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Sorti en Europe de « Ahney », nouvel album des « Tikoubaouine »

Publié le 31/05/2020, par dans Non classé.
Sorti en Europe de

ALGER- Un album résolument inscrit dans la world music, oscillant entre le Desert Blues, style de musique targui très en vogue, le reggae, le rock et le folk a été édité commercialisé récemment en Europe par le groupe « Tikoubaouine » sous le titre « Ahney » (vision).

Ce nouvel opus de douze titres majoritairement chantés en Tamasheq (variante de Tamazight parlée par les touareg algériens et de toute la région du Sahel) a été produit en Algérie par « Ostowana Music » avant d’être distribué en France, en Belgique, en Suisse et au Maroc ainsi que sur les plateformes de téléchargement sur Internet par le label français « Labalme music ».

Ce deuxième album du groupe devrait être disponible en Algérie après la levée des mesures de prévention de la propagation du coronavirus, le groupe souhaitant présenter son travail au public lors d’un grand concert.

Single à succès, « Tiniri » (désert) donne la La de cet album par un voyage dans l’aire de vie des nomades du grand sud porté par des sonorisations typiques de l’Assouf, un jeu de guitare particulier devenu la marque de fabrique du genre, une basse aux influences reggae et une percussion alliant la batterie aux instruments et rythmes traditionnels targui.

Ce titre accompagné d’un clip tourné dans les grands espaces du sud algérien, est un cri du coeur qui chante le quotidien difficile des populations nomades les plus vulnérables.Des titres comme « Aksanagh Tarha » (amours inaboutis), « Elalem » et « Amidinin » (mes amis) confirme l’orientation du groupe vers une fusion entre musique et textes tergui et une grande influence reggae également audible dans le chant.

Des balades proches de la folk avec un timbre targui dominant sont également proposées par les Tikoubaouine dans des titres comme « Dounia Wassl », ou encore « Irilan Aman » (celui qui a de l’eau), un véritable voyage musical dans les grands espaces porté par des percussions traditionnelles et des sons de guitare assez métalliques et proche de l’unplugged.

La touche des « Tinariwen », maîtres incontestés et précurseurs du blues du désert, se retrouve dans le titre « Aytma » (mes frères) qui reproduit la même configuration instrumentale de ce groupe mythique qui a influencé toute la création musicale contemporaine des régions du Tassili et de l’Ahaggar.

Créé en 2010, ce groupe issu du grand sud algérien est composé des chanteurs et guitaristes Said Benkhira et Hocine Deggar, du bassiste Abdelhafidh Oumari et du percussionniste Djaber Asserir. Ils ont animé de nombreuses scènes dans différentes villes du pays avant de sortir en 2016 son premier album intitulé « Dirhan » (le souhait).Cette opus a permis aux Tikoubaouine de se produire en France et au Canada.

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Des films documentaires consignent les crimes coloniaux dans les camps de concentration

Publié le 31/05/2020, par dans Non classé.
Des films documentaires consignent les crimes coloniaux dans les camps de concentration

ALGER- La torture pratiquée par la France coloniale en Algérie depuis le début de l’occupation jusqu’à la veille de l’indépendance, la politique de déplacement des populations autochtones et les camps de concentration sont des questions ayant suscité l’intérêt de nombreux chercheurs, historiens et cinéastes, qui ont décidé de consigner les témoignages de moudjahidine et d’anciens condamnés à mort afin d’exposer, au grand jour, des violations flagrantes des droits de l’homme dont les séquelles persistent encore aujourd’hui.

Les historiens et les chercheurs en histoire d’Algérie s’accordent à dire que la France coloniale a pratiqué la torture dès 1830 et n’a eu de cesse de martyriser les civils et les prisonniers tout au long de sa présence en

Algérie. Ces pratiques ont laissé des séquelles physiques et psychiques sur les moudjahidine et les familles des martyrs qui ont vécu la torture ou les déplacements forcés vers les camps militaires, selon les déclarations de l’avocat des militants et révolutionnaires du Mouvement national et de la Révolution, le regretté Amar Bentoumi, dans le documentaire « Silence, on torture ».

Après des années de lutte et d’écriture de l’histoire, « nous avons pu mettre à nu la réalité de la France coloniale et dévoiler au monde son vrai visage, de bourreaux qui foulaient aux pieds les droits de l’Homme, notamment le droit à la dignité et à la liberté », avait-il indiqué.

