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«Un consortium d’exportateurs de ciment est nécessaire»

Publié le 14/12/2017, par dans Non classé.

Bien que les volumes de ciment produits par Lafarge Algérie soient considérables, réalisant même un excédent en mesure d’être placé sur des marchés internationaux, le passage de Lafarge Algérie à l’exportation a été rendu possible grâce au réseau commercial et à l’expertise dont bénéficie le groupe, leader mondial dans le domaine.
C’est ce que pense le président de l’Association nationale des exportateurs algériens (Anexal), Ali Bey Naseri, qui souhaite, à cet effet, que le reste des opérateurs économiques du secteur, notamment le groupe public Gica, fasse de même dans le cadre d’un consortium d’exportateurs de ciment. « Lafarge Algérie a anticipé le marché et commence déjà à exporter.

Mais l’entreprise doit jouer le jeu avec le groupe public GICA pour constituer un consortium d’exportateurs de ciment en Algérie», nous déclare M. Naseri. Selon lui, l’Algérie a surinvesti dans la production du ciment et va se retrouver bientôt avec un excédent de 15 millions de tonnes, suite au doublement des capacités de production des cimentiers locaux.

C’est la raison pour laquelle « il faut réfléchir à placer, le plus tôt possible, cet excédent de production sur le marché international, même si cela sera extrêmement difficile» car, explique-t-il, « l’exportation du ciment est une question de compétitivité en matière de logistique, d’autant que le tonnage et le coût du transport impactent beaucoup la valeur du ciment, à raison de 30 ou 40% de la valeur du produit». « C’est maintenant plus que jamais qu’il faut signer des accords avec les pays de l’Afrique de l’Ouest pour écouler le ciment algérien.

Le ministère du Commerce doit, à cet effet, revoir les modalités de fonctionnement du Fonds spécial pour la promotion des exportations (FSPE) et le mettre à contribution pour que le coût du transport soit compétitif au profit des entreprises nationales», insiste le président de l’Anexal. Le plus important, fait-il remarquer, est que tout ce qui constituait auparavant comme blocage à l’export « a été levé grâce au choc financier qui a contraint les pouvoirs publics à se diriger vers les exportations hors hydrocarbures».

Selon lui, l’activité export connaîtra un nouveau souffle dès l’année prochaine, en ce sens que « l’économie nationale va enregistrer une montée de l’inflation et une certaine récession qui fera que les entreprises algériennes seront obligées de se tourner vers les marchés extérieurs». Lire la suite

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