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Publié le 14/10/2015, par dans Non classé.

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«Une minorité instrumentalise la légalité constitutionnelle»

Publié le 02/07/2016, par dans Non classé.

Le premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS) estime que le pays n’a jamais été en crise comme il l’est aujourd’hui.
Dans un discours à l’occasion de l’organisation par le parti d’une conférence-débat sur la crise économique et sociale, jeudi soir, Abdelmalek Bouchafa, installé il y a un mois à ce poste, parle d’une crise aiguë de représentation politique due au système politique actuel. Le responsable du plus vieux parti de l’opposition assure que même si le régime est toujours en place, la population ne lui a jamais accordé la confiance. Ainsi, M. Bouchafa considère que cette crise s’exacerbe « parce qu’une minorité manipule les institutions, instrumentalise et si nécessaire viole la légalité constitutionnelle et parce que les relations entre institutions de l’Etat sont marquées par l’hégémonie de l’Exécutif». Il estime que le régime est contraire à l’évolution historique de notre pays et que la paix apparente n’est pas la stabilité.

Pour le premier secrétaire du FFS, « la stabilité est le consentement des forces politiques et sociales dans le pays à la règle du jeu librement établie entre partenaires appelés à vivre ensemble».
Abdelmalek Bouchafa qualifie ainsi la situation générale du pays de « désastre intégral». Il décrit un pays en régression dont les libertés et les acquis multiples sont progressivement remis en cause. « Nous vivons dans un pays sans projet commun, sans vision commune, sans initiatives fortes de ses gouvernants pour trouver une issue à une crise complexe depuis plusieurs décennies et qui une fois encore est en train de s’approfondir et de s’aiguiser aux différents plans : politique, sécuritaire, diplomatique, économique et socioculturel», souligne-t-il. Dénonçant la judiciarisation du politique, il parle de « menées d’un pouvoir en proie à un spasme autoritaire qui n’a de stratégies politiques et institutionnelles que celles d’assurer une succession dans la continuité du régime». Il énumère dans ce sillage les nombreux textes de loi que le pouvoir compte expédier en quelques jours, en dépit de leur caractère sensible.

Pour le premier secrétaire du FFS, « le régime actuel n’est ni constitutionnel ni pluraliste, ni démocratique», mais il est plutôt « autoritaire». Il met en avant le traitement réservé à l’opposition parlementaire et l’usage des majorités parlementaires qu’il se donne. « Ces majorités sont des armes de dissuasion, des armes de destruction massive de la séparation des pouvoirs, de la démocratie et de l’économie du pays», estime-t-il, considérant que le pouvoir manœuvre pour assurer « une stabilité parlementaire et surtout s’assurer une base de départ fiable pour la future élection présidentielle». Pour ce faire, il se donne ainsi des outils et instruments juridiques qui vont lui permettre de bien maîtriser les résultats des élections législatives et locales. A cela s’ajoute, affirme Abdelmalek Bouchafa, « la jonction entre les fonctionnaires de la politique et les milieux économiques et financiers sur la base d’un deal dont nous ne faisons qu’entrevoir les contours». Le premier secrétaire du FFS a également abordé la situation économique et se demande où est le nouveau modèle économique promis par le gouvernement. Il dénonce le choix délibéré de faire supporter le fardeau de la crise économique à la population et rappelle le projet du parti qui vise à « reconstruire un consensus national». Il précise, cependant, que le plus vieux parti de l’opposition ne va jamais à un « consensus des dupes» tel que proposé par « le pouvoir et ses démembrements. Lire la suite

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«Le pays régresse et recule dangereusement»

Publié le 02/07/2016, par dans Non classé.

Le président du parti Talaie El Houriat, Ali Benflis, a réagi, hier, aux événements ayant marqué cette semaine l’actualité politique.
« Le régime politique en place a cru devoir s’engager dans une opération à large échelle d’atteintes aux droits fondamentaux, de restriction des libertés citoyennes et de dénaturation du pluralisme politique», a-t-il souligné dans un communiqué au vitriol rendu public. Pour l’ancien candidat à l’élection présidentielle d’avril 2014, « ce régime politique est désormais dos au mur». Il estime que « la gestion du vide au sommet de l’Etat qu’il croyait pouvoir assurer sans dégât et sans fracas est désormais hors de son contrôle».

