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Le SPLA donne des pistes de réflexion

Publié le 08/03/2017, par dans Non classé.

Karim Seghouane, président du Syndicat des pilotes de ligne algériens (SPLA), a qualifié, lundi dernier à Alger lors de la tenue de l’AG ordinaire de cette organisation, la situation que traverse la compagnie nationale Air Algérie de « virage à ne pas rater», appelant « au dialogue, à la franchise et à plus de coopération».
Et pour donner plus de crédit à cette démarche, il a invité à cette réunion les acteurs du secteur aérien (maintenance, contrôle). Pour lui, « certes, nous avons des métiers très réglementés, mais il faut faire des efforts pour être exemplaires. Il faut dépasser la vision du syndicalisme traditionnel et aller vers le partenariat. Il y a trop de changements et il faut qu’on soit bien formés et ne laisser aucune place à l’incertitude. Le recyclage doit être permanent.

On doit savoir aussi quels sont les grands axes de la stratégie adoptée par le gouvernement, car on n’est pas au courant, on doit connaître les chiffres et les indicateurs». Il faut dire que jusqu’à présent, la direction générale a communiqué très mal. La communication reste son maillon faible. La compagnie vit renfermée sur elle-même. Pour lui, il n’y a plus de doute, l’étape que traverse la compagnie nationale est un virage et elle ne peut pas continuer avec les anciennes méthodes. Il revient sur deux points : le régime de travail et l’équité. « Nous demandons une équité dans la sanction et dans la récompense», lâche-t-il. Il dira même que le syndicat est prêt à adopter une sorte de charte des pilotes.

Certains ont affirmé que les compagnies aériennes étrangères débauchent les pilotes algériens, ce qui fragilise davantage la compagnie nationale. Cependant, leur but est de prendre de plus en plus de parts dans un marché qui est porteur.

Un représentant de la direction de l’aviation civile a affirmé que la participation à cette rencontre vise à « essayer de décortiquer les problèmes. La sécurité aérienne est une nécessité,il y a des lois internationales à respecter, l’Algérie en tant que membre de l’Organisation internationale de l’aviation civile est tenue de les appliquer». Un ancien pilote dira que « les problèmes n’ont jamais été pris en charge sérieusement, les mêmes qu’on rencontrait il y a 10 ans sont toujours là». Selon certaines sources, le directeur général de la compagnie serait ouvert à toute discussion dans toute la transparence et la sérénité possible. Dans quelque temps, il va prendre des décisions importantes et cela se répercutera positivement sur le travail des pilotes.

Rebah Omar, directeur des ressources humaines et de la formation à Air Algérie, a souligné : « Nous participons pour assurer notre concours et notre engagement à faire évoluer les choses pour le bien-être de l’entreprise et qu’il y ait un épanouissement mutuel entre l’entreprise publique économique Air Algérie et l’ensemble de ses employés, particulièrement le personnel navigant technique.»Kamel Benelkadi
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