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«Il y a dysfonctionnement dans les statuts des travailleurs»

Publié le 18/10/2017, par dans Non classé.

– Qu’est-ce qui explique, selon vous, le manque de surveillants ou autres personnels au niveau des établissements scolaires ?

Plusieurs opérations de recrutement d’adjoints de l’éducation ont été menées ces dernières années, après un blocage des recrutements ayant duré longtemps. Le manque en personnels d’encadrement administratif n’est pas lié au recrutement, mais aux dysfonctionnements du statut des travailleurs du secteur gérant la carrière des différentes catégories du personnel. L’adjoint de l’éducation, ou le surveillant, est un poste en voie d’extinction.

Les surveillants partis à la retraite ne sont pas donc remplacés. Ce poste est remplacé par le superviseur d’éducation auquel incombent les tâches du surveillant. Or, après plusieurs années de service et de concours, le superviseur peut prétendre au poste de superviseur principal, puis conseiller d’éducation et non au poste de surveillant général qui lui est une des options d’aboutissement de la carrière des enseignants.

– Le poste de surveillant général est-il peu convoité ?

Le poste de surveillant général, qui devrait être l’aboutissement de la carrière de superviseur, n’est pas aussi attractif pour les enseignants qui préfèrent embrasser d’autres carrières de directeurs d’établissement ou inspecteurs, plus avantageuses en salaire et moins contraignantes. C’est ce qui explique le manque d’encadrement.

Dans la wilaya de Tizi Ouzou, 121 établissements sont sans surveillant général, au niveau national, nous en avons recensé 1500 ! Au niveau de ces établissements, l’administration fait appel aux superviseurs qui assurent ce poste comme « faisant fonction de». Ce sont là toutes les contradictions du statut que nous ne cessons de dénoncer depuis des années et que la tutelle continue d’ignorer, en cherchant d’autres solutions de rafistolage !

A cela s’ajoute la mauvaise répartition de la ressource disponible avec une mauvaise distribution des postes budgétaires. Dans certains établissements, le manque de superviseur est signalé de manière récurrente, notamment avec le départ massif à la retraite, alors que d’autres sont dotés des effectifs nécessaires après les derniers recrutements effectués.

– Quelles sont les raisons des difficultés de gestion des classes et des récréations dans certains établissements, qui se manifestent souvent par des actes de violence ?

A mon avis, il y a un besoin qui s’exprime en matière de formation des effectifs aux tâches réelles qui les attendent.
Le rôle de superviseur de l’éducation varie entre le maintien de l’ordre au niveau de l’établissement et la gestion d’une classe durant l’absence d’un enseignants. Les superviseurs doivent également être attentifs à l’état des élèves, à déceler ceux en détresse et à effectuer des tâches administratives.

Le superviseur est également appelé à intervenir en cas de difficulté de maîtrise de la classe par l’enseignant.
Actuellement, des candidats reçus au dernier concours sont convoqués directement, sans aucune formation, et cela engendre des situations de violence dans les établissements, difficiles à maîtriser. Les superviseurs se retrouvent livrés à eux-mêmes. Lire la suite

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