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Publié le 14/10/2015, par dans Non classé.

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Des Journées culturelles algériennes en Serbie, du 20 au 26 avril 2018 

Publié le 20/04/2018, par dans Non classé.
Des Journées culturelles algériennes en Serbie, du 20 au 26 avril 2018

ALGER- Le ministère de la Culture et l’Ambassade d’Algérie à Belgrade organisent du 20 au 26 avril 2018, des Journées culturelles algériennes en Serbie, annonce vendredi, dans un communiqué, la représentation diplomatique algérienne en Serbie.

Inscrites dans le cadre des échanges culturels entre l’Algérie et la République de Serbie, cette manifestation comporte la présentation par l’association « les Beaux-Arts » d’un concert de musique classique andalouse du patrimoine national, la projection de films algériens ainsi que l’exposition d’oeuvres de l’artiste peintre Mourad Abdellaoui, détaille la même source.

A cette occasion, il sera rendu un hommage particulier à Stevan Labudovic, le caméraman ayant accompagné en Algérie les combattants algériens de la guerre de libération nationale, décédé en novembre 2017, et ce, à travers la diffusion d’un documentaire sur son oeuvre.

Stevan Labudovic a continué à s’intéresser à l’Algérie indépendante en photographiant les scènes de liesse historiques ayant caractérisé la journée du 5 juillet 1962 puis plus tard, le quotidien des Algériens.

Un précieux fonds photographique que le public algérien a pu découvrir à travers les multiples expositions qu’il a organisées en Algérie, la dernière en date remontant à mai 2015, et programmée dans le cadre des Journées culturelles serbes en Algérie. Elle donnait à découvrir près de 40 oeuvres de cet artiste de la photo, dont 9 panoramiques de la ville d’Alger.

Ces journées incluront également les villes de Pozarevac et de Sombor, où sont programmés des concerts de musique, avec la collaboration de leurs municipalités, informe l’ambassade algérienne.

Les premières Journées culturelles algériennes ont eu lieu en Serbie en 2013 et avaient connu un engouement du public serbe.

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Printemps du cinéma amazigh: le film marocain « Itto Titrit » projeté à  Alger

Publié le 20/04/2018, par dans Non classé.
Printemps du cinéma amazigh: le film marocain

ALGER – Le long métrage de fiction « IttoTitrit », du réalisateur marocain Mohamed Abbazi a été projeté jeudi à Alger à l’ouverture de la 2e édition de la manifestation « Tafsut n sinima » (Printemps du cinéma amazigh).

Organisée par le Haut commissariat à l’amazighité (HCA), la manifestation prévoit la projection d’une dizaine de films d’expression amazighe, inscrits dans un programme étalé sur trois jours, à l’occasion de la célébration du 38e anniversaire du Printemps amazigh.

Sorti en 2010, ce film de 113 mn raconte l’histoire d’une fille, Itto, déterminée à briser les tabous qui l’empêchent d’aller à l’école coranique, réservée aux garçons, pour partager les bancs de ce lieu d’apprentissage avec un ami d’enfance.

L’histoire se déroule dans un petit hameau dans les montagnes du Moyen Atlas marocain, où la population était mobilisée pour exiger le retour de son roi, exilé par les forces coloniales.

A travers ce film, distingué en 2010 de l’Olivier d’or du meilleur long métrage au Festival du film amazigh de Tizi Ouzou, le réalisateur dénonce les inégalités de genre dont souffrent les femmes au Maroc.

Autre film marocain au programme de cette journée, le court métrage muet « Ayyis Inu (Mon cheval) de Fdil Abdelatif qui s’intéresse à l’histoire d’un enfant de huit ans, attaché à son cheval. Sorti en 2009, le film a été primé en 2010 au Festival international du film de Kélibia (Tunisie).

Le 2e Printemps du cinéma amazigh se poursuit jusqu’à samedi à la salle de cinéma « El Khiyam » avec au programme huit films dont « La colline oubliée » d’Abderrahmane Bouguermouh, « Fadma N’ Sumer » de Belkacem Hadjadj « et « Une journée au soleil » d’Arezki Metref.

