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Publié le 14/10/2015, par dans Non classé.

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 » Hafl Itizal » rafle deux prix au Festival international du théâtre en Jordanie

Publié le 20/09/2017, par dans Non classé.

AMMAN- La pièce de théâtre « Haf Itizal » présentée par l’association culturelle  » Skamla » de Bou Ismaïl (Tipaza), à la 10e édition du Festival international du théâtre en Jordanie a raflé deux prix à la clôture de cet événement qui a vu la participation de 9 pays arabes.

La pièce théâtrale algérienne a décroché le prix de la meilleure scénographie attribué au réalisateur Khaled Belhadj, ainsi que le prix de la meilleure actrice dans un second rôle remis à la jeune comédienne Chiraz Ben Razika.

A cette occasion, Chiraz a exprimé son immense joie pour cette première distinction internationale, affirmant que ce prix « est pour elle une motivation pour travailler davantage et exceller dans cet art qui reste sa passion ».

Le président de l’association « Skamla », Kasdi Mehdi, a fait part de sa grande fierté quant à cette distinction, ajoutant que le succès de ‘Hafl Itizal’, dans sa toute première sortie internationale, « est celui de la jeunesse algérienne éprise de cet art, créative et qui tend, en dépit des difficultés matérielles et financières, à porter haut et fort la voix de l’Algérie à travers la scène théâtrale ».

Il a appelé les responsables chargés du secteur de la culture, du théâtre et des arts à se fier aux potentialités de cette jeunesse et à lui apporter le soutien nécessaire.

Ont pris part à cette 10e édition du festival international, le pays organisateur (Jordanie), l’Algérie, la Tunisie, la Libye, les Emirats Arabes Unis, le Soudan, l’Egypte, l’Arabie Saoudite et le Bahreïn.

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«La planche à billets est une fuite en avant»

Publié le 20/09/2017, par dans Non classé.

Le troisième et dernier jour des débats autour du plan d’action du gouvernement a vu l’intervention, dans la matinée d’hier, de près de 80 députés, alors que tard dans l’après-midi, c’était le tour des 10 présidents des groupes parlementaires de prendre la parole.
Les 9 députés du RCD, à leur tête le président du parti Mohcine Belabbas, ont tous intervenu pour fustiger le contenu de la feuille de route présenté dimanche dernier par Ahmed Ouyahia. Le patron du RCD a rappelé au chef de l’Exécutif les accusations récentes de noircir la situation des partis au pouvoir à l’encontre du RCD : « Aujourd’hui, c’est vous-même qui présentez une situation plus inquiétantes que nous l’avions pensée, plus noire que nous l’avions dépeinte. Une crise plus aiguë que nous l’avions imaginée.»

Pour Belabbas, la gravité de la crise n’a pas été suffisante pour convaincre le gouvernement de l’urgence d’une refondation structurelle à tous les niveaux et dans les multiples domaines. « L’analyse du contenu de votre plan d’action du gouvernement montre que vous faites l’impasse sur la dégradation générale de la situation du pays et, plus grave, vous en niez les causes dont vous êtes un des acteurs les plus actifs et les plus anciens», accuse le président du RCD qui brosse un tableau peu reluisant de la situation qui prévaut dans le pays.

Il déplore l’absence, dans le plan d’action, de solutions crédibles à même de remettre en cause le système rentier et bureaucratique qui a provoqué la faillite de l’Etat, qui bloque la création d’entreprises et qui entrave le fonctionnement de celles qui survivent. « Depuis 2014, vous avez trouvé en la chute du prix du pétrole le coupable dans la faillite économique actuelle. Votre planche à billets incomparable avec celle des pays développés respectueux de l’autonomie de leur Banque centrale transformerait la Banque d’Algérie plutôt en banque faussaire», avertit Belabbas, dont le parti votera contre le plan du gouvernement.

La crise est avant tout politique

Atmane Mazouz, du même parti, estime que depuis longtemps les exercices des chefs de gouvernement et des ministres se suivent à l’intérieur de l’hémicycle, mais ne diffèrent guère. Souvent, explique-t-il, très abondants dans leurs assurances et capacités à régler les problèmes de la nation, alors que dans la réalité, les Algériens, selon Mazouz, savent bien que ce ne sont que des vœux pieux et des promesses sans lendemains, car habitués aux sombres bilans qui en résultent.

Pour ce qui est des présidents des groupes parlementaires, Chafaa Bouaiche du FFS a estimé, dans son intervention, qu’il ne peut y avoir de développement quand il n’y a plus de confiance entre le gouvernant et les gouvernés. « La crise est avant tout politique», explique Bouaiche.