« Il est dépassé, précise-t-il, par l’ampleur prise par les défis politiques, économiques et sociaux actuels, et il est miné par ses contradictions internes qu’il ne peut plus cacher et qui s’affichent au grand jour.» « N’ayant plus aucune prise sur les affaires de la nation, le régime politique en place se laisse aller à faire ce qu’il maîtrise le mieux : faire taire celles et ceux qui pointent du doigt ses échecs et ses faillites, qui lancent des alertes quant à la menace qu’il représente pour le pays tout entier et qui mettent en garde contre la voie de l’aventure aux lendemains imprévisibles vers laquelle il n’hésite plus à diriger le pays tout entier», souligne Ali Benflis.

Pour lui, « les assauts répétés contre les médias indépendants, comme le groupe El Khabar et le quotidien national El Watan, y compris les incarcérations abusives et injustifiées, le harcèlement continu des organisations de la société civile agissant dans le champ des droits de l’homme et la privation à vie des officiers supérieurs et des officiers généraux de leurs droits politiques et civiques obéissent à une seule et même logique : celle d’un régime politique qui persiste à se placer au-dessus de la Constitution et des lois».

« Il ne recule devant aucune outrance, aucun excès, lorsque ceux-ci lui sont dictés par sa survie et qu’il croit y trouver les garanties de sa pérennité», indique le président de Talaie El Houriat, qui affirme que « c’est dans ce contexte-là et dans aucun autre que doivent être lus et compris les projets de lois organiques sur le régime électoral et sur la prétendue haute autorité indépendante de surveillance des élections». « Le régime politique en place se prépare à récupérer d’une main ce qu’il a été contraint de concéder de l’autre en 2012 au moment de la grande panique que les révolutions arabes ont introduit dans ses rangs», soutient Ali Benflis. Il ajoute que « ce projet de loi organique sur le régime électoral n’a qu’une finalité et une seule : redonner à l’appareil politico-administratif en place le dernier mot dans une reconfiguration du paysage politique en place conforme à ses intérêts et à ceux de ses clientèles politiques traditionnelles».

« C’est de ces mêmes calculs et de cette même démarche, estime-t-il aussi, que procède le projet de loi organique sur l’instance de surveillance des élections qui n’a de l’indépendance et de la hauteur que le nom et rien d’autre». Cet autre projet de loi organique, dit-il, « laisse les portes grandes ouvertes à la tricherie politique et à la fraude électorale». « Notre pays ne stagne plus, il régresse et recule dangereusement», indique l’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2014. Pour lui, « la facture de ces reculs et de ses régressions est déjà lourde et il ne fait aucun doute qu’elle est destinée à s’alourdir davantage par le seul fait d’un régime politique plus soucieux de sa quiétude et de son confort que de ceux de la nation». Lire la suite

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«Le libéralisme ne laisse à l’Etat national que le choix du suicide»

Publié le 02/07/2016, par dans Non classé.

Comment sortir de l’impasse libérale, antisociale et antinationale ?» la conférence, à l’intitulé-programme de Abdelatif Rebah, enseignant chercheur en économie et militant de l’ex-PCA, le Parti communiste algérien, a fait sensation au forum du Parti socialiste des travailleurs (PST). Programmée à 22h jeudi soir, la conférence — et les débats enflammés qui s’en sont suivis — ne s’est achevée qu’après 2h du matin (le vendredi). Un Qiam Al Layl des plus aboutis pour le PST de Mahmoud Rechedi (porte-parole du parti) dont les activités ramadanesques ont drainé plus d’un empêcheur de tourner en rond.

