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Publié le 14/10/2015, par dans Non classé.

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Émigration clandestine : Tahar Belabès arrêté avec un groupe de 27 harraga

Publié le 27/02/2017, par dans Non classé.

Tahar Belabès, membre du Comité national algérien de défense des droits des chômeurs, et son ami un certain Adel ont été arrêtés, jeudi dernier, par les éléments de la brigade de recherches et d’investigation (BRI) de la wilaya de Annaba, avons-nous appris hier de sources judiciaires. Ils étaient parmi 27 candidats à l’émigration clandestine qui ont été interpellés sur le rivage de Oued Bagrat, une grande plage déserte dans la commune de Séraïdi.

Agés entre 25 et 45 ans, ils s’apprêtaient, selon toujours les mêmes sources, à quitter clandestinement le territoire national à bord d’une embarcation artisanale à destination de la rive italienne. Auditionnés, les mis en cause ont déclaré avoir payé 60 000 DA chacun à deux passeurs, identifiés parmi ce groupe de harraga. Présentés la même journée devant le procureur près le tribunal correctionnel de Annaba, les deux passeurs ont été placés sous mandat de dépôt pour « trafic d’êtres humains».
Les 25 candidats à l’immigration clandestine, dont Tahar Belabès et son ami Adel, ont, quant à eux, comparu devant le président de la section pénale. Il a prononcé à leur encontre une condamnation à une amende de 20 000 DA chacun.

Rappelons qu’en décembre dernier, Tahar Belabès a été interdit de quitter l’aéroport d’Alger pour participer au Forum social maghrébin sur les migrations, qui se tenait du 16 au 18 décembre 2016 à Tanger (Maroc). En dépit de l’entrée en vigueur depuis le 8 mars 2009 de la criminalisation de l’acte de quitter le pays clandestinement, les jeunes Algériens continuent toujours à braver les risques de la mer pour rejoindre les côtes européennes. Selon un décompte officiel de la Ligue algérienne de la défense des droits de l’homme (LADDH), établi sur la base de données fournie par le commandement des garde-côtes, 1206 harraga ont été empêchés en 2016 par ce corps constitué de quitter le pays clandestinement, plusieurs autres dizaines ont réussi, cependant, à passer entre les mailles de leurs filets et se retrouvent actuellement en Europe. Lire la suite

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«Pour nous, la Kabylie fait partie de l’Algérie et doit y rester»

Publié le 27/02/2017, par dans Non classé.

Votre mouvement s’inscrit dans une démarche visant à obtenir un statut particulier pour la Kabylie. Pouvez-vous nous expliquer votre projet ?

Notre projet s’inscrit dans une perspective d’appropriation de la Kabylie d’un pouvoir institutionnalisé en vue de sauvegarder son identité, développer sa langue et sa culture.

Cela suppose une refondation de l’Etat algérien qui permettra d’accorder à la Kabylie, et à toutes les régions qui le souhaitent, une large autonomie politique, comme c’est le cas dans tous les pays qui ont opté pour un système régionalisé ou de type fédéral. L’Algérie est une société plurielle qui demande à revisiter, de manière sereine, sa diversité et adapter l’Etat à la nation multiculturelle.

Quand on dit large autonomie politique, cela implique l’établissement d’un parlement et d’un gouvernement régionaux. Ils auront des compétences quasi similaires à celles d’un pays, en dehors bien sûr de ce qui relève des domaines de la souveraineté nationale, à savoir la défense, la diplomatie et la monnaie. Pour dédramatiser peut-être ce terme d’autonomie, il faut comprendre que ce n’est pas une invention kabyle, mais un système largement établi dans les pays qui n’ont pas été victimes du système jacobin français.

Quels sont les points communs ou de divergence entre votre mouvement politique et le MAK de Ferhat Mhenni ?