La preuve, dit-il, est qu’aujourd’hui les députés débattent le plan d’action du gouvernement Ouyahia, trois mois seulement après l’adoption du plan d’action du gouvernement Tebboune qui contenait les mêmes notions et les mêmes ambitions. « Ce que nous avons vécu durant les trois derniers mois est une image confirmant l’instabilité de la décision au sein de l’Etat et ses institutions», tranche le député et illustrant ses propos par des exemples concrets : « Au mois de mai, Sellal a signé des décisions avant qu’elles ne soient annulées par Tebboune, et ensuite Ouyahia a annulé les décisions de ce dernier.»

Un débat national s’impose

« Comment convaincre les Algériens de l’existence d’une stratégie et d’une méthodologie pour faire face à la crise économique ? », s’interroge le représentant du FFS, convaincu que la majorité qui gère le pays depuis 1999 a échoué et n’a pas pu changer la nature de l’économie nationale basée sur la rente.

Pour ce qui est du financement non conventionnel, tous les experts, rappelle Bouaiche, qu’Ouyahia qualifie de théoriciens, s’accordent à relever les dangers de cette démarche. « Nous voudrions aussi rappeler qu’il n’y a pas de comparaison à faire entre notre économie fragile et celles des pays développés», souligne Bouaiche, précisant que notre économie ressemble plutôt à celle du Venezuela et la Grèce.

« Les appréhensions résident dans la révision de la loi sur la monnaie et le crédit qui constitue un véritable danger pour l’économie nationale en l’absence des mécanisme d’un véritable contrôle», affirme le député. Avis partagé par le PT Djelloul Djoudi, responsable du groupe parlementaire : « La planche à billets peut avoir des répercussions négatives à cours terme sur le pouvoir d’achat des citoyens et provoquera l’inflation.

Nous ne sommes pas la grande-Bretagne, ni le Japon, encore moins les Etats-Unis», explique Djoudi, pour qui la planche à billets est une fuite en avant dangereuse. La solution pour le PT réside dans l’ouverture d’un débat national, démocratique pour tenter de trouver des solutions appropriées à la crise qui secoue le pays. Lire la suite

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Vers un nouvel étiquetage alimentaire

Publié le 20/09/2017, par dans Non classé.

Le ministère du Commerce prévoit l’introduction obligatoire, dès le début de 2018, d’un nouvel étiquetage alimentaire indiquant le taux de sucre et de sel.
Face à la propagation des maladies chroniques, telles que le diabète, l’hypertension artérielle, l’obésité et autres maladies cardio-vasculaires, notamment chez les enfants, nous avons opté pour cette démarche qui a pour but essentiel de protéger la santé du consommateur», a indiqué Sami Kolli, directeur de la qualité et de la consommation au ministère du Commerce, lors d’une rencontre internationale organisé, hier, par ce ministère au Palais des expositions, Pins Maritimes, à Alger.

Placée sous le slogan « Mangeons sain», cette rencontre a été l’occasion de zoomer sur les dangers du sucre blanc raffiné et les excès de sel sur la santé humaine sur le moyen et le long termes. « Soutenir l’information et la sensibilisation du consommateur algérien dans tous les sujets qui concernent sa santé et sa sécurité est notre principal objectif.

Développer la culture de consommation et du danger chez ce dernier en est également un. Même si nous sommes les plus grands concernés par cette démarche, nous avons fait appel à nos partenaires, à savoir les ministères de l’Agriculture et du Développement rural, de l’Industrie et celui de la Santé, de la Famille et de la Réforme hospitalière ainsi que le mouvement associatif afin d’entamer cette nouvelle démarche dans la protection du consommateur dans les meilleures conditions possibles», explique notre interlocuteur qui confirme que l’ambition du ministère par cette démarche est de proposer un produit local sain qui non seulement préservera la santé du citoyen mais aussi contribuera à la réconciliation entre ce dernier et le produit « Made in bladi».

Car, notamment, il existe plusieurs produits algériens naturels et de terroir qui sont d’une qualité irréprochable et très bénéfique pour la santé, dont les dattes, la figue et l’huile d’olive qui n’attendent qu’un peu de promotion.

« Pour mettre à exécution notre projet, nous avons mis en place plusieurs mesures, à savoir essentiellement l’étiquetage nutritionnel obligatoire, dont le texte exécutif est en cours de signature par les ministres concernés qui sont ceux de l’Industrie, la Santé, l’Agriculture et du Commerce. Il entrera en vigueur en 2018. Il comportera, dans un design simple à comprendre, la contenance du produit, notamment en sucre et autres et sa valeur énergétique.

