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Le rassemblement du Snateg violemment dispersé

Publié le 23/03/2017, par dans Non classé.

La police a violemment dispersé, hier matin à Béjaïa, le rassemblement du Syndicat autonome des travailleurs de l’électricité et du gaz (Snateg), organisé dans l’enceinte de la direction de wilaya de Sonelgaz.
L’endroit a été assailli par des dizaines d’éléments de police, entre agents en civil, forces antiémeute et BRI. Les protestataires ont tenté de résister en s’asseyant par terre et en scandant : « Pacifiques», mais la brutalité que la police a utilisé a fini par desserrer les rangs des manifestants et les chasser hors de l’enceinte, avons-nous constaté sur place.

Le président du Snateg, Raouf Mellal, a été violemment interpellé au bout d’une brève résistance, avant d’être embarqué avec une dizaine de ses camarades, dont le secrétaire général du syndicat, Abdelkader Kouafi.
Des téléphones portables ont été confisqués aussi, lors de cette descente musclée qui est intervenue après que le directeur de wilaya de Sonelgaz ait échoué à prendre langue avec les représentants syndicaux afin de les inviter à quitter les lieux.
Sur place, des travailleurs faisaient circuler l’information selon laquelle ils ont subi des pressions de la part de leurs supérieurs pour ne pas rallier l’action. Une instruction verbale aurait même été destinée aux employés de toutes les filiales de Sonelgaz à Béjaïa, les sommant de ne pas répondre à l’appel du Snateg, nous affirme un employé de la DFC.

Visiblement apeurés par l’avancée à grandes enjambées du Snateg, les responsables font tout pour lui mettre des bâtons dans les roues et maintenir les travailleurs dans le giron de l’UTGA. La centrale syndicale a longtemps régné en maître absolu sur la deuxième entreprise d’Algérie après Sonatrach et il est évident que ses tenants n’accepteront pas facilement qu’un autre syndicat entre dans leur pré carré. « Nous dénonçons ces pressions ainsi que la campagne de diffamation à notre encontre. Ceux qui considèrent que nos actions sont illégales n’ont qu’à aller devant les tribunaux, car nous avons notre agrément. C’est fini l’esclavage, l’exploitation et la soumission à l’administration. Avec notre mobilisation, Sonelgaz a pris une gifle. Nous ne sommes pas l’UGTA et notre syndicat appartient aux travailleurs. Notre objectif est de redresser Sonelgaz, un fleuron de l’Algérie, et non la casser. Nous voulons aussi rendre sa dignité au travailleur», a martelé Raouf Mellal avant la répression du rassemblement.

Selon Abdelkader Kouafi, le Snateg revendique 39 représentations et 35 000 syndiqués à travers le pays. A Tizi Ouzou, il revendique l’ensemble des agences (16), dit-il. Le Snateg fait valoir, selon lui, une liste de revendications de 36 points « non négociables», parmi lesquels la reconnaissance du Snateg et des droits syndicaux et le relèvement des salaires de 50%. Le syndicat prévoit un autre rassemblement, aujourd’hui à Alger, devant la direction générale de Sonelgaz, à Télemly.

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