Le point de convergence avec le MAK est surtout la Kabylie, nous avons la même préoccupation pour la sauvegarde de notre identité face aux menaces réelles de disparition. Ce qui nous différencie, c’est l’Algérie. Pour nous, la Kabylie fait partie de l’Algérie et il faut tout faire pour qu’elle y reste. Nous avons des liens historiques, culturels, humains avec le pays de Larbi Ben M’hidi et de Kateb Yacine. Par contre, le MAK est dans une vision indépendantiste, ce qui peut conduire, de notre point de vue, à des risques dont on ne mesure pas les conséquences.

Et avec le RCD et le FFS qui prônent respectivement les projets de la régionalisation modulable et le fédéralisme ?

Le FFS et le RCD sont des partis qui se veulent nationaux, même si leur base électorale est essentiellement ancrée en Kabylie et dans l’Algérois. Leurs préoccupations sont nationales et celles-ci n’intègrent pas la demande de reconnaissance des droits collectifs des peuples et communautés constituant l’Algérie. Pour ces deux partis, la question de la nation ne se pose pas, alors que pour nous elle est primordiale.
C’est en revisitant la nation dans une conception multiculturaliste qu’on pourra réellement faire avancer le débat sur la régionalisation, comme le suggère, et il faut le reconnaître, le RCD.

Comment estimez-vous l’impact suscité par l’annonce de la création de votre mouvement, notamment en Kabylie ?

Les réactions sont largement favorables, mais nous acceptons que des avis contraires s’expriment sur notre initiative. Nous avons construit un mouvement, le RPK, pour rassembler les forces vives de la Kabylie pour le meilleur et non pour rentrer en compétition avec les uns et les autres. Nous sommes des démocrates et nous croyons que le débat, l’acceptation de la liberté d’opinion sont les meilleurs voies pour faire avancer notre région, et par la même toute l’Algérie.

Les assises constitutives de votre mouvement sont prévues pour l’été prochain, le RPK participera-t-il aux élections après l’obtention de son agrément ?

D’abord, la question de l’agrément reste posée, puisque la Constitution algérienne ne reconnaît pas les partis et mouvements politiques sur la base régionale. C’est une bataille politique et juridique que nous aurons à engager avec détermination pour que avoir accès à l’exercice d’un droit politique. Pour les élections, la question sera posée à la direction du RPK, qui sera issue des assises que nous comptons organiser l’été prochain. Lire la suite

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«Le problème fondamental de l’Algérie, c’est de refonder la nation»

Publié le 27/02/2017, par dans Non classé.

Mohammed Harbi a accompagné la revue Naqd depuis ses débuts, et c’est en membre de la famille qu’il a été accueilli à l’occasion de la célébration du 25e anniversaire de la revue, ce samedi, au Sofitel.
Mohammed Harbi n’est évidemment pas venu les mains vides. De sa voix sereine, il a gratifié l’assistance qui a afflué en nombre pour ce haut moment de partage de précieux éléments de compréhension à même de nous aider à mieux saisir et mieux construire notre « roman national». Sous le titre : « Dire notre histoire. Libres propos sur les pièges du langage», Harbi note d’emblée que « pour beaucoup de gens à l’extérieur de notre pays, l’Algérie est un sujet d’histoire important».

Il attire aussitôt l’attention sur les pièges de la manipulation qui minent assez souvent l’appareil discursif (qu’il soit politique, médiatique ou même historiographique), en particulier lorsqu’il est question du récit historique. « George Orwell, prophétisant 1984, nous a expliqué ce qu’il advient quand une technique de manipulation s’empare des mots, et comment la novlangue, c’est-à-dire la nouvelle langue, se joue de l’ancienne langue et transforme les choses», dit-il avant de faire remarquer : « Il y a à propos de notre pays une véritable guerre des sens, et cette guerre des sens va continuer encore longtemps parce que l’Algérie, comme terrain d’observation, reste un sujet passionnant malgré la difficulté des recherches et [l’emprise] d’une société politique qui verrouille l’accès à l’information et met en scène une vérité travestie afin de protéger son pouvoir».