« Contrairement à ce qui a été dit par certains, cette diminution est également bénéfique pour les industriels qui pourront entrer dans une véritable concurrence et pourront également investir les marchés internationaux dont les taux de sucre, de sel ainsi que l’étiquetage sont bien réglementés», ajoute M. Kolli qui affirme la bonne volonté des industriels, notamment les producteurs de boissons, d’adopter ce nouveau modèle au point où certains, même si des conventions de partenariats et des engagements ne sont pas encore signés, ont déjà entamé la procédure en diminuant de 30 grammes la teneur en sucre de leurs produits. Pour le sel, des efforts sont également consentis de la part des industriels dont certains sont allés directement vers la diminution de près de 20% dans le taux de sel.

Concernant le respect du palais gustatif, M. Kolli considère qu’il est inutile de le respecter, étant donné que le consommateur s’habituera facilement au goût des nouveaux produits faibles en sucre et en sel, vu qu’il s’agit de sa propre santé et de celle des siens. Le ministère compte également mettre des freins aux messages publicitaires mensongers, dont essentiellement ceux destinés aux enfants. Un code de déontologie pour les publicités commerciales et promotionnelles est également en voie de préparation.

Pour le Dr Akbache, représentant de l’école des sciences de l’alimentation et des industries agroalimentaires, il existe plusieurs techniques à la portée des industriels afin de garder la même qualité gustative des produits sans pour autant ajouter du sucre et du sel à leurs produits. L’Association de protection du consommateur et de son environnement (Apoce) s’est félicitée de cette démarche et espère que des mesures suivront pour tous les autres produits sur le marché algérien. La Société algérienne de nutrition et de médecine orthomoléculaire présente lors de cette rencontre a encore une fois élevé la voix contre le sucre blanc et la farine blanche raffinés qui ne sont pas moins nocifs.

Elle est allée jusqu’à réclamer l’interdiction de toute forme de publicité pour le sucre blanc raffiné et pour tous les produits qui en contiennent et taxer ces produits, notamment les boissons. Signalons qu’il existe en Algérie 3 millions de diabétiques et 1 Algériens sur 5 est hypertendu. La facture d’importation de sucre est également faramineuse et a augmenté durant les 7 premiers mois de l’année en cours de 36% pour atteindre plus 698 millions de dollars. Lire la suite

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Une option qui ne traite pas le mal à la racine

Publié le 20/09/2017, par dans Non classé.

Le recours à l’émission d’une nouvelle monnaie nationale, en situation de difficultés financières, voire de crise économique, est une option sur laquelle les avis des experts divergent.
Bien que certains pays aient opté, dans leur stratégie de sortie de crise, pour une nouvelle monnaie afin de mettre un terme à l’écart considérable entre les taux de change officiel et informel, ou absorber la masse monétaire en circulation en dehors du circuit officiel, le changement de monnaie ne serait tout de même pas une bonne solution, s’il n’est pas accompagné d’une réforme profonde du système financier et de mesures traitant les dysfonctionnements observés à l’origine.

Pour l’expert Abderrahmane Benkhalfa, l’émission d’une nouvelle monnaie serait, dans le cas de l’Algérie, la pire chose à faire, car, selon lui, il s’agit d’une option qui s’éloigne de la réalité des choses, en ce sens qu’elle ne traite pas le mal à la racine. Si les pouvoirs publics n’ont pas réussi dans leur tentative d’absorption des fonds circulant dans les circuits informel, avec les divers dispositifs mis en place, la création d’une nouvelle monnaie ne règlera pas, non plus, ce problème et créera, pis encore, « une situation de méfiance et de manque de confiance» au sein des acteurs économiques (consommateurs, producteurs et investisseurs) et des citoyens en général.

L’expert Benkhalfa propose plutôt d’agir sur les causes qui ont conduit à l’apparition des différents phénomènes nuisibles à l’économie (taux de change parallèle, capitaux hors circuit bancaire, dégringolade de la valeur du dinar, évasion fiscale, corruption…), tout en faisant adhérer les citoyens, de manière volontariste, aux mesures prises par le gouvernement. L’expert affirme, par ailleurs, que l’émission d’une nouvelle monnaie n’est pas une mince affaire, puisqu’elle nécessite de lourds investissements en un temps très court.

Il fera référence à la situation qui prévaut actuellement en Inde, où le gouvernement, mal préparé, a décidé de retirer 80% de la monnaie en circulation, créant ainsi une situation de transition où des millions de personnes se sont retrouvées sans argent liquide, alors que l’économie du pays fortement dépendante des liquidités se voit menacée de paralysie.