Des films du Maroc et de Tunisie sont également au programme de cette manifestation dédiée à la mémoire de Bouguermouh, réalisateur du premier film d’expression kabyle, « La colline oubliée » (1997), adapté du roman éponyme de Mouloud Mammeri.

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4e Salon de la créativité à Alger: quatre spectacles de musique et un public nombreux

Publié le 20/04/2018, par dans Non classé.
4e Salon de la créativité à Alger: quatre spectacles de musique et un public nombreux

ALGER- La scène artistique du 4e Salon international de la créativité a été animée jeudi à Alger par pas moins de quatre spectacles aux genres et aux origines variées, devant un public globalement nombreux.

Les groupes, algérien « Ifrikya Spirit » et « Ali-Farka-Touré » du Mali, pays invité d’honneur de ce 4e salon, programmés en début de soirée à l’Auditorium du palais de la Culture, ont galvanisé le nombreux public présent qui a vite cédé au déhanchement, interagissant avec les artistes des deux formations en reprenant en choeurs les refrains de chacune de leurs chansons.

Le groupe « Ifrikya Spirit », dirigé par le chanteur Chakib Bouzidi, également au goumbri, au kamélé n’goni (sitar africain) et au tama (tambour parleur d’aisselle), ont étalé quelques pièces de leur unique opus sorti en 2015 au titre éponyme, annonçant à l’APS, qu’un deuxième album est en phase de finalisation.

Dans une ambiance électrique, le groupe algérien de world-music, pop et reggae a étalé dans les tonalités des gammes pentatoniques, les cadences à majorité ternaires et la profondeur des textes, les pièces, « Call it », « Maro », « Selmani », »Itihad », « Mayna » et « Wakilillah ».

Les musiciens, Rafik Ketani (chant-percussion), Omar Benacer (choeurs), Samy Guibouba (Basse), Hassen Khoualef (Batterie), Réda Mourah (claviers), et Nazim Bakour (guitare), ont brillé de virtuosité tant sur le travail d’accompagnement que celui des envolées phrastiques de l’improvisation.

Le groupe éponyme du célèbre chanteur, guitariste et flûtiste malien Ali Farka Touré (1939-2006), composé de six musiciens qui accompagnaient l’icône de la chanson africaine et qui se sont reconstitués en 2014 pour perpétuer son oeuvre de plus de 30 ans, a, à son tour, enflammé la salle avec une dizaine de titres, évoquant pour l’essentiel, l’amour, la paix et le panafricanisme.

Les instrumentistes en chapeaux feutres et liquettes blanches, sous la direction du chanteur- guitariste Mamadou Kelly, ont rendu entre autres pièces, « Gomni », « Banda Loburu », « Goydian Tadam », « Karaw », « Chérie » et « Walaydou », avant d’annoncer leur compatriote, le maestro-pianiste, Cheikh Tidiane Seck , jazzman, défenseur de la musique mandingue (genre perpétuant la tradition ancestrale) qui a « fait une jam », dans un tour d’improvisation, époustouflant de maîtrise.

Auparavant, en fin d’après-midi, la talentueuse artiste algérienne Hayet Zerrouk et le mythique groupe burkinabé « Abdoulay et Ahmed Cissé », se sont produits sur une scène aménagée au jardin avoisinant l’Auditorium du palais, devant un public peu nombreux, encore affairé à visiter les stands du salon, une situation due, selon les artistes, à « une mauvaise programmation ».

Accompagnée par cinq musiciens, Hayet Zerrouk, au look de rockeuse a étalé, avec une voix présente et étoffée entre autres pièces de son unique album sorti en 2017, « Dour », « Anaya Nkoul », « Ften » et « Leh’naa » (titre de son album), ainsi que « El Meglouâa » et « Yamina » des Chebs Hasni et Khaled respectivement.

