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«Le manque de pluviométrie, un phénomène cyclique»

Publié le 19/10/2017, par dans Non classé.

– La pluie tarde à faire son apparition. Une situation qui commence à inquiéter sérieusement les citoyens et les fellahs. Faut-il craindre le pire ?

C’est une réalité, mais il faut dédramatiser. Selon les prévisions, les pluies sont attendues. D’ailleurs, depuis hier matin, il y a eu une perturbation au Nord, particulièrement à l’Ouest, qui gagne graduellement les régions du Centre avec des pluies localement assez importantes sur les régions intérieures, ouest et centre. Il y aura des pluies assez marquées sur les régions côtières.Les températures vont subir une baisse sensible : entre 20 et 21 degrés à Alger et Oran et 14 et 15 degrés à Tiaret et Djelfa. La mer sera agitée.

– Mais comment expliquer cette situation ?

J’estime que la pluie, qui se fait désirer ces dernières semaines, est un phénomène cyclique qui revient tous les 10 à 15 ans avec un stress hydrique. D’autres expliquent cette situation par le changement et le réchauffement climatiques.

Même si les réponses de la communauté scientifique sont le plus souvent fort prudentes quant à la responsabilité directe du réchauffement de l’atmosphère dans la survenue des phénomènes climatiques actuels extrêmes. En revanche, leur position est très claire quant au fait que le changement climatique entraînera une plus grande fréquence d’événements climatiques extrêmes.

– Donc, le manque de pluviométrie est un problème mondial ?

En effet, ce phénomène ne concerne pas seulement l’Algérie, mais touche tout le bassin occidental de la Méditerranée. Outre l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, ainsi que les îles ibériques, l’Espagne, l’Italie et le sud de la France sont également affectés par le déficit pluviométrique. Les pluies annoncées même légères vont combler le déficit, remplir les barrages et on entre dans le cycle automnal.

La chose positive dans la situation que nous traversons est le fait que de plus en plus d’Algériens s’intéressent au climat et apprennent à faire avec la nature. La prise de conscience se fait à partir d’événements extrêmes. Indéniablement, la sensibilité environnementale va crescendo dans l’opinion publique, et ce qui est nouveau, c’est le rythme de progression de cette sensibilité. Lire la suite

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