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Publié le 14/10/2015, par dans Non classé.

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Terrorisme : 6 casemates et 3 bombes de confection artisanale détruites

Publié le 29/07/2016, par dans Non classé.

6 casemates et 3 bombes de confection artisanale ont été détruites mercredi dans les wilayas de Tizi Ouzou, Jijel et Skikda par des détachements de l’Armée nationale populaire (ANP), a indiqué hier un communiqué du ministère de la Défense nationale (MDN).
« Dans le cadre de la lutte antiterroriste, des détachements de l›Armée nationale populaire (ANP) ont détruit, le 27 juillet 2016, six casemates et trois bombes de confection artisanale à Tizi Ouzou/1re Région militaire (RM), Jijel et Skikda /5e RM», précise la même source. Par ailleurs et dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée, « un détachement combiné de l›ANP a arrêté, à El Oued/4e RM, deux narcotrafiquants et saisi un camion et une somme d›argent s›élevant à 1 349 000 DA», a ajouté le communiqué du MDN. A Tamanrasset et Bordj Badji Mokhtar/6e RM, « d›autres détachements de l›ANP ont arrêté 21 contrebandiers et saisi cinq véhicules tout-terrain, six détecteurs de métaux, deux groupes électrogènes, quatre marteaux piqueurs et des équipements de détonation». Lire la suite

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Politique : L’été chaud des recompositions sous le 4e mandat

Publié le 29/07/2016, par dans Non classé.

Le choc à peine dépassé du 4e mandat, les partis et le régime se préparent à entamer des négociations ou à s’imposer des lignes de fractures. La rentrée politique s’annonce tumultueuse. Analyse.
La trêve estivale tarde à se concrétiser. Partis politiques et pouvoir s’activent dans le cadre dans la recomposition de la scène nationale qui se profile et qui est déjà discrètement opérante au sein du système et de ses appareils sécuritaires.

Recomposition qui devra préparer les conditions de succession du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, selon un agenda décidé unilatéralement par les tenants du pouvoir. Un des aspects les plus frappants de cette dynamique est le fait que le pouvoir a imposé une loi électorale taillée sur mesure.

Et pour reprendre l’ancien chef de gouvernement, Ali Benflis, lors de la réunion de l’Instance de concertation et de suivi de l’opposition (Icso) mercredi à Alger : « Ce nouveau régime électoral fait opérer au pluralisme politique un grand bond en arrière.»

Le président du parti Talaie El Houriat va plus loin en affirmant que cette loi « participe de ce même objectif de reconduction et de reproduction du régime politique en place. Pour se reproduire et se reconduire, ce régime a un besoin vital de ses clientèles politiques traditionnelles». La reconfiguration est donc annoncée pour les prochaines élections (au moins), avec la redistribution des cartes selon les visées du système dans sa logique de reconduction.

« Le quatrième mandat, vécu comme un cataclysme par l’opposition, est passé à l’étape du fait accompli avec lequel il faut faire avec depuis un moment, analyse un militant de l’opposition. La résilience s’impose, mais pas la compromission avec ce pouvoir. Donc il faudra continuer à chercher des voies politiques à la crise actuelle.» Comprendre, cesser de se focaliser sur la vacance du pouvoir, mais cela semble impossible. « Le cœur du problème reste ce quatrième mandat, comment peut-on faire semblant de l’ignorer ?

Une partie de la société a été choquée par la reconduction d’un Président affaibli physiquement», rétorque un activiste politique. Mais tout le monde n’a apparemment pas la même distance avec le concept de compromis-compromission. Le MSP de Abderrazak Makri, par exemple, pourtant membre de poids de la coalition de l’opposition, nourrit des velléités pour participer aux prochaines législatives, tranchant en solo un débat au sein de l’opposition sur l’attitude à prendre face aux appels « participatifs» du régime.

Garanties

Il y a quelques semaines, Soufiane Djilali, président de Jil Jadid, qui a annoncé son retrait de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD), déclarait à El Watan Week-end : « L’opposition doit rester sur des positions très strictes. Il faut réclamer des règles du jeu politique aux normes modernes et refuser toute tentation pour participer à la gestion gouvernementale sans un appui populaire authentique. J’aurais aimé que toute l’opposition tienne à ses revendications au prix d’un boycott général de toute élection si celle-ci n’est pas encadrée de garanties politiques et légales.

