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Un mécontentement aux relents xénophobes dans les villes frontalières

Publié le 19/08/2016, par dans Non classé.

Malgré une légère accalmie au niveau des postes-frontières des wilayas d’El Tarf, Souk Ahras et Tébessa, le climat de tension persiste et les touristes algériens qui sont de retour de Tunisie ne cessent d’évoquer des cas d’arnaque et des agressions dans certaines régions du pays hôte.
« La taxe de la honte», comme on préfère l’appeler ces jours-ci, ne cesse d’alimenter les critiques des populations des villes précitées. « Pour avoir sauvé, chaque année, la saison estivale en Tunisie, nos ressortissants auraient dû être traités en frères à part entière au lieu de les vouer à toutes sortes de gémonies dont nous entendons parler, les bousculades et les propos attentatoires de la part des services de la PAF et de la douane entre autres», a fulminé un enseignant universitaire, découragé de fouler le sol tunisien pour avoir eu vent de certains comportements émanant de Tunisiens.

A Tébessa, Hammadi Labiod a déclaré, dépité : « Les 30 dinars tunisiens sont encore exigés au niveau des postes-frontières avec en plus des attitudes de dédain et de provocation à l’égard des ressortissants algériens de la part des autorités tunisiennes, à cause, présume-t-on, des récents attroupements et protestations des habitants de la bande frontalière.» La rencontre de Hassan Rabhi, secrétaire général du ministère algérien des Affaires étrangères, et Chokri Latif, chargé d’affaires à l’ambassade de Tunisie à Alger, tenue mardi n’aura pas produit les effets escomptés.

Les deux responsables avaient pourtant insisté sur la nécessité d’améliorer les conditions de déplacements tant pour les Algériens en Tunisie que pour les Tunisiens en Algérie. Or, des incidents mineurs signalés la semaine en cours à Souk Ahras, font craindre le pire. Une Tunisienne a fait l’objet de remarques désobligeantes concernant la situation des touristes algériens et une famille a été accablée de propos xénophobes à la sortie d’un magasin du centre-ville. Les habitants d’El Kala et ceux d’Oum Teboul, d’habitude hospitaliers à l’égard des visiteurs tunisiens, font montre d’une grande distanciation. Voici l’avis d’un pêcheur joint hier par téléphone : « Les 30 DT de taxe ne me concerne pas, mais j’en fais une affaire d’Etat.

Si nos frères sont accueillis avec tous les honneurs pour s’adonner au commerce en échangeant 1000 DT contre près de 8000 DA et si nos compatriotes partis par milliers à la rescousse du tourisme tunisien frappé de plein fouet par le terrorisme, pourquoi doit-on faire l’objet d’autant de rigidité fiscale. Sinon c’est la réciprocité. Le montant est modique mais la symbolique prime.» Un écueil de plus à gérer au niveau de la frontière. Lire la suite

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