Abdelatif Rebah, spécimen d’économiste en voie de disparition, a fait œuvre de déconstruction des politiques et discours libéraux dont l’impasse structurelle entraîne, à ses dires, inexorablement, le pays vers l’apocalypse. « Les libéraux nous disent qu’il n’y a pas de plan B, professe-t-il, que c’est le sentier libéral qui est dans l’impasse et non pas le libéralisme lui-même (…). Ils nous imposent un débat circulaire pour éviter de toucher à l’essentiel et de continuer à agir par parades, par rajouts, par mesures conjoncturelles. Car ce qui se pratique aujourd’hui en Algérie n’est rien d’autre qu’une politique de gestion de l’impasse. Le gouvernement fait tourner le ballon. Et à trop gérer l’impasse, on risque de perdre aussi bien le ballon que l’Algérie.» Pour Rebah, l’impasse structurelle du choix libéral incite les libéraux algériens à forcer le passage : « La contrainte extérieure est instrumentalisée par le gouvernement.

Elle sert de prétexte à la normalisation, au retour des ces bons samaritains que sont les FMI et Banque mondiale (…). Ce qu’ils nous proposent, c’est de discuter des marges de manœuvre comme s’il pouvait y en avoir dans cette configuration libérale ; le gouvernement demande un autre chèque en blanc or l’impasse est structurelle et ce que celle-ci nous annonce comme scénario catastrophe est pire que la Libye ou la Syrie, c’est la dislocation du tissu social et de cet espace national en formation.» Auteur — entre autres — de Economie algérienne : le développement national contrarié (Inas Editions, 2011), Rebah analysera les « mutations systémiques» opérées et mettra à nu ces « transitions masquées» vers le libéralisme effectuées dans le sang et les larmes. « Le summum de ces transitions masquées fut atteint durant les années 1990, la décennie noire où un pouvoir de l’ombre, un pouvoir dans l’ombre a piloté un train de transformations libérales.» Aujourd’hui encore, souligne-t-il, il s’agit encore d’achever l’œuvre de « déconstruction» de l’entreprise de développement national. « Parler des réformes chez nous n’est qu’un paravent du Consensus de Washington», appellation donnée à ce corpus de mesures standard pour économie en difficultés prescrites par le FMI et la BM.

Puisant profond dans l’histoire, l’universitaire épiloguera sur les limites objectives du mouvement national. « Le PPA, le Parti du peuple algérien a été un parti plébéien, mais ses dirigeants étaient pour la plupart des moyens et/ou de petits propriétaires.» « Et l’Algérie, ajoute-t-il, n’est venue au socialisme qu’à reculons. Et à la mort de Boumediène, son entourage était pressé de démanteler l’option socialiste qui a été et demeure un véritable casse-tête pour eux car seul le socialisme est à même de défendre l’indépendance nationale alors que la mondialisation capitaliste n’offre à l’Etat national que le suicide comme choix.»

L’entrave au projet libéral, réitère Rebah, a été l’histoire. « 132 ans de colonisation, de libéralisme n’ont pas développé l’Algérie (…)», oppose-t-il en argument massue aux divagations d’un gouvernement Sellal se voulant plus royaliste que le roi. « Et jusqu’à aujourd’hui, l’histoire, Novembre 1954 constituent l’entrave au libéralisme. La force motrice de la libération a été, ne l’oublions pas, la paysannerie. C’est la paysannerie qui a libéré l’Algérie.»
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«Débusquer les opportunistes»

Publié le 02/07/2016, par dans Non classé.

Quelles sont les actions de solidarité menées par le CRA à l’occasion du mois de Ramadhan ?

Depuis deux ans, nous avons opté pour un fichier des familles et personnes démunies. Quelque 20 000 familles ont été ainsi répertoriées. A ce jour, plus de 11 000 ont pu bénéficier de nos aides sur les 20 000 recensées. Nous avons décidé de cibler en priorité les couches les plus défavorisées de la société, en prenant en compte le classement du ministère de l’Intérieur des 47 communes les plus pauvres du pays, à l’instar de Beni Melik, El Djazia, Beni Bouaataf.

Nos opérations de solidarité, lancées cinq jours avant le début du mois de Ramadhan, ont d’ailleurs touché des communes défavorisées de la wilaya de Médéa. 500 colis alimentaires, d’une valeur de 7000 DA chacun, ont ainsi été distribués au profit des familles de ces localités déshéritées à Tizi Mahdi, Bouaïchoune, Bouchrahil, Guelb El Kebir, etc., où des populations, ne l’oublions pas, ont dû abandonner leur région à cause du terrorisme.