« Avec un occupant qui a été jusqu’à coudre les lèvres des moudjahidine, il ne pouvait y avoir d’autre moyen de dialogue en dehors des armes, » a-t-il expliqué.

Réalisé par Mohamed Guettas, le documentaire « Silence, on torture », dont le scénario est signé par Abdelouahab Benmansour, braque la lumière sur les centres de torture, théâtre des pires crimes contre l’humanité, à travers des témoignages vivants de moudjahidine, qui reviennent, non sans peine, sur des scènes de sang et des méthodes de torture imaginées par la soldatesque française pour supplicier les révolutionnaires en les plongeant dans une spirale infinie de douleur et de souffrance.

Grâce à des témoignages vivants, ce film documentaire (produit par le ministère des Moudjahidine) révèle au Monde des crimes contre l’humanité imprescriptibles que la France coloniale a tenté depuis d’occulter à travers ses directives et lois.


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Parmi ces témoignages, ceux des moudjahidine Boudjamaa Fellah et Abdelkader Ben Kacimi qui ont évoqué la gégène, le passage à tabac, le viol, la bassine de nuit et bien d’autres méthodes de torture aussi cruelles les unes que les autres. Les moudjahidine Mohamed Bakir et Ameur Hadjersi ont reconnu être encore hantés par les supplices qui leur ont été infligés.

Le documentaire évoque également l’ordonnance N11 cosignée par le ministre de l’Intérieur, Maurice Bourgès Maunoury et le ministre de la Défense, le général Pierre Kœnig, en juillet 1955 portant « adhésion totale et complète du Gouvernement français dans la guerre d’Algérie », et qui stipule de facto d’ouvrir le feu sur tout Algérien dont les mouvements sont suspects.

Au mois d’août de la même année, une autre instruction signée par le ministre de la Justice, Robert Schuman et le général Kœnig précise la conduite à tenir en cas de plaintes pour des crimes perpétrés par les forces de l’ordre, à savoir l’annulation de la responsabilité pénale des auteurs et le classement sans suite des faits, car justifiés par les circonstances, la nécessité, ou l’ordre de la loi. Autrement dit, le pouvoir civil garantissait aux bourreaux la protection et l’impunité, souligné la même source.

« Silence, on torture » consigne la tragédie du peuple algérien, à travers des photos et des séquences d’archives que les enfants d’aujourd’hui auraient peut-être du mal à regarder, mais qui étaient bel et bien le lot quotidien des Algériens loin des yeux des médias étrangers. A présent, ils sont le témoin de l’atrocité abominable du colonisateur et de sa transgression de tous les us et lois garantes de la dignité de l’être humain et de son intégrité physique et morale.

Camps de concentration : le cas de Bouhmama (1954-1962)

Chercheure en histoire à l’Université de Tours en France, Ouanassa Siari Tengour précise, dans le documentaire d’Abderezak Hellal sur les centres de concentration dans les Aurès, que les premiers déplacements forcés des populations autochtones de leurs dechras et faubourgs avaient débuté en novembre 1954 dans les environs d’Oued El Abiod et Oued Addi. Elles furent placées dans ces camps sous haute surveillance militaire.

Elle évoque, à ce propos, la journée du 19 novembre 1954 lorsque les parachutistes du Colonel Ducourneau ont atterri sur les mechtas de

« Hambla », « Akriche » et « Boucetta » où ils ont obligé les femmes à mettre le feu à leurs maisons avant de tirer à bout portant sur celles qui ont refusé et opposé une résistance, à l’instar des chahidate Mansoura et Djoumoua Bouchetta, Fatma Djaghrouri et Fatima Berrehaïl.

Plus précise, l’historienne souligne que le Colonel Ducourneau avait été chargé par le général Cherrière de « la mise en oeuvre » des ordres de déplacement de la population des Aurès vers les camps de concentration, avec « l’accord des autorités civiles », c’est-à-dire l’accord du Gouverneur de Constantine Dupuche , du Gouverneur général Roger Léonard et du ministre de l’intérieur François Mitterrand.