Décortiquant le régime politique en Algérie, l’auteur de Le FLN, mirage et réalité estime que « c’est un régime qui n’est ni dictatorial ni totalitaire», mais « de type autoritaire». « La militarisation du pays, poursuit-il, a été faite dans un contexte de guerre, et chaque crise interne ou régionale renforçait l’importance et la position de l’armée.» Harbi note par ailleurs que « les militaires partent très tôt à la retraite et vont dans les administrations civiles.» Il faut donc tenir compte de cette « pénétration de l’armée dans l’administration et dans les institutions civiles». Et d’en déduire que « par différents biais (…), le militaire est devenu dans notre pays l’acteur hégémonique. Je dis hégémonique, je ne dis pas ‘‘exclusif », précise-t-il. Dès lors, « la coercition devient le mode premier de l’exercice du pouvoir», pointe-t-il.

« Mais, comme je le disais, ce pouvoir n’est pas dictatorial parce que la société algérienne reste vivante malgré tous les avatars de l’histoire», nuance l’historien.
Analysant les instruments du pouvoir, Harbi considère que « le FLN, en réalité, n’a jamais existé comme parti.» « La militarisation imposée par la guerre a fait que très rapidement le secteur civil a été intégré au secteur militaire qui a pris le dessus.» D’après lui, le FLN était « très peu apte à encadrer et à mobiliser. Ce qui fait qu’en définitive, ce sont les organismes de l’armée qui se sont substitués subrepticement à lui, et qui ont plus ou moins encadré la société en pénétrant dans tous les secteurs.» « La sélection des élites nouvelles s’est faite indépendamment du secteur civil», appuie-t-il.

« La langue de la démocratie»

L’auteur de L’Algérie et son destin observe : « Le problème fondamental de l’Algérie, c’est de refonder la nation. Parce que la question de la nation n’a pas été tranchée avant l’insurrection. Et le monopole a fait que pendant toute la guerre, il y avait un silence sur le contenu de cette nation. Mais ce problème va revenir très rapidement au lendemain de la guerre», souligne Mohamed Harbi. « Un autre problème, c’est le refus de reconnaître la diversité de cette société. Et c’est sur ce sujet-là qu’intervient le problème de l’histoire», ajoute-t-il. L’historien plaide pour un nouveau langage en proclamant : « Les Algériens ont à élaborer un langage commun, et pour l’élaboration de ce langage, il y a une importance décisive qui est celle de l’histoire. Alors l’histoire doit d’abord répondre à une refondation (…), elle doit également répondre à la question de l’ethnicité. La question de l’ethnicité ne se pose pas simplement en Kabylie, mais se pose aussi dans d’autres régions de l’Algérie», dissèque-t-il. Harbi cite aussi la place de la religion. « Le premier des espaces historiques du politique a été l’espace religieux, et cet espace a été plus ou moins occulté pour une raison très simple : c’est qu’à travers la nature de l’encadrement algérien qui appartient si vous voulez à la formation plus ou moins occidentale, l’idéal républicain est au cœur de l’idée de construction de l’Etat. Et soudain on se retrouve, du fait des échecs économiques, des échecs sociaux, devant une réinscription dans l’espace politique, de l’imaginaire islamique. Et ça a été, à mon avis, la crise la plus grave dans l’histoire récente et elle est toujours en cours», décrypte-t-il. « Pour la création d’un langage commun, préconise l’orateur, il faut une déconstruction de l’idéologie nationaliste. Une vraie déconstruction.» « Il ne faut pas confondre unité et unanimisme», prévient-il dans la foulée.

« Or, dans la pratique algérienne, l’unanimisme apparaît aux gouvernants comme la meilleure réponse à la segmentation qui existe dans la société.» Pour le conférencier, « cette segmentation doit être surmontée par un travail centré sur la reconnaissance de la diversité du pays et confiée à des hommes politiques qui ont le contact avec la population. Mais pour qu’elles aient un contact avec la population, il faut qu’elles en émanent. Là est posé le problème de la représentation. La représentation ne s’achète pas, elle se conquiert, dans le rapport avec la masse, avec les problèmes qu’elle pose, avec ses attentes. C’est une pratique qui n’a pas beaucoup caractérisé l’Algérie.»

