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Les partis et leurs candidats s’engagent dans une course contre la montre

Publié le 05/03/2017, par dans Non classé.

Quelques heures seulement nous séparent du délai légal de dépôt des dossiers de candidature pour les législatives.
Ce dernier expirera, conformément à la loi électorale, aujourd’hui à minuit. « Le délai de dépôt des listes de candidature s’achève 60 jours francs avant la date du scrutin», stipule l’article 95 de ladite loi. Les partis et les candidats indépendants engagés dans la course à la députation ne disposent plus que d’une journée pour faire leurs choix et valider leurs dossiers.

Car, ils n’auront plus la possibilité, après cette date, d’apporter des changements sur les listes déposées. « Une liste de candidats déposée ne peut faire l’objet, ni de modification ni de retrait, sauf dans le cas de décès et dans les conditions suivantes : en cas de décès d’un candidat de la liste avant la fin du délai de dépôt de candidature, il est procédé à son remplacement par son parti politique ou dans l’ordre de classement des candidats dans la liste si le décès concerne un candidat indépendant.

En cas de décès d’un candidat de la liste après le délai de dépôt de candidature, il ne peut être procédé à son remplacement», précise l’article 96 de la même loi. « Nonobstant les dispositions de l’article 95 de la présente loi organique, la liste des candidats restants demeure valable sans que l’ordre général de classement des candidats dans la liste soit modifié, les candidats du rang inférieur prenant le rang immédiatement supérieur, y compris les candidats suppléants. Les documents établis pour le dépôt de la liste initiale demeurent valables», souligne le même article.

Jusqu’à hier après-midi, les partis et les candidats font une course contre la montre pour être au rendez-vous : finalisation des listes pour certains, collectes des parrainages manquants pour d’autres et réception des dossiers des retardataires. Tous les partis rencontrent des difficultés à respecter les délais impartis. Il faut dire que les dispositions de la loi électorale amendée en 2016 a, carrément, faussé les calculs des partis, y compris les plus rodés à cet exercice. L’obligation de passer par la collecte des signatures des électeurs dans les circonscriptions où les partis engagés n’avaient pas obtenu 4% des suffrages lors des précédentes élections, a compliqué la tâche de l’écrasante majorité des formations politiques.

Difficulté de couvrir le territoire

A l’exception du FLN et du RND, qui semblent avoir confectionné cet amendement à leur juste mesure, rares les partis qui seront présents dans les 48 wilayas. En plus des deux partis au pouvoir, la coalition des islamistes, constituée du MSP et du FC de Abdelmadjid Menasra, assure qu’elle présentera des candidatures au niveau des 48 wilayas et dans l’émigration. « Il y a des difficultés à finaliser les listes. Mais nous serons présents dans les 48 wilayas et dans les 4 circonscriptions électorales à l’étranger. Nous étions obligés de passer par la collecte des signatures dans 5 wilayas, que sont Tindouf, Saïda, Tizi Ouzou, Khenchela et Béjaïa. C’est seulement au niveau de cette dernière que nous avons rencontré des difficultés en raison de la grève des communes», affirme Farouk Tifour, cadre du MSP qui se dit confiant « pour l’issue du scrutin, notamment en cas de forte participation des électeurs».

L’autre parti contraint de passer par la collecte des signatures des électeurs est le RCD. Selon son chargé de communication, Atmane Mazouz, le parti ne sera présent que dans une vingtaine de wilayas.

Le parti de Mohcine Belabbas se plaint « des blocages administratifs visant à empêcher sa présence en dehors des wilayas du centre du pays». « Les autorités au niveau de certaines wilayas cherchent à invalider les listes du RCD à moins de 48 heures du dépôt des candidatures.

En totale contradiction avec les textes, l’administration exige la signature du président du parti pour certaines listes et la remise du document en original alors que des listes sont déposées sans satisfaire à cette énième contrainte illégale», explique Atmane Mazouz.
Et d’ajouter : « Pour ceux qui connaissent les distances qui séparent les wilayas du Sud de la capitale, ceci ne peut être assimilé qu’à une volonté de bloquer les listes du parti à travers certaines régions du pays. Pour Souk Ahras, l’administration vient de rejeter plus d’une centaine de signatures tout refusant de remettre au candidat habilité de récupérer le CD pour procéder à leur remplacement.»
Nos tentatives pour contacter des responsables des autres partis ont été vaines.

En sus de ces contraintes, beaucoup de partis ont également buté sur les contestations internes des listes de candidatures. Les choix des têtes de liste, le classement des candidats et l’exclusion de certains cadres minent pratiquement toutes les formations.
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