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Une grève n’est pas exclue

Publié le 09/01/2016, par dans Non classé.

Rien ne va plus sur la ligne Sétif-Alger. Les chauffeurs de taxi de la station interwilayas du Caroubier ont protesté, mardi, contre la décision « inexpliquée» de la direction des transports de Sétif de leur interdire de charger des clients à partir de la station du chef-lieu de cette wilaya.
La mesure, applicable depuis au moins trois ans, est contestée par une soixantaine de chauffeurs d’Alger. « Les chauffeurs reviennent à vide alors que leurs collègues de Sétif repartent avec des clients d’Alger. Pourtant, le wali et son exécutif nous ont apporté leur soutien. Les choses sont revenues à la normale pendant quelques jours, avec les renforts de la force publique. La décision de suspendre le ramassage à partir de Sétif devait durer, comme il nous a été promis, 15 jours, mais depuis rien n’a changé», s’indigne Lyes, délégué des chauffeurs réunis dans le siège exigu du SNTT/UGTA au Caroubier.
Reçus à la direction des transports de la wilaya d’Alger, les représentants des protestataires sont revenus bredouilles : ils doivent se rapprocher du ministère des Transports. « Le directeur nous a assuré qu’il est incapable de régler le différend à son niveau. Il nous a demandé de solliciter le ministère pour trouver un terrain d’entente avec la direction de la wilaya de Sétif. On nous ballotte sans avoir un espoir», regrette le représentant des chauffeurs de taxi.

Autre problème soulevé : le fonctionnement de la station interwilayas du Caroubier. Selon les protestataires, des chauffeurs ne se gênent pas pour « racoler les clients» à l’extérieur de la station. « Ils n’attendent pas leur tour comme nous. Ils arrivent et chargent les clients sans entrer dans la station. Il y a au moins 70 voitures dans ce cas. Il y a beaucoup à dire sur l’activité à la station, comme ces gens qui ont jusqu’à 5 taxis et qui roulent avec une seule licence», enrage Farid, chauffeur, qui exhibe les PV de réunion avec les directions des transports.
Les chauffeurs dénoncent le « parti pris» des services de la police.

« La police de la station fait son possible pour arrêter les racoleurs. Au 14e (commissariat de Hussein Dey), les chauffeurs en infraction récupèrent sans souci leurs documents et reviennent à nouveau racoler les clients. Nous réclamons une intervention de la sûreté de wilaya ou même de la DGSN pour nous rétablir dans nos droits», réclame le délégué, qui signale qu’au commissariat de Hussein Dey, on les a « rassurés».
Les chauffeurs menacent de recourir à une action de rue si leurs revendications ne sont pas prises en compte. Lire la suite

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