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Si nous n’exploitons pas le gaz de schiste, nous aurons des difficultés à couvrir nos besoins énergétiques après 2030

Publié le 06/10/2017, par dans Non classé.

J’encourage l’exploitation des gaz de schiste et l’énergie solaire qui sont les deux grandes sources d’énergie qui nous restent sur le long terme. Les autres sont soit en voie d’extinction, soit marginales.
Il n’y aura plus de pétrole dans une ou deux décennies. Nous continuons à importer les produits raffinés, mais nous n’aurons plus les moyens de nous les procurer. Qu’allons-nous faire quand nous ne pourrons plus satisfaire la demande en matière énergétique ? Cette question se posera à partir de 2030. Nous ne pouvons plus faire l’impasse sur le gaz de schiste, si nous voulons couvrir les besoins énergétiques du pays sur le long terme. Il y va de la sécurité du pays aussi.

Les associations qui défendent l’environnement, les citoyens et même la classe politique sont en légitimité, selon le principe de précaution, de demander des garanties quant aux conditions d’exploitation du gaz de schiste. Les opérateurs dont Sonatrach et ses partenaires devront donner des garanties de façon opposables et ouvertes.

Nous ne sommes pas les seuls à exploiter cette énergie dans le monde. Aux Etats- Unis, les gisement des hydrocarbures de schiste existent même dans la banlieue de Dallas. De plus, ainsi les citoyens d’Arzew n’auraient jamais accepté l’installation de la première unité GNL dans leur région. Il faut savoir que la technologie évolue plus rapidement que nous le pensons, à la fois sur le plan de la sécurité ou sur les coûts. Le gaz de schiste produit sera destiné au marché domestique.

Nous avons un taux de croissance en consommation en gaz à deux chiffres, y compris pour les ménages et les industries. Puisque nous voulons réindustrialiser, il y aura une forte demande en énergie, dans les décennies qui viennent, notamment en gaz. Il faut commencer maintenant pour pouvoir mettre en place les capacités technologiques, l’ensemble des politiques et s’assurer que l’exploitation se produit dans des conditions de sécurité maximum, notamment pour l’environnement.

Par ailleurs, si nous souhaitons financer notre projet ambitieux d’énergie solaire, il va falloir de l’argent. En attendant que le nouveau paradigme de croissance se mette en place afin de dégager d’autres ressources en devise que celles qui proviennent des hydrocarbures, il va falloir continuer à assurer nos besoins en matière énergétique ! Je pense que les choses vont venir de façon progressive et notre modèle de mix énergétique se mettra en place.

Il faut voir cela en dynamique et n’ont pas d’une façon instantanée. Le gaz de schiste, il n’y a pas qu’In Salah, mais dans l’ensemble du pays. Il faut mettre l’accent sur le principe de précaution, rassurer et engager le dialogue. Les premiers puits forés ont donné de bons résultats,contrairement à ce qui a été dit. Il fallait arrêter et lancer un moratoire pour calmer les esprits. Il est temps que les opérateurs se remettent en place et commencent leur travail. Mais je souhaite une chose, que les aspects politiques dans le débat soient mis de côté. Lire la suite

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