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Publié le 14/10/2015, par dans Non classé.

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«Les initiatives locales de développement solidaire peuvent constituer une alternative viable et durable»

Publié le 24/02/2018, par dans Non classé.

– Une dynamique est née ces dernières années en Kabylie. Quelques villages ont décidé d’engager des projets de développement après l’échec des politiques publiques depuis 1962. Comment interprétez-vous ce phénomène qui est, c’est le moins qu’on puisse dire, à cheval entre la sociologie et l’économie ?

Le développement ne peut être réduit à des étapes linéaires de croissance excluant les spécificités structurelles et socioculturelles des sociétés. Le développement nécessite une approche socioéconomique et historique et une prise en compte des caractéristiques des structures sociales et culturelles des communautés locales pour mieux appréhender et intégrer la logique et la dynamique de ses acteurs.

L’Algérie, après l’indépendance, avait opté pour un modèle de développement dit des industries « industrialisantes», orienté vers des industries lourdes comme la sidérurgie, la métallurgie, la mécanique, la chimie et l’énergie. Ces industries ont été dotées d’un capital technique de dernière génération, mais vite rétrogradées sous l’effet de la désarticulation et dysfonctionnement de ce modèle en déphasage avec les spécificités socioéconomique du pays.

Faut-il rappeler que durant la crise économique des années 1990 et l’application du Plan d’ajustement structurel (PAS), les communautés villageoises en Kabylie ont orienté davantage les actions de l’organisation sociale villageoise (tajmaat) vers les besoins socioéconomiques des villages en réalisant des infrastructures de base, eau, électricité, assainissement, aménagements, etc.

Les comités de village ont joué un rôle important dans le développement local et la prise en compte des besoins réels des populations villageoises. Cette dynamique n’est pas récente, elle est ancestrale ; elle a certes traversé des crises, mais elle a su resurgir et évoluer. Son fondement peut être appréhendé dans l’auto-organisation et l’esprit de solidarité qui structurent les communautés villageoises de la Kabylie.

– C’est une entreprise unique au monde que des citoyens financent eux-mêmes leur propre développement, avec leurs propres moyens, souvent rudimentaires. Quelles leçons peut-on tirer de ces expériences exceptionnelles dans un pays qui peine à s’ouvrir des perspectives réelles de développement ?

Le financement solidaire du développement dans les villages de la Kabylie est une réalité concrète. Ces pratiques de financement sont ancrées dans la dynamique collective auto-organisationnelle des villages.

La mobilisation des financements solidaires via notamment les caisses villageoises, les envois de fonds des émigrés et la participation des associations du village ont montré leur efficacité et une certaine innovation sociale dans la gestion des projets (étude, financement, suivi et réalisation). Ces dernières années, les villages ont réalisé des projets lucratifs générateurs de revenus (location des salles de fêtes, cybercafés, bus de transport).

Il faut aussi souligner que ce système de financement solidaire villageois est fortement soutenu par les fonds de la communauté des émigrés établis à l’étranger. L’organisation et l’institutionnalisation de ces pratiques vont les pérenniser davantage et même créer une relation institutionnalisée avec les collectivités locales et les institutions financières.

– Tiferdoud est l’exemple le plus édifiant de ces initiatives. Ses habitants ont des projets ambitieux pour développer une économie locale, construite sur le développement durable, l’écologie (le recyclage des déchets) et le tourisme de montagne. Pensez-vous que cela est du domaine du réalisable à l’échelle d’un village s’il n’y a pas d’accompagnement et un environnement qui appuient et mettent en valeur de tels projets ?

L’environnement juridique et institutionnel du pays ne permet pas le développement de ces pratiques qui relèvent en réalité de l’économie sociale et solidaire. Les initiatives solidaires existent et se développent dans les villages, mais l’Etat doit les accompagner avec un cadre réglementaire adapté voire des financements.

L’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi Ouzou, à titre d’exemple, a accompagné ces dynamiques écologiques de protection de l’environnement dans le cadre du concours du village le plus propre, dédié à la mémoire de Aïssat Rabah. Cette initiative a été bien accueillie par les comités de village (372 villages qui participent depuis 2013).

On relève que les communautés villageoises sont fortement engagées dans la protection de l’environnement et pour rendre leurs villages attractifs. Certains comités de village ambitionnent la valorisation de leur patrimoine matériel et immatériel en vue de développer le tourisme solidaire de montagne.