Le CRA dispose-t-il du budget de l’Etat ? Comment faites-vous pour prendre en charge les actions entreprises ?

On ne doit pas être à la charge de l’Etat. Nous devons apporter notre contribution. Certes, aucun budget spécial ne nous est alloué. Mais l’Etat apporte un soutien important par le financement des actions que nous n’aurions pas pu nous-mêmes prendre en charge, à l’instar des opérations de rapatriement des migrants subsahariens.

Votre organisme a décidé d’opter pour les colis alimentaires…

En effet, notre préférence va à la distribution de denrées alimentaires pour que le bénéficiaire puisse en disposer à sa guise, chez lui, sans qu’il soit importuné. La dignité des personnes ciblées est primordiale pour moi. Nous avons opté pour les colis alimentaires, mais nous continuons à ouvrir des restaurants. Il y a 200 restaurants du CRA à travers le territoire national. La nouveauté de l’opération de cette année est notre décision de supprimer la distribution des repas chauds à emporter. Il faut en faire profiter ceux qui les méritent, comme les travailleurs des chantiers, les SDF, les usagers de la route. Il faut couper la voie aux opportunistes. Notre objectif est d’assurer plus de transparence dans la distribution des aides et ainsi préserver la crédibilité du CRA.

Des donateurs privés ont apporté leur contribution…

Des bienfaiteurs de Chéraga ont sollicité notre parrainage pour l’ouverture d’un restaurant dans leur école de formation qui dispose d’un réfectoire et d’une cuisine. Ces personnes étaient disposées à prendre en charge 70 familles par jour. A Bouzaréah, un ancien ambassadeur a aménagé son garage pour les démunis. Il y a eu aussi un investisseur arabe, qui a refusé de révéler son identité, qui a fait un don de 3000 colis d’une valeur de 4 à 5000 DA chacun. Un autre a remis un chèque de 100 millions de centimes permettant la prise en charge de 200 familles.

L’effort mené par le CRA et les donateurs ne devrait-il pas se poursuivre toute l’année ?

Effectivement, nous voulons favoriser l’installation d’une culture de la solidarité et de l’humanisme tous les jours et pas seulement de façon conjoncturelle. Lire la suite

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Un demi-million de repas distribués dans les «restos Rahma»

Publié le 02/07/2016, par dans Non classé.

Dir el khir wansah» (Fais le bien et n’y pense plus). Le Ramadhan, c’est parfois des bagarres, mais c’est surtout cet élan de solidarité.
Depuis 6 ans, à chaque mois de Ramadhan un restaurant Rahma ouvre à la rue Hassiba Ben Bouali (Belouizdad), en face du siège imposant de la Cnep-les Halles. Des affiches mentionnant les coordonnées de trois membres du groupe de bénévoles tapissent les murs de la grande rue d’Alger. Des jeunes s’affairent chaque jour pour préparer à temps le f’tour. « Dir el khir wansah est un groupe de bénévoles.

On est en moyenne six, mais d’autres bénévoles viennent apporter leur aide, chacun selon sa disponibilité», précise Mohamed Amir, jeune bénévole. Quelque 180 repas chauds sont préparés et distribués chaque soir. « Sur place, 90 personnes sont prises en charge. On leur sert une soupe, des salades, des fruits et parfois du yaourt. En moyenne, les repas quotidiens nous coûtent 20 000 DA.

Nous fonctionnons grâce aux dons des particuliers. Un bienfaiteur a même pris en charge la viande, ces derniers 15 jours. Ce produit nous coûte jusqu’à 15 000 DA par jour. Même des riverains nous préparent des boureks», se réjouit Amir, qui déplore que des entreprises rechignent à apporter leur aide aux actions individuelles pour « mettre les frais dans leurs dépenses». A Alger, 190 restaurants Rahma ont été ouverts depuis le début du mois de Ramadhan, dont 75% sont gérés par des particuliers. La DSA se charge des autorisations d’ouverture et du contrôle régulier de ces établissements. « Nous procédons à une inspection préalable pour vérifier l’hygiène et la sécurité avant de donner notre autorisation. Des visites inopinées sont aussi organisées. Nous avons remarqué qu’il y a beaucoup de volontariat de la part des bienfaiteurs», constate Mme Maïouche, directrice de l’Action sociale d’Alger où, jusqu’à lundi dernier, 269 614 repas chauds consommés sur place et 149 063 repas à emporter ont été préparés.