La chanteuse de pop-folk, après dix années d’existence sur la scène artistique, continue de convaincre, se frayant de plus en plus un chemin sûr, aux horizons prometteurs.

Le groupe burkinabé de « Groove africain » et d' »Afro beat », « Abdoulay et Ahmed Cissé », accompagnés par « Les Gombis » un ensemble de quatre musiciens, a étalé douze pièces, constituant deux répertoires aux genres différents, de deux générations de musiciens, celles du père et du fils.

Auteur de trois albums déjà, Ahmed Cissé, chanteur et excellent bassiste, a rendu dans le balancement de la musique funk des mélodies empreintes de sonorités africaines, étalant entres autres pièces, « San Kuily », « Tanga Biig », « Hypocrite » et « Molo Molo », appréciées par un public qui a dû se regrouper autour de la scène.

Invité à rejoindre les musiciens, le père, Abdoulay Cissé, a pris le relais, interprétant avec beaucoup de métier, quelques unes des pièces de sa douzaine d’albums dont « Kuma », « Mbirima », « A Son Magni » et « Koyimbolo », très applaudies par l’assistance qui a fini par s’élargir quelque peu en fin de prestation.

Le 4e Salon international de la créativité accueille des créateurs et des troupes musicales de 12 pays africains.

Ouvert le 18 avril dernier, le 4e Salon international de la créativité, se poursuit jusqu’au 21 avril, avec au programme musical de vendredi, à l’auditorium du palais de la Culture, les chanteurs Meziane Amiche et Samira Brahmia.

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l’Amazighité est un facteur d’unité pour les peuples maghrébins

Publié le 20/04/2018, par dans Non classé.

– L’amazighité, en tant que langue et identité, est un facteur d’unité et d’homogénéité pour les peuples du Maghreb, révèle l’étude comparative réalisée à l’échelle régionale dont vous êtes le responsable. Pouvez-vous nous résumer cette étude ?

Pour la réalisation de cette étude, 13 chercheurs étaient mobilisés. C’est la première fois que nous avons une étude qui touche les cinq pays d’Afrique du Nord (Libye, Egypte, Tunisie, Maroc et l’Algérie). Jusque-là, toutes les recherches menées étaient focalisées sur des thèmes ou des régions précises.

Cette fois-ci, l’étude englobe tous ces pays dans une approche multidisciplinaire et comparative. La région Siwa d’Egypte, Djebel Neffoussa en Libye et leurs Touareg, la Kabylie, la région chaouie et les Touareg en Algérie, le Rif et le Moyen Atlas au Maroc ainsi que d’autres régions tunisiennes étaient prises comme échantillons. Nous nous sommes concentrés sur la présentation des Amazighes, où vivent-ils.

Car, jusque-là, nous avions tendance à uniformiser les berberophones. Les Amazighe sont pourtant partout. Et en se basant sur cela, j’ai envie de dire que le Québec est une ville berberophone en raison de l’importante immigration algérienne et marocaine. Et Paris aussi. Nous avons fait un rappel historique pour dire que nous sommes devant une historicité différente…

– Nous constatons que la revendication amazighe est récemment née dans les autres pays d’Afrique du Nord, à l’exception de l’Algérie et le Maroc…

En Tunisie c’est après la chute de Ben Ali, par exemple. La naissance de cette revendication en Tunisie, en Egypte ou en Libye est étroitement liée à l’ouverture politique. Qui pouvait imaginer qu’apparaîtrait en Libye un emblème amazigh, des chansons en tamazight avant 2012 ? Cette revendication était étouffée par les différents pouvoirs qui venaient de chuter. C’est aussi le Printemps arabe qui a permis l’émergence de la question amazighe. J’ai déjà dit que le Printemps arabe avait une phase d’un Printemps berbère dans certains pays.

