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Aliment de bétail : L’ONAB revoit ses prix à la baisse

Publié le 19/10/2017, par dans Non classé.

Après un été difficile, marqué, faut-il le rappeler, par la tension alimentée par non seulement la sécheresse ayant frappé de plein fouet la récolte céréalière, mais aussi et surtout les perturbations relatives à la disponibilité de l’aliment de bétail, l’Office national de l’aliment de bétail (ONAB), opérateur n°1 dans les vecteurs aliments, aviculture et viandes blanches, tient bon.
Il a même pu stabiliser le marché de l’aliment de bétail, avec en sus un bon rapport qualité-prix. Dévaluation ou pas du dinar, l’aliment est désormais à la portée des opérateurs du secteur. « Les gens, qui parlaient de rupture dans l’aliment de bétail et d’une grande crise à venir, sont passés à côté.

Certains intervenants ont même dit que le poulet allait atteindre 1000 DA le kg et que l’œuf de consommation serait vendu à 50 DA l’unité. C’est l’effet inverse qui s’est produit. Puisque les prix des matières premières essentielles à la fabrication de l’aliment de bétail, qu’on prédisait à la hausse exponentielle, ont connu une baisse drastique. Le maïs est passé de 35 000 DA/tonne en juillet 2017, à 26 500 DA/T en septembre 2017.

Pour la même période, le tourteau de soja de 65 000 DA/T à 55 000 DA/T. Le prix du poulet est aussi en baisse constante. Il est actuellement vendu sur le marché à 240 DA le kg, au lieu des 1000 DA qu’on lui prophétisait, et l’œuf de consommation à 12 DA l’unité au lieu de 50 DA», a déclaré, à El Watan, le PDG de l’ONAB, Salah Meddour. L’introduction des licences d’importation initiée par les pouvoirs publics et la mise à niveau de ses équipements pour un montant de 12 milliards de dinars injecté depuis 2012 sont pour quelque chose dans le rebondissement du leader historique de l’aliment de bétail.

« Capitalisant un savoir-faire de près de 50 ans, le groupe ONAB a pu bénéficier de 25% du besoin national en intrants avicoles (maïs et tourteau de soja notamment). Par l’octroi de ces licences, c’est une grande partie du secteur avicole qui s’est écartée de l’informel et s’inscrit désormais dans la légalité des déclarations fiscales, dans la transparence et dans la traçabilité. Une chose est sûre, toute quantité vendue par l’ONAB échappe au marché de la spéculation et de l’informel.

Ce sont ces 25% du besoin national en aliment de bétail qui ont permis à l’ONAB de récupérer ses parts de marché perdues. Celles-ci ne dépassaient pas les 4% en 2016.

Ce quota a donc stimulé l’ONAB à réduire les prix de vente, et proposer par la même un produit obéissant aux normes et standards internationaux», enchaîne Salah Meddour ayant tenu à préciser que les services techniques et de laboratoire de l’Office sont en train de réfléchir à de nouvelles formulations qui permettraient au secteur avicole de sortir graduellement du monopole du binôme « maïs/tourteau de soja» et de s’ouvrir sur d’autres matières premières qui devront préserver toutes les qualités nutritives exigibles, et qui se révéleront à forte valeur ajoutée.

« La nouvelle formule va sans doute se répercuter positivement sur aussi bien le prix des produits que sur l’enveloppe devises, un paramètre des plus importants dans l’équation», précise notre interlocuteur
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