Céder maintenant est pour moi une erreur stratégique que nous paierons cher à l’avenir. Le peuple ne nous le pardonnera pas.» « Le MSP sait très bien que s’il n’y va pas, le pouvoir va lui substituer un autre parti islamiste qui raflera les sièges qui lui revenaient habituellement», confie un cadre de l’opposition.

D’ailleurs, hier, lors de la réunion de l’Icso, Makri a bien évité le sujet des élections législatives. « Or, toute démarche en solo est fatale pour le groupe», renchérit un militant de l’opposition qui dit avoir cru jusqu’au dernier moment à l’unité a minima du « groupe» inédit que représente la CLTD. Côté MSP, on préfère dans les réunions organiques du parti parler de l’identité sunnite exclusive de l’Algérie plutôt que d’expliciter la position du parti islamiste par rapport à l’éventualité de plus en plus criante de participer aux législatives et d’entamer un virage politique important assez fatale pour l’idée même de l’opposition en Algérie.

« DEAl»

« Le pouvoir a besoin qu’un minimum de crédibilité soit assuré. Les partis peuvent la lui offrir en échange de leur survie», nous avait déclaré Soufiane Djilali dans ces colonnes, tout en regrettant : « La corruption généralisée et la désagrégation du régime font que ce ‘‘deal » va être difficile à reconduire très longtemps. La solution aurait pu venir d’une solidarité sans faille de l’opposition. Imaginez que d’une seule voix, nous aurions tous dénoncé cette situation.» Mais si « deal» il y a, que pourrait-il apporter au régime bouteflikien ? D’ailleurs, dans le communiqué qui a sanctionné la réunion de l’ICSO, mercredi au siège du RCD à El Biar sur les hauteurs d’Alger, les participants à la rencontre n’ont pas traiter de manière frontale la question des législatives et de la participation à ces élections.

« On nous explique que les différents partis et personnalités de l’ICSO se prononceront clairement dans la prochain réunion, dans trois mois, explique le cadre d’un des partis participants à cette initiative. Mais bien avant, tout le monde aura adopté des positions en interne et nous avons des indications que pas mal de partis membres de l’ICSO veulent participer – contre des gages bien probants – mais cela signera l’arrêt de décès de cette instance.»

« Le plus important est que la façade, ou la fiction multipartisane a fait long feu, même s’il y a de vrais partis qui se battent, des syndicats, des médias, des acteurs sociaux qui ne se contentent pas des espaces que concèdent les autorités, souligne un ancien haut cadre de l’Etat passé à l’opposition. Mais pour se reproduire, le régime a besoin d’installer un minimum de décor, d’écrire une sorte de fiction, parfois avec de nouveaux acteurs pour faire oublier le passé récent et donner ainsi des gages de crédibilité pour l’opinion publique ici et surtout pour les partenaires étrangers qui sont trop hypocrites pour y faire semblant d’y croire.» Lire la suite

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M’sila : 169 tonnes de blé tendre interceptées

Publié le 29/07/2016, par dans Non classé.

Les services de sécurité de la sûreté de wilaya de M’sila ont intercepté, à Aïn El Melh, un convoi de 6 semi-remorques transportant 169,7 tonnes de blé tendre.
Ce produit, initialement destiné à l’alimentation humaine, a été détourné pour être transformé en aliment de bétail, selon le communiqué de la sûreté de wilaya daté du 27 juillet. Cette affaire remonte au 12 juillet, selon ce même communiqué, lorsque les éléments de la sûreté de la daïra de Aïn El Melh, lors d’un barrage mobile sur la RN70, ont contrôlé 6 camions transportant les céréales et les factures y afférentes ne correspondaient pas à la nature du produit transporté. Aussitôt, lit-on dans ce communiqué, une enquête a été ouverte par la police judiciaire de Aïn El Melh. Les chauffeurs ont alors avoué que ce blé était destiné à être transformé en aliment de bétail. Un échantillon a été analysé par les services agricoles de la daïra, qui a confirmé le caractère noble de la matière transportée : il s’agissait de blé tendre destiné à la consommation humaine. Ces 169 tonnes ont été saisies par les services de sécurité. Présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Aïn El Melh, les 8 chauffeurs ont bénéficié de la citation directe, lit-on dans le communiqué. Tout porte à croire que la contrebande a pris de l’ampleur dans cette wilaya d’élevage, qui est, faut-il le reconnaître, plutôt florissante de par la consistance de la quantité des céréales circulant dans cette contrée et par le prix accessible du produit : le quintal de blé tendre est acheté 2000 DA et cédé à 3500 DA. Cependant, la justice ne semble pas, a priori, appréhender le préjudice causé à la communauté nationale.
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MENA : Une plateforme pour aider les réfugiés

