’un mandat d’amener. Le week-end dernier, un véhicule a été saisi à sa sortie du port d’Oran avec, à son bord, plus de 100 000 psychotropes.

Connu pour être le point de passage des trafics en tous genres, le port d’Oran vient d’être éclaboussé par une grande affaire de corruption, pour laquelle de nombreux douaniers ont été déférés devant la justice.

A l’origine, trois importateurs qui ont pignon sur rue auraient « acheté la sécurité» du passage d’un convoi de camions bourrés de fripe, produit interdit d’importation.

Après les formalités habituelles, la marchandise quitte l’enceinte sans contrôle, et c’est au niveau d’un barrage de gendarmerie que le pot-aux-roses a été découvert, suspectant que la cargaison de dix containers de vieux linge a été déclarée comme vêtements neufs de provenance européenne.

Une manœuvre qui permet à ses propriétaires de bénéficier non seulement de l’exonération des taxes (les vêtements font partie des produits concernés par l’exonération des droits et taxes douaniers dans le cadre de l’Accord d’association avec l’Union européenne), mais aussi de procéder à des opérations de surfacturation pour transférer à l’étranger des sommes importantes en devise.

Les premiers éléments de l’enquête font état d’une « complicité avérée» de certains douaniers du port d’Oran qui, déférés devant la justice, ont été inculpés. Parmi ces derniers, l’inspecteur principal des opérations commerciales a été placé sous mandat de dépôt, sept autres inspecteurs principaux mis sous contrôle judiciaire et l’officier de brigade maintenu en liberté provisoire.

Quant au chef de l’inspection divisionnaire de la capitale de l’Ouest, il est tout simplement parti en congé le jour même de la présentation de ses collègues devant le tribunal. Selon des sources douanières, il aurait envoyé un certificat de maladie, à partir de…Dubaï, où il se trouve actuellement, au moment où le juge d’instruction a décerné contre lui un mandat d’amener. Pendant que l’enquête se poursuivait et que l’affaire prenait de l’ampleur, les services de sécurité ont intercepté, en fin de semaine, un véhicule qui venait de quitter le port d’Oran et à son bord quelque 100 000 psychotropes, importés illégalement et qui ont, encore fois, échappé au contrôle des services des Douanes.

Plusieurs douaniers ont été suspendus en attendant que l’enquête détermine les responsabilités des uns et des autres. Comment de telles pratiques peuvent-elles encore gangrener les services des Douanes, alors que des moyens colossaux ont été dépensés par l’Etat pour assurer un meilleur contrôle des frontières, en général, et du commerce extérieur, en particulier ? Il y a quelques mois seulement, l’administration douanière s’est retrouvée devant un lourd dossier de surfacturations et de fausses déclarations sur la valeur ayant terminé devant la justice.

Pendant trois ans, une société importait toutes sortes de produits, dont le ciment et des machines souvent usagées, surfacturés avant qu’elle ne fasse l’objet, après une lettre de dénonciation, d’une enquête a posteriori, pour découvrir qu’elle a transféré, grâce à la surfacturation et aux fausses déclarations sur la valeur, pas moins de 3 millions de dollars, suscitant un contentieux qui porte sur 20 milliards de dinars. L’affaire est toujours pendante au niveau de la justice, mais les pratiques liées à la surfacturation, les transferts illicites ainsi que la corruption continuent de sévir pour transformer certains ports en des zones de non-droit pour les trafics en tous genres.
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