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Yousfi appelle les sous-traitants locaux à relever le défi de la qualité

Publié le 06/03/2018, par dans Non classé.

Les journées techniques se poursuivent avec l’animation d’un panel d’experts sur les perspectives d’évolution des véhicules (GPL GNC, voitures électriques) pour une industrie de sous-traitance adaptée.
Le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, a appelé hier les industriels locaux des filières mécaniques à « travailler dur» et à « opérer des mises à niveau» pour être aptes à s’adapter à l’évolution permanente de l’industrie automobile afin de « répondre à ses besoins qui sont rigoureux». « L’établissement d’une industrie fiable implique une sous-traitance qui soit capable de relever le défi», a-t-il affirmé lors d’une conférence animée en marge des journées techniques autour de la sous-traitance de véhicules, organisées à l’hôtel El Aurassi.

Il a expliqué qu’il « s’agit d’abord de fournir des composants sûrs du fait de l’aspect primordial de la sécurité». « C’est pour cela que les discussions entre constructeurs, équipementiers et sous-traitants ne sont pas aussi simples», a-t-il indiqué. Pour le ministre, l’Algérie est capable de développer une industrie automobile « forte» à même de couvrir les besoins nationaux et d’envisager l’exportation.

Ainsi, s’exprimant auparavant à l’ouverture de cet événement, le ministre a expliqué que « l’objectif n’est pas le montage des véhicules, même s’il constitue un jalon nécessaire d’apprentissage, mais plutôt la participation active au processus de fabrication avec une intégration progressive».

« C’est la condition sine qua non du succès de l’implantation et du développement pérenne de l’industrie automobile dans notre pays», a-t-il souligné. Cependant, il a admis que cela nécessitait à la fois davantage d’efforts, une organisation au sein des entreprises, une main-d’œuvre qualifiée et surtout du temps. « Ce n’est pas facile» au regard du « monopole qu’ont les fabricants des pièces et composants» dans le monde, a-t-il reconnu.

Normes sévères

Le ministre a rappelé pour étayer ses dires « les exigences» des constructeurs en termes de « qualité et de coûts des composants qui seront fabriqués localement, et qui devront obéir à des normes sévères, et la nécessité pour les fournisseurs de respecter des rythmes de production et de livraison bien définis».

Ainsi, pour le premier responsable du département de l’Industrie, « fabriquer des millions de composants dans des conditions de compétition difficiles exige en effet une organisation sans faille, un processus de fabrication en évolution permanente et une rigueur exemplaire dans le respect des engagements».

« Ce sont là les voies pour amorcer, faire décoller et bâtir une véritable industrie automobile, qui soit fiable et crédible et qui participe activement à la diversification de l’économie», a-t-il souligné en invitant les sous-traitants locaux à « faire étalage de leurs capacités, de leur expérience et de leur savoir-faire pour intéresser les industriels de toutes les filières, pour établir des partenariats fructueux avec les équipementiers traditionnels des constructeurs automobiles».

Cela même si, par ailleurs, le ministre n’a pas omis de rappeler que dans sa quête pour le développement de l’industrie automobile, que l’Algérie « ne part pas de rien», puisque cela fait une cinquantaine d’années que la SNVI produit des véhicules industriels « bien appréciés» par les utilisateurs, et ce, avec un taux d’intégration supérieur à 80%.

A ce propos, il a considéré que même si la technologie n’est pas des plus récentes, une expérience et un savoir-faire ont été acquis avec une main-d’œuvre qualifiée et motivée. Interrogé au sujet des prix pratiqués pour les véhicules montés localement, le ministre a indiqué que « l’administration a demandé à l’ensemble des constructeurs locaux de nous remettre les prix et l’Etat veille à ce que ces derniers ne soient pas supérieurs à ceux des véhicules importés».

« Ce n’est pas au gouvernement de fixer les prix des véhicules montés localement, il n’en demeure pas moins qu’il est habilité à contrôler les prix pratiqués», a-t-il soutenu. A une question sur le cahier des charges de la sous-traitance, M. Yousfi a expliqué que l’Etat accorde un soutien important à ce secteur et prévoit de le renforcer davantage, en rappelant que les fabricants des pièces et des composants des véhicules bénéficient d’avantages fiscaux et d’exonération de taxes.

Cela étant, trois panels de discussions ont été animés hier par des experts et professionnels de la filière automobile lors de la première journée de cet événement qui vise à « encourager et à faciliter un dialogue responsable entre les parties prenantes dans la construction automobile».

Il s’agit des conditions de réussite et de l’émergence pour le développement de la sous-traitance dans la filière véhicule, de démarche d’accompagnement des sous-traitants par les constructeurs et des relations des sous-traitants avec les constructeurs. Ces journées techniques se poursuivent aujourd’hui avec l’animation d’un panel sur les perspectives d’évolution des véhicules (GPL GNC, voitures électriques) pour une industrie de sous-traitance adaptée. Plusieurs conventions entre sous-traitants locaux et équipementiers seront par ailleurs signées aux termes de ces journées, qui seront clôturées par des recommandations.
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