Publié le 29/07/2016, par dans Non classé.

Des consultations sous-régionales pour l’Afrique du Nord se sont déroulées hier et avant-hier à Tunis afin de développer un réseau de la société civile sur les déplacements des réfugiés et les migrants dans la région MENA.
Organisée par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), cette initiative a regroupé plusieurs délégations venues d’Algérie, du Maroc, de Mauritanie, de Libye et de Tunisie. L’objectif du réseau de la société civile est de fournir une « plateforme» pour que les partenaires de la région puissent renforcer leurs voix individuelles en les unissant pour la protection et l’assistance des personnes déplacées. Lors des consultations, le sociologue algérien Hocine Labdelaoui, affilié au Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (Créad), a souligné l’importance de sensibiliser la société afin de lui faire accepter un réfugié ou un migrant : « La remise en question est prioritaire, le citoyen doit comprendre pourquoi il faut accepter un réfugié. Nous devons sensibiliser la société et s’organiser en réseau.» Et d’ajouter que l’Algérie « est devenue un pays d’installation».

Dans la même réflexion, Fatimata Mbaye, présidente de l’Association mauritanienne des droits de l’homme, insiste pour déconstruire les clichés : « Le réfugié n’est pas un parasite ! Je pense qu’il faut expliquer à la société d’où vient un réfugié et pourquoi il est dans nos pays.» Elle déplore également que « la société civile n’est pas assez impliquée dans les décisions politiques» et exprime son mécontentement car « l’espace de travail des associations et des ONG se réduit à cause du contexte sécuritaire». Lors cette rencontre de deux jours, les délégations ont réalisé un travail en équipe et des propositions concrètes pour l’installation d’un réseau fiable, qui compte intégrer d’autres acteurs de la société civile algérienne, notamment des médias et des universitaires.

« Pour installer un réseau efficace, il faut d’abord être d’accord sur certaines conditions, notamment partager des valeurs communes», insiste Abderrahmane Arar, président du Réseau algérien pour la défense des droits de l’enfant. Pour rappel, lors de la Journée mondiale des réfugiés, le 20 juin dernier, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés a annoncé un record de 65, 3 millions de personnes déracinées en 2015 à cause des guerres et des persécutions. En 2015, plus de la moitié des nouveaux réfugiés venaient de Syrie, soit un million de personnes. Fin 2015, 55% des 16,1 millions de réfugiés sous mandat du HCR étaient établis en Europe ou en Afrique subsaharienne. L’Afrique est la première terre d’asile devant l’Europe. L’Afrique accueille à elle seule 4,41 millions de réfugiés qui proviennent essentiellement de cinq pays : Somalie, Soudan du Sud, RDC, Soudan et Centrafrique. L’Europe arrive en deuxième place avec 4,39 millions de réfugiés.

Outre la Turquie, les réfugiés se rendent surtout en Allemagne, en Russie, en France, en Suède, au Royaume-Uni et en Italie. A fin 2015, sur les 10 pays accueillant le plus de réfugiés, cinq sont situés en Afrique subsaharienne. La Turquie est le pays qui accueille le plus de réfugiés au monde avec 2,5 millions de personnes, suivie par le Pakistan (1,6 million) et le Liban (1,1 million). Ces chiffres affolent les ONG et les associations locales qui œuvrent, tout au long de l’année, afin de trouver des subventions. Le rôle du HCR dans cette initiative régionale (MENA) serait celle du « catalyseur et coordonnateur» afin de contribuer à la conception de la stratégie et à la structuration du réseau. Pour rappel, dans le cadre du développement du réseau de la société civile, des consultations sous-régionales auront lieu cette année. Lire la suite

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L’analyse sociologique de l’histoire migratoire intellectuelle en Algérie à l’époque coloniale et postcoloniale est douloureuse

Publié le 29/07/2016, par dans Non classé.