La création d’une nouvelle monnaie algérienne serait donc une option risquée, au vu de l’instabilité macroéconomique du pays. Il n’en demeure pas moins que d’autres spécialistes n’hésitent pas, aujourd’hui, à appeler à la nécessité d’une nouvelle monnaie nationale qui aura pour objectif de la rendre indépendante des marchés spéculatifs, avec une sortie définitive du cycle interminable de dévaluation.

Ansi, soutient l’économiste M’hamed Hamidouche, « la Banque d’Algérie devrait opter pour un nouveau dinar dont la valeur sera divisée par dix, afin de supprimer toutes les pièces métalliques qui n’ont plus aucune valeur et réduire ainsi la masse monétaire circulant sur le marché». Mais pour ce spécialiste, cette option ne saurait être envisagée que lorsque la Banque d’Algérie deviendra une institution totalement indépendante dans ses choix.
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Une APN loin de la crise

Publié le 20/09/2017, par dans Non classé.

En plus de l’absentéisme remarqué des parlementaires, l’Assemblée populaire nationale arbore une sérénité à la limite de la décence, alors qu’une angoisse générale s’est emparée des Algériens à l’heure de l’exacerbation de la crise financière dans le pays.
Les travées de l’Assemblée populaire nationale sont visiblement moins animées en ce troisième jour des débats sur la le plan d’action du gouvernement. L’hémicycle affichait quasi vide lors de la séance matinale. A la reprise vers 14h30, quand Ahmed Ouyahia et les quelques ministres qui l’accompagnaient prenaient place, la majorité des bancs étaient tout aussi inoccupés que la matinée. On pouvait facilement compter le nombre de présents. Signe de l’affaiblissement institutionnel du Parlement. Il n’est plus ou il n’a jamais été l’enceinte qui abrite l’essentiel du débat national.

Fetta Sadat du RCD, plongée dans la relecture de son texte avant son intervention, entourée de quelques-uns de ses camarades, se désole tout de même de cet absentéisme remarqué et persistant. L’essentiel des députés absents appartiennent à la majorité, notamment au FLN. Le patron de l’ex- parti unique « aurait passé le mot à ses parlementaires pour ne pas remplir la salle (hémicycle) à Ahmed Ouyahia» susurre-t-on à l’Assemblée. « Ils sont occupés à préparer les listes électorales en prévision des élections locales», tente d’expliquer un député.

Le chef du groupe parlementaire du FLN, Saïd Lakhdari, paraît « actif et en mouvement» pour assurer la présence de son parti et combler l’absence perceptible de ses camarades. Même tendance à l’absentéisme aussi chez les parlementaires islamistes du MSP dans sa version Menasra qui adoptent une attitude « conciliante» vis-à-vis du gouvernement.

Cependant, ce qui retient l’attention en ce troisième jour des débats parlementaires sur l’action du gouvernement, c’est l’état d’esprit politique des députés. Chez la majorité des élus de la représentation nationale présente hier à l’Assemblée, l’ambiance est plutôt tranquille, pas du tout en état d’alerte, eux qui s’apprêtent à adopter un plan d’action dans un contexte de crise majeure.

Si les indicateurs économiques du pays virent dangereusement au rouge, le moral des parlementaires est plutôt serein. Joyeux, bravaches, l’air sûr, les députés de la majorité parlementaire ne semblent pas gagnés par la peur panique qui s’empare de l’opinion et qui redoute un lendemain social désenchantant. L’angoisse sociale s’arrête au boulevard Zighoud Youcef.

Le béton armé de la Chambre basse du Parlement est imperméable aux inquiétudes des citoyens. Une part importante de ses occupants est d’un détachement déconcertant. Un déni des réalités fâcheuses. Les alertes émises par les experts, les mises en garde lancées par l’opposition trouvent moins d’échos dans le camp de la majorité parlementaire.

Comment l’être alors que le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, les a balayées, non sans dédain, lors de la présentation de son plan d’action dimanche passé ! « Il ne faut pas s’alarmer. Contrairement aux affirmations de certains, les fondements de l’économie du pays restent solides», tente de convaincre un député du RND qui rappelle que le patron de son parti (Ouyahia) « devait être nommé Premier ministre en 2014, au lendemain de la présidentielle.

On n’en serait pas là aujourd’hui», regrette-t-il paradoxalement. « Cessons de noircir le tableau», renchérit une députée du FLN. Interrogée sur le fait qu’elle vote pour l’adoption d’un nouveau plan d’action trois mois après avoir voté celui de Abdelmadjid Tebboune – deux plans d’action que l’essentiel oppose – cette dernière ne semble pas embarrassée, balayant la question d’un hochement de tête suivi d’un haussement d’épaules.

