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La faculté d’Alger, la maison de Mohamed Khadda et la mairie de Skikda classées

Publié le 17/10/2017, par dans Non classé.

La faculté d’Alger et la maison du grand artiste peintre Mohamed Khadda sont classées sur la liste des biens culturels protégés, en vertu d’un arrêté ministériel publié le 12 octobre au Journal officiel.
« L’université d’Alger 1, ex-faculté centrale, qui est un ensemble monumental conçu en 1888 dans le style architectural néo-classique, constitue un centre de rayonnement scientifique et un des pôles de la science et du savoir en Algérie, elle accueillit sur ses bancs plusieurs personnalités historiques tels que Taleb El Ibrahimi et Ben Youcef Ben Khedda, dont elle porte le nom du dernier, aujourd’hui.

Elle fut la première université en Algérie fondée en 1909 en vertu de la loi du 20 décembre 1879, qui a pris en charge la création de quatre écoles spécialisées au sein de la faculté, à savoir : l’école de médecine et de pharmacie, l’école des sciences, l’école des lettres et des sciences humaines et l’école de droit», lit-on dans le journal. Et d’argumenter : « Outre la richesse historique de cet ensemble monumental, l’université d’Alger 1 renferme une richesse patrimoniale scientifique et naturelle qui se caractérise par des collections palé-ontologiques, géologiques, zoologiques, botaniques et anatomiques».

Le classement de cette faculté comme monument historique entraîne une exploitation soumise à des conditions précises : « L’occupation, l’utilisation et l’exploitation du monument historique doivent s’adapter aux exigences de la conservation des biens culturels. Toute construction, intervention ou modification dans les abords du bien culturel ou dans sa zone de protection sont soumises à autorisation du ministre chargé de la Culture».

Le même classement par arrêté ministériel a concerné la maison du défunt artiste peintre Mohamed Khadda, située au n°3 passage Ammar Cherif, commune d’Alger-Centre, à Alger, qui désormais fait partie du patrimoine culturel protégé. « La maison de l’artiste peintre Mohamed Khadda, qui est considéré comme l’un des fondateurs de la peinture algérienne contemporaine, comprend son atelier de dessin et de sculpture et des tableaux éternels où se rencontre le passé avec le présent et l’avenir».

Cette classification en tant que patrimoine national engendre des exigences de conservation et de protection en cas de son occupation, utilisation ou exploitation, ou en cas de travaux pour le passage des réseaux d’alimentation en eau potable, d’assainissement des eaux et électricité et gaz pour servir un immeuble mitoyen. L’arrêté oblige la famille du défunt artiste peintre qui habite le bien à ce que les objets et mobiliers qui composent l’atelier de l’artiste peintre ne soient en aucun cas déplacés et remplacés. Trois autres arrêtés de classification ont été publiés au Journal officiel du 12 octobre.

Ils concernent trois bâtiments d’une beauté inouïe, dont peuvent se targuer les habitants de la ville de Skikda. Il s’agit des sièges de la mairie et de la poste, ainsi que la gare ferroviaire, un chef-d’œuvre en matière d’architecture et d’urbanisme de l’époque coloniale. A propos de l’hôtel communal de Skikda, l’arrêté explique : « Le monument historique de style architectural néo-mauresque se caractérise par l’emploi des éléments architecturaux et artistiques, tels que les arcades, les colonnes, les chapiteaux et la coupole, ainsi que les éléments décoratifs, tels que le stuc ciselé, la mosaïque et les carreaux de faïence polychromes imprégnés de décors géométrique et végétal.

Le monument constitue un joyau architectural et le premier édifice public qui a été conçu par l’architecte Charles Montaland en 1931, sous l’égide du président de la commune de Skikda Paul Cuttoli, personnalité éminente qui a marqué sa présence dans l’histoire de l’urbanisme de la ville».

Cette mairie est l’une des rares qui possédait de nombreux tableaux de maître de l’époque, dont une partie seulement a échappé à la prédation et est encore jalousement gardée. De ce fait, son occupation, son utilisation et son exploitation doivent s’adapter aux exigences de la conservation des biens culturels.

Il en est de même pour la gare ferroviaire, « un monument historique néo-mauresque, d’une architecture évoquant une mosquée, qui a été conçu par l’architecte Charles Montaland et inauguré en 1937 sous l’égide du président de la commune de Skikda, Paul Cuttoli (…). De ce fait, toute construction ou intervention dans les abords du monument est soumise à autorisation du ministre chargé de la Culture». Une bonne nouvelle pour les Skikdis qui attendaient cette protection depuis longtemps.
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