Harbi termine en insistant sur « le rôle de l’histoire» qui, d’après lui, « est de répondre au problème de l’ethnicité, de répondre au problème des rapports entre le nationalisme et la collaboration…». Il relève que ce sont là des sujets qui « reviennent progressivement». En visionnaire, il prévient : « Les problèmes qu’on a évités vont revenir à la surface, et donc il vaut mieux les prévenir avant qu’ils ne se manifestent sous une forme véritablement conflictuelle. L’importance de l’histoire, elle est là.» Et de conclure : « La langue de la démocratie est une Lire la suite

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Un cahier des charges sera soumis au gouvernement

Publié le 27/02/2017, par dans Non classé.

Un cahier des charges régissant les importations des pièces de rechange automobiles sera soumis incessamment au gouvernement, a annoncé, hier à Alge,r le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, dont les propos ont été rapportés par l’agence APS.
« L’importateur sera obligé d’avoir des contrats d’achat direct auprès du fabricant sans passer par un intermédiaire», a-t-il déclaré en marge d’une plénière au Conseil de la nation consacrée à la présentation et au débat du projet de loi sur la métrologie.
Le fabricant de ces pièces doit aussi avoir un agrément auprès du constructeur automobile pour qui il fabrique ces pièces, a ajouté le ministre, citant l’exemple de certaines marques mondiales qui ne fabriquent pas elles-mêmes la totalité de leurs besoins, mais donnent des agréments à d’autres sociétés qui le font pour elles. « La relation doit être entre le fabricant d’origine ou avec le fabricant ayant un agrément auprès du premier constructeur. Cela va nous permettre d’avoir de la transparence dans ce que nous importons et de garantir la sécurité du citoyen et du consommateur», a expliqué M. Bouchouareb. Ce cahier des charges, qui sera soumis au secrétariat du gouvernement dans les dix jours à venir, devrait combler « un vide existant» dans l’importation des pièces de rechange, dont la facture annuelle est estimée à environ 800 millions de dollars, selon lui. « Mais ce n’est pas la valeur des importations qui nous intéresse, c’est plutôt le nombre d’accidents de la route qui tuent des milliers d’Algériens chaque année et dont l’un des facteurs réside dans la non-conformité des pièces de rechange aux normes requises», a argué le ministre.

Interrogé, par ailleurs, sur le nombre de concessionnaires qui ont fait l’objet de retrait d’agrément depuis l’expiration du délai fixé par le gouvernement pour se conformer au cahier des charges, le ministre a fait savoir qu’un Conseil interministériel se tiendra prochainement pour valider les propositions de son secteur en ce sens. « Ce n’est pas une décision unilatérale qui sera prise par le ministre, mais sur proposition du ministre avec des arguments, on arrivera à une décision globale qui touchera tous les concessionnaires», a conclu M. Bouchouareb. R. E. Lire la suite

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Tizi Ouzou : Les commerçants de nouveau en grève

Publié le 27/02/2017, par dans Non classé.

La wilaya de Tizi Ouzou a été paralysée, hier, par une grève générale des commerçants afin d’exiger « l’organisation d’élections libres pour le renouvellement des membres du bureau de wilaya de l’Union générale des commerçants et artisans algériens» (Ugcaa), jugé « non représentatif».
L’action, annoncée mercredi dernier, a été initiée par la délégation des commerçants et artisans de la wilaya issue de l’assemblée générale du 30 décembre dernier. Elle a connu l’adhésion des commerçants à travers toute la wilaya. On a constaté que le mot d’ordre de la grève a été largement suivi dans la ville de Tizi Ouzou et dans de nombreuses localités de la wilaya, où les commerçants ont baissé leurs rideaux, à l’exception des pharmacies qui sont restées ouvertes. Ainsi, indique-t-on, le même décor a prévalu à Mekla, Azazga, Fréha, Larbaâ Nath Irathen, Maâtkas, Ouaguenoun, Tigzirt et Bouzeguène notamment. L’adhésion à cette action enregistrée hier rappelle celle du 13 décembre dernier à l’occasion de la toute première action des commerçants et grossistes de la wilaya. Ils ont revendiqué, pour rappel, en plus des élections au bureau de wilaya de l’Ugcaa, l’arrêt des procédures arbitraires de la part des services de contrôle de la direction du commerce de Tizi Ouzou et dénoncé « des irrégularités dans le paiement des cotisations à la Casnos».