Aussi, il est important de souligner l’implication des femmes dans ces actions de développement et de protection de l’environnement. Les structures traditionnelles kabyles sont dominées par les hommes et les femmes ne participent pas dans la délibération du conseil du village (tajmaat). Ces dernières années, les femmes se sont structurées dans des associations culturelles et environnementales et participent avec le comité du village dans plusieurs actions de développement.

– Que faut-il faire pour que cette dynamique devienne constante et que les projets ambitieux qui s’y inscrivent soient réalisables pour stabiliser les populations et leur donner les moyens pour atteindre leurs buts ?

Le développement local nécessite l’engagement et la participation inclusive des acteurs locaux et ne devrait pas exclure les structures sociales et politiques traditionnelles d’un territoire. La prise en considération des spécificités de ces structures s’est avérée nécessaire pour l’adaptation de toute action de développement aux besoins réels des sociétés locales.

Cela suppose aussi un modèle d’organisation décentralisé de l’Etat. La décentralisation est perçue comme une condition capitale pour la gouvernance locale et le développement local participatif. Elle ne peut, en effet, se limiter à la délégation des pouvoirs de décision ou de délibération aux institutions administratives officielles et formelles de l’Etat.

Autrement dit, la décentralisation ne doit pas occulter les structures sociopolitiques traditionnelles qui sont dans certains pays en voie de développement indépassables du fait de leur rôle et l’ancrage politique, culturel et social. Je pense que c’est à travers cette approche que les comités de village doivent être intégrés et institutionnalisés en mettant en place un dispositif légal et institutionnel adéquat et adapté à leurs spécificités, et en respectant également leur fonctionnement démocratique.

La loi 12-06 relative aux associations ne convient pas à l’organisation sociale du village. Je pense qu’il faut mettre un autre cadre réglementaire susceptible de faire sortir ces pratiques de développement de leur caractère informel et les pérenniser en créant des institutions villageoises de développement.

– Est-ce que ces initiatives en Kabylie peuvent constituer une véritable alternative de développement dans la région ? Ou du moins offrir un environnement qui favoriserait une réelle dynamique Lire la suite

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«Des migrants maliens, guinéens et sénégalais renvoyés au Niger»

Publié le 24/02/2018, par dans Non classé.

Le Niger accuse officiellement les autorités algériennes de renvoyer les migrants subsahariens. Son ministre de l’Intérieur, Mohamed Bazoum, affirme que des jeunes de nationalités malienne, guinéenne et sénégalaise sont renvoyés au Niger, alors qu’ils n’ont aucun lien avec le pays.
« Les autorités algériennes ont tendance à expulser les migrants vers le Niger. Quelque 770 jeunes sont en transit, dont l’écrasante majorité est constituée d’Africains de l’Ouest renvoyés d’Algérie. L’Algérie doit rapatrier ces migrants chez eux», lance le ministre nigérien à l’occasion de sa visite, jeudi dernier, au centre de transit des migrants ouest-africains de l’OIM à Agadez (nord du pays).

S’exprimant au micro de RFI, le ministre de l’Intérieur du Niger dénonce, pour la première fois, cette situation, depuis le début de l’opération de rapatriement des migrants subsahariens qui séjournent d’une manière clandestine en Algérie. « Un peu moins du tiers des migrants vivant dans le centre d’Agadez sont des ressortissants nigériens», affirme le membre du gouvernement du Niger, assurant que son pays mettra tous les moyens pour les accueillir.

« Nous sommes prêts à accueillir tous les Nigériens que les Algériens ne souhaiteraient plus voir sur leur territoire. Cela ne nous pose aucun problème. Et aussi longtemps qu’ils en renverront, nous serons disposés à les accueillir à la frontière et à les ramener, chacun chez lui», dit-il. Selon Bazoum Mohamed, le Niger n’est pas un dépotoir où on déverse des ressortissants ouest-africains à sa frontière. Il appelle ainsi le gouvernement algérien à revoir sa copie.

« Nous avons eu de longues discussions avec les autorités algériennes à plusieurs reprises, à l’occasion desquelles nous leur avons demandé de ne plus nous renvoyer des jeunes du Mali, de Guinée et d’autres pays. Nous sommes prêts à accueillir tous les Nigériens que les Algériens ne souhaiteraient plus voir sur leur territoire. Par contre, nous avons dit aux autorités algériennes de cesser de nous envoyer des jeunes Africains», indique-t-il.

