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Transport aérien : Air Algérie veut se réformer

Publié le 17/10/2016, par dans Non classé.

Mohamed Abdou Bouderbala, PDG d’Air Algérie, n’a pas fait dans la nuance lors de son passage, hier, à l’émission « L’invité de la rédaction» de la Chaîne 3, en déclarant qu' »il faut réorganiser et revoir la stratégie de développement de la compagnie aérienne et investir dans le capital humain».
Pour lui, « avec un environnement qui a changé significativement, les pressions extérieures, notamment concurrentielles, se sont fortement accrues, ce qui s’est traduit par une baisse substantielle des revenus d’Air Algérie». Il faut savoir, dans ce contexte, que le chiffre d’affaires, estimé à 80 milliards de dinars, a progressé ces dernières années mais commence à être « impacté fortement par la crise actuelle et notamment l’appréciation du dollar.

Tous les équipements achetés sont payés en devises, ce qui provoque une remontée fulgurante des charges. C’est un équilibre difficile qui a été atteint cette année». Le premier responsable de la compagnie aérienne n’a pas nié que la qualité de service reste à parfaire : « Il faut remonter le niveau de la prestation et de l’accueil.» Les grandes compagnies mondiales jouent sur la qualité de service en première classe car c’est à ce niveau qu’il y a de la rentabilité. Le marché algérien du transport aérien tourne autour de 9 millions de passagers et il y a 22 compagnies concurrentes. Air Algérie, qui a perdu son monopole, est aujourd’hui, malgré elle, pleinement engagée dans la bataille du ciel.

Elle doit tenter de rivaliser avec les « majors» du ciel européen et les compagnies du Golfe (Emirates, Qatar Airways). Dans un autre volet, le PDG d’Air Algérie a indiqué que la compagnie envisage d’engager de gros efforts pour augmenter la ponctualité de ses vols, un aspect sur lequel elle est fortement critiquée, assurant que celui-ci a été ramené à 69%. Le taux mondial est de 80 à 85%.

Sur le réseau domestique, Air Algérie comble les besoins de désenclavement des zones éloignées et participe à l’équilibre régional en densifiant les liaisons aériennes. C’est pourquoi les pouvoirs publics tiennent à lui donner les moyens de remplir ces missions dans les meilleures conditions économiques. L’Etat compense les lignes, mais « ce n’est pas une subvention». La compagnie nationale a opté pour la création de cinq filiales ayant une certaine autonomie. Le catering est opérationnel et a réalisé un bénéfice de 1,3 milliard de dinars en 2015. Comptant 525 employés, cette filiale produit 8000 à 16 000 prestations/jour et va monter à 30 000 repas/jour.

« Le catering ne sera pas uniquement pourvoyeur de prestations pour Air Algérie, mais pour toutes les compagnies et ce sera une rentrée en devise certaine.» Le centre de maintenance a été créé entre 2004 et 2006. C’est une filiale en cours de réalisation. Le cargo ne représente actuellement, avoue M. Bouderbala, que 5% du chiffre d’affaires. Il va se développer avec deux avions acquis récemment de 18 tonnes chacun. Cette filiale a obtenu son registre du commerce et son conseil d’administration est en cours d’installation. Lire la suite

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