Un représentant des commerçants explique : « Ces deux derniers points ont été pris en charge et seul le renouvellement du bureau de l’Ugcaa est resté lettre morte, ce qui a motivé notre grève.»
Un sit-in a également été organisé devant le siège de l’Ugcaa de Tizi Ouzou dans la matinée d’hier, avant qu’un autre rassemblement ne soit tenu à la placette de l’ancienne mairie. Des représentants élus de la délégation des commerçants et des artisans de la wilaya ont pris la parole pour exiger « le gel des activités du bureau de wilaya non représentatif et l’organisation, dans les plus brefs délais, d’élections libres et démocratiques à tous les niveaux par une commission, dont feront partie les délégués des commerçants». Ils rappellent « les engagements du bureau national de l’Ugcaa à travers son secrétaire national chargé de l’administration ayant pris part à l’assemblée générale du 30 décembre afin de répondre favorablement à notre revendication du retrait du bureau de wilaya Ugcaa et de l’organisation d’élections libres et démocratiques». Les représentants des grévistes soulignent que « la revendication est légitime est émane de la volonté des commerçants et la large participation à la grève d’aujourd’hui parle d’elle-même», souligne-t-on. Lire la suite

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Oultache «je n’ai pas tué Ali Tounsi»

Publié le 27/02/2017, par dans Non classé.

Dans une salle bondée de monde, l’audience du tribunal criminel d’Alger, que préside le juge Omar Belkherchi, s’ouvre à 9 heures 30.
L’accusé n’est toujours pas au box. L’attente va durer 10 minutes avant qu’il n’arrive encadré par sept policiers. D’emblée ses avocats, Me Tayeb Belarif et Amine Sidhoum, avocats de l’auteur présumé de l’assassinat de Ali Tounsi, présentent une liste de douze témoins à convoquer composée des experts ayant établi les rapports de de balistique, de biologie et de psychiatrie, ansi que les trois médecins légistes qui ont effectué l’autopsie, de même que le juge d’instruction et le chef de la BRI (brigade d’intervention et de recherche) qui avait mené l’enquête sur l’assassinat.

Le juge :  » je la veu avec la filiation de chacun, lance le juge. Il s’ennerve en voyant Me Sidhoum la présenter au greffier. Le procureur général :  » la programmation de cette affaire a été faite au mois de décembre dernier. Pourquoi les avocats présentent la liste trois jours seulement avant le procès ? Ils auraient du le faire avant.

En plus ce sont eux qui ont notifié les convocations aux témoins. Ce ne sont pas les avocats qui décident. La loi le permet, mais c’est souvent le parquet, partie prenante, qui s’en charge. Je vous demande de ne pas prendre compte de cette demande…, dit-il. Me Belarif, n’est pas de cet avis.

Il estime avoir agit dans le cadre de la loi en envoyant la liste, cinq jours avant le procès, et que le parquet général a lui-même notifié les convocations aux témoins la veille du procès. L’arrêt de la cour suprême donne droit à l’accusé de faire appel à tout expert qu’il estime important à entendre. Les convocations se font par huissier de justice et rien ne l’interdit. C’est notre liste nous tenons à est-ce qu’elle soit acceptée…». La déclaration tourne au vinaigre et le juge lève l’audience pour cinq minutes. Il décide d’accepter la demande en précisant au procureur général, de faire en sorte que les personnes convoquées soient présentes. Il fait l’appel des témoins, une quarantaine, dont sept étaient absents, avant de les sommer de quitter la salle. Après la composition du jury, et la lecture des 54 pages de l’arrêt de renvoi, le président demande à l’accusé de se défendre. Oultache, agé de 72 ans, et natif de Chelghoum Al Aid, à Mila, toujours, entouré par ses sept gardes, s’avance difficilement vers la barre.

