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Un paradis mi-clos, mi-ouvert

Publié le 22/02/2017, par dans Non classé.

Depuis l’accroissement des relations bilatérales entre l’Empire du Milieu et l’Algérie, plusieurs grandes entreprises ont affiché leur ambition d’investir dans le marché algérien, estimé à l’époque encore vierge.
Plusieurs d’entre elles, souvent spécialisées dans le domaine des BTP, ont raflé des mégaprojets. La plus importante reste China State Construction Engineering Corporation (CSCEC). Cette firme géante a raflé les plus gros contrats publics, dont celui de la réalisation de la Grande Mosquée d’Alger, le Centre international des conférences, déjà réceptionné, la nouvelle aérogare de l’aéroport d’Alger en cours de réalisation et plusieurs milliers de logements tous types confondus.

Cette entreprise compte même intégrer le monde de la promotion immobilière et du tourisme. Il y a également la société de construction Zhejiang Construction Investment Group Corporation (ZCIGC) qui compte, parmi ces projets acquis, 70 000 logements dont 35 000 sont déjà réceptionnés, ainsi que le grand stade d’Algérie situé à Douéra dans la banlieue ouest d’Alger. D’après Wang Yu, assistant du directeur général de ZCIGC, la majorité des entreprises étatiques chinoises spécialisées dans le BTP ont une filiale en Algérie.

Les Chinois investissent également dans le domaine de l’énergie, notamment fossile (hydrocarbures) et affichent leur volonté d’investir dans les secteurs du tourisme et de l’agriculture. Investir dans le tourisme est un créneau porteur. Malgré toutes ses bonnes volontés de le relancer, l’Etat semble omettre que pour voir des touristes déferler dans le pays, il faut leur ouvrir la porte et leur accorder des visas.

Au moment où il est impossible aux Chinois de faire un séjour touristique en Algérie, le Maroc les a récemment autorisés à entrer sur son territoire sans visa. Ils peuvent obtenir également facilement un visa pour la Tunisie. L’Algérie, le pays le plus vaste et le plus riche en culture et en paysages de toute l’Afrique, reste encore un paradis fermé, vu que le visa touristique n’existe pas pour ce pays. « Il y a beaucoup de Chinois qui aimeraient visiter votre pays, mais ils finissent vite par abandonner cette idée lorsqu’ils apprennent qu’il n’existe pas de visa touristique.

Si cette opportunité existait, il serait tout à fait possible de programmer des voyages organisés qui regrouperaient les 3 pays de l’Afrique du Nord», s’exclame Wu, un jeune employé chinois à Alger depuis 2014. Eternelle voyageuse, Xian est venue à Alger dans le cadre d’un contrat de travail. Après l’interruption de son contrat, elle a dû faire appel à ses connaissances pour pouvoir déposer un dossier de visa d’affaires et revenir à Alger, une ville qu’elle a beaucoup aimée.

Les ambitions des Chinois en Algérie dépassent le simple séjour touristique pour aller vers le véritable investissement. Selon Chen Ming, l’interprète de l’entreprise ZCIGC, il y a beaucoup d’hommes d’affaires chinois qui aimeraient investir leur argent et faire des projets en Algérie. Elle laisse entendre que l’Algérie est un marché vierge dans tous les domaines et que l’investissement y est des plus rentables. Elle nous fait part de l’inquiétude et du désarroi de plusieurs hommes d’affaires qui doivent faire l’impasse sur cette idée à cause de la loi sur l’investissement complètement paralysante contrairement à d’autres pays, pourtant voisins.

La règle des 51/49% est justement le premier frein. Pis encore, avec la crise financière qui frappe de plein fouet le pays depuis quelques années, les entreprises chinoises déjà présentes trouvent un mal fou à parachever leurs chantiers et surtout à entretenir de bonnes relations avec leurs fournisseurs et leurs employés.

Le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville aurait, selon des témoignages, du mal à payer les honoraires de ces entreprises. Ceci se répercute sur ces dernières qui trouvent également du mal à payer leurs employés et surtout leurs fournisseurs. Plusieurs d’entre elles font l’objet de mise en demeure, voire de poursuites judiciaires pour non-paiement de factures. Lire la suite

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