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Trois walis se sont succédé en neuf mois

Publié le 31/08/2017, par dans Non classé.

En l’espace de neuf mois, d’octobre 2016 à juillet 2017, pas moins de trois walis se sont succédé à la tête de la wilaya de Chlef sans que l’on sache encore pourquoi.
Le premier, Aboubakr Seddik Boucetta, a été remplacé après trois années passées dans la capitale du Cheliff, un passage qui a été marqué, faut-il le rappeler, par le lancement d’un vaste programme d’aménagement urbain des communes, de modernisation de l’administration et de résorption des retards accusés dans les différents secteurs de la vie socioéconomique locale.

Son successeur, en l’occurrence Faouzi Benhoussine, n’y est resté que huit mois, qu’il a consacrés d’ailleurs à des tournées marathon dans les communes et à des actions populistes sans impact sur le quotidien des citoyens. Mais ce n’est pas pour cela, apparemment, qu’il a été remercié, puisque son limogeage est intervenu deux mois seulement après le faible score de participation (28,66%) enregistré par la wilaya aux récentes élections législatives.

Et ce qui devait arriver arriva en juillet dernier avec la nomination d’un nouveau wali en la personne de Abdallah Benmansour qui avait dévoilé sa « feuille de route» lors de la cérémonie d’installation. « Dans l’immédiat, je vais me consacrer à préparer la rentrée sociale et les élections locales prévues en novembre prochain», avait-il déclaré.

Voilà qui est clair. Dès lors, les dossiers importants relatifs aux questions économiques, à la création d’emploi, à l’amélioration du cadre de vie des citoyens et à l’alimentation en eau potable, pour ne citer que ceux-là, doivent encore attendre.

Les répercussions négatives d’une telle instabilité chronique des walis et de l’absence d’une vision claire et affichée sur les objectifs de développement de cette wilaya n’ont fait qu’aggraver la situation dans ce domaine, comme en atteste l’état peu reluisant de nos villes et villages.

Pour preuve, de nombreux projets dans les domaines des transports, de la circulation et de l’éducation, par exemple, sont toujours en souffrance ou traînent en longueur, à l’image du premier tronçon de 22 km de la pénétrante Chlef-Ténès, des ouvrages de désengorgement du trafic routier au chef-lieu de wilaya, du contournement de la ville côtière de Ténès, de l’extension du port commercial et de l’aéroport international, ou des nouveaux CEM et lycées en attente d’équipements pédagogiques et administratifs.

De même, la mise en service d’une station de dessalement d’eau de mer, d’une capacité de 200 000 m3/jour, n’a pas servi à améliorer la distribution du précieux liquide, à cause de défaillances techniques persistantes en aval du réseau. Ce ne sont là que quelques échantillons des problèmes récurrents qui empoisonnent la vie des citoyens, malgré les sommes faramineuses octroyées par l’Etat dans le cadre des différents plans de développement.
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