Révolution algérienne: les offensives du 20 août 55, un acte sauvagement réprimé dans le sang


Selon la chercheure, le Général Georges Parlange, ramené du Maroc où il avait acquis une grande expérience dans l’apaisement des tribus et une parfaite maitrise de la langue amazighe, « avait joué un rôle important dans la consécration de l’expérience des camps de concentration ». Le nom de cet Officier des Affaires indigènes, arrivé dans la région (Aurès) début 55 et investi des pleins pouvoirs militaires et civils, est étroitement lié aux Sections administratives spécialisées (SAS), dont la finalité était le contrôle des populations placées dans ces camps.

Le documentaire reprend également le témoignage de Marc Garanger, photographe officiel au sein de son régiment, qui raconte que « les soldats français rasaient les villages d’origine et obligeaient leurs habitants à reconstruire d’autres à proximité des postes militaires entourés de barbelé. Appelés nouveaux villages, ils étaient en réalité des camps de regroupement coloniaux ».

Dans la commune de Bouhmama, les Lire la suite

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Décès de Guy Bedos: Un artiste épris de justice s’en va

Publié le 29/05/2020, par dans Non classé.
Décès de Guy Bedos: Un artiste épris de justice s'en va

ALGER- Humoriste au verbe mordant, homme de théâtre et de cinéma, Guy Bedos, l’ami de l’Algérie qui a vécu dans plusieurs villes du pays, le militant pour les causes nobles et l’anticolonialiste s’est éteint jeudi à l’âge de 85 ans.

Souvent revenu dans son pays natal, Guy Bedos avait décidé de mettre fin à sa carrière sur scène en jouant une dernière fois à Alger son spectacle « Rideau! » en 2013 marquant un retour dans ce pays pour lequel il a toujours pris position dans sa jeunesse contre le colonialisme ou dans les années 1990 contre les violences terroristes.

Citant son idole, l’écrivain Albert Camus, Guy Bedos évoque la célèbre citation de ce dernier, « Entre la justice et ma mère je choisis ma mère », et dit dans une interview à la télévision avoir « préféré la justice et être entré en résistance à la bêtise et à l’injustice ».

Se disant « profondément natif d’Algérie », ce monstre sacré des planches a tourné « Le passé retrouvé:Guy Bedos en Algérie 1988 » avec Mireille Dumas, une occasion pour lui de montrer à son enfant « d’où il venait (…) et ce qu’il a vécu ». Il avait également émis le souhait de s’installer à « Tipasa, près de son ami Albert Camus ».

Dans les années 1990, Guy Bedos se disait « meurtrie dans sa chaire » et « horrifié par la violence islamiste » tout en exprimant son soutien aux femmes et hommes victimes de ces violences ainsi qu’aux artistes et journalistes.

Lors de sa dernière scène à Alger en 2013, son tombé de « Rideau! » sur sa carrière sur les planches, il avait réaffirmé son amour, resté intact, pour l’Algérie et son peuple en clamant sur scène « Autant mourir que de laisser faire du mal à l’Algérie ! ».

Né à Alger en 1934, Guy Bedos a vécu dans la capitale où il a été élève à l’actuel lycée de l’Emir Abdelkader avant de s’installer à Constantine, à Souk Ahras puis à Annaba. Il quitte l’Algérie à 16 ans et vit de la vente de livres avant d’apprendre le théâtre classique et signe sa première mise en scène à 17 ans et demi.

En 1965, il débute au music-hall en co-vedette avec Barbara, puis se lance dans une carrière d’humoriste en formant un duo avec Sophie Daumier. Après leur séparation, il se lance dans une carrière solo, tout en s’affirmant comme un acteur accompli au cinéma et dans des téléfilms.

En tant qu’acteur il compte une filmographie d’une trentaine d’oeuvres au cinéma « Un éléphant ça trompe énormément » (1976), « Nous irons tous au paradis » (1977), « Contre l’oubli » (1991), « La jungle » (2006) ou encore « Et si on vivait tous ensemble » (2012). Son répertoire au théâtre est également riche d’une vigntaine de spectacles.

Il aura également édité une dizaine de publications dont l’autobiographie « Je me souviendrai de tout, journal d’un mélancolique » (2015) et le recueils d’entretiens « J’ai fait un rêve » (2013), un livre qu’il est venu présenter au Salon international du livre d’Alger.Selon son souhait, Guy Bedos sera enterré en Corse cette île qu’il surnommait « mon Algérie de rechange » et dont il aimait « les odeurs de maquis ».