La migration des intellectuels algériens ne date pas de la période postcoloniale, mais bien au-delà. C’est ce que vous démontrez dans vos recherches…

Je dois vous confirmer que sans l’histoire, on risque de raconter des histoires. En effet, la problématique de la migration intellectuelle en Algérie reste otage de l’oubli et de l’absence malgré son importance géostratégique entre Etats et ses enjeux épistémiques pour la mémoire collective et l’identité nationale de la société algérienne. En me penchant depuis dix ans sur cette problématique, je découvre une amnésie bien entretenue à la fois par le discours politique, puisqu’il fallait attendre les années 1990 pour que cette cruciale problématique revienne sur la scène publique après tant d’assassinats et d’exil forcé des intellectuels, universitaires, journalistes, écrivains… vers d’autres pays.

Puis, il y a l’ignorance institutionnalisée au sens de Mohammed Arkoun (l’école, l’université en particulier), qui a pu, pour différentes raisons, entretenir l’oubli et l’absence de cette mémoire, et l’histoire aussi lointaine des élites intellectuelles algériennes émigrantes, à l’exception d’une étude réalisée par le Créad sous la direction de Ali El Kenz où il s’agit d’un rapport en 1993 sur le bilan et la réinsertion des boursiers algériens à l’étranger, commandé par le défunt Djilali Liabès, alors ministre de l’Education nationale avant d’être assassiné le 16 mars 1993 à l’âge de 44 ans.

Par la suite, notamment à partir des années 2000, à l’exception de certaines analyses sociologiques et historiques de haute qualité, des tas d’études sur commande (institutions internationales et nationales, organismes publics.), loin de toutes les significations historiques, ont conquis l’espace universitaire et journalistique. Cette amnésie aiguë a comme conséquence la problématique de l’accumulation des savoirs et la crise de sens qui ont augmenté le volume de ce que j’appelle les « foyers migratoires intellectuels dormants» en Algérie et plonger toute l’Algérie dans une anomie chronique.

Donc, interroger l’histoire avec beaucoup de distance et rigueur scientifique est en soi une thérapie et prise de conscience historique de sa propre histoire et de l’histoire de toute une société. Les non-dits, l’oubli et l’absence sont des ingrédients de tous les refoulés et les fantasmes destructeurs de la société. Il faut reconnaître de l’histoire ou plutôt de l’analyse sociologique de l’histoire que la migration intellectuelle en Algérie est douloureuse à la fois à l’époque coloniale et postcoloniale. Beaucoup de travaux sociologiques étaient focalisés sur l’émigration-immigration paysanne, en oubliant celle des élites intellectuelles, malgré son existence avant celle des premières vagues de migrants paysans, illettrés, sans qualification.

Vous compartimentez cette migration en quatre âges. Ils sont marqués par quels événements, selon vous ?

Sur la base d’un croisement de données historiques, statistiques, rapports, témoignages et études réalisées par moi-même en France avec des compétences professionnelles algériennes, il s’agit de quatre moments fondateurs de l’émigration intellectuelle en Algérie depuis 1847 à nos jours. Ce travail se veut exceptionnellement une analyse compressive des trajectoires migratoires des élites intellectuelles sous forme d’une typologie propre aux élites algériennes ; deux périodes pendant l’époque coloniale et deux autres concernent l’Algérie indépendante.

Il s’agit de l' »âge d’appartenance», « l’âge des références épistémologiques antagonistes», « l’âge des préférences et des volontarismes» et enfin « l’âge des désillusions et des ruptures», notamment à partir des années 1990. Il s’agit d’un bilan compréhensif de presque 170 ans d’une émigration intellectuelle qui a coûté cher à la société algérienne, sur le plan de la crise des professions intellectuelles, des statuts et des rôles des compétences professionnelles et leur autonomisation relative du politique, le sous-développement aigu qui ne peut être qu’une panne dans les conditions sociales de l’innovation.

