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« Six années au maquis » de Yamina Cherrad: engagement et sacrifice durant la Guerre de libération nationale

Publié le 06/03/2018, par dans Non classé.

ALGER- « Six années au maquis » de Yamina Cherrad Bennaceur, présenté mardi à Alger, raconte l’engagement de la femme durant la Guerre de libération nationale, à travers le parcours personnel de cette moudjahida ayant sacrifié sa jeunesse pour apporter sa contribution au recouvrement de l’indépendance du pays.

Paru il y a quelques semaines aux éditions El-Kalima, le livre-témoignage de Yamina Cherrad Bennaceur a été revisité, en présence de son auteur, au forum d’El-Moudjahid, à l’occasion de la Journée internationale de la femme, en hommage au combat de toutes les militantes, algériennes et autres, de la cause de libération nationale.

Cette moudjahida, qui a rejoint le maquis à l’âge de 20 ans, raconte son enfance dans la cité populaire de Bel Air à Sétif où elle a vu le jour en 1936, en insistant sur la verve nationaliste qui caractérisait sa famille et qui déterminera son parcours de militante, impacté par la nature de sa profession d’infirmière qu’elle exerça de 1954 à 1955 et qui lui permit de réaliser les affres physiques et morales causées par le colonialisme sur une population martyrisée et sans défense.

L’auteure revient ainsi sur ses premières actions au sein de la Révolution lorsqu’elle apportait l’aide et l’assistance médicale aux moudjahidine avant qu’elle ne soit elle-même atteinte par une balle de l’occupant français.

Elle évoque également son engagement, en 1957, au maquis aux côtés d’autres militantes comme Malika Gaid, Meriem Bouatoura, Jacquiline Guerroudj, Louisette Ighilahriz, Raymonde Peschard, Malika Kharchi, Kheira Zerrouki et autres.

Tout en rendant hommage à celles tombées en martyres au champ d’honneur, Yamina Cherrad a tenu à souligner le rôle particulièrement actif de la femme rurale qui a « nourri, hébergé et, parfois, sauvé d’une mort certaine des combattants et combattantes de l’Armée de libération nationale (ALN) ».

« Si j’ai mis un demi-siècle pour apporter mon témoignage sur cette glorieuse page de notre histoire, c’est pour m’adresser à la jeunesse », a tenu à préciser cette militante dont le mari est tombé en martyr en 1961.

Intervenant à cette occasion, Fouad Soufi, chercheur au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (Crasc), a exprimé son « admiration » à toutes celles « qui ont écrit en lettres d’or l’histoire de notre pays ».

Tout en déplorant le fait que « peu de témoignages et de travaux de recherche aient été écrits sur l’apport de la femme algérienne durant la Révolution de novembre 1954 », ce chercheur a estimé que l’ouvrage de Yamina Cherrad « s’apparente à de l’anthropologie sociale en ce qu’il décrit le vécu d’une famille algérienne à une certaine période ».

« Ce livre est un témoignage vibrant d’émotion, de vérité et de sincérité », écrit, en préface, le Dr Lamine Khan, que Yamina Cherrad avait côtoyé durant sa carrière d’infirmière.

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