Et d’ajouter : « La Guinée est plus proche du Mali que du Niger, mais ils nous renvoient les Maliens, ils nous renvoient les Guinéens, ils nous renvoient les Sénégalais… Vraiment, je voudrais lancer un appel aux autorités algériennes, qu’elles révisent cette question que nous leur avons toujours posée…». Lire la suite

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Tazmalt (Béjaïa) : Des obsèques populaires pour Hamou Amirouche

Publié le 24/02/2018, par dans Non classé.

Décédé le 12 février dans la ville de San Diego, aux Etats-Unis, Hamou Amirouche repose désormais sous un olivier au cimetière de Tiouririne, à Tazmalt, comme il l’avait souhaité de son vivant.
Emouvantes funérailles, jeudi et hier, pour le moudjahid Hamou Amirouche à Tazmalt, sa ville natale, à 90 km au sud de Béjaïa, où il était né il y a 81 ans. La population lui a rendu un dernier hommage, vibrant et populaire, à la stature de l’homme, le secrétaire particulier et l’un des derniers hommes de confiance du Colonel Amirouche dans la Wilaya III historique. Décédé le 12 février dans la ville de San Diego, aux Etats-Unis, Hamou Amirouche repose désormais sous un olivier au cimetière de Tiouririne, à Tazmalt, comme il l’avait souhaité de son vivant.

Nombreux ont été ceux, y compris des personnes anonymes, à avoir laissé des messages sur les registres de condoléances, ouverts pour la circonstance par l’APC, avant que l’on accompagne le défunt vers sa dernière demeure. A l’enterrement, le cimetière a difficilement contenu son monde. Dans la foule était visible le Dr Saïd Sadi, entouré de nombreux élus du RCD.

Parmi les députés, on pouvait croiser Djamel Bahloul du FFS, Khaled Tazaghart du Front El Moustakbel, Zina Ikhlef du RPR, et l’entraîneur Noureddine Saadi, pour les visages connus de la scène nationale. Parmi les officiels personne, si ce n’est la présence du chef de la daïra et du directeur des moudjahidine de la wilaya.

Ni le ministre, ni le wali, ni le secrétaire général de l’ONM, Saïd Abadou ne se sont déplacés. Cette absence a été particulièrement remarquée et très commentée sur place, où l’on a déjà déploré que la dépouille de Hamou Amirouche ait été rapatriée par un vol commercial et n’ayant pas bénéficié de la prise en charge de l’Etat algérien.

Le sentiment d’indifférence a été exprimé et d’aucuns ont trouvé un prolongement du déni subi par le Colonel Amirouche. La dépouille a été rapatriée jeudi des Etats-Unis, via Istanbul, vers Alger avant d’arriver à Tazmalt en début d’après-midi, où une foule nombreuse l’attendait à l’entrée de la ville.

Porté sur un véhicule, drapé de l’emblème national, devancé par un groupe de scouts jouant des airs patriotiques, le cercueil du défunt, accompagné d’une couronne de fleurs, a traversé la grande rue de la ville, encadré par un dispositif policier et un parfait service de vigilance assuré par de nombreux jeunes Tazmaltais, mobilisés par l’APC et le mouvement associatif. Les funérailles de Hamou Amirouche devaient ainsi porter le cachet du peuple.

La procession a accompagné le défunt dans le silence et le deuil jusqu’au domicile mortuaire où il a été accueilli par des youyous, comme ceux qui célèbrent un martyr tombé au champ d’honneur. Une escouade d’agents de la Protection civile a déposé le cercueil dans une pièce toute tapissée du drapeau national et de deux portraits géants du moudjahid en tenue de combat dans les maquis de l’ALN, à Zenouna en mars 1958, et au PC de Bounamane en 1957.

La levée du corps, vers le siège de l’APC, a été aussi accompagnée de youyous et de la même atmosphère de deuil et de recueillement, le lendemain matin, en présence d’une impressionnante foule qui était venue rendre un dernier hommage à Hamou Amirouche. D’anciens moudjahidine, compagnons de lutte du défunt, Djoudi Atoumi, Abdelmadjid Azzi, Medjkoune Hocine et bien d’autres, étaient au rendez-vous, tout comme ses amis qui l’ont côtoyé après l’indépendance, dont le sociologue Houari Addi et Noureddine Aït Hamouda. Abdelmadjid Azzi a connu le défunt en novembre 1957 dans les maquis de la Wilaya III, où il a servi comme infirmier dans la zone 2.