Elle ne dira rien. Le fait de convoquer l’Assemblée nationale pour adopter un nouveau plan d’action du gouvernement trois mois seulement après le vote du plan Tebboune ne dérange pas tous les députés. Beaucoup d’entre eux d’ailleurs commencent leur intervention par féliciter Ahmed Ouyahia pour sa nomination au Palais Docteur Saadane et « la confiance que place en lui son Excellence le président de la République» ! Eux qui louaient il y a à peine quelques semaines les « mérites et les compétences de Abdelmadjid Tebboune». Normal ! Pour les députés de la majorité, il faut vite enterrer l’ancien Premier ministre.

Certains n’hésitent pas à le « flinguer». Retournement de position consacré comme ligne de conduite dans la maison-mère. Cependant, cette attitude choque chez les parlementaires de l’opposition, estimant que la situation est pour le moins intenable. « Contrairement aux assurances que tentent de distiller les partisans du pouvoir, la situation du pays est inquiétante. Le limogeage de Tebboune et la nomination d’Ouyahia dans les conditions que l’on sait témoignent d’une instabilité chronique, de la faillite du système de gouvernance.

La crise est d’abord politique, sinon comment expliquer qu’en quelques mois seulement nous avons assisté à des décisions, contre-décisions et annulations de décisions prises par trois Premiers ministres qui appartiennent à la même majorité ? Le pouvoir est en train de compromettre les chances minimes qui restent pour le pays», éructe Djamel Bahloul du FFS, qui tranche avec l’ambiance molle d’un Parlement qui donne l’impression d’être en décalage avec la population inquiète. Dans la même lancée, à la tribune, le président du RCD, Mohcine Belabbas pilonne le gouvernement d’Ahmed Ouyahia qui écoute et encaisse.

« Comme d’habitude, vous vous dédouanez de la responsabilité qui est d’abord celle d’un gouvernement qui depuis 18 ans a été incapable d’avoir une vision claire, ni d’anticiper sur les événements pour concevoir un projet et exposer une stratégie adéquate en matière de développement», bombarde-t-il. Et pendant ce temps, le bouillonnant député Khaled Tazaghart sensibilise des collègues parlementaires pour signer une lettre interpellant le Premier ministre pour intervenir rapidement et débloquer le projet industriel du groupe Cevital à Béjaïa.

Cette « demande urgente», signée par les membres du groupe du Front El Moustakbel et des les députés du RCD, a été remise à M. Ouyahia. Ces deux séquences étaient les seuls moments marquants d’une journée « ordinaire et banale» à la Chambre basse, où certains députés s’emploient à assumer leur rôle et surtout de tenter de donner à l’institution parlementaire un peu de punch et de la vigueur en ces temps de crise qui commande une implication forte de la représentation nationale.
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Près de neuf millions de mines détruites

Publié le 20/09/2017, par dans Non classé.

Les opérations de déminage ont commencé dès la fin de la guerre de libération.
Aux avant-postes, d’anciens membres de l’ALN, qui se sont fait fort de détruire, avec des moyens dérisoires, quelque 11 mines installées aux frontières est et ouest du pays, le long des lignes Challe et Morice, construites à partir de juillet 1957. Le génie militaire reprend les opérations qui ont permis, selon un décompte communiqué par le ministère de la Défense, la destruction de près de neuf millions de mines (8 854 849) et la dépollution de 62 421 hectares de terres à vocation agricole et pastorale des régions touchées à l’est et à l’ouest du pays.

Les opérations menées d’arrache-pied par le génie de combat s’étaient déroulées en deux phases : la première de 1963 à 1988, s’est soldée par la destruction de 7 819 120 mines et la dépollution de 50 000 hectares de terres le long des frontières est et ouest du pays (700 km le long de la frontière marocaine et sur 460 km le long de la frontière tunisienne).

La seconde phase, lancée en présence du président de la République en novembre 2004, a été complètement achevée le 1er décembre 2016. Elle a permis la destruction de 854 186 mines antipersonnel et la dépollution de 12 421 hectares de terres. L’ANP a procédé, lundi, à la destruction du stock restant de mines antipersonnel détenu par l’armée, en conformité avec les obligations internationales découlant de la mise en œuvre de la Convention dite d’Ottawa, sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction.

L’opération menée au cours d’une cérémonie présidée par le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense, chef d’état-major de l’ANP, coïncide avec le 20e anniversaire de l’adoption de la Convention d’Ottawa, conclue à Oslo le 18 septembre 1997 et ratifiée par l’Algérie le 17 décembre 2000. Lire la suite

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