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«Un programme de surveillance des résidus a été lancé»

Publié le 05/03/2018, par dans Non classé.

– Des vétérinaires mettent en garde contre l’usage incontrôlé des antibiotiques en aviculture. Ces praticiens évoquent particulièrement le non-respect du délai d’attente obligatoire avant la mise en vente des produits. Qu’en est-il au juste ?

La détention et l’utilisation du médicament vétérinaire relèvent des compétences des médecins vétérinaires praticiens. Ces derniers, dans le cadre de leur activité, assurent le suivi des élevages pour le compte de leurs éleveurs.

A l’issue de la période d’élevage, les volailles sont dirigées vers les abattoirs et tueries agréés accompagnées d’un certificat d’orientation à l’abattage délivré par le vétérinaire chargé du suivi. Les vétérinaires praticiens sont censés respecter le délai d’attente pour délivrer le certificat d’orientation à l’abattage.

– Des parties évoquent l’utilisation par des éleveurs de médicaments d’une manière informelle avec parfois la complicité de certaines vétérinaires. Qu’en pensez-vous ?

Le circuit de distribution du médicament vétérinaire est organisé en importateurs de médicaments, distributeurs en gros, puis détention et utilisation par les vétérinaires. Ce dispositif n’est pas parfait en soi et des réflexions avec les différents intervenants, dont la profession vétérinaire, seront engagées pour apporter les corrections nécessaires.

La profession vétérinaire est consciente pour œuvrer tous ensemble à une utilisation rationnelle des médicaments et en particuliers les antibiotiques, dont l’utilisation abusive peut créer des résistances microbiennes avec toutes les conséquences sur la santé publique.

– Les services vétérinaires ont mis en place un plan algérien de surveillance des contaminants et résidus dans les aliments, appelé programme Pascra…

Un programme de surveillance des résidus a été lancé en 2016 avec 9 wilayas pilotes, ciblant trois produits (viande de volaille, œufs et miel) pour connaître la situation des produits cités vis-à-vis des contaminants et résidus. Sur 300 prélèvements effectués de façon inopinée et aléatoire au niveau de plusieurs abattoirs et sur des volailles provenant de plusieurs wilayas, 7% se sont révélés non conformes. Ce programme sera élargi à d’autres wilayas. Les non-conformités révélées nous permettent de prendre les dispositions réglementaires.

– Les conditions d’élevage (bâtiments, aliments, etc.), d’abattage et de commercialisation des produits avicoles ne sont pas toujours remplies. Quelles sont les mesures mises en place par vos services pour lutter contre d’éventuelles épizooties et ainsi préserver la santé des consommateurs ?

Concernant les conditions des élevages et des abattoirs, les services vétérinaires accompagnent les éleveurs et les opérateurs pour arriver à un niveau de conformité requis. Nous favorisons l’adhésion des éleveurs et opérateurs à notre démarche à travers des opérations de contrôle et d’inspection, plutôt que de procéder à des retraits d’agréments systématiques et des produits qui échapperaient à notre contrôle.

Cette démarche nous permet d’identifier les élevages existants et d’avoir la possibilité de mettre en place les mesures adéquates en cas de risque sanitaire. Il reste entendu qu’en cas de risque ou de menace sur la santé animale ou humaine, les décisions sont immédiates.

Concernant la santé du consommateur, les services vétérinaires, en collaboration avec d’autres secteurs, ont mis en place tout un dispositif pour s’assurer de la conformité des produits. Au niveau des abattoirs et tueries avicoles, la présence des services vétérinaires est quotidienne et permanente.

Plus de 1000 structures d’abattages sont contrôlées pour une quantité de 233 488 tonnes au titre de 2017. Concernant la commercialisation des produits, des brigades mixtes ont été instituées avec le ministère du Commerce. Pour l’année 2017, 46 567 établissements toutes activités confondues ont été contrôlés.

– Qu’en est-il de l’élevage et de l’abattage informels ? Les médecins vétérinaires ont-ils la prérogative pour lutter contre ces activités ?

Concernant l’activité informelle dans ce domaine, une coordination et une action multisectorielle sont requises. Les brigades mixtes renforcées, les bureaux d’hygiène communaux sont les outils majeurs pour arriver à contrôler ces activités.

– Vos services ont-ils les effectifs et les laboratoires pour le contrôle sanitaire de la viande avant sa commercialisation ?

Le ministère de l’Agriculture, à travers l’INMV (Institut national de médecine vétérinaire), dispose de 7 laboratoires vétérinaires régionaux pour les besoins d’analyse. Ces laboratoires disposent chacun d’un service de bactériologie, de virologie, parasitologie et hygiène alimentaire. Six autres unités régionales de diagnostic vont être opérationnelles. Lire la suite

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