« J’étais en contact avec lui, par Skype, deux jours avant sa mort. J’ai senti en lui la nostalgie du pays. Il devait venir pour que nous animions une conférence à Tazmalt. Il me disait qu’il allait venir le plus tôt possible, et il est venu en effet, dans un cercueil», témoigne A. Azzi à propos de son compagnon qu’on appelait au maquis Hamoud.

S’étant exilé aux Etats-Unis, depuis 1994, Hamou Amirouche s’inquiétait des tumultes du pays. « Il demandait à ce qu’on lui envoie des articles. Comme nous, il était désolé de la situation du pays», ajoute le moudjahid Azzi qui rappelle sa reconnaissance pour Hamou Amirouche, car s’il a pu étudier et arriver à son niveau d’instruction (docteur), « c’est grâce à Amirouche».

Pendant que des centaines de personnes, jeunes et moins jeunes, continuaient à affluer vers le siège de la mairie pour un dernier hommage au défunt, on se relayait au microphone, sur le perron, pour témoigner des qualités de l’homme dont deux grands portraits étaient accrochés sur la façade du siège de l’APC.

L’un montrant le Colonel Amirouche posant le bras sur l’épaule de son jeune secrétaire, à Iamouren, en septembre 1957, l’autre présentant Hamou Amirouche en Tunisie, un sac sur le dos, en avril 1958. Dans le sac, des documents et de l’argent de la Révolution. Le Colonel Amirouche avait chargé son homme de confiance de les acheminer vers la Tunisie. « Amirouche me traitait comme son fils», témoignait, de son vivant, le défunt, cadet de son chef d’une dizaine d’années.

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On vous le dit

Publié le 24/02/2018, par dans Non classé.

– Violences dans une mosquée de Chlef

Un fidèle a tenté d’empêcher un imam de prêcher dans une mosquée de la zone 2, à Haï Nasr, dans la banlieue sud de la ville de Chlef. Il voulait certainement, selon certaines sources, le déloger par la force du minbar au motif, semble-t-il, que les fidèles du quartier ne veulent pas de lui.

La scène s’est passée hier, lors de la prière du vendredi, devant une assistance médusée qui ne s’attendait certainement pas à un tel spectacle dans un lieu de culte sacré. On croit savoir que l’imam ne s’est pas laissé faire et a assuré normalement la khutba de la Djoumouâ, pendant que des fidèles, révoltés par cette altercation, ont quitté les lieux pour aller prier dans d’autres mosquées de la cité. Que fera donc la direction des affaires religieuses devant cette grave affaire ?

– 3320 paquets de cigarettes et 800 sachets de tabac à chiquer contrefaits saisis à Ghardaïa

Constitués de plusieurs marques étrangères, les cigarettes et le tabac à chiquer étaient introduits, selon les enquêteurs, de Tunisie. La marchandise passait d’abord par Sétif, avant d’être acheminée vers Laghouat et Ghardaïa. Mais il y avait aussi tout un lot de maâssal et de tablettes pour chicha qui ont été saisis lors de la même opération.

Saisis simultanément lors d’une opération coup-de-poing à la cité El Djamel, à Bouhraoua, sur les hauteurs de la vieille ville de Ghardaïa, la marchandise provient de plusieurs pays, notamment l’Angleterre pour le mâassel et la chicha, des Emirats arabes unis pour le tabac à chiquer, et de France et Tunisie pour les cigarettes.

Quatre individus impliqués dans ce trafic, âgés de 20 à 39 ans, tous issus d’une grande ville des Hauts-Plateaux, ont été arrêtés. Ils ont, selon les services de police de la 3e sûreté urbaine de Bouhraoua, tous les quatre des antécédents judiciaires dans le domaine de la contrebande. Présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Ghardaïa qui les a déférés devant le magistrat instructeur, ils ont été placés sous mandats de dépôt et incarcérés à la prison de Châabet Ennichène de Ghardaïa pour contrebande et atteinte à l’économie nationale.

– Découverte d’un atelier de fabrication de fusils de chasse et de cartouches à Guerrara

Exploitant une information faisant état de la commercialisation de cartouches pour fusils de chasse, les éléments de la police judiciaire de la sûreté de daïra de Guerrara ont découvert l’atelier dans un quartier populaire de la ville dont la façade ne payait pas de mine. Mais à l’intérieur, c’est un véritable dépôt de munitions pour fusils de chasse qui a été découvert ainsi qu’un fusil de chasse fabriqué par le propriétaire des lieux, âgé de 34 ans.

