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Vacances des Algériens : La difficile pause numérique

Publié le 06/08/2017, par dans Non classé.

En cette période de grands départs en vacances, certains ne peuvent pas se passer de leurs smartphones et tablettes alors que d’autres font le choix de se déconnecter complètement.
Autrefois, on partait sous d’autres cieux et la coupure était inévitable, mais aujourd’hui elle doit être clairement choisie. Globalement, lorsqu’ils partent en congé, les Algériens ne débranchent pas complètement internet (surtout ceux qui ont la 3G ou la 4G). Même sur les plages, on a remarqué que certains pianotent sur leurs smartphones pendant que d’autres terminent une conversation téléphonique.
Ils ne peuvent pas s’empêcher de jeter un rapide coup d’œil sur les mails et faire éventuellement une petite recherche d’infos, histoire de ne pas être trop dépassé par l’actualité.

Les plus jeunes restent actifs sur les réseaux sociaux. Ils ont généralement moins de 35 ans et en font un usage intensif. C’est une génération qui apporte du contenu au web, là où les plus âgés sont plus passifs.

On distingue deux grandes catégories de réseaux sociaux. Les sites leaders, utilisés massivement et fréquemment : Facebook en est l’écrasant n°1, suivi par YouTube pour la vidéo et Google+. Les sites en forte croissance ou de niche : ils ne sont pas encore massivement diffusés mais leurs membres les utilisent fortement. On peut alors se poser la question de savoir s’ils pourraient à terme devenir le nouveau Facebook, mais est-ce réellement la vocation d’un Twitter par exemple ?

« L’apparition d’outils comme le portable qui permet un travail nomade, crée une porosité nouvelle entre deux espaces (professionnel et personnel), des formes de temporalité plus flottantes que lorsque la vie était rythmée par l’altérité du travail dans le temps et dans l’espace», souligne un sociologue. Ni effets de mode ni gadgets, les réseaux sociaux sont devenus une composante de notre société et de notre sociabilité, mais n’en sont ni le centre ni l’unique vecteur.

Il y a un besoin de déconnexion ponctuelle quand même et de « vraies» rencontres dans la « vraie» vie. Nous aimons partir en vacances pour laisser de côté notre travail et le stress de notre vie quotidienne. Mais s’il y a une chose que nous semblons ne pas arriver à laisser à la maison, c’est bien nos smartphones et autres appareils connectés.
Concernant la jeune génération, la raison de cette difficulté à se déconnecter est simple : elle partage sur les réseaux sociaux ce qu’elle fait.

Elle attend un retour des autres par des likes ou des commentaires qui rendent ce qu’elle vit encore plus exceptionnel ou génial. L’institut d’études Gfk s’est penché sur la capacité des habitants de 17 pays du globe à opérer une « pause technologique» durant les vacances. 27% des sondés français reconnaissent avoir des difficultés à éteindre leurs écrans durant les congés estivaux. L’étude parue le 29 juin dernier précise que les cadres supérieurs et les jeunes auraient plus du mal à se déconnecter que les autres. Les réseaux sociaux sont considérés par les sociologues comme l’espace de la mise en scène de soi, avec souvent un désir d’apparaître comme on aime. Dans le monde virtuel, les individus se théâtralisent. Les travaux de sociologie montrent tous qu’il n’y a pas de clivage entre les deux mondes, le virtuel est dans le réel, le réel est dans le virtuel. Tout le monde apprend sur Facebook à gérer une image sociale partageable, qui peut très bien être éloignée de la réalité.

Mais les réseaux sociaux sont aussi un nouvel outil pour l’organisation des vacances. C’est dans ces espaces qu’est stimulé l’imaginaire du voyage en le faisant rêver au départ, en rebondissant sur ses envies de partir, en aidant l’aspirant voyageur à définir vers quels types de lieux et pour quels types de vacances il souhaite partir. Il s’agit de faire référence aux émotions et aux interactions que l’individu peut espérer vivre au cours de ses vacances. Le consommateur d’aujourd’hui, habitué à partir en vacances et à voyager, a plus de possibilités techniques (via internet) pour construire lui-même son voyage (sans les intermédiaires traditionnels) et pour trouver des alternatives aux professionnels du secteur (avec les locaux). Même si des résistances et des oppositions légales se mettent en place, l’aspirant voyageur peut facilement organiser son voyage sans passer par les acteurs habituels du secteur touristique.
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