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Cinémathèque d’Oran: le patrimoine filmique national à l’honneur

Publié le 23/10/2017, par dans Non classé.

ORAN – Le patrimoine filmique national est mis à l’honneur cette semaine à Oran à la faveur de la projection, à la cinémathèque locale « Ouarsenis », d’une dizaine d’oeuvres restaurées et numérisées.

« Les films présentés au public oranais jusqu’au 1er novembre prochain ont bénéficié d’une opération de restauration et de numérisation dans le cadre du programme d’appui à la protection et valorisation du patrimoine culturel en Algérie », ont indiqué les organisateurs.

« Ce programme qui est porté par le ministère de la Culture, a été initié au titre de la coopération algéro-européenne », a précisé à l’APS Latifa Lafer, historienne et critique de cinéma chargée de l’animation des séances de projection relatives à cette opération.

La cinémathèque d’Oran est la deuxième structure culturelle à accueillir cette manifestation entamée la semaine dernière à Alger et qui se poursuivra jusqu’à décembre en sillonnant d’autres villes, à savoir Saïda, Mascara, Constantine, Annaba et Bejaia, a expliqué Mme Lafer.

« Les films présentés dans ce programme s’inscrivent dans un projet à long terme de restauration d’oeuvres majeures du cinéma algérien, mené par le Centre national du cinéma et de l’audiovisuel (CNCA) », a-t-elle souligné.

Le cycle de projections comprend plusieurs longs-métrages à l’instar de « Tahia ya Didou » de Mohamed Zinet (1971), le premier à avoir été restauré à l’initiative du Centre algérien de la cinématographie (CAC ou Cinémathèque algérienne).

Ce cycle itinérant permet aux amoureux du 7ème Art de découvrir ou de revoir d’autres perles du patrimoine filmique national, dont « Leila et les autres » de Sid Ali Mazif (1977), « Les Déracinés » de Lamine Merbah (1977), « Patrouille à l’est » de Amar Laskri (1971), « Zone interdite » de Ahmed Lallem (1972), et « L’Aube des damnés » de Ahmed Rachedi (1965).

Le programme comporte d’autres affiches à succès comme « Les Vacances de l’inspecteur Tahar » de Moussa Haddad (1973), « La Citadelle » de Mohamed Chouikh (1988), « Les Enfants du vent » de Brahim Tsaki (1980), et « Omar Gatlato » de Merzak Allouache (1976).

Les débats engagés avec le public à l’issue des séances permettent aux jeunes spectateurs de se replacer dans le contexte de l’époque de production de ces oeuvres qui s’inscrivent pour la plupart dans le registre du cinéma révolutionnaire et engagé, a indiqué Mme Lafer.

« Cet événement permet encore de mettre en relief l’importance des métiers qui accompagnent la réalisation et la fabrication de l’oeuvre, comme ceux en rapport avec l’archivage, la conservation, la restauration et celui d’animateur-cinéma », a soutenu la spécialiste.

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