Beaucoup de détails existent dans l’ouvrage collectif édité par le Créad sur la fuite des cerveaux. Grosso modo, puisque cet espace ne le permet pas, il s’agit dans toutes les trajectoires-types des élites intellectuelles algériennes, des mouvements sociopolitiques contre l’hégémonie.

Les vocations, les représentations sociales, les identités professionnelles et sociales des intelligentsias n’ont rien à voir avec l’argent, comme la doxa veut l’imposer, mais la question de l’honneur pour les deux premières générations, l’épanouissement personnel et la confirmation de soi loin des hégémonies pour les deux autres générations postcoloniales.

Nous parlons souvent de retour de cette intelligentsia algérienne. Pensez-vous que nous avons les ressources pour un tel retour du savoir ? En particulier dans un contexte politique, sociologique et économique aussi fragile…

Les retours sont avant tout une mémoire, une institution et un état d’âme entretenus par cette même mémoire. Si les Algériens sont maltraités dans leur propre pays, comment voulez-vous avoir des retours d’Algériens diasporiques ? Pour moi, il y a deux types de retour : les retours nostalgiques (« rihet lebled») et les retours stratégiques avec une valeur ajoutée à l’économie, aux innovations technologiques et sociales. Dans ce dernier cas, les conditions ne sont pas encore favorables.

La méfiance et le doute hantent la mémoire migratoire des intelligentsias et des compétences professionnelles algériennes diasporiques. Là aussi, faut-il faire la distinction entre les intellectuels-clients des dominants et les intellectuels-partenaires de l’Etat ?

La valeur ajoutée vient de cette dernière catégorie vu son caractère autonome au politique dominant et son attachement à sa vocation professionnelle. L’histoire l’a bien confirmé, il s’agit des conditions de la liberté d’entreprendre qui doit être incorporée dans la raison d’Etat. Lire la suite

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Les parents de Nihal toujours sans nouvelles

Publié le 29/07/2016, par dans Non classé.

Il n’y a toujours pas de nouvelles de la petite Nihal Si Mohand, portée disparue depuis jeudi dernier à Aït Abdelouahab (Tizi Ouzou).
Une semaine après, la famille espère la retrouver saine et sauve. La population se mobilise et les services de sécurité poursuivent les recherches. El Watan Week-end a rencontré la famille éplorée.

Mercredi 27 juillet, sept jours se sont déjà écoulés depuis l’annonce de la disparition de Nihal, et les recherches se poursuivent encore.

La région d’Aït Toudert, dans la daïra de Ouacifs, n’en revient pas encore. La localité, paisible d’ordinaire, nous ouvre ses portes en ces circonstances inhabituelles. Nous traversons le chef-lieu de Ouacifs, très animé en ce début de journée, avant de prendre la route qui mène vers Aït Toudert. A plusieurs reprises nous demandons notre chemin aux rares passants.

A chaque fois, la même remarque : « Vous venez pour la petite fille enlevée la semaine dernière ? Continuez, c’est tout droit.» Certains ne manquent pas d’ajouter : « Inch’Allah ils vont la retrouver saine et sauve.» Il faut dire que cet événement qui a plongé dans le désarroi et la détresse la famille de Nihal a également secoué toute la population locale.

Les citoyens, choqués, ne parlent plus que de cela ; ils suivent régulièrement, de très près, l’évolution de la situation. Le fait est inédit dans la wilaya qui n’a enregistré aucun cas d’enlèvement d’enfant jusque-là. La région de Tizi Ouzou a connu plusieurs cas de kidnappings d’entrepreneurs et autres commerçants ces dernières années, où le phénomène a pris de l’ampleur, mais jamais aucun enfant n’a été ravi à ses parents.

La maison des grands-parents maternels de Nihal, où a eu lieu l’enlèvement ce fatidique jeudi 21 juillet entre 11h et midi, surplombe le chef-lieu de la commune d’Aït Toudert. De loin, nous apercevons les véhicules de la Protection civile, signe que nous sommes presque arrivés. L’endroit, entouré d’oliviers, semble inhabité, un calme presque inquiétant y règne. En plus des éléments de la Protection civile, ceux de la Gendarmerie nationale sont en nombre important sur les lieux. On le devine au nombre de véhicules au bord de la route.