Il s’adonnait ainsi à la fabrication, la mise en forme, le dosage de cartouches en graines de chevrotine et de leur vente d’une manière illicite. La perquisition du local en question a permis de découvrir un fusil de chasse, 57 cartouches de 16 mm, 545 cartouches pleines, 7, 5 kg de chevrotine, 666 graines de chevrotine, 250 cartouches pleines, 93 cartouches 16 mm vides et 500 g d’azote et une quantité d’engrais pour capsules.

Présenté devant le procureur de la République près le tribunal de Ghardaïa qui l’a déféré devant le magistrat instructeur, il a été placé sous mandat de dépôt et incarcéré à la prison de Chaâbet Ennichène de Ghardaïa pour fabrication et commercialisation illégale d’armes et de munitions . Lire la suite

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L’autre révolution douce de la Kabylie

Publié le 24/02/2018, par dans Non classé.

Près de 400 villages se sont inscrits dans le challenge de la propreté, mais aussi de l’écologie, du développement durable et solidaire. Il y a une révolution en douce, une énergie positive qui traverse une société insoumise, décidée à se donner elle-même les outils à même de lui garantir la prospérité économique et l’épanouissement social.
Cela a toujours été le cas, mais l’énergie qui s’en dégage ces dernières années est tout simplement extraordinaire. Elle est époustouflante. Reportage dans trois villages qui ont défrayé la chronique. C’est incroyable ce qui se passe en Kabylie. Une véritable révolution est en train de se dérouler dans cette région que des médias, inféodés à certains milieux archaïques et intolérants, ont tenté par tous les moyens de diaboliser. Fake news, tentative de déstabilisation, incursion malveillante pour enraciner la culture de l’intolérance et du défaitisme.

C’est une leçon de vie et de courage, d’abnégation, de sacrifice et surtout de solidarité que la Kabylie donne à méditer. Une opération anodine de campagne de propreté et d’embellissement initiée par quelques villages est en train de se transformer en une irréversible dynamique de développement. Elle se généralise. Près de 400 villages se sont inscrits dans le challenge de la propreté, mais aussi de l’écologie, du développement durable et solidaire.

Pour y aller par ce vendredi d’hiver, pluvieux et froid, il faut emprunter des chemins qui montent, escarpés, caillouteux, parfois impraticables. D’où que l’on passe, par Larbaa Nath Irathen ou par Takhoukht, ce sont des chemins qui montent. C’est au sommet de cette majestueuse montagne qu’on trouvera Tiferdoud, le plus beau et le plus haut village de la Kabylie. C’est le week- end. Tout le monde est à l’ouvrage. Avec beaucoup de cœur. Ici, les gens ne rechignent pas au travail, condamnés à défier les aléas de la nature.

Depuis des siècles, depuis toujours. Tiferdoud est un village typiquement kabyle conçu par des mains de maître. Ses habitants ont pris soin de transmettre de génération en génération la passion de préserver la belle architecture ancestrale, la finesse culturelle et sa sociologie. Ces maisons kabyles, construites en pierre de schiste, ont résisté à tous les aléas du temps et aux humeurs des hommes. Elles ont traversé des siècles sans vaciller. Elles ont résisté à la guerre, à la rigueur de la nature et à l’abandon.

Aux vagues d’émigration massive de ses habitants, contraints à aller chercher ailleurs une vie meilleure. Après « le Printemps noir», manifestations qui ont fini dans un bain de sang en 2001, des centaines de jeunes ont pris le chemin de l’exil. C’était devenu un village sans avenir, un coin où l’on meurt à petit feu, un village fantôme où se conjuguent malvie, chômage et absence de perspectives. Mais les habitants n’ont pas baissé les bras. Petit à petit, ils se sont construit un rêve, puis des projets pour le réaliser.

Tiferdoud a décidé de forcer la main du destin en se projetant dans la modernité, tout en gardant son ancestralité. A présent, qu’il fait bon d’y vivre ! Destiné à devenir un village fantôme, conséquemment au départ de « tous» ses enfants qui sont partis qui en France, qui au Canada ou aux Etats-Unis, d’autres se sont installés à Alger ou à Tizi Ouzou, Tiferdoud a réussi à changer la donne. La colline autrefois invivable est devenue un coin de paradis. C’est peut-être l’endroit le plus propre d’Algérie, assurément le plus beau aussi.