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Décès de l’humoriste français Guy Bedos

Publié le 28/05/2020, par dans Non classé.
Décès de l'humoriste français Guy Bedos

PARIS – Le comédien et humoriste français Guy Bedos, connu sur les planches du théâtre et dans le septième art, mais aussi pour son engagement et ses positions humanistes anticolonialistes, est décédé à l’âge de 85 ans, a annoncé jeudi son fils sur les réseaux sociaux.

Né en 1934 à Alger, Guy Bedos s’est fait connaître grâce à des sketchs mordants au début des années 60 alors qu’il avait entamé une carrière de metteur en scène et de comédien sur les planches en 1951 aux côtés de Jean Paul Belmondo.

Il a également fait parler de lui au cinéma à partir de 1955 dans « Futures vedettes » du réalisateur Marc Allégret qui sera suivi d’une trentaine d’apparitions sur grand écran dans des oeuvres comme « Un éléphant ça trompe énormément » (1976), « Nous irons tous au paradis » (1977), « Contre l’oubli » (1991), « La jungle » (2006) ou encore « Et si on vivait tous ensemble? » (2012).

Il s’est également produit dans de nombreux spectacles comiques dont il est l’auteur, et a fait un passage très remarqué à Alger en 2018 pour la projection du documentaire « Guy Bedos: en toutes libertés ».

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Théâtre d’Oran: « Qitar Eddounia », nouvelle production pour enfants

Publié le 28/05/2020, par dans Non classé.

ORAN – Les tréteaux du Théâtre régional d’Oran « Abdelkader Alloula » (TRO) vibreront, à l’issue du confinement, au rythme d’une nouvelle production pour enfants intitulée « Qitar Eddounia », a-t-on appris jeudi du directeur de cette structure culturelle, Mourad Senouci.

« Il s’agit d’une nouvelle création, dont la générale avait été reportée en raison de la cessation des activités du TRO intervenue dans le cadre des mesures de prévention et de lutte contre le coronavirus Covid-19 », a précisé à l’APS M. Senouci.

L’environnement et l’hygiène constituent la thématique centrale de cette oeuvre écrite par Mansouri Bachir, mise en scène par Houari Abdelkhalek et scénographiée par Mouffok Djillali, a-t-il indiqué, signalant que six comédiens du TRO sont distribués dans ce spectacle comportant également des jeux de marionnettes.


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« Qitar Eddounia » (le train de la vie) constitue la première production du TRO au titre de son plan d’action de l’année en cours, a fait savoir M. Senouci qui escompte un succès à la mesure de celui des précédentes pièces, dont « Pinnocchio » de Bensmicha Kada et « Sindbad » de Bengueddache Boualem.

La deuxième création inscrite dans la feuille de route du TRO pour l’exercice en cours sera une adaptation de « Qum qum, mared el-koutoub », de l’auteur algérien Youcef Baaloudj, également dédiée aux enfants, a-t-il annoncé.

Cette oeuvre a valu à son auteur le Prix du meilleur texte pour enfants de l’année 2018, décerné par l’Instance arabe du théâtre(Sharjah/Emirats arabes unis), rappelle-t-on.

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Malika Bendouda prend part au forum virtuel des ministres africains de la culture

Publié le 27/05/2020, par dans Non classé.

ALGER – La ministre de la Culture Malika Bendouda a pris part mercredi au forum virtuel des ministres de la Culture des Etats membres de l’Union Africaine et des responsables du secteur des arts, de la culture et du patrimoine du continent, indique un communiqué du ministère.

Ce sommet s’est tenu dans le cadre de la stratégie continental de l’UA en lien avec la pandémie du coronavirus.

Les participants ont abordé « les défis auxquels devront faire face les industries culturelles et créatives » en cette période de pandémie en proposant « des solutions dans le cadre de l’UA », explique le communiqué ajoutant que les ministres ont également « débattu des mesures à même d’alléger l’impact de la pandémie sur les secteurs des arts, de la culture et du patrimoine ».

Les participants se sont accordés, selon le communiqué, sur la nécessité de « mettre en oeuvre un plan de travail pour soutenir ces secteurs » et de « renforcer les systèmes de sécurité sociale » afin d’alléger l’impact social de la pandémie sur les travailleurs de la culture.

A l’issue de cette rencontre il a également été question de « documenter et partager les bonnes pratiques » afin que ces expériences soient « reproduites » dans d’autres Etats membres.

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