« Vous dribler beaucoup»

Le juge met à sa disposition une chaise. Il est déjà 13 heures 40.  » Mr le juge, en écoutant le greffier j’ai remarqué qu’il a occulté des choses très importantes que j’ai déclarées au sujet du défunt…., souligne l’accusé, avant que le président ne lui précise qu’il aura l’occasion de le faire durant l’interrogatoire.  » Je suis pilote de ligne et j’ai été au maquis à l’age de 16 ans. J’ai étudié en Egype, aux états unis et en russie, déclare Oultache avant que le président ne l’interrompt. J’ai atteint le grade de colonel de l’armée de l’air et j’ai pris ma retraite à 54 ans…, dit-il avant que le juge ne l’interrompt.  » Une retraite à 54 ans. Vous étiez jeune non ?, lance le président.  » J’étais un peu difficil. Je n’acceptais pas tout…, réplique l’accusé et le juge avec le sourir répond :  » vous driblez beaucoup. Si vous vous limitiez à jouer vous n’auriez pas la retraite. L’accusé se retrouve :  » exactement. C’est la vérité.

A cet age et avec mon grade ou il faut aller vers le grade de général, ou il faut quitter. Le juge  » que voulez-vous dire ?. L’accusé :  » ou il faut être du genre oui sidi ou il faut partir. Le juge  » vous ne disiez jamais oui sidi ?. L’accusé :  » jamais. Dans ma vie j’ai toujours été exemplaire. Le président lui demande s’il a été poursuivi, et Oultache dit non, avant que le magistrat ne lui rappelle l’affaire des marchés des équipements informatiques, pour laquelle il a écopé d’ujne peine de 7 ans.  » Vous avez été condamné pour corruption…, lance le juge. L’accusé :  » mais cette affaire est liée à celle-ci, ils ont voulu me créer un alibi. Ils ont tout fomenté…. Le magistrat lui demande de parler avec respect, avant de l’interroger sur l’arme qu’il portait sur lui et qui a servi lors de l’assassinat de Ali Tounsi. Le juge : » avez-vous un permis de port d’armes,. Oultache :  » j’ai ma carte professionnelle de commissaire divisionnaire et ma carte d’identité…. Le juge insiste :  » donnez moi l’autorisation et je vous acquitte pour cette accusation. Oultache :  » je n’ai pas besoin d’une autorisation…. Le président :  » cela ne vous donne pas le droit d’avoir une arme sans permis.

L’accusé ne cesse de répéter qu’il n’a pas besoin d’une telle autorisation arguant du fait qu’il s’agit selon lui, d’une arme personnelle et non pas professionnelle.  » je l’ai achetée. La sureté nationale ne m’a pas donné d’armes. J’ai acheté les armes comme je peux même acheter des avions. Le juge :  » vous être un hors la loi alors ?. L’accusé : je suis respectueux de la loi. Le juge :  » si la police vous arrête comment allez vous vous défendre ?. L’accusé :  » j’ai déjà été arrêté à des barrages de la gendarmerie et je leur ai montré ma carte professionnelle. Je suis passé… N’ayant pas pu avoir de réponse, le magistrat passe à l’assassinat et demande à Oultache de s’expliquer.

 » Pourquoi je vais le tuer ? Il n’y a entre nous ni des histoires de fmmes ni d’argent. Le juge s’offusque :  » pourquoi les femmes peuvent susciter des crimes ?. L’accsué :  » je ne l’ai pas tué…. Le président :  » qui l’a tué ?. Oultache :  » ce sont eux. Le juge :  » Ce n’est pas ce que vous avez dit au juge d’instruction…. L’accusé :  » de quel juge parlez-vous ? Lire la suite

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