formats

Vent de panique sur le marché pétrolier

Publié le 05/11/2016, par dans Non classé.

Un vent de panique souffle actuellement sur le marché pétrolier mondial, alimenté notamment par des informations de presse faisant état d’une volonté de l’Arabie Saoudite d’accroître désormais sa production de brut.
Ainsi, rapporte l’AFP, les prix du pétrole continuent à reculer pour la cinquième séance consécutive, les marchés redoutant un revirement de position de l’Arabie Saoudite qui viendrait remettre en cause l’accord de réduction de l’offre, convenue en septembre dernier à Alger. Hier en fin de matinée, le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en janvier perdait 61 cents par rapport à la clôture de la veille, s’établissant à 45,74 dollars sur l’InterContinental Exchange (ICE) de Londres. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en décembre chutait de son côté de 39 cents pour n’être coté qu’à 44,27 dollars. Pis encore, à 12h15 GMT, les cours du pétrole ont même touché leurs niveaux les plus bas depuis mi-septembre écoulé, en dévissant à 45,50 dollars le baril pour le brent et à 44,06 dollars pour le WTI.

A l’origine de cette nouvelle déconvenue, des informations colportées par des agences de presse internationales, faisant état de menaces de hausse de production qu’aurait formulées ouvertement l’Arabie Saoudite. Premier exportateur mondial de brut et leader de fait de l’Organisation des pays exportateur de pétrole (Opep), la pétromonarchie du Golfe aurait ainsi menacé, lors d’une réunion de travail la semaine dernière, d’augmenter carrément sa production si l’Iran, son rival géopolitique de toujours, ne consent pas à fixer un plafond de sa production à seulement 4 millions de barils par jour.

Déjà très impatient et en proie à de sérieux doutes face au flou qui entoure encore la mise en œuvre de l’accord d’Alger, le marché a donc vite fait de céder à la panique, au moment où se multiplient les éléments indiquant que l’offre mondiale de pétrole s’accroît au lieu de reculer.
L’accord que l’Opep a dégagé contre toutes attentes le 28 septembre dernier à Alger prévoit, rappelle-t-on, une réduction de la production de l’Organisation à un niveau de 32,5 à 33 millions de barils par jour, avec comme échéance butoir de mise en œuvre sa prochaine réunion officielle prévue le 30 novembre à Vienne.

Cet accord, qualifié d’historique et dont sont exempté l’Iran, le Nigeria et la Libye, avait fait naître d’immenses espoirs de reprise sur les marchés pétroliers, les cours ayant commencé dès lors à franchir la barre des 50 dollars le baril. Or, tel que le fait ressortir une étude de l’agence Bloomberg, la production de l’Opep a augmenté en octobre dernier de 170 000 barils par jour à un niveau sans précédent de 34,02 millions de barils jour actuellement. Un constat qui n’est guère fait pour rassurer les marchés d’autant qu’il coïncide avec l’annonce inattendue d’un bond massif des stocks de brut américains.
Lire la suite

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Home Non classé Vent de panique sur le marché pétrolier
Facebook Twitter Gplus RSS
© Radio Dzair