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Une feuille de route pour éviter la faillite

Publié le 09/09/2017, par dans Non classé.

Rationaliser la dépense publique, poursuivre la politique de réduction des importations, actionner les financements internes non conventionnels pour couvrir le déficit budgétaire et faciliter les procédures d’investissements.
Tels sont en substance les principaux axes de la feuille de route que propose le gouvernement d’Ahmed Ouyahia en guise de plan ultime de sortie de crise, au moment où les finances et l’économie du pays sont plus que jamais sous la menace d’une banqueroute.
En effet, l’Exécutif lui-même n’hésite pas à tirer la sonnette d’alarme sur l’état de dégradation avancé des finances publiques, justifiant en ce sens sa décision d’actionner les financements non conventionnels pour éviter, plaide-t-il, « une panne de développement semblable à celle de la fin des années 1980».

Aussi, tout en adossant désormais à la Banque d’Algérie la mission de financer le Trésor, quitte à faire tourner la planche à billets, le plan d’action du gouvernement Ouyahia prévoit globalement de limiter les dépenses de fonctionnement au maximum pour les aligner sur le seul produit de la fiscalité ordinaire, tout en réaffirmant le principe d’aller vers un ciblage de la politique des subventions et des transferts sociaux. Dans le même contexte, le gouvernement indique qu’il compte bien poursuivre « la démarche volontariste de régulation et de réduction des importations», en agissant d’abord, est-il souligné, « sur les produits finis dont la demande est satisfaite par la production locale».

Selon les chiffres avancés dans le même plan d’action, malgré les licences et les mesures de contingentement en vigueur, la facture des importations de biens et de services demeure encore « proche de 60 milliards de dollars annuellement». Un montant que l’Exécutif affirme vouloir à tout prix compresser, en veillant surtout « au renforcement des capacités et instruments de l’administration des douanes, la prévention des fraudes de surfacturation, la sanction des importateurs fraudeurs, la mise en place de dispositions de sauvegarde pour réduire la facture des importations» et enfin, la promotion des productions locales en substitution à celles importées.

Dans cet ordre d’idées, la feuille de route du gouvernement reconduit un certain nombre de mesures visant en substance à promouvoir les exportations hors hydrocarbures, à diversifier l’économie et améliorer le climat des affaires pour encourager l’investissement. En ce sens, y est-il souligné, il est notamment question de soutenir le développement des secteurs agricole et touristique, d’œuvrer à moderniser le système bancaire et le marché financier et d’assouplir les procédures d’investissement, en favorisant, entre autres, « la stabilisation du cadre juridique et réglementaire», « la décentralisation» des autorisations d’investir vers les wilayas, ainsi que la mise à niveau des entreprises publiques et l’assainissement « diligent» des créances détenues par des opérateurs économiques sur les démembrements de l’Etat.

Dans le même sillage, le gouvernement indique également vouloir s’atteler à répondre à la très forte demande en matière de foncier industriel, en œuvrant, s’engage-t-il, « à l’extension et à la mise à niveau des Zones d’activités économiques (ZAC) partout où la demande s’exprimera». S’agissant enfin du secteur des hydrocarbures, il est fait état notamment d’un plan de développement pour accroître les découvertes de pétrole et de gaz, de la disponibilité de l’Exécutif à réviser la loi sur les hydrocarbures afin de captiver des partenaires étrangers, mais aussi encourager les prospections destinées à mieux connaître le potentiel national en hydrocarbures de schiste.
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