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Un hémicycle à moitié vide

Publié le 19/09/2017, par dans Non classé.

Au deuxième jour des débats, plusieurs députés qui se sont inscrits pour prendre la parole étaient aux abonnés absents.
Le débat autour du plan d’action du gouver-nement, présenté diman-che par Ahmed Ouyahia, s’est poursuivi hier, dans un hémicycle à moitié vide. 290 parlementaires étaient pro-grammés pour intervenir en plénière. Mais au deuxième jour des débats, plusieurs de ces députés qui se sont pourtant inscrits pour prendre la parole étaient aux abonnés absents. Jusque-là, il faut le dire, aucune disposition ne contraignait les députés à assister aux séances plénières.

Le règlement intérieur de l’Assemblée qui sera au menu de cette session prendra, normalement, en charge cette question en introduisant de nouvelles mesures sanction-nant financièrement les absentéistes… Hier, et selon certaines indiscrétions, les députés de la majorité parlementaire ont été instruits d’assister et de parler d’une seule voix pour que la feuille de route du gouvernement ne souffre d’aucune « entrave». Toutefois, hier, les avis des députés du FLN étaient mitigés.

Certes, beaucoup ont salué le « franc-parler» et la « sincérité» du gouvernement, mais d’autres n’ont pas hésité à formuler des critiques sur le plan d’action du gouvernement. Selon eux, le document de l’Exécutif confirme l’échec des précédentes politiques publiques. Boudaoud Abdelyamine, du FLN, estime ainsi que le contenu du document objet de débat est une « photocopie» des plans d’action présentés à l’Assemblée par les différents Premiers ministres.

« Nous aurions souhaité, avant la présentation de ce plan, connaître le bilan ou l’évaluation des plans d’action des prédécesseurs d’Ouyahia et ce, pour pouvoir faire une comparaison avec l’actuel document. L’élaboration d’un plan d’action doit prendre en considération les précédents afin de ne pas reproduire les mêmes erreurs», explique le député du FLN qui, allant droit au but et parlant haut et fort, précise que le FLN est contre le financement non conventionnel.

« Au FLN, nous sommes contre le recours à la planche à billets. Il y a d’autres mécanismes pour sortir le pays de la crise tout en préservant la souveraineté nationale, comme l’absorption de l’argent de l’informel, la lutte contre la corruption. Nous nous opposons à l’augmentation des taxes», tranche ainsi Boudaoud. Auparavant, Si Afif, lui aussi du FLN, avoue que toutes les dispositions et mesures éco-nomiques élaborées jusque-là pour sortir le pays du gouffre ont échoué.

Pour lui, l’unique alternative pour une sortie de crise est la diversification de notre économie. Toutefois, Si Afif a apporté son soutien au plan d’action du gouvernement qu’il qualifie d’ambitieux, car il renferme, a-t-il dit, des choix reflétant les priorités de la conjoncture actuelle. Chelgoum, du PT, a relevé les lacunes qui caractérisent le plan d’action du gouvernement et l’absence de réalité, et pense que la planche à billets va servir encore une fois l’oligarchie.

Le député s’est interrogé sur l’issue des engagements pris lors du précédent plan d’action, tels ceux revêtant un caractère social, comme la levée du gel sur le recrutement, rappelant que « ces décisions ont été prises au nom de l’Etat et que tout renoncement à ces dernières constitue une atteinte à la crédibilité des institutions de l’Etat», a-t-il affirmé, précisant que le document n’apporte pas de solutions à la question du chômage et a tant d’autres. Lire la suite

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