Culminant à 1197 m d’altitude, il est le village le plus haut de Kabylie. Donc, en ce jour d’hiver, l’entrée du village est en pleine effervescence. Des habitants s’affairent à nettoyer la route, vident le fossé des détritus. Au foyer des jeunes baptisé du nom de Kamel Amzal, figure emblématique du combat identitaire, assassiné à la cité universitaire de Ben Aknoun en 1982 par les fous de Dieu, c’est le remue-ménage. Deux jeunes filles, pieds nus et pantalon retroussé, nettoient la bibliothèque.

A l’entrée principale du village, des volontaires travaillent d’arrache-pied et effectuent quelques réparations sur le panneau lumineux, pendant que des enfants s’adonnent à cœur joie à une partie de foot au stade de proximité nouvellement aménagé. « Dimanche, nous accueillerons la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, en visite de travail dans la wilaya de Tizi Ouzou et qui a émis le vœu de visiter ce village qui fait le buzz sur les réseaux sociaux», annonce le président du comité du village, Ouidir Ahmadache, qui, aux côtés d’autres membres de « tajmaat», supervise l’exécution des travaux et donne des directives. Ses membres ne laissent rien au hasard.

« La propreté est une tradition»

« Les transformations qu’a connues notre village sont le fruit de la volonté des habitants et nous les devons à la force des bras de nos enfants.» Des actions de volontariat, nous apprend-il, sont organisées de manière régulière chaque week-end et chaque mois. « Cela ne date pas d’aujourd’hui, la propreté est une tradition que nous avons héritée de nos ancêtres», rappelle Saadeddine Salah, un sexagénaire très actif, membre du comité du village. « Nous ne l’avons jamais perdu», lance-t-il fièrement.

Ornée de véritables œuvres d’art, l’entrée suscite la curiosité des visiteurs, elle invite à la visite de ce joyau enchanteur perché sur cette colline qui côtoie les cimes neigeuses du majestueux Djurdjura. Elle étale tout de go la splendeur du village et surtout la générosité des efforts qui ont été consentis pour faire de Tiferdoud un véritable coin de paradis.

Saadeddine Salah et deux autres membres de tajmaat nous font visiter tout le village et les réalisations qui ont été faites. Il les raconte avec passion et fierté. Un bout de rêve sur cette montagne jadis fuie pour la rudesse de la vie. Ce n’est certainement pas le froid qui dissuaderait ces téméraires volontaires qui ont accompli un véritable exploit, celui du développement que les pouvoirs publics n’ont pas réussi depuis l’indépendance en 1962. Tiferdoud a été un de ces villages kabyles anonymes, désertés par leurs habitants, avant d’attirer la lumière des projecteurs et faire parler de lui aux quatre coins du pays et même à l’étranger.

Le rêve est désormais permis. Bien enraciné dans la tradition, Lire la suite

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Les essais ont commencé avec un arrêt à Chlef

Publié le 24/02/2018, par dans Non classé.

Comme prévu,les essais techniques du nouveau train rapide Coradia ont commencé, avant-hier, entre les gares d’Alger et d’Oran, avec un seul arrêt à Chlef. Ils sont effectués par les techniciens du fournisseur français Alstom, en compagnie de leurs homologues de la SNTF.
L’opération, nous dit-on, s’est bien déroulée jusque-là avec la mise en exploitation, à titre d’essai, des nouvelles rames de dernière génération, dont la mise en service commercial interviendra officiellement le 2 mars prochain. Un seul point noir cependant, le train Coradia a subi des jets de pierres à l’entrée de la gare d’El Khemis (Aïn Defla), occasionnant des bris de glace au niveau d’un compartiment.

Les autorités locales de cette région devraient réagir rapidement face à ce phénomène qui tend à prendre des proportions alarmantes. Le train a observé un arrêt à Chlef, comme l’avait annoncé le PDG de la SNTF, Yacine Bendjaballah, lors de son passage dans la wilaya le 23 janvier dernier. Une halte sans doute attendue avec impatience par les usagers de la région qui utilisent de plus en plus le train comme leur moyen de transport privilégié pour se rendre dans les grandes villes du pays.

Le prix de la desserte entre Alger et Oran a été fixé à 2000 DA en première classe et à 1700 DA en classe économique. Le train Coradia, qui peut atteindre une vitesse de 160 km/h, offre toutes les commodités et services nécessaires (wifi, informations, restauration, etc.), avec un personnel qualifié, dont des hôtesses d’accueil formées spécialement pour ce type de train. Celui-ci desservira ensuite les villes de Constantine, Annaba et Béchar, avec la livraison de la totalité des 17 autorails Coradair commandés auprès d’Alstom. Lire la suite

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