Même en Algérie, c’est après ce mouvement des pays voisins et l’atmosphère de liberté et de changement qui a fait que tamazight est reconnue langue officielle et Yennayer est officiellement célébré. Même constat au Maroc. Il y a eu un changement et des avancées dans cette revendication. D’où le concept Etat-nation, c’est-à-dire la relation entre l’Etat et le citoyen. L’Etat devait reconnaître la diversité culturelle et linguistique et accepter la différence.

Autre aspect que nous avons essayé de décortiquer : la force sociale ainsi que les élites qui sont derrière l’amazighité. Il y a des forces économiques très puissantes, ce qui explique la grande intégration de ces élites. On va plutôt vers plus d’intégration dans l’Etat-nation qu’une ambition autonomiste dans ces pays.

Le mouvement amazigh demande plus d’intégration dans le corps national. C’est d’ailleurs pourquoi nous n’avons pas traité la question amazighe en termes de minorité. En Afrique du Nord, les berbérophones ne sont pas une minorité. C’est vrai que nous avons avons choisi les régions qui s’expriment encore en berbère comme point de départ de notre recherche, mais cela ne veut absolument pas dire que les autres ne sont pas amazighes.

Sociologiquement et culturellement, tous témoignent de l’amazighité de ces régions sans même prendre en considération l’expression langagière comme seul repère. Après l’homogénéité des villes, de la population… on se demande aujourd’hui qui aura le rôle de préserver la langue.

Car, après l’homogénéité, c’est à dire mariage entre ceux qui s’expriment en tamazight et ceux qui ne peuvent plus s’exprimer, on pourrait arriver à la perte de langue. Et c’est à ce stade là que l’Etat-nation, à travers l’école publique, intervient pour prendre le relais pour la préservation de la langue.

– Vous avez dit lors de la présentation de cette étude qu’Alger est la ville la plus amazighe. Sur quoi vous appuyez-vous ?

Alger est entourée d’une plus grande partie d’amazighophones, c’est-à-dire les Kabyles ainsi que l’immigration des Chaouis. Et en faisant une étude sur les langues parlées, on se rend compte que la capitale est la plus grande ville amazighe dans le monde. La grande majorité des Algérois sont des Kabyles. La Casbah, El Biar et autres quartiers d’Alger sont amazighs. La Kabylie est devenue une banlieue d’Alger… Et c’est le cas à Tripoli aussi…

L’étude énonce que l’Amazighité « est un facteur d’unité et d’homogénéité pour les peuples maghrébins», de même qu’elle constitue « un élément fédérateur des composantes des peuples de la région». Mais on ne parle jamais de mouvement amazight unifié… La revendication est la même dans tous les pays d’Afrique du Nord. Les différents mouvements s’écoutent entre eux. Les mouvements algérien et marocain sont un exemple pour les autres, à l’exception de certains détails.

Mais il faut noter une diversité des formes d’expression qui reflètent des diversités aux niveaux sociologique, culturel, démographique et géographique. Le mouvement amazighe n’est pas un, même s’il y a des liens communs. D’où d’ailleurs le débat sur le graphe à utiliser dans l’enseignement de tamazight. Ca reflète aussi les positions des élites au sain du mouvements.

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Un programme pour la promotion de la viande européenne sur le marché algérien

Publié le 20/04/2018, par dans Non classé.

Quatre ans après l’annonce en grande pompe de la création d’une société spécialisée dans l’élevage, l’abattage, la première transformation et la commercialisation du bétail entre la SGP Proda et l’association Interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev), l’on apprend que le projet est tombé à l’eau.
C’est du moins ce qu’a révélé, le 18 avril dernier, Emanuel Bernard, vice-président de la commission export de la filière bovine en France lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du programme de l’Union européenne (UE) pour la promotion en faveur de la viande bovine européenne sur le marché algérien. Un programme lancé officiellement cette semaine dans le cadre d’un séminaire technique organisé en présence d’opérateurs économiques algériens intervenant dans cette filière.

