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Visas : Fausse polémique autour de Lamamra et l’ambassadeur de France

Publié le 13/05/2016, par dans Non classé.

« Malheureux». C’est ainsi que le ministre d’Etat et ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra a qualifié, hier à Alger, les propos attribués à l’ambassadeur de France en Algérie lors de sa visite à Tizi Ouzou.
Selon Ennahar et Algérie1, Bernard Emié aurait déclaré que « que 60% des visas» délivrés par son ambassade aux Algériens « bénéficient aux habitants des wilayas de la Kabylie et que 50% des étudiants algériens en France sont issus de cette même région». Contactée par El Watan Week-end, la cellule de presse assure avoir en sa possession « les enregistrements de tous les discours du diplomate lors de sa visite en Kabylie et qu’à aucun moment il n’a tenu de tels propos».

Dans l’après-midi, l’ambassade de France a officiellement apporté son démenti : « L’ambassadeur de France n’a pas tenu à la presse les propos qui lui ont été attribués, mais a simplement souligné au cours d’une réception à caractère privé avec la communauté française qu’il constatait que les habitants de cette région prenaient toute leur part dans les échanges entre l’Algérie et la France», ajoutant que « la France n’a aucune politique de quotas d’aucune sorte en matière de visas qu’elle traite dans un esprit d’égalité et de non-discrimination».

Mise au point

Selon des élus locaux et des députés de la région joints par El Watan Week-end, qui ont assisté aux deux rencontres tenues dans le salon d’honneur de la wilaya et à l’hôtel Lalla Khedidja, « l’ambassadeur n’a pas dit les choses de cette façon. Effectivement, il a évoqué les statistiques des visas accordés aux habitants des wilayas de Tizi Ouzou et de Béjaïa, sans prononcer le mot ‘’kabyle »», précise un élu de la wilaya.

L’ambassadeur de France a été interpellé plusieurs fois par les journalistes au sujet de la réouverture de l’Institut français fermé depuis 1993 à ce jour pour des raisons de sécurité, mais le diplomate n’a pas répondu aux questions devant les journalistes. « Je ne peux rien vous dire sur ce volet, car ma visite se limite juste à une rencontre de coopération», a rapporté l’ambassadeur à El Watan. Le président de l’Assemblée populaire communale de Tizi Ouzou, Ouahab Aït Menguellet, affirme avoir aussi « insisté» auprès de l’ambassadeur de France sur « la nécessité de rouvrir cet institut».

« D’ailleurs, je me demande pourquoi celui-ci est encore fermé, en sachant que pratiquement dans toutes les autres wilayas du pays les autres instituts sont en activité.» Selon des responsables locaux, « notre ministre des Affaires étrangères poursuit la politique du gouvernement précédent qui s’est opposé à la volonté des responsables locaux et diplomates français qui souhaitaient rouvrir l’Institut français à Tizi Ouzou».

Cette mise au point intervient dans un contexte particulier, où le ministre la Communication, Hamid Grine, multiplie les discours sur la nécessité de respecter l’éthique et la déontologie journalistiques. Reste à savoir si le ministre des Affaires étrangères a répondu en s’appuyant sur ce que deux médias ont rapporté. Car, selon le même communiqué, les diplomates français regrettent « que ces propos aient pu être mal interprétés et réaffirmons le principe fondamental d’égalité et de non-discrimination qui fonde la politique de la France et les relations franco-algériennes». Lire la suite

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