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Les justifications de la direction du RCD

Publié le 13/03/2017, par dans Non classé.

Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) n’a réussi à valider que 13 listes de candidatures aux prochaines législatives.
Une présence minime, qui suscite des commentaires d’observateurs de la scène nationale. On parle de « recul» et de « régression» pour ce parti qui a su comment tirer son épingle du jeu par le passé, même si en termes de résultats électoraux, il n’a pas réussi à dépasser la barre des 19 députés. Un score que, avait affirmé l’ancien leader du parti, Saïd Sadi, le RCD « aurait pu dépasser largement, n’était l’intervention de la main de l’administration», qui fixait la taille de chaque formation.

En effet, lors de ses deux dernières participations aux élections législatives (1997 et 2007), le parti a eu 19 sièges, arrachés essentiellement au centre du pays. Ce qui suscite également l’étonnement de certains observateurs est le fait que des partis éclipsés de la scène depuis les législatives et les locales de 2012 ont pu présenter plus de listes que le RCD. Interrogés, les responsables du parti donnent leur explication. « Nous étions partis pour présenter des listes de candidatures dans plus d’une vingtaine de circonscriptions. Mais en raison des contraintes administratives, plusieurs de nos listes n’ont pas été validées», précise Atmane Mazouz, chargé de communication du parti. Parmi ces contraintes, relève-t-il, « il y a la non-actualisation du fichier électoral au niveau de l’administration».

« Plusieurs signatures récoltées par nos militants ont été invalidées pour cette raison», explique-t-il, relevant également les défaillances de l’application mise à disposition des candidats pour saisir les coordonnées de tous les électeurs leur accordant leur parrainage. « Tous les partis ont buté sur cette problématique. De plus, il y a un manque de formation sur l’utilisation de cette plateforme», dit-il. Atmane Mazouz accuse également l’administration qui a fait « un travail de sape» pour disqualifier le parti, notamment à l’est, à l’ouest et au sud du pays. « Dans certaines circonscriptions, le rejet des souscriptions recueillies par les candidats du RCD était systématique.

Ce fut le cas à Aïn Témouchent. A Souk Ahras, notre candidat a même été empêché de remplacer les signatures rejetées par d’autres qui étaient à sa disposition», illustre-t-il.

Le RCD, qui a dénoncé les dispositions de la loi électorale amendée en 2016, estime que le pouvoir veut éliminer l’opposition et effectuer « un modelage autoritaire du champ politique». Faite à la juste mesure des partis au pouvoir, le FLN et le RND, la loi électorale exige, sur la base des élections de 2012, un passage obligé par la collecte de signatures d’électeurs pour toutes les formations n’ayant pas obtenu 4% des suffrages ou qui ne disposent pas de 10 élus au moins dans la circonscription concernée par la candidature.

Et seul le FLN et le RND ont échappé à cet exercice difficile. En dépit du nombre restreint de listes validées, le RCD se dit confiant. « Vu la mobilisation des militants du parti, je dirais que nous sommes confiants. Mais le résultat dépend du degré de transparence du scrutin», souligne Atmane Mazouz.
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