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Sortir des schémas classiques de financement

Publié le 05/12/2016, par dans Non classé.

Les participants à la deuxième journée du Forum africain d’investissement et d’affaires ont appelé, hier, à renforcer les liens et à accentuer les échanges dans ce domaine, d’autant que les opportunités d’investissement dans ce secteur sont nombreuses.
La sécurité énergétique et l’accès des populations à l’énergie sous ses différentes formes constituent, aujourd’hui, le défi majeur du continent africain. Les participants à la deuxième journée du Forum d’investissement et d’affaires d’Alger ont appelé, hier, à renforcer les liens et à accentuer les échanges dans ce domaine, d’autant que les opportunités d’investissement dans ce secteur sont nombreuses.

Intervenant lors d’un débat portant sur « La nécessité d’œuvrer pour la sécurité et la diversité énergétique dans le continent», le ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, a relevé d’abord que le continent présente un paradoxe énorme du fait que deux tiers des populations africaines n’ont pas accès à l’énergie, notamment sous sa forme moderne, alors que le sol africain regorge de ressources énergétiques.

Il a ensuite indiqué qu’en plus de « l’obligation d’aller vers des partenariats avec les groupes mondiaux spécialisés dans l’installation des infrastructures d’énergie», l’implication du secteur financier devient primordiale sans pour autant s’attendre à un « retour de bénéfice». « Il faut sortir des schémas classiques de financement proposés par les différentes institutions financière et réfléchir humainement à ce qu’il y ait des entreprises en mesure de prendre en charge certains besoins en matière d’accès à l’énergie. Sans cela, les populations du Sud déferleront sur le Nord», a expliqué le ministre.

Pour le président de la fondation Energies pour l’Afrique, Jean-Louis Borloo, il y a urgence absolue d’accélérer, dans les huit années à venir, les projets d’électrification en Afrique, « si l’on veut réellement une croissance pour ce continent et éviter le phénomène des déplacements vers le Nord des populations africaines». L’ex-ministre français a fait savoir à ce propos qu’il a été demandé à l’UE un financement pour ces projets de l’ordre de 3 milliards d’euros par an, sur une période de 15 années.

Selon le vice-président de la Banque africaine de développement (BAD), Hott Amadou, les financements consacrés par l’institution financière pour le secteur énergétique en Afrique ont été, durant les 5 dernières années, de l’ordre d’un milliard de dollars et de 12 milliards de dollars pour les 5 prochaines années, pour atteindre dans leur globalité 50 à 60 milliards de dollars. Le responsable de la BAD a précisé, cependant, que l’accompagnement de la banque doit se faire avec « l’engagement ferme des gouvernements à lancer des projets bien identifiés».

Notons, par ailleurs, que le Forum des chefs d’entreprise a procédé, en marge de la rencontre, à la signature d’une convention avec le « G20 des entrepreneurs africains» portant sur la concrétisation d’un programme de coopération entre les deux organisations patronales. Le FCE a également signé une deuxième convention avec l’Union des chambres de commerce et d’industrie libyenne, qui s’est engagée à œuvrer pour faciliter aux opérateurs économiques algériens l’investissement en Libye. L’entreprise algérienne Etterkib, filiale du groupe Sonelgaz, a signé, pour sa part, un accord avec une entreprise soudanaise portant sur l’étude et l’installation de 53 systèmes solaires. Lire la suite

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