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Une hausse de 5% et des interrogations

Publié le 10/07/2017, par dans Non classé.

La facture d’importation des véhicules de tourisme a augmenté de 5,31% en Algérie.
Elle est passée de 504,02 millions de dollars durant les cinq premiers mois de l’année 2016, à 530,8 millions de dollars durant la même période de 2017. Ce sont là des chiffres dont a eu vent hier l’agence APS auprès des Douanes, qui donnent aussi les factures de véhicules de transport de personnes et de marchandises qui ont reculé de 25,45%, en se chiffrant à 196,4 millions de dollars contre 263,45 millions de dollars, des accessoires de véhicules automobiles qui ont atteint 164,1 millions de dollars contre 171,53 millions de dollars, en baisse de 4,33%.

En plus de la facture des pneumatiques neufs qui ont été importés pour un montant de 144,6 millions de dollars contre 181 millions de dollars (baisse de 20,11%). Cependant — fait nouveau —, pour une fois, les services des Douanes ne communiquent aucun chiffre relatif au nombre de véhicules importés durant la même période.

Il est ainsi légitime de s’interroger sur ce type d’importation de véhicules, sachant qu’il n’y a eu aucune licence d’importation de véhicules pour 2017. Les Douanes ont-elles comptabilisé les importations comprises dans les licences de 2016 dont la durée de validité avait expiré le 8 novembre dernier avant que celle-ci ne soit prolongée jusqu’au 31 décembre 2016 ? Ou bien s’agissait-il de kits destinés au montage SKD (Semi Knocked Down) des véhicules. Autrement dit, cette « forme d’importation déguisée», dont a parlé, ces derniers jours, lors de ses sorties médiatiques, le nouveau ministre de l’Industrie et des Mines, Mahdjoub Bedda.

Le ministre a, en effet, sévèrement critiqué son prédécesseur sur, notamment, l’activité de montage de véhicules qui n’a fait que gonfler exagérément la facture des importations sans tenir la promesse de créer les bases d’une véritable industrie en Algérie. « Les projets de montage de véhicules lancés n’ont pas atteint les objectifs escomptés.» « La première évaluation faite par mon secteur concernant la construction automobile fait ressortir que nous sommes loin des objectifs tracés», a-t-il notamment estimé. Mahdjoub Bedda a clairement parlé d' »exportation déguisée de devises» à travers les opérations d’importation destinées aux unités de boulonnage automobile.

Avant lui, le nouveau Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, a, dès son installation, établi un constat d’échec de la stratégie économique du pays, et a même parlé de dépenses « inutiles» d’une cagnotte de 70 milliards de dinars.
A noter que le pays compte actuellement trois usines de production de véhicules de tourisme et deux autres de véhicules utilitaires. Quant aux licences d’importation des véhicules 2017, un quota de 25 000 voitures sera importé pour l’année en cours, mais jusque-là aucun quota par marque n’a été établi.
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