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Série noire sur les routes

Publié le 15/02/2016, par dans Non classé.

L’attitude des autorités est inexplicable, d’autant qu’une loi datant de 1972 exige des propriétaires des camions de se doter de chronotachygraphe (mouchard).
En une semaine, des accidents spectaculaires ont fauché des vies d’Algériens qui ont eu le « tort» de se trouver au mauvais endroit et au mauvais moment. Contrairement aux accidents courants, les drames de ces derniers jours sont toujours provoqués par des poids lourds, ce qui explique le nombre élevé de victimes.

Les récits relatifs à ces drames sont tous pratiquement identiques. Si ce n’est pas la fatigue qui pousse le chauffard à conduire n’importe comment, c’est un comportement irresponsable de ce dernier qui provoque l’irréparable. C’est ce qui s’est passé récemment à Naâma.
Le conducteur d’un tracteur semi-remoque double un véhicule en toute vitesse et tombe, nez à nez, avec un minibus de transport de voyageurs. Les 13 occupants du bus sont tous morts. Il y avait, à bord, des enfants, des femmes et des hommes de tout âge.

Quelques jours plus tard, c’est un autre poids lourd qui provoque la mort de 4 personnes pas loin de Bordj Bou Arréridj. Et pour allonger le bilan macabre, un camion-citerne a causé, hier, le décès de 4 personnes à Aïn Defla ! Ces morts s’ajouteront donc aux milliers d’autres tués, certes, par des chauffards sans foi ni loi, mais également à cause de la négligence et du manque de sérieux des autorités en charge du transport dans le pays. Car, malgré tous les drames, les responsables concernés restent de marbre et toutes les tentatives de promulguer des lois demeurent sans suite.

Pire, souvent, des chauffeurs de camion de gros tonnages se permettent des manœuvres dangereuses devant des barrages des services de sécurité qui ne bronchent pas. L’attitude des autorités est inexplicable, d’autant qu’une loi datant de 1972 exige des propriétaires des camions de se doter de chronotachygraphe (mouchard). Selon Mohamed Lazouni, président de l’association Tarik Essalama (bonne route), l’application d’une telle loi ou l’obligation d’équiper les camions de système GPS pourront faire baisser le nombre d’accidents.

Mais au-delà des problèmes matériels, Mohamed Lazouni pointe du doigt la formation des chauffeurs des poids lourds. « Que connaît un chauffeur de camion des lois de la physique», s’interroge le célèbre animateur. Pour lui, « aucune auto-école ne dispose d’une vraie remorque ou de vrai bus». Il faut donc revoir le système de formation. « Je n’en veux pas aux chauffeurs ou aux auto-écoles. J’en veux au système qui permet ce genre de pratiques», s’indigne-t-il. En attendant, le terrorisme routier continue d’endeuiller des familles.
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