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L’énigmatique retrait de Bouchouareb

Publié le 08/03/2017, par dans Non classé.

Les listes des candidats aux élections législatives du 4 mai prochain du Rassemblement national démocratique (RND) comportent bien des surprises.
L’absence de la candidature de l’actuel ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, des listes de la formation d’Ahmed Ouyahia n’est pas des moindres. Elle pose plusieurs interrogations. Lui qui a toujours fait des mains et des pieds pour faire figurer en bonne place sa candidature, pourquoi a-t-il décidé cette fois-ci de s’en abstenir ? Ce n’est pourtant pas d’ambition que manque Abdessalem Bouchouareb, que les rumeurs annonçaient il y a une année comme successeur de l’actuel Premier ministre, Abdelmalek Sellal.

Des indiscrétions disent que le ministre de l’Industrie et des Mines, qui a été directeur de la campagne électorale du candidat Abdelaziz Bouteflika lors de la dernière élection présidentielle, aurait tenté vainement de présenter sa candidature à Alger. C’était en fait sans compter sur l’influence du tout-puissant responsable du RND à Alger, Seddik Chihab. L’idée d’aller concourir encore une fois dans sa région natale Oum El Bouaghi lui aurait alors effleuré l’esprit, mais la démarche comportait tellement de risques que l’homme a fini par se rétracter.

Il y est très contesté. Sa candidature a déjà été sujette à une vive controverse. Un député à l’Assemblée populaire nationale (APN) révéla en séance plénière, en brandissant les preuves, que Abdessalem Bouchouareb a la double nationalité algérienne et française. En 2012, il n’avait d’ailleurs pas pu se représenter à Oum El Bouaghi, à cause, affirment certaines sources, d’un tollé général soulevé par la famille révolutionnaire qui avait remis au goût du jour le passé de son père qui avait été exécuté par l’Armée de libération nationale (ALN).

Il sera repêché à Alger, où il a été classé deuxième sur la liste du RND. D’autres sources soutiennent, par contre, que le ministre de l’Industrie a évité de postuler à la députation pour ne pas à être encore une fois sous les feux de la rampe, lui qui a été à plusieurs reprises au-devant de l’actualité pour diverses raisons. Tantôt à cause des décisions qu’il a prises en tant que ministre, tantôt du fait que son nom soit cité dans plusieurs scandales, celui de l’empire Khalifa, ou encore celui des paradis fiscaux révélés par les Panama Papers. Mais Abdessalem Bouchouareb n’a pas besoin d’être député pour rester ministre ou prétendre à une fonction supérieure.

Des membres de l’Exécutif ont bien été nommés à plusieurs portefeuilles ministériels sans être élus à l’Assemblée. En somme, une autre hypothèse qui explique son retrait de la compétition des prochaines législatives est le fait qu’il serait tombé en disgrâce. Après avoir fait la pluie et le beau temps dans la gestion des licences d’importation, le ministre de l’Industrie et des Mines s’est vu dépossédé de ce pouvoir récupéré par le ministère du Commerce sous le contrôle du Premier ministre, Abdelmalek Sellal. L’argument est-il valable, lorsque l’on voit l’assurance qu’il affiche à toute occasion ? Lire la suite

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