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Les femmes présentes en force : Le PT et le FNA se distinguent

Publié le 07/03/2017, par dans Non classé.

Les femmes seront présentes en force pour la prochaine course à la députation. Une révolution dans la pratique politique algérienne, où la gent féminine se contentait, des années durant, de la simple figuration.
Le tabou se casse petit à petit. Après une expérience timide en 2012, tous les partis ont veillé, cette fois-ci, au respect des dispositions de la loi qui les oblige à consacrer au moins 30% des places sur les listes électorales aux femmes. Ce seuil pourrait être largement dépassé. Et c’est le Parti des travailleurs (PT) qui se distingue en réalisant la parité homme-femme dans ses 42 listes de candidatures au prochain scrutin.

La formation que préside Louisa Hanoune s’est même illustrée en faisant confiance à quatre candidates pour chapeauter ses listes dans des circonscriptions électorales importantes. En plus de la secrétaire générale du parti qui conduit la liste d’Alger, le PT a désigné trois femmes têtes de liste : il s’agit de Nadia Yafsah à Tizi Ouzou, Khadidja Zerari à Sétif et Imane Abdelmalek à Sidi Bel Abbès.

« Nous avons réalisé la parité sur toutes nos listes», assure Djelloul Djoudi, chargé de communication du parti. Le PT se montre ainsi fidèle à sa position sur la question de la parité qu’il a exprimée lors du débat relatif à la loi sur la promotion de la femme en politique votée, en 2011, par l’Assemblée populaire nationale (APN).

Le FNA a également accordé une place de choix à l’élément féminin. « Le FNA accorde une place privilégiée à la femme qui est en tête de 4 listes. La liste de Chlef ne comporte que des femmes», affirme le président du parti, Moussa Touati, dans une déclaration à l’APS.
D’autres partis ont également désigné des femmes têtes de liste, à l’image du FFS. Sur les 35 listes de candidatures validées, le parti du défunt Hocine Aït Ahmed a confié la première place à deux femmes : Salima Ghouzali à Alger et Mme Boudersa à Skikda.

La coalition islamiste, MSP-FC, a également deux femmes en tête de liste dans l’émigration (sud de la France et Tunisie). « Nous avons également placé 48 femmes en deuxième position. En tout cas, nous avons dépassé le seuil des 30% fixé par la loi pour les candidatures féminines», précise Farouk Tifour, cadre au MSP.

Pour sa part, le Front de libération nationale (FLN) a accordé la priorité à ses nouvelles recrues, en l’occurrence Aïcha Tagabou et Ghania Eddalia. Les deux ministres conduiront respectivement les listes du parti à Illizi et Blida. Même s’ils n’ont pas de femme tête de liste, certains partis affirment avoir respecté la loi e placé plusieurs femmes en deuxième position. C’est le cas du RCD qui affirme avoir accordé une place de choix aux femmes sur ses listes. « Nous avons satisfait amplement les exigences de la loi.

Dans l’ensemble, elles sont très bien classées. En général, les femmes sont classées à partir de la deuxième place», explique Atmane Mazouz, chargé de communication du parti, en citant les noms de Fetta Sadat, Lila Hadj Arab et Me Ouali, classées deuxième sur, respectivement, les listes d’Alger, Tizi Ouzou et Béjaïa. Le RND, lui aussi, n’a pas désigné de femmes têtes de liste. « Nous avons placé 149 femmes sur nos listes. Certes, nous n’avons pas de femme tête de liste, mais il y a automatiquement des femmes classées en deuxième position», souligne Seddik Chihab, chargé de communication au RND.
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