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Une année chargée en incertitudes

Publié le 03/01/2016, par dans Non classé.

Des événements majeurs qui influeront sur la vie politique nationale sont attendus pour les premiers mois de l’année. Le pouvoir et l’opposition devront abattre leurs cartes et tenter d’imposer leurs agendas respectifs.
L’année 2016, entamée vendredi, devrait être riche en événements politiques. Après une année 2015 passée, globalement, dans une monotonie indescriptible, l’Algérie s’apprête à vivre une période ses plus mouvementées. Des événements majeurs qui influeront, sans nul doute, la vie politique nationale sont attendus pour les premiers mois de l’année où le pouvoir et l’opposition devront abattre leurs cartes et tenter d’imposer leurs agendas respectifs.

En effet, l’arène nationale devrait connaître, de ce fait, des combats acharnés entre les deux parties. Tout commencera, dès les prochains jours, avec la divulgation officielle du contenu de l’avant-projet de révision constitutionnelle, validé lundi dernier par le président Bouteflika. Ce dernier avait demandé l’envoi de la mouture finale aux partis ayant participé à la consultation sur la révision de la Loi fondamentale du pays. Il avait aussi prévu d’informer l’opinion sur son contenu à travers les médias.

Après plusieurs ajournements et des difficultés à convaincre la classe politique de participer à l’élaboration de ce texte, le chef de l’Etat et son pouvoir décident de se passer du « consensus voulu» et de hâter le processus de révision constitutionnelle. Boudé par la majorité des partis de l’opposition ce projet devrait être, selon l’agenda défini par le président Bouteflika à l’issu du dernier Conseil restreint, présenté au Conseil constitutionnel, avant son examen en Conseil des ministres.

La question de la Constitution, en attente depuis 2011, sera « pliée» avant la fin du mois en cours avec la convocation du Parlement pour l’adoption du projet. Même si la voie parlementaire choisie pour la validation de ce texte confirme, d’ores et déjà, que la nouvelle Constitution ne révolutionnera pas le fonctionnement de l’Etat, la présentation de ce texte fera l’objet, sans nul doute, d’un débat houleux. Le pays risque ainsi de vivre un mois de janvier très chaud, à l’image du climat qui règne actuellement.

Ce débat ne sera pas clos avec l’adoption, très attendue, de cette nouvelle Constitution par la majorité FLN-RND. Au contraire, il donnera encore de la matière aux partis de l’opposition qui se sont inscrits dans la rupture totale avec le pouvoir depuis l’organisation de leur congrès, le 10 juin 2014. Refusant de participer aux consultations sur la révision de la Constitution menées par le chef de cabinet de la Présidence, Ahmed Ouyahia, les participants à la rencontre du Mazafran réclament une transition démocratique qui commencera par une présidentielle anticipée.

Et ce n’est pas ce que proposera cette révision de la Constitution, la troisième en quinze ans, voulue par le clan présidentiel.
Malgré les promesses faites de renforcer les droits de l’opposition parlementaire, ce texte justifiera, encore davantage, le second congrès de l’opposition prévu le 18 février prochain. Cette dernière, regroupée au sein de la Coordination pour les libertés et la transition démocratique (CLTD) et l’Instance de suivi et de coordination (ISCO), devra ainsi revoir sa stratégie de lutte pour la concrétisation de ses revendications. Elle devra donner le ton, dès le 7 janvier, avec sa réunion d’évaluation du travail de la commission politique installée en novembre dernier et chargée de préparer Mazafran II. Ira-t-elle jusqu’à adopter des décisions radicales pour contraindre le pouvoir à la négociation ? Attendons pour voir.

Mais il est certain que l’Algérie entamera 2016 avec une impasse politique inédite, d’autant que le fossé séparant le pouvoir et l’opposition ne cesse de s’élargir. Les polémiques, les échanges vifs entre des représentants du pouvoir et ceux de l’opposition et la crise financière et économique, qui ont marqué la fin de l’année dernière, ne sont que des prémices et des signes avant-coureurs d’une grave crise politique. Une impasse politique qui sera doublée d’une grave tension sociale qui commence déjà avec le mécontentement citoyen après la découverte des premières augmentations des prix, en l’occurrence les nouveaux tarifs des carburants.
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