On nous explique que ce dispositif n’a pas quitté la région depuis l’annonce de l’enlèvement de Nihal. Nous saluons quelques personnes assises à l’ombre, en contrebas de la chaussée, en compagnie des sapeurs-pompiers. Un jeune nous propose de nous mener vers la maison familiale. « Vous savez, nous sommes tous sous le choc. Ici, c’est un endroit tellement paisible…

On n’a jamais rien vécu de pareil, on n’est pas habitués à ce genre de situation», nous dit-il en nous montrant le chemin de la maison. Quelques marches irrégulières donnent directement sur l’entrée principale de la petite maison qui focalise l’intérêt depuis une semaine.

« Un homme masqué»

Deux enfants jouent en compagnie d’un homme d’un certain âge, qui s’avère par la suite être le grand-père maternel de Nihal. Il nous souhaite la bienvenue et nous invite à entrer par une autre porte, un peu plus bas.

La maison est pleine de femmes : les deux sœurs de la maman, des cousines, quelques proches. On nous oriente vers une pièce de l’autre côté de la cour. Les deux canapés qui s’y trouvent ne tardent pas à être occupés par des jeunes femmes attirées par notre visite.

On demande après la maman, qui ne tarde pas à apparaître. Sa deuxième fille d’un an et demi dans les bras, la jeune femme, la trentaine prend place sur une chaise. Son regard est fuyant et ses traits tirés trahissent de longues nuits sans sommeil. Mais elle dit « tenir le coup». Karima Si-Mohand n’attend pas nos questions pour commencer à relater la triste histoire.

Elle affirme d’emblée que « Nihal n’est pas du genre à parler ou à répondre à des inconnus». « Et puis, ma fille n’a pas pleuré, elle n’a pas crié, personne ne l’a entendue» dit-elle. La maman enchaîne et raconte les faits tels qu’ils se sont déroulés ce jeudi noir : « Nous sommes arrivés ici avec ma sœur, son mari et les enfants vers 11h.

Ces derniers jouaient dehors avec les autres au moment où ma sœur est moi-même sommes entrées. Les bagages étaient encore dans la voiture et, à la maison, il n’y avait que des femmes, comme aujourd’hui. Mes parents sont arrivés après la disparition, même si réellement on ne peut pas situer les événements puisqu’on ne sait pas au juste quand cela s’est produit.

A peine quinze minutes après notre arrivée, les trois enfants qui se trouvaient avec ma fille dehors sont venus dire que Nihal est partie.

Dans un premier temps, on pensait tous qu’ils continuaient de jouer, mais Nihal ne répondait pas aux appels. Elle n’était dans aucun coin de la maison. C’est là que nous avons commencé à nous inquiéter.» La jeune femme réajuste son foulard avant de continuer : « Les enfants m’ont dit que c’était une personne masquée qui s’était emparée de Nihal.

On pense plutôt que l’homme au masque qui s’en est pris à ma fille l’a endormie avant de l’emmener.» « Les trois enfants témoins sont petits, à peine âgés de quatre ans, ils ne peuvent donc donner plus de détails sur le ravisseur. Nous ne savons même pas au juste s’ils étaient un ou deux à enlever ma fille», ajoute la jeune maman.

« Depuis, aucune nouvelle ne nous est parvenue et nous n’avons reçu aucun contact des ravisseurs», dira la maman. Les recherches initiées par les proches de la famille, les voisins et autres citoyens du village quelques instants seulement après l’annonce de la disparition de la fillette n’ont malheureusement abouti à rien. « C’est comme si la terre s’était entrouverte et l’avait absorbée», s’exclame la grand-mère de Nihal. La maman enchaîne en disant que le non-aboutissement des recherches a décidé la famille à alerter la gendarmerie. Elle ajoute que les recherches, entamées l’après-midi du jeudi par les des éléments de sécurité, se sont étendues partout dans les environs, sans résultat.

Aucune piste n’est négligée

Nous apprendrons plus tard auprès du groupement territorial de la Gendarmerie nationale, à Tizi Ouzou, que la section de recherche locale a mobilisé tous ses éléments pour Lire la suite

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