Couffins de la discorde

La contribution des communes à l’opération de solidarité dans la capitale a permis de dégager une enveloppe financière de 444,9 millions de dinars, à laquelle s’ajoutent l’apport de la wilaya (64,4 millions) et celui du Fonds du secteur de la solidarité (24 millions de dinars). « Une légère hausse par rapport aux années passées», se réjouit la DAS d’Alger, qui a pu vérifier les dossiers de 59 000 familles dont les revenus ne dépassent pas le SNMG. La DAS a aussi supervisé l’opération de distribution de quelque 684 208 couffins, dont la valeur de chacun d’eux varie entre 5000 et 5500 DA. Cette année, l’opération s’est déroulée « normalement, 25% des communes ont terminé l’opération de distribution deux à trois jours avant le début du mois. La plupart ont achevé l’opération durant la première semaine.

Quelques communes retardataires poursuivent l’opération. Je rappelle que les couffins vont aux handicapés chefs de famille, aux malades chroniques chefs de famille, mais aussi aux familles émargeant dans nos différents dispositifs d’aide», précise Mme Maïouche. Si dans la capitale, l’opération de distribution du couffin s’est déroulée normalement, dans plusieurs localités du pays, des mouvements de protestation ont été signalés, notamment à Tipasa, Batna et dans l’Oranie. El Khabar rapporte dans son édition de mardi que le président de l’APC de Ras El Ma (Sidi Bel Abbès) aurait présenté sa démission sur « fond du scandale lié à la gestion du dossier du couffin». Les APC, qui gèrent l’opération « couffin du Ramadhan», sont étrillées en raison de l’absence de transparence dans la confection des listes des bénéficiaires et des retards dans la distribution des colis alimentaires. Lire la suite

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Projet de loi électorale : Le film de l’adoption

Publié le 02/07/2016, par dans Non classé.

Très controversé, le projet de loi électorale a été adopté, jeudi, par la majorité parlementaire en l’absence des députés de trois partis, le Front des forces socialistes (FFS), le Front de la justice et du développement (FJD) et l’alliance de l’Algérie verte (aav) — regroupant les partis islamistes Ennahda, Hamas, El Islah, et El Karama — qui ont boycotté la plénière en signe de protestation.

Seuls les députés du Parti des travailleurs (PT) ont résisté durant plus de 5 heures, défendant jusqu’au bout plus d’une trentaine d’amendements qu’ils avaient proposés, mais ce fut peine perdue. La coalition gouvernementale était venue bien décidée à faire passer le projet de loi intégralement, sans toucher à une virgule ou un point.

En tout cas, c’est ce qui ressort du déroulement de cette plénière, où des députés de cette alliance qui avaient proposé des amendements, liés plus à la forme qu’au fond, ont tout simplement annoncé leur retrait pour revenir à la mouture initiale. Mieux encore, l’idée de lâcher du lest exprimée publiquement par des députés du FLN, notamment en ce qui concerne l’article 73, l’un des plus décriés qui impose plus de 4% de suffrage au dernier scrutin pour se présenter aux élections, s’est avérée être un leurre. Le ton a été donné dès l’ouverture de la plénière.

Déjà par le nombre des présents plus important qu’habituellement. Le décompte effectué par le président de l’aPN, Ould Khelifa, fait état de 255 présents, dont 23 par procuration. Ce qui était largement suffisant pour valider les deux projets de loi relatifs au code électoral et à la création d’une haute instance de surveillance des élections comme une lettre à la poste.

Le groupe parlementaire du PT avait opté pour une présence à la plénière « avec l’objectif de défendre les amendements jusqu’au bout et de dénoncer le caractère dangereux du texte sur le multipartisme et la démocratie». Regroupés dans l’aile gauche du président, les députés ont résisté au chahut de leurs collègues de l’aile du centre — où se concentre l’alliance gouvernementale — et aux remarques désobligeantes, pernicieuses et couvertes d’humour d’un président souvent conciliant, pour ne pas dire complaisant, avec les répliques de l’aile du centre.
D’emblée, Ramdane Taazibt lance : « Nous regrettons que tous les amendements proposés soient rejetés par la commission. Les partis ne sont pas des ennemis.