Il a été question de débattre entre les deux parties des opportunités d’affaires algéro-européennes dans la filière de la viande bovine. Du côté européen, la présence était plutôt française avec l’objectif d’intensifier la présence sur le marché algérien de la viande bovine fraîche (la congelée étant interdite d’importation). Finalement, le cap est mis sur le commerce au lieu de l’investissement avec l’annulation du projet et cette volonté des acteurs français de la filière bovine de commercialiser leurs viandes en Algérie.

« Le travail entre professionnels est plus intéressant. Les accords signés entre responsables politiques n’ont pas donné de résultats», a déclaré Emanuel Bernard. Ainsi, ce sont ces échanges qui vont donner suite à des accords politiques. En attendant, la France, qui exporte vers 40 pays dont l’Algérie une quantité oscillant entre 2000 à 3000 tonnes annuellement compte augmenter ses parts de marché de 30% tout en assurant sur la qualité du produit et sa certification « hallal» par la mosquée de Paris.

Car l’Algérie représente un gros potentiel en matière de viande bovine pour l’Europe, classée troisième producteur mondial avec 7,8 millions de tonnes produites en 2016 dont 20% proviennent de France. Parallèlement, le taux d’autosuffisance en viande bovine sur le marché local est de 55%, un taux en deçà des besoins de la population.

« C’est dans ce contexte que la viande bovine européenne interviendra pour offrir au consommateur algérien le meilleur rapport qualité/prix, en mettant à profit la proximité géographique entre l’Europe et l’Algérie pour réduire les coûts», indiquent les initiateurs de ce programme, qui fait partie d’autres actions cofinancés par l’UE pour la valorisation des méthodes de production européennes dans les domaines de l’agriculture, de l’environnement et de la protection sanitaire des consommateurs. Lire la suite

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Printemps noir… la douleur est toujours là

Publié le 20/04/2018, par dans Non classé.

17 ans après, le 18 avril 2001, nous commémorons le Printemps noir, le jour où le jeune Massinissa Guermah est mortellement blessé par balle. Elément déclencheur de Thafsut tavarkant. Des manifestations, des émeutes, des morts… une révolte. La plateforme d’El Kseur était née. Point avec les leaders.
Mercredi 18 avril à Tizi Ouzou, à Aguni Arus, à Tizi Hibel, à Beni Douala. C’est un père encore abattu, triste, fatigué et aujourd’hui encore plus malade. Khaled Guermah se recueille en compagnie de plusieurs groupes de membres d’associations, de citoyens, d’amis et proches sur la tombe de son fils. Massinissa, assassiné le 18 avril 2001, à la veille de la commémoration du Printemps berbère, par des gendarmes. Un assassinat qui a ouvert un épisode sanglant en Kabylie.

C’est le Printemps noir. On dénombre 126 jeunes morts, des milliers de blessés mais surtout des personnes handicapés. Des événements sanglants qui ont duré des mois. Aujourd’hui, c’est encore un souvenir douloureux au goût d’inachevé pour la famille Guermah, qui réclame encore « justice».

Pour le papa, il ne s’agit pas seulement du gendarme qui a tiré sur son fils mais de ceux « qui ont donné l’ordre» qui doivent être punis. Le document envoyé en 2003 par les autorités locales de Tizi Ouzou où le statut de « martyr» est attribué à Massinissa, qui aujourd’hui aurait eu 37 ans, ne le soulage pas.

Les acquis de tamazight comme langue nationale officielle, l’officialisation de Yennayer, tamazight di lacul non plus, si ce n’est une « satisfaction relative» à une identité pour laquelle a fortement payé le prix. Khaled Guermah s’est livré à El Watan week-end. « La situation s’aggrave de plus en plus.

Le sentiment de douleur et d’injustice me hante. Je vis encore le choc. A chaque coin du village, ses amis, aujourd’hui tous mariés et qui ont des enfants, me rappellent ce fils perdu», témoigne Khaled Guermah. La justice ? « Elle n’existe malheureusement pas en Algérie», nous répond-il.