Ce sont eux qui constituent l’immunité du pays contre toute crise. Si la Libye s’est effondrée, c’est parce que ce pays n’avait ni parti, ni Constitution, ni société civile.» Les propos sont hués subtilement par ceux d’en face. Et M. Taazibt de répondre : « C’est au président de gérer l’Assemblée. Laissez-le faire son travail. Nos amendements transcendent le PT. C’est l’intérêt suprême du pays que nous défendons.» Lui et ses camarades, Nadia Chouiem et Djelloul Djoudi — pour ne citer que ceux-là — se succèdent à la tribune pour plaider l’amendement de l’article 10 relatif au vote des corps constitués afin que les membres de ces derniers s’inscrivent individuellement sur les listes de leurs communes de résidence. Il faut éviter les inscriptions collectives comme en 2012.

Chahuté, le carré gauche résiste et défend ses positions

Sentant un désintéressement dans l’aile du centre, où les députés sont tantôt accrochés au téléphone, tantôt discutant entre eux ou somnolant, M. Taazibt tente de sensibiliser la salle. « Je jure au nom d’Allah que les élections importent. Ne voyez-vous pas que la situation du pays est très grave. Où se dirige-t-il ?» dit-il avant que le président ne lui réplique : « C’est une déclaration politique…» Impassible, le député continue : « Il faut mettre des garde-fous pour éviter l’utilisation des voix des corps constitués (…).

Ceux qui ont élaboré ce projet de loi veulent créer une nouvelle carte politique.» Le président passe au vote et les députés de l’aile du centre lèvent bien haut le bras contre les amendements. Il en sera de même pour la proposition d’annuler l’exclusion, prévue par l’article 15, des représentants des partis et des candidats des commissions de révision et d’élaboration des listes électorales communales.

Arrive l’article 73, parmi les plus contestés des dispositions de ce projet de loi et qui a suscité quelque 18 propositions d’amendement (rejetées par la commission juridique) émanant de députés de plusieurs formations, qui, à l’exception des parlementaires du PT, ont fini par les retirer. L’article exige des partis et des candidats qui ont eu moins de 4% des suffrages exprimés lors des dernières élections d’avoir 50 signatures pour chaque siège au niveau local et plus de 400 pour chaque siège de député.

Ce que Djelloul Djoudi du PT qualifie « d’exclusion et de purification du champ politique. Pour un meilleur renforcement du pluralisme, il est nécessaire de n’exclure aucune formation politique des rendez-vous électoraux». L’avis est tout simplement rejeté par l’aile du centre, où bon nombre de députés s’oublient même en hissant le bras avant même que le président ne pose la question. La majorité parlementaire est disciplinée et même trop. Elle rejette les 7 propositions d’amendement des articles 74, 76, 78 relatifs à la déclaration de candidature. Mieux encore, le député Mahdjoub Bedda du FLN annonce le retrait de sa proposition d’amendement de l’article 79, en disant : « Je fais partie de la majorité gouvernementale qui exécute le programme du président de la République pour lequel nous sommes ici.

J’estime que ma proposition d’amendement n’a plus lieu d’être.» Des éclats de rire fusent de l’aile gauche. M. Bedda voulait juste ajouter une précision de forme : « Que les candidats aux élections locales soient inscrits dans leur circonscription administrative deux ans avant le vote.» La proposition tombe comme toutes les autres qui ont suivi et qui exigent de l’élu local d’avoir un niveau universitaire ou secondaire, ou encore de faire en sorte que la tête de liste de l’Assemblée de wilaya soit déclarée président de l’APW. M. Bedda retire tous les projets d’amendement qu’il a pourtant défendus au nom du FLN. Il n’est pas le seul. D’autres députés de Taj, du FLN et du RND reviennent sur leurs propositions. Ils annoncent leur retrait.

La loi électorale et le passeport du Hadj

Le député Miloud Ferdi, Lire la suite

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