Justice

« Ma vie s’est brisée à la mort de mon fils, même si je sais que je ne suis pas le seul.» L’idée de se constituer en association ne trouve pas encore son chemin, même si Belaid Abrika, un des leaders du mouvement des arch, affirme que cette option se fera tôt ou tard, « ne serait ce que pour préserver la mémoire de ces martyrs».

Une mémoire que Guermah est certain que la Kabylie préservera, mais il a tout de même quelques inquiétudes sur la nouvelle génération : « Quand je rencontre des jeunes, des adolescents nés après 2001, je leur demande ce que signifie pour eux le 18 avril… Ils ne savent pas !» Un pincement au cœur. Le père de Massinissa ajoute : « Je suis persuadé qu’il s’agit bien du symbole d’une révolte et d’une région.» La révolte d’une région qui a fait des victimes, mais qui a aussi apporté des acquis, même s’il y a eu « perte de temps».

Amertume

Noureddine Mezzala, co-rédacteur de la plateforme d’El Kseur, délégué de Boumerdès et un des rapporteurs de la délégation chargée des négociations avec le gouvernement à l’époque, évoque un sentiment d' »amertume». « 17 ans, j’estime qu’on a mis beaucoup de temps pour reconnaître Yennayer et officialiser tamazight.

Il y a eu perte de temps alors que tout ce qui est venus ces dernières années étaient inscrits dans la plateforme d’EL Kseur», précise-t-il, en rappelant que cette plateforme était « une et indivisible». Un concept sur lequel Mezzala insiste beaucoup, en évoquant aussi tamazight comme un « ciment».

17 ans plus tard, Mezzala parle d’une « satisfaction objective» des revendications car la plupart sont restées sur la table des négociations et sont « périodiquement traitées», comme par exemple le rapport Issaad, Yennayer ou l’officialisation de tamazight. Mais c’est « un acquis historique et civilisationel puisqu’il était un des points phares de la plateforme», selon Belaid Abrika.

Une structure qui n’est aujourd’hui pas visible ou qui n’existe plus. « Un mouvement qui aurait dû être destitué en janvier 2005, à l’issue de la réunion avec le chef du gouvernement de l’époque, pour la mise en œuvre et la concrétisation de la plateforme». C’est du moins l’avis de Mezzala, qui ajoute : »Ce mouvement transparaissant a même trop duré» puisque c’est un peu dans la « mission accomplie». Et c’est au peuple de reprendre le relais et le flambeau.

Continuité

Mais Belaid Abrika développe une autre réflexion dans le sens où l’objectif de l’alternance démocratique, l’égalité, la justice, la lutte contre l’impunité ne sont pas encore atteints. Mais aussi la deuxième République. C’est-à-dire un mouvement citoyen, dont la dynamique n’a rien à se reprocher, a encore du travail à concrétiser.

« Cette génération de jeunes a sa place dans ces perspectives d’équilibre et c’est d’ailleurs ce à quoi songe le mouvement citoyen», dit Abrika. Il est aussi attaché, explique Abrika, « à la question liée à l’impunité des responsables toujours au pouvoir et en dehors du pouvoir. Nous insistons pour qu’ils soient traduit devant le tribunal».

Mais un mouvement qui a eu le mérite d’avoir existé, selon Noureddine Mezzala et « aucune lutte n’est perdue». Aussi dit-il, en soutenant les propos d’Abrika, il n’y a que les « luttes qui ne sont pas engagées qui sont perdues». « Ce n’est pas un combat vain, comme certains veulent le transformer aujourd’hui. Nous nous sommes battus dans la rue, sur la table des discussions.

Dans tout mouvement y a des points négatifs et d’autres positifs. Mais il reste un mouvement repère de citoyenneté en Algérie. Un élément déclencheur d’une seconde République que nous voulons. Ceux qui sont morts l’ont fait pour l’honneur, la dignité et la liberté.» Il insiste : « Il y a ceux qui se limitent à la symbolique et ceux qui inscrivent la revendication de tamazight comme projet de société.»
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